Archive for the ‘chercher la salope’ Category

La nostalgie de parler de mes seins à des inconnues

mars 18, 2019

IMGP1589

il y a dix ans avec un maillot de bain Marciano et un cul toujours parfait

Ma première fois dans Urbania n’était pas pour parler de noms d’escortes ou de lubrifiant, mais pour parler de vodka et du fait que je me considérais pas comme une femme mais comme une pouliche. Oh well. Ça me manque, les rallonges dans mes cheveux et les cabines de Marciano. Et d’être comparée à Jenna Jameson.

Extrait « L’endroit où on risque le plus de te croiser :

Dans les toilettes du bar Le Confessionnal, à me remettre du gloss et à parler de mes seins à des filles que je ne connais pas »

Dirty talk fail

février 27, 2019

Hier j’ai sucé mon mec et c’est peut-être parce que je n’avais pas bu de gin tonic, mais j’étais vraiment plus qu’enthousiaste. J’étais en position de porn star, mes fesses parfaitement placées pour être bien vues dans le miroir et je pense que j’aurais pu le sucer plus de trente minutes, mais il a interrompu mon excitation avec une phrase weird: « Tu me suces comme la misère qui tombe sur le pauvre monde. » Ou un truc de Français comme ça. Ça voulait dire que ça paraissait que j’avais envie de le sucer, qu’il a dit.

Il m’a dit que c’était dans un poème mais j’ai arrêté de le sucer pour googler et je n’ai rien trouvé.

Tenter de faire poser son sextoy

février 3, 2019

bestfriend

C’est plus difficile de trouver un angle le fun pour un jouet à succion du clito que de trouver une façon de montrer mes seins pas trop sur les photos. 

Camille ne m’a pas demandé si je fakais de jouir avec les clients

février 2, 2019

(La réponse: non. Quand je jouissais, c’est parce que j’étais assez détendue et que mon clito était bien léché. Sinon je ne faisais jamais semblant. Ils savaient que j’avais du plaisir même si je ne criais pas aussi fort que Céline Dion dans une chanson. )

Cam Grande Brune a un chien adorable, des cheveux comme ma fille en voudrait, étudié en littérature sans triper sur le monde qui l’entourait – hello, je t’aime – , des rêves qu’elle réalise parce qu’elle a du culot et la confiance de se dévoiler sur sa chaine youtube mais aussi de laisser les autres se dévoiler.

Elle m’a invitée à parler du travail du sexe. Et ce qu’elle m’a offert c’est un cadeau. Hyper rare. Le cadeau de parler de plein de choses en lien avec le travail du sexe – ma rencontre avec mon amoureux, les condoms que je suis incapable de mettre, toutes les raisons possibles de vouloir baiser, ce que je demandais à mes parents comme cadeau de Noël quand j’étais adolescente. Sans être jugée. Sans aller dans le trauma porn. Parce que le trauma porn, quand on parle de travail du sexe, c’est populaire. On veut aller dans le dégoûtant, dans les perversions, dans les as-tu été violée par ton arrière-grand-papa et le voisin du boucher de ton quartier. Les putes, on aime bien les attendre à l’hôtel et ne pas leur demander l’autorisation de leur poser les pires questions. Mais Camille n’est pas comme ça.

Et je suis très heureuse du résultat, avec moi qui rit trop souvent mais qui tente de trouver les mots pour dire, je ne dis jamais tout car il a trop à dire, mais je tente de m’en approcher, les mots pour tout dire, pour me dire moi et pour espérer que les autres femmes dans l’industrie puissent un jour avoir cette chance, de se dire et de dire ce qu’elles veulent, que ce soit fuck you, à l’aide, j’adore, ne me touche pas ou ouh la la, ça goûte la merde les condoms au pina colada.

Merci.

Je vous invite à la suivre sur son blogue et sur sa chaine youtube. Elle est hyper intéressante, qu’elle parle de ukulele, d’asexualité ou de maillots de bain.

La honte

janvier 28, 2019

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I feel like penises sometimes get left behind in the body positivity movement. Yes, all bodies are beautiful! But I still sometimes hear jokes and comments that reinforce desirability norms for penises among feminists (especially the idea that bigger = better). This is a reminder that yes, all bodies are good bodies, *and* all penises are good penises! (Also, it’s cute that they look like mushrooms. 🍄 ☺️) #bodypositive #bodypositivity #bodypositivitymovement #bodypositivemovement #bodylove #penispositivity #penislove #penisart #sexpositive #sexpositivity #notallwomenhavevaginas #transisbeautiful #transbodypositivity #transpositivity #penisart #bodypositiveart #feministart #illustration #cuteillustration #feministillustration #illustrator #illustratorsoninstagram

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Je connais quelqu’un dont la fréquentation doit laver tout ce que contient un endroit – sa voiture, sa chambre – où une relation sexuelle a eu lieu. Son sperme le dégoûte. J’écris pas ça pour en rire, même si j’adore imaginer une telle scène dans une téléréalité ou une comédie romantique, j’écris ça pour mesurer à quel point la haine ou le dégoût ou la honte peut ériger toute sexualité en objet de déviance. 

Il n’aime pas son sperme. Assez pour nettoyer sa chambre à minuit, trois fois par semaine, avec produits nettoyants et chiffon. 

Moi je cachais mes petites culottes quand je commençais mes menstruations sans serviette pour protéger mes sous-vêtements. Je les cachais. Je n’étais pas gênée d’être menstruée, mais quelque chose restait là, dans l’embarras, dans la fuite, dans l’oubli exigé. 

J’ai froid même si je porte un col roulé et des longs bas jusqu’aux cuisses

janvier 23, 2019

 

Ça fait quasi un an je ne vous écris pas, mais je tente d’apparaitre ailleurs. Je vous invite à regarder mon entrevue avec la superwoman accomplie Ariel Rebel, que j’admire et aime depuis les débuts de ce blogue. Intègre, mignonne, fabuleuse et posée, elle sait parler de son parcours dans la porn et de son avenir sans jamais perdre l’intérêt de quiconque.

J’ai aussi rencontré Ariane Zita, une compositrice et chanteuse plus cool que cool, qui se moque bien des étiquettes et des haters (même si c’est un terme des années 2000 et qu’elle a un peu honte que Vice l’ait utilisé à son sujet haha, sorry.) Elle est une féministe assumée, qui a perdu la voix juste avant le lancement de son dernier EP. Je l’écoute souvent, avec plein d’émotions quand je l’écoute,et avec le rêve d’être sur l’île Dorval avec ma copine échangiste (c’est pas Ariane, ne la harcelez pas avec ça.)

J’ai aussi beaucoup de plaisir avec instagram et je trouve que mon profil me ressemble. Comme au début de ce blogue j’y montre à la fois mes seins mais aussi mes plaisirs en famille. Ça fait un n’importe quoi que j’aime exhiber, un vrai moi, dans ma sensibilité et mon too much, dans les jeux d’enfants et mes envies plus soft porn qu’une partie de Guess Who.

Je vous invite aussi à lire ce que j’ai écrit récemment pour Vice, pour Urbania, et plus lointain, pour Tabloïd et le Sac de Chips (je vais recommencer à être plus productive et à moins me masturber, promis, patrons et patronnes.)

Au plaisir d’être relue à nouveau par vous, mes choux et mes chouettes. Bisous à l’eau pêche & abricot!

Je n’ai pas encore moulé mon anus en chocolat

janvier 23, 2019

melody4coul

photo par François Couture

Il y a longtemps que je ne vous ai pas écrit. Je partage plus souvent des photos de mes fesses que des mots sur le web. Mes fesses sont jolies mais ça me manque, m’exposer sur mon blogue, écrire un paragraphe sur le dernier rêve érotique que j’ai fait (un baiser attendu d’une copine, dans la neige, mais qu’elle ne m’a pas donné, comme une déception mais toute tendre), ou le goût du foutre de mon mec.

Cette semaine j’ai trouvé une mood ring et je suis très heureuse. Il y a une couleur pour romantique, ce que je ne suis jamais sauf lorsque mon mec est à deux secondes de rompre avec moi, et je suis toujours soit détendue soit agitée.

Je me fais jouir encore tous les soirs sinon je ne dors pas. Je bois trop souvent sous les couvertures et moins dans les bars. Quand je regarde des photos de mes sorties entre copines j’ai envie d’écrire de la poésie et d’aller au strip karaoké chanter Barbie Girl.

Demain je vais lire des mots cochons

mars 14, 2018

photo par Edwar Noize

Le Festival Dans ta tête organise une soirée de poésie et j’y ai été invitée. Je suis très triste de ne plus écrire de la poésie. Avant j’écrivais sur les seins de Victoria Beckham/ les filles de Ciudad Juarez/ tous les mecs qui m’ont demandé de leur dire je t’aime quand ils venaient juste de me lécher devant une émission des Simpsons dans une villa mexicaine. J’écrivais aussi sur les céréales Alphabits. Je n’écris plus de poésie mais peut-être qu’un jour je recommencerai.

Demain je vais lire un extrait de Juicy. Je ne sais pas encore comment je serai habillée ni si je porterai une perruque.

C’est au Vitrola, dès 20h, au 4602 rue Saint-Laurent.

Tout ceux impliqués là-dedans sont assez géniaux pour que vous braviez tempête de neige/mercredi soir/drame existentiel : Rosalie Asselin, Emmanuel Deraps, Jean-Guy Forget, Loriane Guay, Emmanuelle Riendeau, Stéphanie Roussel, Carole David, Marie Darsigny, Mélanie Jannard, Daniel Leblanc-Poirier, Jean-Christophe Réhel, Mathieu Renaud, Mathieu Arsenault, Frédéric Dumont et VioleTT Pi.

Voici comment Emmanuel Deraps décrit la soirée :

« show excès friendly

à jeun ou imbibé·es

les troubles-fêtes des événements mondains

la dégénérescence de la poésie de ruelle

givrée des deux versants de la page

l’excitation en prime

vous a dégoté

un bouquet de prestations

fraiches et ravissantes

indélébiles »

Je veux trouver une classe de yoga comme ça

février 19, 2018

PULP

Je n’étais pas saoule

février 19, 2018

Résultats de recherche d'images pour « bye bye mon cowboy »

L’autre fois j’ai chanté du Mitsou avec une amie. C’était une soirée magique parce que c’est si rare que je l’aie que pour moi et elle est une personne que j’admire/aime totalement/trouve trop jolie. La plus lady des salopes. Une reine qui sait parler d’orteils dans le vagin.

J’en parle trop joyeuse à Marceau le soir, alors que je me gelais un peu dehors et que j’avais l’air déjà saoule. J’étais pas saoule.

Écoutez-moi parler de fantasmes, d’aventures sexuelles choquantes et de professeur qui baise des étudiantes.