Archive for the ‘chercher la salope’ Category

Demain je vais lire des mots cochons

mars 14, 2018

photo par Edwar Noize

Le Festival Dans ta tête organise une soirée de poésie et j’y ai été invitée. Je suis très triste de ne plus écrire de la poésie. Avant j’écrivais sur les seins de Victoria Beckham/ les filles de Ciudad Juarez/ tous les mecs qui m’ont demandé de leur dire je t’aime quand ils venaient juste de me lécher devant une émission des Simpsons dans une villa mexicaine. J’écrivais aussi sur les céréales Alphabits. Je n’écris plus de poésie mais peut-être qu’un jour je recommencerai.

Demain je vais lire un extrait de Juicy. Je ne sais pas encore comment je serai habillée ni si je porterai une perruque.

C’est au Vitrola, dès 20h, au 4602 rue Saint-Laurent.

Tout ceux impliqués là-dedans sont assez géniaux pour que vous braviez tempête de neige/mercredi soir/drame existentiel : Rosalie Asselin, Emmanuel Deraps, Jean-Guy Forget, Loriane Guay, Emmanuelle Riendeau, Stéphanie Roussel, Carole David, Marie Darsigny, Mélanie Jannard, Daniel Leblanc-Poirier, Jean-Christophe Réhel, Mathieu Renaud, Mathieu Arsenault, Frédéric Dumont et VioleTT Pi.

Voici comment Emmanuel Deraps décrit la soirée :

« show excès friendly

à jeun ou imbibé·es

les troubles-fêtes des événements mondains

la dégénérescence de la poésie de ruelle

givrée des deux versants de la page

l’excitation en prime

vous a dégoté

un bouquet de prestations

fraiches et ravissantes

indélébiles »

Je veux trouver une classe de yoga comme ça

février 19, 2018

PULP

Je n’étais pas saoule

février 19, 2018

Résultats de recherche d'images pour « bye bye mon cowboy »

L’autre fois j’ai chanté du Mitsou avec une amie. C’était une soirée magique parce que c’est si rare que je l’aie que pour moi et elle est une personne que j’admire/aime totalement/trouve trop jolie. La plus lady des salopes. Une reine qui sait parler d’orteils dans le vagin.

J’en parle trop joyeuse à Marceau le soir, alors que je me gelais un peu dehors et que j’avais l’air déjà saoule. J’étais pas saoule.

Écoutez-moi parler de fantasmes, d’aventures sexuelles choquantes et de professeur qui baise des étudiantes.

Le romantisme n’est pas si excitant

février 14, 2018

L’image contient peut-être : fleur et texte

Les aventures sexuelles les plus choquantes

janvier 28, 2018

CHOCQUANT

Ma vie sexuelle est très routinière : fessée à minuit, l’amour en cuillère et vibrateur. Je vis toutes les aventures de mes copines par procuration, et j’adore quand elles me confient leur découverte du polyamour ou les bottes qu’elles portent pour marcher sur un amant. Ça m’a donné l’idée d’en savoir plus sur les aventures les plus folichonnes des gens que je fréquente de loin (groupe Facebook obscur sur les parties de jambes en l’air en forêt) et de plus près (maman d’un ami de mes enfants).

Voici leurs secrets les plus coquins. À ne pas lire si vous n’aimez pas rougir ou les fantasmes qui incluent autre chose qu’un bouquet de roses.

Conrad : « Dans un ascenseur au bureau. Sabotage érotique du temps de travail. C’était un ascenseur peu utilisé. Il y en avait plusieurs dans le bâtiment. On pas été dérangé du tout. Le grand miroir a rendu le truc vachement sympa. »

Aurélie : « Baiser toute une semaine avec un gars rencontré lors d’un festival de musique techno. Et me rendre compte qu’au bout d’une semaine, je ne connaissais pas son nom. Et lui ne connaissait pas le mien. »

Thomas : « Après une journée de manifestation, mais je déconseille vivement de lécher sa blonde après une manif et avant une douche, si on est moustachu et qu’on a pris du gaz dans la gueule. »

Benjamin : « Sur le toit de l’aquarium du Trocadero, avec vue sur la tour Eiffel et sur les touristes. C’était avec une Américaine, je voulais lui laisser un beau souvenir de Paris.  Faut contourner une grille au-dessus du vide. Pour quelqu’un qui a le vertige, je ne recommande pas. Après, par contre, c’est tranquille. Sur le toit il y a même des bouches d’aération qui balancent de l’air chaud. C’est le paradis. »

Karine : « Sucer mon mec quand il conduit. Sauf pour les coups de volant à l’arrière du crâne, ça m’excite beaucoup. »

Christophe : « J’aimais bien me faire sucer quand je conduisais sur l’autoroute. Quand je n’avais pas d’enfant à l’arrière. #parentresponsable Et quand j’avais un partenaire qui prenait tout en bouche sinon ça en fout partout. »

Agathe : « Contre le mur extérieur d’une église. C’est bien là qu’on fait les meilleures prières. »

Félicité : « Moi et mon copain on est entrés subrepticement dans le jardin de gens partis en vacances et on a emprunté leur piscine pour un bain de minuit. »

Dominic : « Ma première fois a commencé devant le film Saw. »

Archibald :  « Un jour je vais à un anniversaire et en fin de soirée on me demande d’aider une voisine présente à ramener les chaises qu’elle avait apportées. Je l’aide donc, et arrivé chez elle, je demande à aller aux toilettes. Quand j’en suis ressorti, elle était nue. Je lui dis que je n’allais pas la déranger plus longtemps. Elle me répond qu’elle avait pourtant prévu que je resterais. »

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Cynthia : « À côté des gens qui dorment…Sauf qu’en toute honnêteté, on sait qu’ils font juste semblant! »

Amandine : « Dans un hangar qui faisait office de bureaux et garage pour une compagnie de sécurité pour les incendies. BDSM toute la nuit. On a pris 20 minutes à gratter les gouttes de cire sur le parquet. »

Christine : « Dans la file d’attente de Space Mountain à Disney. Vers 17h, c’est l’heure creuse et il n’y avait personne. On a fait ça debout. »

Rémi : « Quand j’ai voulu présenter ma copine à mon amante, à une soirée thème pirate, et qu’elles se sont tellement bien entendu qu’on a fini tous les trois dans le lit. »

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Aube : « Sur un balcon durant un feu d’artifices. »

Circée : « Ma meilleure fois, c’était lorsque j’ai passé une nuit enfermée dans une armoire, attachée et baillonnée avec du sperme encore plein sur moi. »

Des noms parfaits pour des strippers

décembre 27, 2017

J’ai reçu un collier de perles de foutre

décembre 27, 2017

Ce matin mon mec m’est venu entre les seins. Après j’ai pris un miroir antique appartenant à ma belle-mère pour regarder son foutre sécher sur mon corps. Je me trouvais très chic.

Je vous souhaite à tous un merveilleux temps des fêtes. Ne brûlez pas vos lèvres en buvant du chocolat chaud. Vaut mieux privilégier le champagne.

Je vous embrasse. Mes lèvres goûtent le San Pelligrino – rien – et le baume au karité. Peut-être aussi le chlore mais à peine, parce que je suis frileuse et je me baigne jusqu’au nombril avant d’aller chauffer mes fesses dans le sauna.

Le privilège d’être une salope

octobre 30, 2017

La semaine est plus dure que mes tétons

octobre 18, 2017

Je suis contente de remettre des pyjamas, après un été à être toujours toute nue ou en petite culotte le soir. Sinon j’ai le moral quand ma fille frenche une citrouille/ma belle-mère m’envoie des décalcomanies/une amie me dit que son chéri pense que Juicy est autobiographique/il y a des arcades dans un bar/il reste du champagne dans mon réfrigérateur.

La semaine a été difficile. J’accuse tout le monde de dérailler et je me réveille en expliquant dans un rêve à une amie pourquoi les hommes ne devraient jamais parler d’avortement et de travail du sexe, ce n’est pas à eux de juger ou de sacraliser quoi que ce soit, ce n’est pas à mon voisin de me croiser dans la rue le matin et de faire semblant de rien, alors qu’il dit aux autres que le sexe entre un client et une escorte, c’est toujours un viol rémunéré, fuck off.

Je veux aller dans le quartier chinois et m’acheter des masques et regarder mes enfants rêver à de la barbe de dragon.

Si vous n’avez pas encore trop mal au cœur des histoires de témoignages #moiaussi #metoo #balancetonporc, vous pouvez lire ce que j’ai à dire sur le sujet.

À Vice je parle de lassitude et je donne un prénom parce qu’il me fallait nommer pourquoi je pleure.

Au Journal de Montréal, je parle de ma crainte de devoir rassurer et consoler ma fille, si.

Je ne suis plus faite pour plaire

septembre 21, 2017

Mon lancement était lundi. J’en parlais hier soir avec un ami, juste avant de me coucher et de recevoir la queue de mon mec dans mon cul. Je suis contente. Même si finalement je n’ai pas dansé et qu’un barman aie dit à une amie qu’elle ne pouvait pas se promener nue pied. Nous aimons bien faire ce qu’on veut et se mettre nue pied, c’était probablement la chose la plus soft à laquelle elle pouvait penser.

Je n’ai pas prononcé de discours. J’avais un papier et je n’ai rien dit, parce que les gens allaient et venaient, je ne trouvais pas le moment pour dire merci et pour dire ce que j’avais écrit. Alors je vous dis tout ça à vous, ici.

MON DISCOURS ÉCRIT ALORS QUE J’AVAIS PAS DORMI DE LA NUIT PARCE QUE J’ÉTAIS TROP MENSTRUE

J’ai toujours écrit en utilisant des gros mots, en préférant mouille à cyprine, j’aime parler de Jésus et de grosseur de pénis dans le même souffle. Je montre mes seins parce que je les trouve magnifiques et bons, je n’ai pas besoin d’excuse ni de trop de champagne. Je les montre quand je veux, et si je croyais qu’avant, j’étais faite comme cela, que j’étais faite pour plaire, et n’y pouvait rien changer, avec mes seins et le grain de beauté sur ma chatte et mes jambes qui sont belles à regarder quand je fais une bataille d’oreillers, je sais que je ne suis pas faite pour cela, je ne suis pas faite pour être regardée, je suis faite pour montrer, ce que je veux, je montre ici une histoire d’amour, je n’aime pas tant les histoires d’amour, parfois je trouve ça difficile aimer, être aimée et ne pas qu’avoir à porter des souliers à talons hauts pour être acceptée.

Je montre et je force, à voir, et si j’ai ri, en écrivant Juicy, je sais que ce n’est pas toujours drôle, que ce n’est pas juste moi, qui trouve tout difficile, qui préfèrerait que la vie soit aussi légère que de la barbe-à-papa.

Je vous remercie d’être là, d’être venus sans savoir si j’allais être déguisée en princesse ou actrice porno, je vous remercie, tellement, et je remercie les Éditions de ta Mère, de m’avoir choisie et de m’avoir appris la différence entre appendicite et appendice, et je remercie quelqu’un qui m’aime malgré que je ne sois pas polie, que je fouille son nombril, que je parle de la notion de privilèges à tous ses copains et que je ne serai définitivement jamais capable de faire un lit sans grain de sable dedans ou miettes de croissants.

L’amour c’est peut-être moins important que d’avoir la capacité de se dessiner des yeux de chats au eyeliner, mais je reste naïve, et ce soir, comme d’autres soirs, je me sens juste chanceuse d’être capable d’y croire.

Juicy c’est une parodie de roman Harlequin, c’est de l’amour et des rêves à déconstruire, et j’espère de tout cœur que vous aimerez mon livre autant que j’aime lécher mes doigts quand je viens de manger des Cheetos.