Archive for the ‘copines extras’ Category

Je n’étais pas saoule

février 19, 2018

Résultats de recherche d'images pour « bye bye mon cowboy »

L’autre fois j’ai chanté du Mitsou avec une amie. C’était une soirée magique parce que c’est si rare que je l’aie que pour moi et elle est une personne que j’admire/aime totalement/trouve trop jolie. La plus lady des salopes. Une reine qui sait parler d’orteils dans le vagin.

J’en parle trop joyeuse à Marceau le soir, alors que je me gelais un peu dehors et que j’avais l’air déjà saoule. J’étais pas saoule.

Écoutez-moi parler de fantasmes, d’aventures sexuelles choquantes et de professeur qui baise des étudiantes.

Fétiches de Noël

décembre 5, 2017

J’avais hâte depuis le premier novembre de porter mes culottes HOE HOE HOE et mes ugly sweaters. J’étais super jolie pour l’Halloween #perfection mais who care, je voulais porter des gros chandails colorés qui ne font bander personne.

Je vous souhaite un beau mois de décembre. Get high on candy canes et chocolat chaud.

Un avant-midi dans le lit d’une amie

septembre 5, 2017

Les chansons de Brigitte Bardot ont accompagné la séance de photos que j’ai passée dans le lit de la photographe Myriam Lafrenière. Elle est devenue mon amie avant de me photographier et je ne sais pas si c’est pour ça qu’elle sait bien me placer, que je la laisse voir mon ventre de mère fissuré et mes gros seins.

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photo par Myriam Lafrenière

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photo par Myriam Lafrenière

Je marchais dans sa maison en petite culotte, et j’avais froid mais c’était si bon d’être dans sa maison, d’aller de sa cuisine vintage à son énorme lit, aux draps blancs et aux housses d’oreillers achetés dans des brocantes.

Je suis chanceuse d’avoir une amie qui aime tant la peau, toutes les peaux, et les courbes, et qu’elle me prenne comme ça, sans montrer qu’elle m’en veut trop, après la séance photos et des pâtes sans gluten, embarrées dans sa cour.

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photo par Myriam Lafrenière

J’avais refermé les portes, sans penser qu’elles se barraient automatiquement, et que nous n’avions ni clés ni baguette magique. Elle a trouvé une échelle et j’ai monté, forcé une fenêtre et c’était parfait comme fin de matinée avec elle, jouer aux superhéroïnes, et encore lui flashé ma petite culotte, sous ma robe, alors qu’elle tenait l’échelle, que nous n’avions pas réussi à ouvrir correctement.

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photo par Myriam Lafrenière

Site de Myriam Lafrenière/Maman d’une fille qui veut capturer des fées/Photographe au pouvoirs magique

Page Facebook de Myriam Lafrenière/Amie rouquine au sourire mutin/Reine du compost :

Je vais pique-niquer avec mon église le jour de la F1

juin 10, 2017

Pendant le weekend du Grand Prix, je joue une partie de balle-molle, je me rends à un anniversaire pour enfants et à un pique-nique organisé par ma paroisse. Selon les groupes contre le travail du sexe, réagissant à mes articles sur le travail du sexe et le Grand Prix, je suis plutôt en grande période de sollicitation pour me faire payer à parler moteurs et condoms.

C’est faux. Comme toute l’hystérie entourant le Grand Prix, année après année. Les journalistes ne changent pas de topo, malgré le fait que les policiers s’ajustent et indiquent qu’aucun cas de mineures ou de personnes exploitées sexuellement n’a été prouvé l’an dernier, dans le cadre de cette fin de semaine de célébration.

L’exploitation sexuelle, c’est grave. Et ça existe pour vrai. Lorsqu’on invente des faits, au lieu de se baser sur des données disponibles, on fait énormément de tort aux travailleuses du sexe et aux personnes qui sont réellement exploitées.

À lire absolument pour vous donner une idée juste de ce qu’est le travail du sexe pendant le Grand Prix:

1.Mon expérience comme escorte au Grand Prix

Extrait: »J’ai tenté de trouver une explication à mon impopularité soudaine: peut-être que la proprio de l’agence n’avait pas assez dépensé en publicité? Peut-être aussi que les clients préféraient se masturber dans des pots d’échappement? »

2. Montréal se transforme-t-elle vraiment en bordel pendant la F1?

Extrait: »Ce que je n’avais jamais prévu, c’est qu’un client que j’avais vu au moins trois fois avant me viole pendant le Grand Prix. Il m’a violée chez lui. Je voulais pas baiser une deuxième fois avec lui et il m’a poussée. Il m’a baisée par terre, sur un drap sale. J’ai pas pris ma douche chez lui. »

3.Qui fait le plus d’argent pendant le Grand Prix?

Extrait: »Marilyne raconte que son unique expérience en lien avec le sport a été de donner une fellation pendant un match de la demi-finale de la coupe du monde. « C’était devant la télé et ça faisait débander mon client, d’ailleurs», rigole-t-elle. Myriam dit que lors d’évènements sportifs, elle n’a que les clients habituels. Elle est plus populaire pendant les grands salons, « des putains de nids à clients », comme les congrès en immobiliers et en ingénierie.  »

Bon weekend y’all! Je vous souhaite du soleil, des baisers saveur pina colada et stay strong fellow sex workers de mon coeur.

Toutes des licornes

février 9, 2017

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L’an dernier, un mois avant le 8 mars, la journée célébrant les femmes du monde entier, j’avais décidé de faire le portrait de femmes inspirantes. Inspirantes grâce à un minuscule détail – le pantalon de corduroy rouge qu’une portait avant d’aller nager – ou grâce à tout ce que je connais d’elle, leur adolescence, leurs voyages en mer, leur foi ou leur craintes.

Cette année, je ne pourrai être aussi assidue, mais je vous propose de découvrir ou relire certains portraits de l’an dernier.

Marilyne ne vend pas de limonade 

Anne a un visage de chat 

Delphine ne se soumet à rien 

Élisa est une conquérante 

Bisous à la tartinade de betteraves!

Roméo et Juliette dans la ferraille

septembre 26, 2016

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Vendredi dernier il y avait des voitures à frapper avec des branches, un camion de pompiers abandonné, des pouliches, des tasses de porcelaine, une revue Super8filmaker de 1974, avec Spiderman en couverture.

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J’avais suivi une amie dans un décor de film, chez Auto Parts Colmor, une cour à ferrailles, tenue par un monsieur aux yeux vitreux, accueillant et mystérieux.  Nos fils se poussaient dans des voiturettes en plastique, cherchaient à reconstituer des bicyclettes et je lisais des cahiers trouvés dans une roulotte. Les traces de l’amour des autres.

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Une riche américaine à coups de je t’aime, c’était noté ça dans un carnet, et j’ai trouvé ça parfait.

Je suis dans le camion de pompiers abandonné. Je mets cette photo juste parce que je trouve mes yeux trop beaux.

Je suis dans le camion de pompiers abandonné. Je mets cette photo juste parce que je trouve mes yeux trop beaux.

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Je ne vous montre pas celle de mes seins contre une icône

juin 26, 2016

Mélodie Nelson

photo par Myriam Lafrenière

Je voulais être un personnage. C’était plus facile pour moi, vouloir être un personnage que d’écrire ou whatever. Puis finalement personne ne pouvait écrire sur moi comme moi je pouvais écrire sur moi, personne pouvait dire ce que ma mouille goûtait parce que j’étais la seule qui écrivait mouille dans mes cours de création littéraire à l’université, une fille insistait pour me dire qu’il existait un vrai mot pour ça, c’était cyprine. Et je savais c’était quoi la cyprine. C’était un beau mot, mais moi ce que j’avais entre les jambes, c’était de la mouille.

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Je suis plus vieille maintenant et je n’écris pas assez et parfois devant le miroir ou sur mon tapis de yoga je redeviens un personnage. Je pensais pas trouver quelqu’un qui voudrait me voir vivre en personnage, en moi exagéré, en moi en bikini/lingerie/perruque blonde/legging made in China fushia dans une église.

Mais Myriam Lafrenière partage avec moi un désir d’images fracassantes, de féminité exacerbée parce qu’elle aime toutes les formes que la féminité peut prendre, elle aime les melons d’eau de David Lachapelle et j’aime les crottes de fromage que Pamela Anderson lance dans les airs pour David Lachapelle.

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Nous avons joué ensemble, dans une église, et j’étais extatique, sauf le moment où j’avais du rouge sur les dents/des Cheetos sur les dents et qu’une dame est entrée pour prier. Je ne savais plus comment me rhabiller, j’étais mortifiée et je répétais le mot grotesque à Myriam.

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J’étais son personnage, à Myriam, mais aussi une fille de trente ans qui se prenait un peu pour Amanda Lepore/Pamela Anderson et Courtney Love – et c’était mieux qu’à mon mariage, alors que j’avais demandé à ma cousine de me prendre en photo, juste avant que je ne vomisse, parce que je trouvais que je devais avoir l’air top et trash, au-dessus de la cuvette, bleachée et en bikini à cerises.

Se faire prendre et reprendre par Myriam

mai 6, 2016

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C’est le plus beau cadeau de fête des mères mais je m’y prends trop tard pour vous le proposer.

Ce n’est pas un jouet Lelo, même si gosh, j’en voudrais un, avec un croissant aux amandes on the side.

C’est le plus beau cadeau de fête des mères mais je m’y prends trop tard pour vous le proposer et ce n’est pas si grave, parce que ce cadeau, vous pouvez le donner tout le temps.

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Cet automne, je me suis fait prendre et reprendre en photo par Myriam Lafrenière. J’avais peur d’oublier c’était quoi, être mère, parce que je retiens tout et j’oublie tout, sans prévenir, je retiens la respiration de mon fils quand il est né, lourde, lourde, inquiétante, son nez, contre mon sein, il savait téter, mais il ne savait pas respirer, je retiens le manque de sommeil, mais j’oublie, j’oublie beaucoup de sourires, j’oublie qu’ils m’aiment parfois. J’avais peur d’oublier notre complicité, ma fille qui grandit mais qui a besoin de moi, de mes câlins, du tissu de ma robe contre ses cheveux de feu, de ma peau contre la sienne, pour l’endormir, pour lui promettre que je suis là, elle peut me sentir, elle sait quand je mets de la crème, elle me dit alors tu as mis la crème à la noix de coco, et je dis oui.

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J’avais peur d’oublier certains moments. J’ai demandé à Myriam de les prendre, ces moments, de les subtiliser à l’oubli, et elle a accepté, et elle est restée, des heures, avec nous, devant nous, à nous tendre son amour et son talent, pour que je n’oublie pas, pour que mes enfants sachent que je les aime même quand je suis une maman qui pleure ou une maman qui crie ou une maman qui dort pendant qu’ils font du bruit.

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Myriam, je vous invite à vous l’offrir en cadeau, pour la fête des mamans, ou, aussi pour d’autres occasions, regardez son portfolio, elle n’est pas juste une photographe de mamans, elle sait capter tout ce qui est beau, tranquille ou sauvage, sur la peau d’une autre personne.

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Sa page Facebook.

Son site web. 

Pénis mou ou poissons vivants?

mars 29, 2016

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Je suis sortie pour acheter des avocats et des mûres et je croise une voisine avec qui je veux boire une bouteille de vin depuis un siècle.

Je lui souhaite un joyeux anniversaire, nous nous embrassons et commençons à parler de pénis sur un trottoir de la rue Masson.

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-Le monde est vraiment hypocrite. En Allemagne, c’est bien, et au Japon ils sont vraiment ouverts, mais parfois c’est juste trop weird.

Je n’ai jamais vraiment réussi à bien saisir la sexualité au Japon. Ce que j’en sais, c’est qu’il y a des love hotel, un gros taux de suicide parce que les gens travaillent plus qu’ils ne baisent, des femmes avec des pubis poilus, des sex toys fascinants et angoissants et des restaurants où les clients peuvent grignoter la raie des fesses de beautés fatales.

Je demande à ma voisine, une fille sublime surnommée Madonna par ma fille, qui, elle, est Lady Gaga, de me dire ce qui pour elle est trop weird.

manger de la nourriture vivante

– Ils doivent s’ennuyer à un moment donné tellement tout est extrême. Genre ils mangent des poissons vivants. Ça leur colle sur les joues et tout. Alors une fille qui se ramasse devant un pénis tout mou, qu’est-ce que tu veux qu’elle fasse ? C’est pas impressionnant.

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Et ma voisine, qui est scandaleusement expressive, me mime l’art de manger des poissons vivants et l’art de branler un pénis non circoncis.

Si c’était possible, je voudrais la croiser tous les matins, elle me rend plus souriante que deux heures de sommeil en extra et plus vivante qu’un espresso.

Myriam s’est mariée sur un coin de rue

mars 7, 2016

Du 8 février au 8 mars, j’ai envie de vous présenter des femmes que j’aime. Chaque jour, pendant un mois, une femme. Un mois en attente de la Journée internationale de la femme, que cette journée signifie quelque chose pour vous ou non. Ces femmes, je les aime. Elles sont importantes parce qu’elles ont un prix Nobel ou parce qu’elles sont les premières avec qui j’ai joué à Alerte à Malibu dans ma piscine.

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Elle est assise dans le lit de mon fils. Elle participe au délire des enfants : elle n’est pas assise dans le lit de mon fils, mais plutôt dans un bateau avec trois pirates et elle raconte des histoires de vomi.

Ma fille l’a fait répéter, impressionnée par tant d’interdits, elle veut entendre le mot, réentendre l’histoire, la garder en tête, pour la raconter à son père et se la raconter avant de s’endormir.

Myriam, en voyage, entre deux pays, a bu jusqu’à six heures du matin, avant de prendre un bateau. Elle avait un petit sac à vomi parce que la mer était trouble, c’était tempête, et son petit sac à vomi, comme celui de tous les autres occupants du bateau s’est vite rempli. Tout le monde était sur le quai et c’était grandiose, pour ma fille, d’imaginer une trentaine de personnes vomir en même temps.

Myriam a beaucoup voyagé, avant d’avoir des enfants et de porter des robes.

La grand-mère de Myriam devenait folle à chaque naissance, elle a eu huit ou neuf enfants, des décès, des enfants portés par les plus grands, alors qu’elle se reposait, perdue, destabilisée, dans un lit, à se réinventer un cocon ou à se rappeler son prénom.

La naissance de ses enfants a plutôt donné envie à Myriam de porter des robes.

Je l’ai connue en robe, dans sa cuisine tout aussi fifties que ses robes, j’ai connu Myriam alors qu’elle n’était plus sur un cheval en Italie, mais dans une cuisine ou dans un parc, ouverte à toutes les bêtises des gamins, gardant un œil sur sa tapisserie, demandant moins de bruit si elle se devinait une migraine, mais ouverte à construire des maisons en coussins, à offrir son chaton aux caresses de pompiers de deux et trois ans, à coller partout des personnages colorés, à laisser les billes glisser sous tous les meubles.

Elle concocte des cocktails en été, boit du scotch sous un parasol ou affalé dans un bean bag, retire ses robes pour son amoureux. Elle prend des photos et capte la tendresse dans tous les petits gestes, elle capte la beauté des miettes de bretzels sur une langue et des accidents d’autos en plastique, la sensualité de tous les tissus et brin d’herbes. Elle prend des photos et en a peu d’elle, et c’est dommage, parce que Myriam, elle est belle avec ses taches de rousseur et ses cheveux attachés ou détachés, et quand elle raconte des histoires pour enfants ou des histoires de champignons magiques, elle s’anime et devrait se retrouver sur mille photos.

Myriam n’a presque plus peur d’être sa grand-mère, sa mère, ou ses sœurs. Elle s’est mariée sur un coin de rue, a attendu des années avant de marcher sous la neige avec traineau et enfants derrière elle, et met du Gainsbourg chez elle, sans y penser, quand je viens la voir pour faire semblant de cuisiner des biscuits au chocolat.