Posts Tagged ‘sexualité’

Je n’étais pas saoule

février 19, 2018

Résultats de recherche d'images pour « bye bye mon cowboy »

L’autre fois j’ai chanté du Mitsou avec une amie. C’était une soirée magique parce que c’est si rare que je l’aie que pour moi et elle est une personne que j’admire/aime totalement/trouve trop jolie. La plus lady des salopes. Une reine qui sait parler d’orteils dans le vagin.

J’en parle trop joyeuse à Marceau le soir, alors que je me gelais un peu dehors et que j’avais l’air déjà saoule. J’étais pas saoule.

Écoutez-moi parler de fantasmes, d’aventures sexuelles choquantes et de professeur qui baise des étudiantes.

J’aime mieux le mauvais sexe que le mauvais usage du mot vagin

février 19, 2018

Quand Chantal Guy de La Presse m’a contactée pour discuter bonnes et mauvaises scènes de sexe, j’étais très heureuse. Nous avons parlé ensemble de l’anus chocolaté et de l’ennui trouvé dans 50 Shades of Gray, des noms de fruits utilisés pour remplacer le mot vulve style j’ai pénétré son pamplemousse juteux.

Elle a aussi questionné l’auteur Jean-Simon Desrochers, dont j’aime beaucoup beaucoup l’oeuvre. C’est à lire ici.

Pour moi, une bonne scène de sexe n’est pas obligée d’être décrite d’un point de vue du corps ou des sensations du corps. On peut parler de la couleur des murs, du drap qui se défait ou qu’il faut laver bientôt, des miettes de croissants, des sentiments – ou absence de sentiments – qu’on a pour l’autre personne. On peut parler de trucs pas excitants aussi, sans que ce soit une scène de mauvais sexe, on peut parler de transpiration, de coiffure qui fout le camp, d’un condom difficile à mettre, d’une frustration quand le cunni est mauvais et qu’on en rêvait depuis trois heures. Les crampes et le sang ne me font pas décrocher – en tout cas moins que si j’ai l’impression qu’un auteur se branle en écrivant une scène lesbienne et se trompe entre le mot vagin et vulve.

Court métrage de Gérard Reyes: danse contemporaine et travail du sexe

janvier 26, 2016

Gerard Reyes

Voici une annonce de Gérard Reyes, un chorégraphe, interprète et professeur de danse (il donne un cours de voguing à Montréal ce weekend!!!):

« TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS DU SEXE À MONTRÉAL !!!

Je suis à la recherche des travailleuses et travailleurs du sexe de tout âge, sexe et race pour passer des interviews pour mon documentaire (il y a une honoraire pour votre participation).

Je suis un artiste qui travaille entre Montréal et Berlin. Actuellement, je travaille sur un court métrage qui sera, en partie, une fusion du documentaire et de la danse sur l’écran. Je suis partisan des travailleuses/travailleurs du sexe et je crois que les médias ont un pouvoir significatif pour changer les perspectives sur le travail sexuel et de briser l’isolement de ce type de travailleur. Une façon de lutter contre la stigmatisation du travail sexuel et d’augmenter le nombre d’espaces publics sûrs pour les travailleuses/travailleurs, est d’offrir de portraits honnêtes de ces gens. Cette idée sera à la base du documentaire que je voudrais produire.

Le documentaire éclairera les liens entre les travailleuses/travailleurs du sexe et les danseurs contemporains. Le but de ce film sera de faire honneur à toutes/tous celles/ceux qui gagnent leur vie avec leur corps. Je suis particulièrement intéressé par le rôle que la nudité, la sexualité et l’intimité joue dans le travail sexuel et dans la danse contemporaine. Contrairement aux représentations des travailleuses du sexe dans les documentaires conventionnels qui présentent une vision étriquée de prostituées exploitées, JE VOUDRAIS INCLURE LES AVIS DES HOMMES, DES FEMMES ET DES PERSONNES TRANS DE TOUT ÂGE ET RACE DANS CE DOCUMENTAIRE. JE VOUDRAIS REPRÉSENTER LA GAMME COMPLÈTE DES PROFESSIONS LIÉES AU SEXE, TELLES QUE LES ESCORTES, STRIP-TEASEURS/-EUSES, ACTRICES/-EURS DU FILM X, MASSEUSES/-EURS ÉROTIQUES, MODÈLES DE WEBCAM, ET TRAVAILLEUSES/-EURS DE LA RUE, ENTRE AUTRES. Le documentaire vise à déstigmatiser l’utilisation du corps peu importe le travail et de démontrer la diversité d’expériences de gens qui font le travail du sexe et de la danse contemporaine, et parfois comment ces rôles se chevauchent.

Ceci n’est pas un documentaire à sensation. Je veux travailler avec vous pour vous permettre de présenter votre récit dans votre voix et dans la façon dont vous vous sentez confortable. En conséquence, je veux travailler avec vous à votre niveau souhaité de divulgation (c.-à-d. prénom, voix réelle, apparition) et de développer de moyens créatifs pour assurer l’anonymat si vous le voulez).

À ce stade, je mène d’interviews préliminaires en français ou anglais pour m’aider dans ma recherche sur la communauté de travailleurs du sexe montréalais. Votre participation à une interview préliminaire ne vous oblige pas à prendre part à ce film, toutefois je souhaite que vous y vouliez. JE CHERCHE À MENER CES INTERVIEWS À MONTRÉAL ENTRE LE 26 JANVIER ET LE 5 FÉVRIER 2016. J’espère filmer le documentaire final au cours de 2 jours au début de l’été 2016 au Café Cléopâtre à Montréal.

Rémunération: Des honoraires de 50$ seront offerts à ceux/celles qui participent à ce documentaire à but non lucratif.

SI VOUS ÊTES INTÉRESSÉ/E, VEUILLEZ ME CONTACTER PAR COURRIEL (garatekid@gmail.com), OU PAR TÉLÉPHONE (438) 807-3652 (entre 9h et 15h HNE). Je suis ouvert à tout type de conversation au sujet de ce projet. Ou bien si vous avez de questions ou de soucis à ce stade, n’hésitez pas.

Si vous souhaitez une référence pour moi, veuillez communiquer avec Jenn Clamen. Jenn a été impliquée dans l’organisation des travailleurs du sexe depuis 2002. Elle travaille actuellement pour Stella et a accepté de m’aider à trouver des travailleurs du sexe pour ce projet. Voici son adresse courriel: vivelestds@yahoo.com.

Ceci est un appel public. S’il vous plaît le transmettre à celles/ceux qui pourraient s’y intéresser.

Je vous remercie chaleureusement,

Gérard Reyes

Biographie:

Gérard Reyes est un chorégraphe, interprète et professeur de danse qui évolue entre Montréal et Berlin. Il a travaillé pour des chorégraphes de renom tels que Benoît Lachambre, Marie Chouinard, Noémie Lafrance et Bill T. Jones. Gérard gagne un prix Gemini pour sa performance dans le film de Marie Chouinard, Body Remix: les variations Goldberg. Depuis le début de sa carrière chorégraphique en 2011, Gérard crée plus de vingt pièces qui ont été présentées en Amérique du Nord et en Europe dans des théâtres, galeries d’art, bars, clubs, ainsi que des vidéos diffusées sur Internet. En 2013, il reçoit une subvention conjointe du Conseil des arts et des lettres du Québec et du New York State Council on the Arts pour participer à une résidence chorégraphique à New York où il étudie le voguing et crée les prémices de son premier solo, The Principle of Pleasure. Une version courte de ce solo a été présentée au Rhubarb Festival de Toronto en février 2014, ainsi qu’à New York et à Porto la même année. Actuellement, Gérard étudie la pole dance afin de se préparer pour ses rôles comme strip-teaseuse intervieweur dans le court métrage, Cléopâtre. Il y jouera les rôles d’interprète et réalisateur, aux côtés du coréalisateur et vidéaste montréalais Philip Fortin.

S’il vous plaît consulter ma page vimeo.com/gerardxreyes pour voir des vidéos de mon travail ainsi que le trailer pour ce documentaire intitulé « Cléopâtre ».  »

gerard reyes 2

Une morsure ou un trip à trois?

août 8, 2015

trip à trois canoé

Ma chronique Canoë raconte la fois ou le mari de mon ami a refusé un trip à trois parce qu’il avait trop peur de se faire mordre la queue par les deux filles.

Seins, etc

décembre 18, 2014

co dodo sexe

Mercredi, c’est la journée de publication de ma chronique Canoé! Cette semaine: une sextrospective de l’année 2014. Des seins, des fesses, de la porno qui dérange.

Je fais aussi partie, depuis peu, de l’équipe de collabos de TPL Moms. J’y écris sur le sexe (WOUHOU, vous être surpris, right?).

Mes deux premières chroniques sont sur la sexualité des parents et sur des trucs pour retrouver l’envie de baiser.

Enjoy!

Ce qui se doit d’être banal

novembre 22, 2012

Depuis que je suis revenue sur Facebook, j’y suis de nouveau accroc. Je me trouve de bonnes excuses pour ne pas me sentir too much mal d’y être accroc, comme la lecture d’articles partagés par Fabrice – qui met aussi des photos de lui déguisé en genre de Castafiore, yeah.

Quand je regarde au téléjournal des pseudo religieux sur un high de moralité douteuse, frappant des femmes aux seins nus parce qu’ils associent homosexualité à bestialité, je suis plus que troublée et inquiète. Mais la lecture d’articles comme la lettre ouverte de Virginie Despentes à Lionel Jospin, et l’entretien avec l’anthropologue français Maurice Godelier me rassurent un peu.

Dans L’humanité n’a cessé d’inventer de nouvelles formes de mariage et de descendance, Maurice Godelier montre que le mariage entre homosexuels devrait être légalisé et normalisé en France, et que les homosexuels, bien que stériles, devraient être valorisés et acceptés comme parents.

Voici quelques extraits de l’entretien entre Maurice Godelier et une journaliste du Monde:

« L’homosexualité n’est ni une maladie, ni une perversion, ni un péché. Les deux espèces de primates les plus proches de nous sont bisexuelles, tout comme l’espèce humaine. C’est un fait scientifique. Si on ne le reconnaît pas, on continue à charrier de l’homophobie. Le deuxième point, c’est que sexualité signifie désir, mais aussi amour. Comme les hétérosexuels, les homosexuels s’aiment. »

« L’Etat doit intervenir pour fixer des responsabilités devant la loi. Il arrivera que les couples homosexuels se séparent. Il faut fixer un cadre. Il faut aussi pénaliser l’homophobie, qui agresse parents et enfants. D’autres gouvernements sont passés par là. Aucune des sociétés qui ont accepté ces évolutions ne s’est effondrée. C’est devenu banal, comme avoir des enfants sans se marier est aujourd’hui banal. »

Maurice Godelier indique aussi qu’il n’y a pas plus d’inceste chez les homosexuels que chez les hétérosexuels. Je trouve ça débile que des lecteurs se doivent d’être rassurés sur ce point. Crazy shit. Et que les lecteurs se doivent d’être rappelés que les homosexuels ne font pas que baiser: ils s’aiment aussi. Gosh. Anyway, moi, j’ai hâte de me marier une seconde fois.

Merci aux lecteurs de pas se proposer comme fuckfriends

août 13, 2009

Il aime les sushis et les reprises de Chambres en ville et croit que j’ai un gros pénis entre les jambes, quand vous me connaissez, j’ai une chatte super douce, qui sent le sperme et la crème à raser au melon d’eau. Il m’a interwiewée pour son blogue, mais comme il craint de recevoir des menaces de mort parce que j’utilise trop le mot chatte, il me laisse vous donner la totalité de l’entrevue ici, sur mon blogue, alors que sur le sien, il écrit des trucs super intelligents et il énumère les raisons de pourquoi je suis la personne la plus fantastique du monde entier.

http://www.ilblogue.com

01. Question d’entrer dans le vif du sujet, présentez nous votre blogue en faisant une courte critique destructrice de celui-ci…

C’est des histoires de pétasses, écrites par une salope superficielle qui oublie de se faire des lavements avant une sodomie, et qui a un putain de vocabulaire très limité. Mélodie Nelson, en totale égocentrique obsédée par son vernis à ongles et ses petites culottes, se prend pour une poupée coquine et trop fabuleuse pour être ignorée, mais en fait c’est qu’une petite conne alcoolique. Et elle devrait s’acheter une perruque. Et se faire vomir entre deux cheeseburgers.
 
02. Maintenant, question de rétablir votre image, parlez-nous de votre meilleur billet (adresse URL à l’appui).

Tout ce que j’écris est super bon, et souvent, c’est miraculeux, ça donne envie de se branler, ou de fermer l’écran de son ordinateur vite vite.

Mais j’aime bien ces deux billets. Le premier, je le trouve rigolo, et super essentiel afin de pas être obligé de se payer des avocats comme Vanessa XXX Hudgens ces jours-ci. Et le deuxième, c’est tout personnel, c’est parce que j’adore ma meilleure amie, et je tente de pas péter pendant une heure et trente minutes de yoga avec elle, et que je fantasme, zéro baise dans ce billet, que des envies, et la déception de pas me retrouver à quatre pattes sur un trottoir, alors que je retourne chez moi toute seule. Ce billet montre que je passe pas mes journées couchée au lit en petites culottes Jacob, parfois j’ai la chatte et le cul en attente d’être remplis.

https://melodienelson.com/2009/01/26/filmer-les-sacs-en-plastiques-qui-volent-je-laisse-ca-a-dautres/

https://melodienelson.com/2009/07/24/le-yoga-mouvre-la-chatte-aussi-bien-quun-speculum/
 
03. Votre blogue aborde la sexualité d’une façon directe et crue. Qu’est-ce qui vous a poussé à aborder cette sphère? Et jusqu’à quel point faut-il dissocier l’auteure du personnage?

Je ris trop fort, mon mec me donne la fessée dans les escaliers roulants, je parle de caca à n’importe quelle heure de la journée. Je suis une fille directe. Et vulgaire, souvent, je sais, mais je suis adorable, alors on me pardonne tout, même mes tétons que je flashe trop souvent. J’aime pas les articles de magazine qui insistent sur la performance, ni ceux qui disent qu’il ne faut qu’un bisou dans le cou et une grande respiration pour accepter une queue dans le cul. Moi je revendique une sexualité très quotidienne, une baise après un épisode de télésérie, un cunni en parlant au téléphone, une baise même quand le vernis sur mes ongles est pas sec, une pipe pendant une conversation sur le philosophe Michel Onfray. Mon blogue, je veux qu’il montre une sexualité saine parce que toujours désirée, et ludique, parce que fuck, faut pas se prendre la tête, faut juste aimer (et jouir, si possible, mais c’est pas essentiel, je m’en fouette souvent, sauf avant le dodo).

Et c’est pas nécessaire de dissocier l’auteure du personnage. Je veux dire, dans ma vie, je suis aussi superficielle que Mélodie Nelson, je baise autant, je pense toujours à me crosser et à boire de la vodka, mais je fais aussi du bénévolat, je fais la lecture à mes belles-filles, je passe deux jours sans me raser la chatte et je téléphone à ma maman toutes les semaines, et je suis capable de pas parler de moi pendant plus d’une minute, vraiment. Sauf quand je suis soule, quand je suis soule je parle que de moi et de chirurgies esthétiques.
 
Blogroll express
 
Outre votre propre blogue, quels sont les trois blogues que vous fréquentez le plus ?

http://alysscensored.blogspot.com/

Je l’adore, je fantasme grave sur elle et moi dans une bibliothèque, cachées entre deux rangées de livres d’auteurs, à se passer des doigts et une lime à ongles dans la chatte. Je la trouve toute sensible et excitante.

http://ookayoo.canalblog.com/

Je viens tout juste de découvrir ce blogue, celui d’une bédéiste super cool et amusante, mais moins cool que ma copine Delphine (http://www.delfberg.com/), parce qu’elle m’a jamais offert d’ombres à paupières M.A.C, elle.

http://girlwithaonetrackmind.blogspot.com/

C’est un collègue de travail super chouette qui m’a recommandé ce blogue, alors que je commençais à peine le mien. La chick britannique qui l’écrit est préoccupée par son plaisir sexuel, et l’image de la femme en tant que pétasse sublime dans la sphère souvent stéréotypée des médias mainstream.
 
Une question de choix
Ok, on joue à «oubedon». Je vous propose deux options et vous devez en choisir une et expliquer brièvement votre choix.
 
– 2 gars 1 fille oubedon 2 filles 1 gars ?

Oh la la, si je mourrais genre demain, je dirais deux gars et moi, parce que j’aime avoir toute l’attention sur moi, et c’est le top, être remplie dans plus d’un trou. Mais deux filles et un mec, c’est bien aussi sauf que je suis super sévère, je frenche et je doigte que les filles que je trouve plus gorgeous que moi.
– Matin oubedon soir ?

C’est cliché, mais c’est vraiment tout le temps. J’avais de la difficulté, au début, avec mon mec, quand il me réveillait trois fois dans la nuit pour me baiser, alors que je devais me réveiller super tôt pour un cours à l’Université. Mais maintenant j’adore ses morsures dans mon cou, et sentir sa bite entre mes fesses, alors que je suis encore en train de rêver.
– Mélodie oubedon Nelson  ?

Mélodie, darling. Je suis pas un mec, tu peux demander aux 1000 mecs qui me sont passés dessus. Mais j’appellerais bien mon futur petit chien Nelson, ça fait Anglais et les Anglais sont craquants.
 
Questions générales
 
– Étant donné les sujets pointus abordés sur votre blogue, avez-vous déjà reçu des commentaires particuliers ? Des exemples ?

Des commentaires particuliers, toujours, parce que tous mes lecteurs sont spéciaux et je les adore. Mais à ma grande surprise, j’ai jamais reçu de demandes en mariage, ou d’insultes, ou de propositions de fuckfriends, ou d’offres de condoms gratuits forever and ever.
– Quelle est la question que vous auriez vraiment détesté vous faire poser lors de cette entrevue ?

Euh je sais vraiment pas, je redoute rien, mais genre ça m’énerve les filles qui disent que je suis pas féministe parce que j’aime me faire gifler et que j’ai baisé avec mes profs et que je dis que la prostitution, ça peut être un choix de vie super chouette, comme une copine extra me le prouve à chaque fois que je bois un Venti Skinny Vanilla Latte avec elle. Alors une question du genre « Pensez-vous que vous êtes une image positive pour les femelles d’aujourd’hui ? », j’aurais pas adoré.