Posts Tagged ‘littérature’

J’aime mieux le mauvais sexe que le mauvais usage du mot vagin

février 19, 2018

Quand Chantal Guy de La Presse m’a contactée pour discuter bonnes et mauvaises scènes de sexe, j’étais très heureuse. Nous avons parlé ensemble de l’anus chocolaté et de l’ennui trouvé dans 50 Shades of Gray, des noms de fruits utilisés pour remplacer le mot vulve style j’ai pénétré son pamplemousse juteux.

Elle a aussi questionné l’auteur Jean-Simon Desrochers, dont j’aime beaucoup beaucoup l’oeuvre. C’est à lire ici.

Pour moi, une bonne scène de sexe n’est pas obligée d’être décrite d’un point de vue du corps ou des sensations du corps. On peut parler de la couleur des murs, du drap qui se défait ou qu’il faut laver bientôt, des miettes de croissants, des sentiments – ou absence de sentiments – qu’on a pour l’autre personne. On peut parler de trucs pas excitants aussi, sans que ce soit une scène de mauvais sexe, on peut parler de transpiration, de coiffure qui fout le camp, d’un condom difficile à mettre, d’une frustration quand le cunni est mauvais et qu’on en rêvait depuis trois heures. Les crampes et le sang ne me font pas décrocher – en tout cas moins que si j’ai l’impression qu’un auteur se branle en écrivant une scène lesbienne et se trompe entre le mot vagin et vulve.

Miss Teen America qui vire pornstar

août 29, 2017

JUICY

Le moment le plus beau de septembre arrive bientôt : mon roman Juicy – mon premier roman! – sera en librairie.

C’est un livre qui se veut une parodie pornographique des fameux romans Harlequin. Parodie pornographique avec sauce à cheeseburgers, tequila, trips à trois, drogues qu’on cache comme du sucre à glacer.

Faites-moi mouiller. Achetez-le, lisez-le et racontez-moi s’il vous a donné envie de vous crosser ou de vous acheter un cheval blanc.

Le résumé:

Une gentille blondinette californienne remporte le concours de Miss Teen America. Son diadème lui semble aussi important que son hymen jusqu’à ce qu’elle tombe amoureuse de Gary T-Rex, un chanteur populaire moustachu et has-been. La célébrité, la crystal meth et les vibrateurs lui feront vite oublier ses rêves de paix dans le monde…

Juicy est une histoire d’amour pornographique, un roman Harlequin pour ceux qui préfèrent mélanger mouille et vodka plutôt que se balader sur un cheval blanc au coucher du soleil – parce que, de tous les artifices, ce n’est pas le silicone qu’il faut craindre, mais les promesses d’amour éternel.

PARIS APPROUVE

Le plus beau roman d’amour de tous les romans d’amour

novembre 12, 2016

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Avant de lire Victor-Lévy Beaulieu pour la première fois à l’université, je liais cet auteur, ce monstre et génie de la littérature à des séries télé que je n’écoutais pas.

La saga des Beauchemin, elle, est plus que marquante. J’ai lu Don Quichotte de la Démanche pendant un chiffre de webcam. J’étais en lingerie sur un divan-lit et je lisais Victor-Lévy Beaulieu, payée 13,75$ l’heure, en attente de clients qui voudraient se branler devant leur ordi.

C’est le plus beau roman d’amour de tous les romans d’amour.

Je l’avais emprunté à la bibliothèque et jamais relu, puis je l’ai trouvé, dans un bazar, comme un trésor, entre des Mary Higgins Clark et des Paulo Coelho.

Je n’ai pas aimé étudier en littérature, sauf pour quelques rencontres que j’ai faites – comme le poète souverainiste à la queue la plus grosse de l’université et la ballerine/danseuse de baladi/auteure jeunesse/maman d’un bouvier bernois/amoureuse de David Bowie – et pour ce prof qui m’a fait lire des Victor-Lévy Beaulieu, et qui acceptait, en guise de travaux à remettre, que je raconte en mille cinq cent mots pourquoi j’étais fascinée par les danseuses nues.

Extrait de Don Quichotte de la Démanche: “Je suis à bout, ne croyant plus à rien, incapable même de forcer le réel à se produire, c’est-à-dire de l’inventer, ce qui serait ma seule porte de sortie et l’échappatoire ultime, cette déraison assumée qui me ferait tout autre, meilleur que je ne suis, grand seigneur de mes terres, maître de ce domaine que j’étais en train de construire avec Judith mais dont il ne reste plus maintenant que la parabole, que cette liquide ivresse dans laquelle il faudra bien que je me fonde et me corrompe, tout mutilé dans mon intérieur, inconsistant et inconséquent, lâche, si dérisoirement lâche, ô ma Judith!”

Milan Kundera, son amour de l’anus, etcetera

juin 4, 2013

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J’adore ce projet de 100 livres qui devraient être écrits asap. Rigolo et songé.

(OMG et ça n’a pas rapport mais je viens seulement de m’apercevoir que New York ne s’écrit pas avec un trait d’union. J’ai honte.)