Archive for the ‘lesbies’ Category

De la mayonnaise aïoli pour un premier cunni

juin 9, 2015

sororité 2

Une amie est venue me parler de son stress de la semaine : dans quelques jours elle sortirait pour la première fois avec une fille et elle avait vraiment peur de se retrouver au lit avec elle, sans savoir quoi faire, genre peut-être que je lèche mal et que je suis faite juste pour manger des frites chez toi et jamais des chattes ?

Je ne lui ai pas suggéré de pratiquer avec moi, mais je lui ai demandé de sortir sa langue, ta langue est belle, je vais prier pour que tu sois la championne des premiers cunni.

Nous avons changé de sujet et ajouté way too much mayonnaise aïoli à nos frites. Elle m’a parlé de la diète vegan de Beyoncé et je lui ai lu des citations du livre Dirty Rush de Taylor Bell. Je lui ai confié que la lecture de ce livre m’avait donné envie de me bourrer d’Adderall et de vivre trois vies en même temps sans avoir besoin de dormir : la journée avec mes enfants, le soir avec de la Red Bull et de la vodka et la queue de mon mec et toutes les ruelles du monde pour me promener en riant trop fort/me faire baiser et la nuit à écrire n’importe quoi.

-J’ai surligné une citation merdique niveau cul : « I couln’t feel where my body ended and his began. »

Mon amie a trouvé ça presque romantique, mais elle n’a pas demandé à ce que je lui prête le livre.

sororité 3

Nutella, drama et berçeuse

novembre 18, 2011

Cum shot au chocolat sur le visage

Trop contente de ne pas effrayer ma princesse avec mon masque à la boue, au chocolat et au beurre de karité, j’ouvre la porte à Betty, que j’avais déjà prévenue par rapport à mon apparence: « J’ai la face comme si je voulais faire un régime et qu’au lieu de bouffer du Nutella, je me le foutais sur le visage. J’ai la face comme si j’étais vraiment folle du Nutella et de la merde des chiens de mon quartier. »

Betty me donne son manteau, je l’accroche par-dessus mon nouveau trench coat Karen Millen et je lui propose un verre de vin. « It’s two o’clock, je vais attendre a little. » Je m’attends à ce qu’elle me fasse des gros yeux, alors je lui explique que l’après-midi, c’est le seul moment où ma mini fée ne demande pas à boire toutes les heures, alors j’en profite pour me verser un verre de chardonnay. Betty hausse les épaules : « Whatever, I don’t judge you, beauty queen. »

Mariage et bisous doux

Betty touche mon visage, elle trouve que le masque est très sec. Elle me suit dans la salle de bain, s’appuie contre la laveuse pendant que je lave mon visage à l’eau tiède. Son téléphone sonne, elle regarde l’afficheur, puis choisit de ne pas répondre. « It’s a new friend. » Je ne dis rien, j’attends qu’elle continue. « Je l’ai rencontrée au marriage de Jessica, ma copine qui s’est marié avec un mec rencontré when she was flying in Cuba for a two weeks vacation. Au mariage, we really hit it off, she was fun, almost flirty, you know. We went out together the week after, j’avais vraiment trop bu, et elle aussi, elle a commencé à m’embrasser au Philémon, je la trouvais belle et douce, so you know, it was nice, but then she called her boyfriend. »

Le mec est parfait et le drama entre copines qui ne veulent plus partager

Je l’arrête, parce que j’aime bien interrompre mes copines quand leurs histoires m’intéressent too much : « Comment elle était habillée? »  Betty me dit qu’elle ne s’en souvient pas vraiment : « It was whitish or like caramel. Son boyfriend est arrivé et il était super sexy, totalement mon genre de mec. » Je rigole : « Cheveux foncés, teint olive, grand? » Elle rigole, en ramenant ses cheveux derrière ses oreilles : « Yes. Je les ai invités chez moi. Je n’ai pas mis de musique, je n’ai pas proposé de shooter à la tequila, les deux étaient déjà en train de me déshabiller. Her boyfriend was liking me everywhere, behind mes genoux, mes orteils, et j’avais trop hâte de sentir sa langue entre mes jambes. D’habitude je n’aime pas ça me faire lécher les pieds, mais là c’était trop bon. Et Libby me caressait et branlait her boyfriend. We fucked three times. Je ne savais pas trop quoi en penser, parce que je pensais que Libby serait une copine, mais we fucked avant que je sente qu’elle était vraiment une amie, you know, I don’t even know her job. I think she’s a banquière. Anyway. »

Nous retournons au salon, et je berce ma princesse en chantonnant du Fabienne Thibeault. Je demande à Betty pourquoi elle ne voulait pas répondre au téléphone. « Well, since we fucked, her boyfriend m’appelle tout le temps. Je pensais qu’ils étaient un couple open, so j’ai revu son boyfriend, sans elle, et sans la prévenir, but she heard about it and now she wants to kill me or something. Drama, drama, as always. » Elle soupire et passe la main sur la joue de ma petite fille. Elle lève les yeux vers moi: « So how is your pussy? Il paraît que c’est very dry quand on allaite. Is that true? »

source photo: http://theberry.com/2011/11/14/tights-of-fun-32-photos

Intimidée par un strap-on et une beauté lubrifiée au vin

octobre 4, 2010

Stressée parce que je me suis trompée d’autobus, je n’ose même pas feuilleter le dernier Us Weekly. J’arrive en retard au restaurant. Je ne reconnais pas Laura quand je l’embrasse deux fois de loin, « J’ai le rhume pardon. ». Carl m’invite à me coller à lui, alors qu’il parle de son envie de se faire pénétrer par un Laura et un gros strap-on black. Je retire mon manteau en donnant des coups de coude à Carl et à mon mec : « J’ai un copain qui demande toujours à sa blonde de le baiser. Moi je ne serais pas capable, je suis pas faite pour donner des coups de bite à un mec. À une fille je peux rentrer n’importe quel jouet, et j’aime ça, ou ça m’amuse, je sais pas, je fais attention. Mais foutre du lubrifiant dans le cul de mon mec, no way, je suis prête à lécher, mais pas à le défoncer. »

Sosie de Vanessa Paradis en état d’ébriété

Je mange un peu de poulet thaï, puis nous nous levons pour nous rendre au Métropolis, pour le show de Gotan Project. Laura s’accroche à mon bras et à ma robe Athena de Marciano : « Tu es si jolie, j’ai l’air de rien à côté de toi, je n’ai pas eu le temps de me changer. Je porte que des jeans au travail et je me sens quand même tellement à part. Les filles portent juste des pantalons cargo et les mecs ont les oreilles percées, ils portent des gros anneaux en bois dans les oreilles, et j’ai hâte de me trouver un autre contrat, ailleurs, tu peux pas savoir. J’ai pas bu mon verre de vin au complet, je supporte pas l’alcool, j’ai honte, oublie tout ce que je vais faire ce soir, d’accord ? » Elle toujours très belle. » Elle est un peu maigre, mais c’est vraiment une très belle femme, une Vanessa-Paradis-en-tailleur-parlant-intelligemment-autant-de-gaz-shiste-que-de-yoga.

Un gardien de sécurité pro-cochonneries dans les toilettes

Je dis que j’ai besoin d’aller faire pipi dès que je termine un rhum et coca zéro. Laura et mon mec m’accompagnent. En passant devant un gardien de sécurité, mon mec fait semblant d’être super déçu, parce que nous ne pourrons pas le suivre dans les toilettes pour le sucer. Le gardien de sécurité dit qu’il n’est pas là pour ça : « Ça me dérange pas si vous faites vos cochonneries. » Je rigole, mais je pense tout de même que ce serait excitant de lécher la queue de mon mec avec Laura.

Devant le miroir des toilettes, Laura se regarde et cherche dans ses poches une bague qu’elle a retirée au restaurant. Elle panique un moment, puis la retrouve dans sa veste : « Je vais être terrible toute la soirée. Interdis-moi de boire une autre goutte d’alcool. » Quand Carl lui remet un verre de vodka-canneberge, je lui dis qu’il y a plus de jus que d’alcool. Laura avale tout de suite la moitié de son drink et se colle le cul contre la braguette de mon mec.

Lavement et chaleur entre les jambes

En commençant à danser et à donner des coups aux gens près de moi parce que ma sacoche dorée est énorme, je me plains à Carl que j’ai trop grossi ces temps-ci, comme si je me préparais à hiberner tout l’automne. Il me recommande différents lavements et il me donne crissement trop de détails sur le temps que ça lui prend pour chier après qu’il se soit insérer sa solution miracle dans l’anus.

Sur la scène, une projection vidéo montre deux filles qui dansent sensuellement ensemble. Laura me prend par la taille et se colle contre moi. Je laisse tomber ma sacoche, à mes pieds, je la pousse contre un mur, près de nos deux mecs super souriants. Laura passe sa main dans mes cheveux. Je déteste quand on me touche la tête, j’ai l’impression que mes cheveux deviennent gras dès qu’ils sont frôlés, mais la main de Laura est agréable. Elle me chuchote des mots à l’oreille, en pouffant, je ne comprends pas ce qu’elle tente de me dire. Je pose ma tête contre sa nuque, je la sens se détendre, se relâcher contre moi, et je l’embrasse, rapidement, comme si c’était une erreur, mes lèvres imbibées de gloss et d’alcool contre sa peau. Je passe mes mains dans son dos, le tissu de sa blouse est léger, et une jambe entre ses jambes. Je me sens toute chaude, et je voudrais qu’elle me plaque contre un mur, devant quelques mecs, qui nous encercleraient, mais je sais qu’elle est trop douce, et moi soudainement timide, devant sa beauté trop gracieuse et saoule.

C’est chiant le foutre de son mec dans la chatte de sa meilleure amie

septembre 14, 2010

Pourquoi les trips à trois avec sa meilleure amie et son mec, c’est pas toujours satisfaisant ? Jenna Jameson, ma porn star quasi anorexique préférée, offre son histoire comme avertissement, dans son autobiographie How to… make love like a porn star – A cautionary tale :

« There was a girl named Kirsten at work who I knew was interested in me. She was a cute brunette, but nothing special. So, mostly out of guilt over my shenanigans with Jennifer, I brought her home from work one night. The two of us had a few drinks in the kitchen with Jack, and then I led her to the bedroom. After we had been making out for half an hour, Jack jumped into bed naked. He ignored me completely and, within minutes, was fucking her. Three strokes later, he pulled out and started fucking me. But his dick had gone soft. I reached over and felt Kirsten’s pussy, and there was cum all over it. The asshole had gotten so excited that he had lost it in three strokes.

It hurt me so much, because it seemed like he was so much more excited over this plain girl than me. And he had cum with her – not me. I put on my clothes, and kicked her out of the house. I was furious. I cried for two weeks straight over the fact that he had paid almost no attention whatsoever to me in bed. And I think the experience ultimately ruined me for every man thereafter, because I never again brought a girl home for a guy I was dating. »

Slush Puppie, tapisserie de toilettes et étoiles

août 16, 2010

Sous la pluie, ma robe verte Guess collée contre mes seins – ma première robe achetée après ma chirurgie, j’étais dans la cabine d’essayage, avec des points de suture sous les aisselles et des seins trop ronds et trop hauts, pour la première fois de ma vie je n’achetais pas une robe x-small – je prends la main de Misha et de Marissa. Je leur dis que je suis allée au Candi Bar juste une fois, avec Alexandre Le Grand et deux de ses collègues, je m’étais sentie presque vieille parce que tout le monde se faisait carter sauf nous, mais j’avais adoré la place parce que le deejay jouait du Yelle et que les mecs semblaient sortir d’une pub d’aftershave.

 Pipi devant copine et piercing dans la chatte

Arrivées au Candi Bar, j’amène Misha directement aux toilettes parce que j’ai envie de faire pipi devant elle, et parce que je veux savoir si c’est possible de voler un des lavabos trop beaux. Misha fouille dans ma sacoche pendant que je fais pipi pendant une heure : « Tu as oublié d’amener des sucettes. Et ta bouteille de savon désinfectant s’est vidée. Ton porte-monnaie sent le concombre et les produits chimiques trop puissants. » Je m’essuie la chatte et je lui retire ma sacoche. 

Marissa pousse dans la porte de ma cabine et nous tend des grands verres rempli de slush Puppie, de Blue Caraçao et de Vodka Smirnoff à la framboise. Je la remercie et je me gèle le cerveau en buvant trop rapidement mon drink sucré. Marissa remonte sa robe achetée dans une braderie new-yorkaise : « Je me suis fait percer une grande lèvre, je sais que vous me prenez pour une folle, mais avouez que c’est sexy, non? » Je m’approche, à genoux devant sa chatte : « Tu es crissement folle. » Misha dit qu’elle préfère regarder des vidéos de porc-épics qui prennent un bain plutôt que regarder la future infection de Marissa. Je lui dis que je pensais qu’elle était anti-piercings. Elle hausse les épaules, prétend bailler et répond : « Oh j’adore la tapisserie dans les toilettes. Et je tirerai sur mon piercing très très fort quand je serai écoeurée de l’avoir, c’est tout, ça laissera pas de marque, ou si ça fait un mini trou ce sera comme un nouveau grain de beauté. »

 Envie de mecs ridés et de filles aux cheveux bouclés

Nous retournons dans le bar, et nous dansons en nous collant. Marissa passe sa main sur mes cuisses, et je prends parfois la main de Misha dans la mienne. Marissa dit qu’elle préfère définitivement les mecs plus vieux : « Je mouille pour aucun mec ici, ils ont même pas trente ans, je veux des rides et pas de mec en skinny jeans. Je mouille que pour la fille aux cheveux blonds bouclés. » Elle nous pointe la fille en question, et Misha et moi hochons la tête, même si la fille est habillée tout en noir et que jamais nous n’embrasserions une fille qui ne s’habille qu’en noir. Misha dit que Marissa trouverait sans doute sexy le propriétaire de son nouvel appartement. Elle l’entend parfois baiser, et donner des coups dans les murs, comme s’il ne pouvait que fourrer des filles debout, des tas de filles, aux gémissements parfois éteints, et parfois total trop aigus.

Étoiles à la vodka

Vers une heure du matin, Misha s’éclipse aux toilettes, en tenant fermement sa sacoche en cuir gris souris. Je sais qu’elle va appeler Travis et lui dire qu’elle l’aime et qu’elle a trop bu de slush. Marissa regarde Misha se faufiler entre toutes les autres filles qui dansent et elle me demande si je veux la frencher avec ma langue toute bleue. Je lui fais une grimace, elle en fait une aussi. Elle me prend dans ses bras, en rigolant: « J’ai envie de jouer avec mon piercing. Ou juste d’aller me promener dehors, me coucher dans l’herbe sur le Mont Royal, pas dans de la merde de chiens, pour regarder les étoiles. J’ai une bouteille de vodka dans ma sacoche. Tu viens avec moi beauté. »

Lacan et maillot doré à la piscine

juillet 5, 2010

Casquette de trucker et Pina Colada

Mes gougounes Betsey Johnson claquent sur le sol de la terrasse de l’Hotel de la Montagne. Molly se retourne vers moi, elle relève sa casquette de trucker sur sa tête pour m’embrasser: « J’ai lu dans un magazine que ça redevenait tendance et j’aime ça avoir l’air un peu bad ass. » Je lui apprends que Misha va venir nous rejoindre plus tard, pour dix Pina Colada et deux-trois longueurs dans la piscine.

J’ajuste mon maillot de bain, pour ne pas exposer mes tétons tout de suite, et je m’applique de la crème solaire à l’odeur de noix de coco partout sur le corps. Je demande à Molly si j’ai de la crème sur le visage. Elle m’en étend un peu sur le front et le nez. J’ouvre la revue Philosophie, je l’ai piquée à Travis, quand je l’ai aidé à déménager la semaine dernière : « Je suis obsédée par Michel Onfray. Je trouve trop mignon ses cheveux un peu bouclés. Et j’adore la discussion qu’il a avec le mari de la fille de Lacan, un mec moins sexy mais qui dit des trucs intéressants, écoute, Avec sa formule « Il n’y a pas de rapport sexuel », Lacan ne veut pas dire, bien sûr, que les relations sexuelles n’arrivent jamais; mais le langage fait que chez l’être humain, à la différence des animaux, il n’existe pas d’appropriation nécessaire, de destination d’un sexe pour l’autre. Le garçon n’est pas voué à la fille. Chacun construit, choisit son mode de jouissance et son usage du sexe (solitaire, hétéro ou homosexuel). La morale lacanienne est une morale de l’invention de soi, de la singularité. Trouvez votre singularité, la voie de votre désir et assumez-en les conséquences. »

Mes frères sont plus populaires que moi

Molly me regarde : « Oh pardon, je t’écoutais pas, je regardais le mec là-bas, tu trouves pas qu’il ressemble un peu à ton frère Marky Mark? Je voudrais bien coucher avec un de tes frères. Ils sont en couple? » Je lui donne un coup avec la revue Philosophie. Une tache d’encre apparaît sur son bras. J’ai tellement chaud que je ne sais pas si c’est de la cyprine ou de la sueur, entre mes jambes. Je saute dans la piscine. Je mouille même mon visage, en me fouettant de mon mascara Lancôme pas waterproof. Je fais une longueur de crawl.

Deux filles trempent leurs pieds dans l’eau, je vois leurs bracelets en argent briller. J’aimerais qu’un mec saute dans l’eau, qu’il m’oblige à rester dans un coin de la piscine, les yeux rivés vers les autres filles, et qu’il tire sur les ficelles de mon maillot de bain, me chuchotant de me laisser faire. Je ne me tournerais même pas vers lui, je ferais un sourire à mes copines, je prendrais les doigts du mec dans ma bouche, en pensant à la paille que je passerai entre mes lèvres, plus tard, à saveur d’alcool sucré. Je me concentrerais sur le goût salé et chloré des doigts du mec, avant de sentir sa queue me pénétrer. Je nage jusqu’à Molly, en me branlant rapidement sous l’eau.

Petite chienne mouillée en attente de baisers

Je secoue accidentellement mes cheveux sur le corps de Molly, allongée sur une longue chaise blanche. En sacrant, elle me donne une mini fessée. Je m’assoie par-dessus elle, rigolant, et je fais la petite chienne mouillée, envoyant de l’eau partout. Molly me tire les cheveux. Elle m’attire vers elle, et me mord la lèvre inférieure. Je sors la langue. Elle me repousse : « J’ai trop chaud, allons jouer dans l’eau, genre à Marco Polo, je promets de te pincer le clito subtilement. » Je me dirige vers la piscine, et je plonge, les yeux bien ouverts. Mon clito me démange. J’ai hâte de sentir les doigts de Molly, et peut-être ceux de Misha, si elle arrive avant que je ne m’endorme intoxiquée au soleil, en faisant l’étoile dans l’eau.

Métal et chien dans un bar crade

mai 30, 2010

Les barmaids du Confessionnal sont géniales, mais si le deejay n’est pas Even Hills, la musique est à chier, trop lounge pour danser. Je quitte après avoir demandé trois fois du Lady Gaga, sans succès, et après avoir bu trois gin tonic, et après avoir regardé trop longtemps une compétition du World Strongest Man sur les écrans géants. Je mouille pas pour des mecs musclés qui soulèvent et jettent des barils de bière, too bad.

J’appelle Betty pour l’avertir que je me rends sur Saint-Laurent, elle ne répond pas, je lui laisse un message, en parlant avec un accent russe. Marissa embrasse un mec sur les joues, tourne autour du pole de stripper, près des toilettes, et elle me suit, dehors. Un mec nous arrête : « Vous allez au Time Supper Club parfois? » Je secoue la tête : « Never. Même si Nicole Richie s’y rend. Je suis pas assez cool. »

Nous marchons longtemps sur Saint-Laurent, sans nous arrêter nulle part, nous regardons les gens sur les terrasses, Marissa pointe toutes les filles qu’elle trouve jolies, en hurlant une note de un à dix. Je vois le Barfly : « Tu aimeras peut-être pas, les tables sont collantes, les toilettes sont pleine de pisse et je les utilise pas parce que j’ai trop peur d’attraper la chlamydia ou whatever, mais c’est cool, la dernière fois que j’y suis allée, la barmaid était enceinte et elle parlait de hockey avec un monsieur de soixante-dix ans habillé en coureur automobile. »

Marissa entre et elle insulte direct deux mecs qui jouent mal au billard. Je commande deux bières blondes, elles sont chaudes, ça ne dérange pas Marissa, elle offre un bon pourboire au barman barbu : « Ça me donne pas envie de la boire. Je vais sauver des calories. » Un groupe de métal commence à jouer de la musique. Ça me donne un coup. J’ai l’impression d’avoir à nouveau quinze ans, et d’écouter Premier Mari jouer de la musique progressive, en pantalons à carreaux trop serrés. Je suis total plus belle que lorsque j’avais quinze ans et que j’utilisais pas de fond de teint tous les jours, et je réussis pas à trouver bon le groupe de métal, mais j’ai les larmes aux yeux, je me dis parfois que c’était plus simple d’avoir quinze ans, même moins jolie, même si je tremblais avant de recevoir ma copie d’examen en mathématiques, même si j’étais gênée de m’acheter des serviettes hygiéniques, même si je me trouvais inférieure à un mec qui préférait toucher une guitare plutôt que mon clito tout sensible. Marissa dit : « Man, tu pense que je devrais renverser ma pinte de bière sur mes seins pour que tout le monde applaudisse? »

Une fille habillée en noir, avec des dreads dans les cheveux, s’installe à côté de moi. Elle a amené son chien avec elle, et je me penche pour le caresser : « Sweety, tu es trop chouchou. Oui tu es trop chouchou. Tu veux tomber en amour avec moi? » Le chien m’accorde zéro attention, il continue à fixer le cul de sa maîtresse, la langue pendante. Marissa me prévient : « C’est une gouine et elle n’est pas assez belle pour toi, chérie. Ne la laisse pas te payer une bière plus chaude que ta petite culotte. Rappelle Betty et dis-lui que j’ai hâte de lui montrer mon nouveau soutif Blush. »

Du foutre à laper comme une petite chatte

mai 20, 2010

Après avoir posé à côté de Stéphane Gendron, bu un café au lait en me faisant maquiller (vive les produits MAC pour le camouflage de rougeurs chiantes), et être passée à l’émission matinale de V-Télé, Le Show du Matin, dans une robe de Kollontaï, prêtée par l’Agence Ka, je me retrouve chez moi, super fatiguée. Et, c’est la première fois de toute ma vie si j’oublie la frange que j’avais à huit ans, avec du spray-net dans les cheveux.

Je veux pas faire une sieste. Je me splashe une Red Bull sugar free sur moi. Je bois, je regarde de ma fenêtre un sans-abri qui nourrit son chien, et du pollen s’envoler dans les airs, et je me couche, sur des draps blancs tout propres, avec mon vibrateur. Je pense à des mecs qui se branlent au-dessus de moi, ils jouissent un après l’autre, leur sperme gicle sur mon ventre, mes seins, et il glisse dans mon cou. C’est chaud. Ça sent fort. Une fille toute nue se traîne à côté de moi, elle me rentre un doigt et commence à laper le sperme des mecs, en me suppliant de jouir à mon tour. J’aime sa langue. Les mecs la regardent me lécher, leur queue toujours toute dure. Mon corps se cambre, je commence à jouir, j’ouvre les yeux, un peu, le regard braqué au plafond, mais avec encore en tête les images de kilos de foutre déversé sur moi et  d’une fille au teint de porcelaine, avec des taches de rousseurs, les cheveux longs, presque aux fesses, et roux.

Agence Ka : http://www.agenceka.com/

Show du Matin : http://vtele.ca/emissions/leshowdumatin/chroniques/2010/05/une-vie-d-escorte-4965.php

Vin, déguisements, et fente bien doigtée

mai 9, 2010

Betty retire son chemisier noir satiné, lentement, bouton rond par bouton rond, en regardant les tasses et les assiettes et les ustensiles dans l’évier. Elle me montre, sur son omoplate, un nouveau tatouage, une fée superbe, aux cheveux très très longs, et à la bouche plus rouge que mon rouge à lèvres Revlon. Je caresse son dos, je lui dis I should get one soon, but I know I’ll get scared and I don’t know if anyone voudrait venir me tenir la main while I’m getting inked.

Betty retient ma main et la fait glisser sur sa taille, no worry babe, I’ll go with you and if you don’t cry, je te donnerai la plus grosse sucette ever. Elle remet son chemisier. Je prends la bouteille de vin qu’un copain m’a recommandé, un Barbera d’Alba 2007, et je me verse un verre. Je m’asseois sur le comptoir en marbre de sa cuisine, les fesses mouillées par de l’eau ou des gouttes de vin ou de la mouille qui coule de ma chatte à mon cul. Betty remplit à nouveau son verre aussi, elle me raconte qu’elle a trop bu hier soir, avec un mec qu’elle a rencontré sur un site de rencontres. Elle dit dès que je l’ai vu, je savais que j’allais pas baiser avec lui, il m’attendait au restaurant, et je l’ai embrassé, et j’ai vu ses mains, I didn’t like them, and pendant toute la soirée, je m’imaginais ses mains sur moi et I was disgusted, encore plus quand il a commencé à se toucher la queue en me parlant de la mère de son ex girlfriend.

Elle prend ma main et m’entraîne vers sa chambre. Elle ouvre sa garde-robe et elle lance des t-shirts trop serrés, des robes de boutiques de designers torontoises, et des bustiers de chez Il Bolero. Elle me donne une robe qu’elle ne porte plus, I wore it at last year Bal en Blanc, and now I have too many kilos en trop, I can’t wear it anymore. Je dis shut up, mais je me déshabille super vite parce que je trouve la robe blanche en maille trop belle et j’espère qu’elle me fera. Betty est trop généreuse, elle recoud et repasse les vêtements qu’elle donne à ses copines à toutes les semaines.

Betty repousse ses deux chats, couchés sur son lit, et s’étend sur la couverture, pour me regarder. Je saute sur son lit, je lui demande is it hot, elle se redresse, s’accroche à mes jambes, et me fait tomber sur elle. Je rigole et je lui dis I’m so tired, I need to drink more if tu veux que je te lèche pendant trente minutes, slutty. Elle me pince une fesse avec ses longs ongles manucurés, je sursaute, slutty, slutty, je rigole encore plus et je l’embrasse, doucement, parce que personne peut se montrer trop sauvage avec Betty, elle est une petite poupée qu’il faudrait caresser des heures, qu’il faudrait caliner en léchant chacun de ses doigts pour deviner lesquels elle se rentre dans la chatte pour se faire jouir.

Elle passe une main dans mes cheveux, elle me pousse vers ses jambes, ouvertes, sa jupe, couverte de poils de chats, retroussée jusqu’au nombril. Je caresse distraitement son clito, j’ai envie de lui fourrer ma langue dans la chatte, mais j’ai aussi envie de lui rentrer un gode, face à sa garde-robe, en me demandant quelle autre robe serait parfaitement ajustée à mes cuisses et à mon petit cul bombé.

Pour des suggestions de vin total excellentes, faut lire David Santerre : http://maverik.ca/article/bieres-vins-et-spiritueux/l-equilibre-parfait

Des rouquines même pas teintes traînent dans les clubs échangistes de Montréal

octobre 2, 2009

Quand je rentre dans l’auto de Betty, elle est en train de parler à un mec au cellulaire, elle dit I can’t suck you tonight, I’m going out with some friends, tomorrow I can be at your place after work with some spaghetti and my new fuck-me boots. Elle raccroche, elle m’embrasse et me demande un suçon, je lui en donne un au melon d’eau, je lui dis j’adore ta robe, et elle dit I love yours, et nous nous contorsionnons dans son auto, pour retirer nos robes et nous les échanger, devant un panneau d’arrêt. Elle me demande si j’ai déjà pensé à me faire percer les tétons, je dis non, elle dit je t’imagine bien, tu serais trop sexy.

Nous dépassons un camion de pompiste avec l’inscription Fier d’être dans le pompage inscrit en lettres moulées sur le côté, et Betty se stationne juste devant le restaurant-traiteur Fino. Nous nous assoyons au bar, le barman est super content de revoir Betty, il dit j’ai inventé des martinis, ils viennent tout juste d’être rajoutés au menu, faut que vous goûtiez mon South Peach Martini. J’en prends une gorgée, c’est bon, sucré, presque pas alcoolisé, j’imagine une barbotine au goût identique, à déguster tous les après-midi. Je dis à Betty I’m sure you’re peach is as good. Elle me répond tout de suite yes but it’s not fuzy.

Un autre client s’installe près de nous, il dit qu’il vient tout juste d’arriver du Maroc, le barman nous raconte qu’il voyage partout, et le client dit oui, mais ma ville préférée c’est vraiment Montréal, je vivrais pas ailleurs, même en hiver, je me sens calme ici, et les filles sont trop jolies pour que j’épouse une Russe.

Le barman nous sert des mojitos aux framboises, je jouis presque, je dis à Betty, faut pas trop manger, nos robes sont trop serrées, on peut se partager un tartare de saumon? Persia arrive au restaurant, alors que Betty dit au serveur que nous avons terminé de manger, même si l’assiette est encore à moitié pleine de salades et de morceaux de pain grillé. Persia s’extasie devant mes souliers Browns à motifs de léopards et à talons de cinq pouces, elle dit my thong matches with your shoes.

Je l’oblige à commander un mojito aux framboises, et Betty commence à parler à voix basse, elle dit je pense que je reconnais un couple, là-bas, sur les banquettes, près des toilettes, ne vous retournez pas tout de suite, j’ai accompagné deux copines l’autre soir dans un club échangiste, c’était leur première fois et elles m’ont demandé de venir aussi, pour être plus à l’aise, ça faisait longtemps que j’étais pas allée dans un club, la dernière fois c’était like six months ago. Je l’interromps et je dis j’ai envie de boire des kir royale, j’en commande trois, Betty dit je dois prendre un verre d’eau, ou un suçon, avant, je me sens dizzy. Je me tape deux kir royale pendant que Betty suce un suçon aux cerises et qu’elle raconte que ses copines ont nagé un peu dans la grosse piscine chlorée du bar échangiste et qu’après elles se sont tout de suite trouvées des mecs pour les bourrer, dans des chambres privées.

Betty continue, elle dit j’avais pas envie de baiser ce soir-là, je dansais sur la piste de danse, j’étais toute seule, et un couple me fixait, la fille était super belle, elle avait les cheveux roux, ils sont venus danser avec moi, après avoir passé genre trente minutes à me regarder, et le gars, un peu gêné, m’a dit que je le faisais bander et qu’il aimerait bien me voir lécher sa blonde. Je lui ai expliqué que je n’étais pas là pour ça, ce soir, je lui ai demandé si c’était la première fois qu’il venait ici, et il a dit oui, mais au lieu de comprendre que je voulais juste danser et placoter, fuck j’étais menstruée, et fatiguée, je voulais pas me rentrer la face dans la chatte qui sent fort d’une vraie rousse, il est devenu énervant, il comprenait pas, il disait que je trouvais pas sa blonde excitante, et je disais c’est pas ça, j’ai pas envie, et je suis pas restée à l’écouter, je l’ai laissé sur une chanson plate, et je suis rentrée dans une pièce, il y avait trois gars qui se faisaient sucer par la même fille, c’était mouillant.

Persia passe sa langue sur ses lèvres, elle dit oh j’aime les rouquines, moi, mais j’en ai juste lécher des fausses. Nous trinquons aux pétasses qui utilisent pas de Miss Clairol à toutes les six semaines, et nous décidons de nous chercher un club vidéo encore ouvert pour se louer des films pornos humoristiques.