Archive for the ‘politique’ Category

La virginité et le racisme inversé n’existent pas

février 28, 2017

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Le concept de la virginité est hyper injuste: c’est sexiste et hétéronormatif, assez pour faire angoisser une copine qui avait demandé, à sa blonde, durant les années d’école secondaire, si elle resterait toujours vierge vu qu’elle était lesbienne.

J’ai écrit à ce sujet sur Vice. Des amis y ont joyeusement contribué et j’y ajoute aussi des détails croustillants sur l’hymen, qui était d’abord un dieu couronné de fleurs et non une membrane à déflorer.

Extrait: “Une femme doit voir sa vie changer par le frottement d’un pénis contre ses parois vaginales. Soraya, une amie, n’est pas convaincue : « Moi je ne m’en rappelle plus vraiment. Au moins je sais c’était avec qui. » Perdre sa virginité est un acte si mémorable qu’il porte un nom, alors que d’autres événements annonçant un tournant dans la vie de tout le monde n’ont pas de nom véritable. La première fois qu’on fait un pas, la première fois qu’on lit une nouvelle d’Alice Munroe, la première fois qu’on boit un gin-tonic : il n’y a pas de terme qui désigne ces aventures importantes, ni l’idée qu’en goûtant du gin Tanqueray nous perdons quelque chose.

À Canoë, ma chronique est sur ce qu’il ne faut pas dire aux victimes d’agressions sexuelles. Même mon mec se sent trahi parce que je ne lui raconte pas tout en détails, so je trouvais important de tout noter pour conseiller les autres et renvoyer mon mec vers mon texte s’il me redemande une autre fois ce qui s’est passé de la chambre de mes parents à la commode de ma chambre.

Extrait: “Il ne faut jamais minimiser une agression. J’ai déjà dit à une amie, qui était sous le choc de s’être battue avec un agresseur sexuel dans une ruelle qu’un viol, ça n’enlève rien. Qu’un viol, ça ne nous tue pas, qu’on ne nous vole pas une partie de soi-même. Je regrette de lui avoir dit ça. Elle n’avait pas besoin d’un sentiment qui amoindrissait ce qu’elle avait vécu. Il y a 10 000 façons de vivre un viol. Certaines personnes vont sentir qu’effectivement on ne leur vole rien du tout, certaines personnes seront plus en colère qu’anxieuses, et d’autres auront l’impression de ne plus avoir de corps, que leur corps n’est plus le leur, longtemps.”

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Et une vidéo et des textes importants à lire pour se déconstruire, ne pas se limiter à une ignorance facile d’enjeux cruciaux et pour mieux comprendre des expressions comme “racisme inversé” et “féminisme blanc”:

Appelons les racistes des racistes en 2017

Extrait: “Mes parents sont des êtres intelligents. Ce qu’ils voulaient que je comprenne, c’est que je suis noire et que je le serai toujours. Les gens vont pas cesser de me le rappeler. Donc, il fallait que j’en sois consciente. Même si je suis d’ici, ils agiront toujours comme si je viens d’ailleurs.”

7 raison pour lesquelles le racisme anti-blanc n’existe pas

Extrait: “C’est dur pour les blancs de confronter la réalité du racisme et les commentaire des gens de couleur sur comment le pouvoir et le privilège fonctionnent, c’est tentant de prendre ces commentaire comme une attaque personnelle et insister que les gens de couleurs sont méchants qui est souvent une tentation de fuire les accusations de racisme inversé.”

What is “white feminism”?

Extrait: “The term « white feminism » was coined sometime around that time, by people wishing to distinguish it from intersectional feminism, and has been used as a way to critique some prominent feminists’ tendency to keep treating issues that don’t affect primarily white suburban women as unimportant.”

Véronique Legault veut m’envoyer une mise en demeure

février 28, 2017

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J’ai écrit récemment sur une amie qui est victime de racisme et de menaces très violentes. Une des personnes qui avait publiquemment écrit qu’elle souhaiterait que mon amie meure, qu’elle “se brise le cou la chienne”, a décidé de m’écrire un message privé sur Facebook.

Un message privé dans lequel elle m’appelle par mon vrai nom (ouh la la vous êtes tous surpris que mon véritable nom ne soit pas celui d’un personnage inspiré par Gainsbourg) avec un petit smiley et me menace d’une mise en demeure si je ne m’excuse pas ni ne retire mon billet de blogue qui révèle l’étendue de sa haine et de son racisme.

Je ne sais pas si elle voulait me faire peur ou si elle croyait vraiment que j’allais écraser mes 36C sur le plancher de ma chambre et me soumettre à ses demandes.

Non. Je ne tolère pas le racisme. Non. Je ne tolère pas l’intimidation.

Les cadeaux sont punis par la loi

février 14, 2017

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Les lois sur le travail du sexe sont pourries. Et même si elles ne sont pas les mêmes en France qu’au Canada, cette boutade de Thierry Shaffauser arrive à point, pour confirmer que le côté mercantile des relations sexuelles n’est pas que présent dans le travail du sexe.

“À l’occasion de la St Valentin, après avoir échangé vos cadeaux n’oubliez pas que « Art. 611-1.-Le fait de solliciter, d’accepter ou d’obtenir des relations de nature sexuelle, y compris de façon occasionnelle, en échange d’une rémunération, d’une promesse de rémunération, de la fourniture d’un avantage en nature ou de la promesse d’un tel avantage est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe. »

Il faut croire que certains échanges économico-sexuels sont plus légitimes que d’autres.”

Thierry Shaffauser, accompagnant sexuel pour des personnes handicapées et militant pour les droits des travailleurs.ses du sexe

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« Je n’aurais aucun problème à la crisser dans une salle pis la battre pendant des heures à coups de poing. »

février 4, 2017

Kali Queen

J’aime croire que je suis douce et gentille et que mes ongles sont trop régulièrement limés pour ne pas se transformer en griffes. Sauf que lorsque mes enfants ou une personne que j’aime est attaquée, je ne veux plus être douce et gentille et mes ongles tapent sur mon clavier même si je voudrais faire autre chose quoi je sais pas.

C’est totalement injuste, la violence rencontrée par certaines personnes, comme Kaligirwa Namahoro, une reine qui refuse bullshit et soumission, une reine qui donne des conférences et milite activement contre tout ce qui tue et trouble et rend silencieux les autres.

Kaligirwa crache sur le silence. Au racisme, au sexisme, à la transphobie ou à l’homophobie, Kaligirwa s’oppose et lutte et dicte des mots dicte la réalité, tell it like it is, des white tears c’est des white tears et des cheveux en motton c’est pas des dreads. Ce doit être lourd parce que sa voix est souvent refusée et bafouée et instrumentalisée.

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Ce n’est pas seulement sa voix qui est menacée, ce sont ses doigts que quelqu’un rêve de voir écrasés, son cou brisé, son corps recouvert d’hématomes, tout ça tout ça librement avoué sur les réseaux sociaux.

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Cette violence Kaligirwa la reçoit et ce n’est pas juste et ce n’est pas normal et il n’y a rien à relativiser. C’est grave.

Ce n’est pas l’expression culture du viol qui devrait choquer, mais ce qu’elle représente

octobre 28, 2016

En page couverture du Devoir du 27 octobre, il y avait l’expression culture du viol entre guillemets. Leur couverture depuis les agressions à l’Université Laval et la dénonciation d’Alice Paquet avait été super intéressante. Mais pourquoi l’expression culture du viol entre guillemets? Est-ce pour diminuer l’importance du phénomène? Est-ce parce que la culture du viol ne leur semble pas le meilleur terme?

Culture du viol. Ça choque. Mais moi ce qui me choque, c’est qu’une femme sur trois se fera agresser sexuellement au Québec.

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L’expression est violente car ce qu’elle décrit est violent. L’expression ne devrait pas exister car tout ce qu’elle décrit ne devrait pas exister. #stopcultureduviol

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Hier j’étais à Montréal, lors de la mobilisation contre la culture du viol. Avec mes deux enfants. Et des milliers d’autres personnes.

Photo: Andréanne Regina S. Sylvestre

   Photo: Andréanne Regina S. Sylvestre

Mon billet sur Vice Québec : Accepter un baiser n’est pas accepter de baiser

Extrait : « «  Je n’avais jamais raconté à personne mon viol. Je ne pensais pas que c’était un viol. Je savais que c’était un viol, mais je me disais que j’inventais peut-être, que j’étais folle. J’ai raconté ce qui m’est arrivé à mon chum la semaine dernière. Il est avec moi. Je sais que je ne suis pas folle et que je ne suis pas seule non plus », m’a dit une participante à la manifestation. » »

koriass

instagram koriass

#stopcultureduviol

octobre 25, 2016

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Les derniers jours ont été difficiles et c’est nécessaire, d’être confronté à ce qui est est difficile, parce que ça ne peut être ignoré, la culture du viol.

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Une manifestation est prévue le 26 octobre à Montréal, et aussi dans plusieurs régions du Québec, pour réclamer la fin de cette culture du viol, une culture de filles de dix ans qui se font traiter de salope dans une cour d’école, sans que les professeurs n’y fassent quoi que ce soit, une culture d’escortes qui se font répéter que ça ne se peut pas, se faire violer si on est payée, une culture de personnes racisées et autochtones qui, plus à risque de se faire agresser sexuellement, portent moins souvent plainte, car après, elles sont accusées de diffamation ou oubliées, désavouées.

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La manifestation commencera à 17h30, à la Place Émilie-Gamelin.

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J’espère vous croiser à la manifestation, mais j’espère aussi que du beau et du réconfort et des roses en urgence et des safe space, pour tous.

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Cubicule ou chambre d’hôtel?

octobre 3, 2016

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Des danseuses occupées par des policiers plutôt que par des clients

juin 17, 2016

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J’ai participé à une campagne de Stella pour condamner la répression en général du travail du sexe, dont celle ayant lieu dans le contexte du Grand Prix de Montréal.

Dans ma chronique Canoë, j’indiquais qu’au “mois de juin, pour le Grand Prix, ou peu importe le mois et l’événement, les escortes ne veulent pas être sauvées. Elles veulent travailler. Sans être exploitées, surveillées, traitées de pizza ou menacées par des lois et des croisades faussement féministes”.

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Stella, un organisme à la défense des droits des travailleuses du sexe, rappelait aussi que “le travail du sexe et la traite humaine ne sont pas synonymes. Le portrait de tout travail du sexe comme étant de l’exploitation et la confusion entre travail du sexe et traite humaine amènent les policiers à surveiller, détenir, arrêter et déporter des travailleuses du sexe, particulièrement les femmes racisées ou migrantes, sous couvert d’opérations cherchant des «victimes». Ceci détourne des ressources qui pourraient être utilisées pour enquêter sur les vrais cas d’exploitation et empêche les clients et travailleuses du sexe qui sont témoins de situation d’exploitation de les dénoncer, sous peur d’être arrêté-e-s.”

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Pourquoi rester anonymes?

Des Femen et des femmes contre le travail du sexe ont décrié le fait que les participantes à la campagne de Stella avaient le visage masqué. Comment pouvaient-elles nier notre besoin d’anonymat, alors que les travailleuses du sexe sont insultées, instrumentalisées, comparées à des pizzas ou à des femmes brainwashées, pointées du doigt dans des procès pour la garde d’enfants lors d’un divorce, obligées de marcher toutes nues, en public, une fois arrêtées par les forces de l’ordre? Des Femen se sont aussi joyeusement applaudies, insinuant que les travailleuses du sexe les imitaient enfin, posant nues, alors que ce sont elles, les Femen, qui copient les travailleuses du sexe, en utilisant leur corps pour faire passer un message. Les travailleuses du sexe utilisent leur corps, toujours, ne le vendent pas, et préféreraient ne pas avoir à passer un message, mais comme parfois personne ne semble écouter, leur corps, dont elles connaissent mieux les limites que quiconque, leur corps leur sert à passer un message, encore, à payer leur loyer, à nourrir leur enfant, à jouir et faire jouir.

Des danseuses sans clients pendant le Grand Prix

Comme Stella le prévoyait, la répression lors du Grand Prix a eu des effets néfastes sur les services proposés par les travailleuses du sexe. Un ami m’a raconté qu’il était au Café Cléopâtre, avec une copine qui dansait autrefois au Cléo. Elle avait décidé d’y retravailler quelques soirées. Le samedi du weekend du Grand Prix, vers minuit, dix policiers sont entrés. Ils ont noté le nom de toutes les danseuses et ils ont vérifié leur âge et d’où elles venaient. Ils ont interrompu les danses en cabines, alors que les danseuses y travaillaient. Cela a certainement enlevé à plusieurs clients l’idée de se payer une danse. Les policiers sont restés entre une heure et deux heures. Les travailleuses ont perdu leur temps et possiblement beaucoup d’argent. Toutes les cabines étaient vides, après le départ des policiers, qui semblaient déterminés à trouver des danseuses nées dans un autre pays. Il n’y en avait pas. Elles étaient toutes là pour travailler, par choix, et elles n’ont pas travaillé: elles ont plutôt assisté à ce que provoquent la panique et les croisades moralistes.

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Qui est le plus obsédé par les graines?

mai 21, 2016

pin up pénis

La vérité: j’aime mieux les pénis bandés que mous. Mais la taille, c’est pas trop dérangeant, pour ma chatte, en tout cas. Je serais triste avec un mec qui a deux centimètres de graine, mais je n’ai vu ça qu’une fois sur mille mecs, alors ce n’est pas effrayant.

Ma chronique la plus récente sur Canoë explore cette obsession sur la taille des bites. Entre les femmes et les hommes, qui est le plus maniaque de la règle à mesurer?

Extrait: “Amélie soulève que son mari a des réactions semblables. «Je coupais des courgettes, des concombres et des carottes. Mon mari s’est approché et il a passé un commentaire comme quoi il avait du chemin à faire avant d’avoir un sexe aussi gros que ces légumes. Quand j’ai rétorqué que son pénis était déjà plus gros, il ne m’a pas crue. Il a sorti son membre pour comparer, et même au repos, il était plus impressionnant que tous les légumes. Il en était bouche bée.»”

La photo surplombant ma chronique a reçu des commentaires hilarants. Thanks guys de me lire et de me faire rire.

Pénis parfait

cheveux de Justin Trudeau

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En extra: un article qui soulève à quel point les blagues sur les petites queues, c’est stupide, et anti-féministe.

En extra: un chat avec un pénis sur la face. 

chat pénis

Muette mais pas trop

mai 16, 2016

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Je ne sais pas quand je suis devenue furieuse.

J’étais furieuse contre tout, petite, je faisais des fanfares dans mon quartier, avec des casseroles et des flutes à becs, mais je faisais aussi des pétitions, que je jurais envoyer à un ministre après. Mes parents les gardaient plutôt dans un portfolio.

Après, j’ai eu envie d’être parfaite, mais je ne l’étais pas, et ça me tentait de parler trop fort et de vomir pour qu’on sache que je ne l’étais pas, ni parfaite ni dupe, et que c’était insupportable, d’être dans un collège privé qui encourageait une curiosité à sens unique, une curiosité vers l’excellence et les prix Méritas, pas une curiosité vers les cryptes et les poils pubiens. J’étais sage, j’avais des yeux ouverts grand grand pour mes professeurs, quand je ne dessinais pas des femmes toutes nues dans mes cahiers.

Il parait que j’ai déçu des professeurs quand ils ont su que j’avais fait la pute. Ils se sont demandé ce qu’ils auraient pu faire, pour que je ne devienne pas moi. Je ne pense pas qu’ils auraient vraiment voulu me payer pour que je suce leur queue en écoutant du Léo Ferré. Je pense que j’aurais fait la pute de toute façon, parce que je le voulais, comme j’ai voulu teindre mes cheveux en noir, comme j’ai voulu des enfants et comme j’ai voulu crier je t’aime, saoule, chaque fois que je me rendais au dépanneur, dans St-Henri, pour acheter de la bière et des croustilles à l’aneth pour un mec qui n’aimait pas les sabots que j’achetais chez Urban Outfitters.

Je suis furieuse depuis qu’un mec a écrit sur un blogue ce qu’était le consentement sexuel, alors que ce mec, c’est celui qui m’a prise de force. Je suis furieuse et je me force à ne pas l’être, je suis furieuse et je pourrais faire des graffitis partout, avec son nom, mais je ne le fais pas, et je ne me coupe pas les cheveux, et je ne recommence pas à faire la pute, je suis juste furieuse et j’ai pensé à l’origine de ma colère, quand j’ai lu sur l’affaire Baupin.

L’affaire Baupin, ça a commencé avec un tweet.

« Ironiquement, c’est un gazouillis féministe sur Twitter qui a déclenché ce qu’on appelle aujourd’hui « l’affaire Baupin ». Le député du parti Europe Écologie – Les Verts (EELV) y apparaissait avec la bouche peinte en rouge, en geste de solidarité avec les femmes victimes de violence.

C’était trop pour la militante verte Elen Debost, longtemps harcelée par le politicien qui l’inondait de textos explicites, style : « J’ai envie de voir ton cul » ou « Je voudrais te sodomiser », et autres grossièretés.

Devant l’image de Denis Baupin posant en défenseur des droits des femmes, Elen Debost a eu envie de vomir et de hurler, écrit-elle sur Facebook. Avant de demander : « N’y a-t-il pas des limites à l’indécence ?»

Moi ça n’a pas commencé avec un tweet, mon histoire avec lui, mais ma colère, oui, elle vient peut-être de presque rien, d’un article, dans lequel il défendait le courage des femmes qui dénonçait, alors qu’aucune ne le dénonçait, lui.

Je ne sais pas quoi dire sauf que ma colère, elle n’est pas rien, je ne sais pas la transformer en autre chose, mais elle est là et elle est solidaire avec la colère de toutes les autres femmes qui ont décidé de ne pas se soumettre à quelque chose qu’elle n’était pas, muette, nous ne sommes pas muettes, et nous ne nous transformerons pas en vandales ni en justicières, pas toutes pas toutes, mais nous ne sommes pas muettes, please pretty please.

À lire aussi sur les suites de l’affaire Baupin : « « On ne peut pas dire à une femme, quel que soit son statut, qu’elle soit salariée, étudiante, chômeuse, mère au foyer ou élue, à propos d’une collègue : « A part ses seins magnifiques, elle est comment? ». On ne peut lui dire d’un air graveleux : « Ta jupe est trop longue, il faut la raccourcir » ou « Est-ce que tu portes un string? ».

« L’impunité, c’est fini »

« Ce que nous racontons est arrivé à certaines d’entre nous ou certaines de nos paires, mais là n’est pas la question. Cela arrive tous les jours à des femmes dans les transports, dans les rues, dans les entreprises, dans les facultés. Cela suffit. L’impunité, c’est fini. Nous ne nous tairons plus. » »