Posts Tagged ‘travail du sexe’

La fessée et beaucoup de vices

septembre 19, 2016

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J’ai discuté jeudi dernier de mon désir de redevenir escorte avec Yannick Marceau et Laurence Gagnon de l’émission radio Marceau le soir. C’est chouette, la radio, même si ok, je sais que ce serait encore plus top si j’étais en studio avec eux. Bientôt – quand je trouverai une baby-sitter pour mes choux.

Écoutez-moi me donner une fessée.

Et lisez les deux textes qui ont inspiré mon passage à Marceau le soir.

Pourquoi je voudrais redevenir escorte (Vice Québec est lancé, yeah!) – une amie m’a dit que j’écrivais de façon trash et poétique et j’étais trop contente qu’elle soit sous le charme, malgré le sujet, qui l’enchante moins: “Me faire bronzer au parc pendant que j’apprends aux enfants à chanter l’alphabet et jouer à la cachette tout en lisant des potins sur mon cellulaire, c’est super gratifiant, mais j’aimerais aider notre famille autrement qu’en répétant dix fois par jour : « Les mots de toilettes, c’est juste aux toilettes qu’on peut les dire. »”

Aimer la fessée n’est pas une maladie mentale (ma chronique Canoë hebdomadaire, yeah!): “Une personne soumise ne le fait pas pour plaire à quelqu’un: elle le fait car c’est ce qu’elle croit essentiel pour se sentir accomplie. Parfois, cela va au-delà du jeu sexuel. Jessica Caruso explique que certains participants vont s’inscrire à un registre d’esclaves. Un numéro d’esclave leur est alors assigné, ainsi qu’un certificat d’inscription et un code-barres personnalisé.”

Bon début de semaine y’all! Bisous soufflés au miel!

Des danseuses occupées par des policiers plutôt que par des clients

juin 17, 2016

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J’ai participé à une campagne de Stella pour condamner la répression en général du travail du sexe, dont celle ayant lieu dans le contexte du Grand Prix de Montréal.

Dans ma chronique Canoë, j’indiquais qu’au “mois de juin, pour le Grand Prix, ou peu importe le mois et l’événement, les escortes ne veulent pas être sauvées. Elles veulent travailler. Sans être exploitées, surveillées, traitées de pizza ou menacées par des lois et des croisades faussement féministes”.

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Stella, un organisme à la défense des droits des travailleuses du sexe, rappelait aussi que “le travail du sexe et la traite humaine ne sont pas synonymes. Le portrait de tout travail du sexe comme étant de l’exploitation et la confusion entre travail du sexe et traite humaine amènent les policiers à surveiller, détenir, arrêter et déporter des travailleuses du sexe, particulièrement les femmes racisées ou migrantes, sous couvert d’opérations cherchant des «victimes». Ceci détourne des ressources qui pourraient être utilisées pour enquêter sur les vrais cas d’exploitation et empêche les clients et travailleuses du sexe qui sont témoins de situation d’exploitation de les dénoncer, sous peur d’être arrêté-e-s.”

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Pourquoi rester anonymes?

Des Femen et des femmes contre le travail du sexe ont décrié le fait que les participantes à la campagne de Stella avaient le visage masqué. Comment pouvaient-elles nier notre besoin d’anonymat, alors que les travailleuses du sexe sont insultées, instrumentalisées, comparées à des pizzas ou à des femmes brainwashées, pointées du doigt dans des procès pour la garde d’enfants lors d’un divorce, obligées de marcher toutes nues, en public, une fois arrêtées par les forces de l’ordre? Des Femen se sont aussi joyeusement applaudies, insinuant que les travailleuses du sexe les imitaient enfin, posant nues, alors que ce sont elles, les Femen, qui copient les travailleuses du sexe, en utilisant leur corps pour faire passer un message. Les travailleuses du sexe utilisent leur corps, toujours, ne le vendent pas, et préféreraient ne pas avoir à passer un message, mais comme parfois personne ne semble écouter, leur corps, dont elles connaissent mieux les limites que quiconque, leur corps leur sert à passer un message, encore, à payer leur loyer, à nourrir leur enfant, à jouir et faire jouir.

Des danseuses sans clients pendant le Grand Prix

Comme Stella le prévoyait, la répression lors du Grand Prix a eu des effets néfastes sur les services proposés par les travailleuses du sexe. Un ami m’a raconté qu’il était au Café Cléopâtre, avec une copine qui dansait autrefois au Cléo. Elle avait décidé d’y retravailler quelques soirées. Le samedi du weekend du Grand Prix, vers minuit, dix policiers sont entrés. Ils ont noté le nom de toutes les danseuses et ils ont vérifié leur âge et d’où elles venaient. Ils ont interrompu les danses en cabines, alors que les danseuses y travaillaient. Cela a certainement enlevé à plusieurs clients l’idée de se payer une danse. Les policiers sont restés entre une heure et deux heures. Les travailleuses ont perdu leur temps et possiblement beaucoup d’argent. Toutes les cabines étaient vides, après le départ des policiers, qui semblaient déterminés à trouver des danseuses nées dans un autre pays. Il n’y en avait pas. Elles étaient toutes là pour travailler, par choix, et elles n’ont pas travaillé: elles ont plutôt assisté à ce que provoquent la panique et les croisades moralistes.

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Lundi oui oui oui: célébrités imitées et sucettes

janvier 26, 2016

*COMPOSITE*

J’ai lu le Le Grand Antonio et un livre sur les pompiers à mes enfants (mon fils est un wannabe pyromane-pompier-strip-teaser-reine de beauté-Bob le bricoleur). Je suis prête à googler calendrier de pompiers maintenant.

Ce que j’aime plus que d’entendre mon voisin jouer de la flûte :

Guru. RedBull aux fruits tropicaux. Copine qui se colle une moustache sous le nez. Hypnose. Sucettes véganes. Célébrités imitées sur Instagram. Soleil lors d’une promenade à 15h30. Histoire d’un Syrien qui ne comprend pas l’absence de tapis chez sa logeuse. Bande dessinée pour comprendre à quel point les travailleuses du sexe sont ignorées lorsqu’il est question de lois sur le travail du sexe.

Celeste Barber

Extrait de La Pile, une nouvelle d’Anne Archet :

« Elle est assise à califourchon sur un inconnu, tatoué jusqu’à la racine des cheveux, dont la bite est enfoncée jusqu’aux couilles dans sa chatte. Un autre inconnu au visage émacié, posté derrière elle, la sodomise précautionneusement, avec une délicatesse maniérée. En les voyant besogner joyeusement, je me surprends à fredonner mentalement Valderi Valdera – il y a fort à parier qu’ils se sentent comme de joyeux promeneurs du dimanche tant les sentiers qu’ils empruntent ont été, avant leur passage, longuement balisés et parcourus de long en large. Le plancher de béton poussiéreux est jonché de vêtement divers sur lesquels sont assis quelques individus, hommes et femmes, qui reprennent leur souffle avec, je le devine, le sentiment du devoir accompli. Debout près de la porte, il y en a une qui a refusé au dernier moment de se désaper et qui filme la scène avec son téléphone, une main fourrée entre ses cuisses. »

Bonne semaine y’all! Cheers!

Lundi oui oui oui: caramel salé et livreur d’UPS

janvier 19, 2016

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Hier je suis allée manger des galettes des rois aux pistaches et au choco-poires. C’était dix jours après la fête des Rois, mais des galettes, j’en mangerais plus souvent qu’une fois par année anyway si je savais en cuisiner. Je n’ai pas pris de champagne parce que j’ai décidé de ne pas boire jusqu’à mon anniversaire (vous pouvez m’offrir des bouteilles devant lesquelles je ferai du yoga ou des incantations magiques) et je n’ai pas montré ma petite culotte parce qu’il y avait trop d’enfants chez mon copain Colin.

masque peeling

Photo classy sur ma page Facebook

Ce que j’aime plus que garder la couleur de mes petites culottes que pour moi :

Masque peeling qui me donne la sensation d’avoir du foutre sur le visage. Masturbation dans une cabine téléphonique new-yorkaise. Chandail tout doux I’d rather be sleeping. Facteur. Livreur d’UPS. Pompiers. Paris Hilton en femme d’affaires bien avisée. Conférences organisées par l’Association végétarienne de Montréal. Fiston qui se réveille en chantant la chanson Élisa de Gainsbourg. Fantasmer sur les mecs plus vieux que moi au Starbucks, même s’ils parlent de trucs blah comme les assurances contre les vols. Sexy Tragic Muse. Frère qui s’en va dans l’armée. Romans policiers prêtées par une superwoman. Défi zéro déchet. Glisser. Caramel salé. Bien utiliser le web pour sa sécurité comme travailleuse du sexe. Photos ahurissantes/déprimantes de gens qui sortent d’un magasin chic.

dougie wallace

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Bonne semaine y’all ! Bisous à l’eau pétillante !

Les salopes et leur double vie

janvier 15, 2016

Je fais une mini apparition à l’émission Banc Public, sur le sujet de la double vie.

Moi, ma double vie, c’était quand j’étais escorte, et que je devais mentir non par honte, mais par besoin de me protéger. J’en venais à me détester, à mentir, sur ce que je faisais, sur où je devais me rendre, après une Smirnoff Ice avec des copains. J’en avais mal au ventre, de revenir chez moi et de me retrouver devant rien, juste de l’argent à dépenser, le soleil pour m’aveugler pendant que je lisais trois revues à potins, pour me rapprocher de Jennifer Aniston parce que je n’osais pas me rapprocher de ma meilleure amie, je n’osais rien raconter, ni le plaisir, ni les peurs, parfois, ni la musique préférée d’un client, ni le massage avec une balle de tennis qu’un autre m’avait fait, je ne pouvais pas dire que les cheveux, après avoir été lavés cinq fois, ont l’air trop raplapla pour trouver ça glam, attendre et jouir en changeant mon prénom avec une autre personne qui change aussi son prénom.

Je mentais parce que les salopes, elles ne sont pas crues, elles ne sont pas aimées, elles sont questionnées, sans relâche, sur pourquoi elles sont des salopes.

Je suis encore une salope, mais je sais que je peux être crue, maintenant, un peu plus crue, quand je dis que je ne suis pas juste ça, payée ou pas, je ne suis pas juste ça.

Un autre texte vraiment intéressant sur les mensonges à répéter et la stigmatisation des travailleuses du sexe, Escorte : la vie dans le placard. Un témoignage sensible, fort, poignant.

Extrait : En fait, c’est ça qui a failli me faire craquer, me faire tout arrêter : l’obligation de mentir à tout le monde. Parce que j’ai peur de devenir « la pute », cette fille, là-bas, que sisi, je te jure, elle baise avec des mecs pour de l’argent. Que pfoua, c’est trop dégueu. Que c’est qu’une connasse vénale, ou une pauvre fille perdue, d’ailleurs, avec tout ce qu’elle a vécu, pas étonnant qu’elle soit tordue. Personne pourrait être amiE avec une fille pareille, encore moins partager son intimité. Baiser avec une pute, c’est la honte, et en tomber amoureuxSE, encore plus.

J’ai eu peur, et j’ai toujours peur, de me taper cette étiquette. D’être marquée au fer rouge. De ne plus jamais pouvoir revenir en arrière, d’être obligée de me confronter aux genTEs qui, en permanence, s’imagineront ma sexualité avec une curiosité avide et dégoûtée. Qui me réduiront à cette seule partie de moi : Decade, la pute.

J’ai pas envie d’avoir à me justifier. « Pourquoi tu fais ça alors que t’en as pas besoin financièrement ? Alors que tu pourrais faire autre chose ? Pourquoi t’infliges à ton entourage d’être pote avec une pute, ou amoureuxSE d’une pute ? Pourquoi t’arrêterais pas, ça serait tellement plus simple pour tout le monde, si t’arrêtais. Pourquoi c’est si important pour toi de coucher avec plein de genTEs ? T’es une salope égoïste ou quoi ? Ou alors c’est pour l’argent ? Mais du coup, t’es une connasse de matérialiste ou quoi ? Est-ce que c’est à cause de ton passé ? Est-ce que c’est parce que t’es traumatisée ? Tu donnes un pourcentage de ce que tu gagnes à quelqu’unE d’autre, mais c’est pas immoral ça ? C’est pas anti-féministe ? C’est pas contraire à tes principes ? Comment tu justifies ça ? Vas-y, on sort les pop-corns et on te regarde te débattre dans la boue face à nous »

Et moi, moi je suis marquée au fer rouge, comme elle dit, l’auteure du billet que je cite. Parce que lorsque j’apparais quelque part, c’est ex-escorte qu’on écrit pour parler de moi. Et ça ne me choque plus. Ça me surprend, toutefois, c’est bête, mais ça me surprend.

Un prince à baiser et pour qui chanter au karaoké

novembre 10, 2015

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Comme elle le proclame sur son site web, Jillian Lauren est passée de fille dans un harem à membre d’un parent-teacher association. De fillette abandonnée par une maman ballerine à auteure tatouée qui donne des conférences sur l’adoption.

Elle raconte tout ça dans Some Girls, My Life in a Harem, ce qui l’a amenée à baiser avec un prince sadique et à le partager avec d’autres filles qui se saoulaient et se détestaient en attendant leur tour au karaoké.  Ou leur tour sur un terrain de tennis. Ou leur tour pour recevoir un bijou ou la queue du prince.

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Elle raconte qui elle était, et ce qu’elle tente d’être, après des semaines et des mois de shopping de sacs Vuitton et d’enfermement. Son récit n’en est pas un d’escapades sexuelles dans un pays exotique. C’est le récit d’une Shéhérazade contemporaine, qui se cherche, qui se cherche et se crée, avec des mots, des secrets qui ne sont plus des secrets, de l’encre sur sa peau et des désirs à réinventer.

Some Girls

Extraits de Some Girls, My Life in a Harem:

Sur ses tatouages qui l’obligent à se révéler aux autres : « With my story writ large on the surface of my skin, I would no longer be tempted to fool people into thinking that I was normal. Tattooing was going to be my own radical statement about permanence and impermanence. It was the scarlet letter that I would proudly embroider across my chest. »

Sur le pouvoir de l’argent et des possessions : « There is something about that kind of hard, cold, sparkling sign language for power that even I, quasi-socialist sometime-vegetarian artist – even I wanted to hold up and shout, Look motherfuckers : I have a treasure from a prince. I am beautiful. »

Lundi oui oui oui: bad boys et pantoufles en phentex

novembre 10, 2015

Peaky Blinders

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Je porte un soutif rembourré et je trouve que ça me donne dix ans de plus. Je comprends pas trop pourquoi. Peut-être parce que j’ai vu trop souvent des filles dans le Vieux-Montréal avec des seins en armure qui avaient la quarantaine.

En tout cas.

Ce que j’aime plus que les crampes de menstrues :

Sanctuaire pour animaux. Cinéma avec une copine qui pleure moins que moi. Rice Krispies avec du colorant spécial Noël. Bad boys et bad girls de Peaky Blinders. Soleil le matin au parc, en bottes de pluie et manteaux ouvert. Recettes de macaroni et fromage vegan. Aprem de discussions sur le genre et sur les moustaches et sur ce qui se doit d’être flamboyant ou non. Rêver à la Première Dame du Canada qui me donne des pantoufles en phentex – deux jours après avoir rêvé que je participais à des manifestations pour rappeler à Trudeau ses promesses électorales sur la décriminalisation de la prostitution. Distributeurs d’histoires courtes. Danser sur des chansons des Spice Girls avant le dodo des enfants. Parler de ma meilleure amie avec Léa Clermont-Dion pour l’émission Banc Public. James Deen Mainstream.

À lire aussi : Est-ce que Marguerite Duras aurait utilisé Twitter ?

Extrait : «Le musicien critique âprement le fait qu’on demande aux artistes d’être présent sur les médias sociaux (voir les Rihanna et autre Lady Gaga de ce monde), mais aussi de créer, de performer et de « divertir » à un rythme soutenu, alors que cela demande une grande part de solitude, ce qui est incompatible, selon lui. Comment la créativité peut-elle survivre dans ces conditions? »

Bonne semaine y’all ! Je vous souhaite feux d’artifice dans votre cœur et zéro crampes de menstrues ever.

Devenir Lorelai Lee, sur une table de billard, de la salive sur le visage

octobre 25, 2015

Lorelai Lee

J’ai toujours aimé avoir plusieurs prénoms. J’avais un cahier, chez mes parents, et je signais tout du nom de Renata. J’avais un nom aussi, mais j’ai oublié lequel, un truc très simple et familier, ça pourrait être Beaulieu.

Mes prénoms ne sont pas tous moi.

Quand je reçois des courriels et qu’un ami m’appelle Mélodie, alors qu’il connait le prénom que mes frères, mes parents et mes enfants utilisent, je sens une distance. Je me sens prise à être ce qu’il voudrait que je sois, comme un ancien amant qui voulait me créer à nouveau, m’acheter d’autres robes, me trouver un autre sourire et rencontrer mes parents pour leur montrer comme j’étais mieux comme ça, avec son vin et son foutre dans le sang, avec les kilos d’une autre sur les cuisses.

D’autres parviennent à être le nom qu’elles se sont choisies. Moi je suis beaucoup Mélodie, mais pas totalement, j’aimerais beaucoup beaucoup être Mélodie, surtout la Mélodie des débuts, celle qui aimait tout le monde et savait qu’elle aurait du botox dans le front pour ses trente ans. Mais je ne suis pas totalement cette Mélodie.

Lorelai Lee, une pornstar, raconte dans l’anthologie Coming out like a pornstar, d’où lui vient son nom. Des extraits ont été publiés sur Buzzfeed. C’est magnifique, ce qu’elle raconte. Magnifique parce que tout ce qu’elle réalise et écrit, I have been a whore for nearly as long as I wasn’t one, se révèle d’une sensibilité et parfois d’une violence assumée.

Extrait : « I became Lorelei on my knees in front of four naked men in a shoot house kitchen, clinging to pink satin beside a swimming pool at a Los Angeles mansion, tied in rope and hung upside down from a tree in upstate New York, on a green felt pool table with spit sprayed across my face and loving the strangeness of strangers’ bodies in close-up, loving the seamed scars and discoloration and dimples and forgotten hairs, scent of salt and flowers and smoke, infinite variation. I became Lorelei in cars, in trains, and taxis and buses, hungry and tired at 2:00 a.m., at 6:00 a.m., at 3:00 in the afternoon, fingering a new white envelope of hundreds, pulling a twenty for cab fare from a just-counted stack, pressing my forehead to the cool windshield in slow traffic on the 405 with five days worth of thousand-dollar checks in my shoot bag. »

Merci de reconnaître que les travailleuses du sexe sont des êtres humains

août 13, 2015

prostitution décriminalisation

« Peu importe ce que nous pensons personnellement du travail du sexe, en quoi est-ce que ça peut aider quiconque de criminaliser des actes sexuels entre deux personnes consentantes?

Ni l’Organisation Mondiale de la Santé, ni Amnistie Internationale ne nient que des personnes sont trafiquées sexuellement. C’est aussi vrai que plusieurs femmes et enfants sont obligés de coudre les robes que je porte quotidiennement, dans des conditions horribles et dangereuses, sans être nécessairement bien payés. Ils sont parfois exploités et abusés. Et pourtant, jamais de lois ne feraient en sorte que la confection de t-shirt soit illégale. Au contraire, nous tentons de plus en plus de prendre conscience de ce que ça implique, de travailler dans une usine au Bangladesh et nous militons pour de meilleures conditions de travail et des boutiques qui peuvent prouver que leurs jupes à pois proviennent d’un environnement sécuritaire. »

Lisez ma chronique sur le vote d’Amnistie Internationale en faveur de la décriminalisation du travail du sexe.

Lisez aussi l’article hyper intéressant de Gabby Bess sur les réactions des travailleuses du sexe, suite au vote d’Amnistie Internationale. Les travailleuses du sexe sont souvent oubliées par les médias, même lorsque leur vie est discutée, la valeur de leur vie est jugée, débattue, leur voix est tue, et là, maintenant, grâce aux réseaux sociaux, elles sont présentes et elles ne restent pas silencieuses.

Suite à la prise de position d’Amnistie Internationale, il est possible que l’organisation perde des donateurs. Pensez à faire une donation, si possible. Merci. Merci à vous et merci à Amnistie Internationale de montrer que toute vie humaine est importante, que les travailleuses du sexe méritent les mêmes droits que le reste de la population. Merci.

Lundi oui oui oui: poils pubiens et Parc Safari

juin 23, 2015

les filles ne rient jamais

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Je bois du Gatorade dans une coupe de vin orange en me faisant croire que c’est super festif et que c’est aussi rafraichissant que le rosé que je me permettrai de boire juste dans deux heures. Je me fais croire aussi que c’est pas bourré d’aspartame et que ça ne me causera pas de désordres neurologiques tel qu’exposé dans le documentaire Hungry for Change (c’est vraiment bon ! j’y ai appris que certains pilotes d’avion évitent de boire du coca zéro avant un vol, car ils craignent les effets secondaires pouvant genre faire exploser leur cerveau !).

Ce que j’aime plus que de faire l’épicerie en devinant qu’au moins la moitié des aliments on sale sont plus mortels que les drogues dures :

Texter ma copine végétarienne quand je deviens parano. Petite culotte blanche portée par une actrice asiatique way too excitante. Poils pubiens – à raser sans pression, à garder for the fun and beauty of it. Aller dans des jeux d’eau toute habillée. Croire que je suis en symbiose avec une antilope du Parc Safari parce qu’elle allaite son bébé antilope en même temps que j’allaite mon fils. Mode rigolote mais questionnable près des balançoires. Parler de femme fontaine avec un ami de mon mec. Nouvelle bande dessinée de Zviane. Les filles ne rient jamais. Féministe contre la prostitution qui devient pro-décriminalisation de la prostitution et qui explique pourquoi dans Playboy.

Bonne semaine y’all ! Cheers ! (Bientôt le rosé, yeah !)