Être ensevelie sous le foutre et se relever

février 19, 2018

MO

Je veux trouver une classe de yoga comme ça

février 19, 2018

PULP

Je n’étais pas saoule

février 19, 2018

Résultats de recherche d'images pour « bye bye mon cowboy »

L’autre fois j’ai chanté du Mitsou avec une amie. C’était une soirée magique parce que c’est si rare que je l’aie que pour moi et elle est une personne que j’admire/aime totalement/trouve trop jolie. La plus lady des salopes. Une reine qui sait parler d’orteils dans le vagin.

J’en parle trop joyeuse à Marceau le soir, alors que je me gelais un peu dehors et que j’avais l’air déjà saoule. J’étais pas saoule.

Écoutez-moi parler de fantasmes, d’aventures sexuelles choquantes et de professeur qui baise des étudiantes.

J’aime mieux le mauvais sexe que le mauvais usage du mot vagin

février 19, 2018

Quand Chantal Guy de La Presse m’a contactée pour discuter bonnes et mauvaises scènes de sexe, j’étais très heureuse. Nous avons parlé ensemble de l’anus chocolaté et de l’ennui trouvé dans 50 Shades of Gray, des noms de fruits utilisés pour remplacer le mot vulve style j’ai pénétré son pamplemousse juteux.

Elle a aussi questionné l’auteur Jean-Simon Desrochers, dont j’aime beaucoup beaucoup l’oeuvre. C’est à lire ici.

Pour moi, une bonne scène de sexe n’est pas obligée d’être décrite d’un point de vue du corps ou des sensations du corps. On peut parler de la couleur des murs, du drap qui se défait ou qu’il faut laver bientôt, des miettes de croissants, des sentiments – ou absence de sentiments – qu’on a pour l’autre personne. On peut parler de trucs pas excitants aussi, sans que ce soit une scène de mauvais sexe, on peut parler de transpiration, de coiffure qui fout le camp, d’un condom difficile à mettre, d’une frustration quand le cunni est mauvais et qu’on en rêvait depuis trois heures. Les crampes et le sang ne me font pas décrocher – en tout cas moins que si j’ai l’impression qu’un auteur se branle en écrivant une scène lesbienne et se trompe entre le mot vagin et vulve.

Le romantisme n’est pas si excitant

février 14, 2018

L’image contient peut-être : fleur et texte

Branlez-vous ou lisez-moi

janvier 30, 2018

BRANLE

 

 

 

 

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Si vous n’avez pas encore lu Juicy, vous devriez. Parce que je vous le dis et parce que je ne vois pas ce qui pourrait être mieux qu’une « satire certes loufoque, mais aussi très glauque, rappelant une fan fiction de la bande dessinée Archie qu’auraient imaginée à quatre mains Ionesco et Chuck Palahniuk (Fight Club). » (merci Le Devoir)

Avec un verre de blanc si vous êtes comme ma copine extra Vania. Love. Merci pour vrai de me suivre dans ce que je fais, que ce soit sérieux ou déjanté, ou aux limites des deux.

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J’aimerais que ce soit ma vie

janvier 29, 2018

SARAH

Les aventures sexuelles les plus choquantes

janvier 28, 2018

CHOCQUANT

Ma vie sexuelle est très routinière : fessée à minuit, l’amour en cuillère et vibrateur. Je vis toutes les aventures de mes copines par procuration, et j’adore quand elles me confient leur découverte du polyamour ou les bottes qu’elles portent pour marcher sur un amant. Ça m’a donné l’idée d’en savoir plus sur les aventures les plus folichonnes des gens que je fréquente de loin (groupe Facebook obscur sur les parties de jambes en l’air en forêt) et de plus près (maman d’un ami de mes enfants).

Voici leurs secrets les plus coquins. À ne pas lire si vous n’aimez pas rougir ou les fantasmes qui incluent autre chose qu’un bouquet de roses.

Conrad : « Dans un ascenseur au bureau. Sabotage érotique du temps de travail. C’était un ascenseur peu utilisé. Il y en avait plusieurs dans le bâtiment. On pas été dérangé du tout. Le grand miroir a rendu le truc vachement sympa. »

Aurélie : « Baiser toute une semaine avec un gars rencontré lors d’un festival de musique techno. Et me rendre compte qu’au bout d’une semaine, je ne connaissais pas son nom. Et lui ne connaissait pas le mien. »

Thomas : « Après une journée de manifestation, mais je déconseille vivement de lécher sa blonde après une manif et avant une douche, si on est moustachu et qu’on a pris du gaz dans la gueule. »

Benjamin : « Sur le toit de l’aquarium du Trocadero, avec vue sur la tour Eiffel et sur les touristes. C’était avec une Américaine, je voulais lui laisser un beau souvenir de Paris.  Faut contourner une grille au-dessus du vide. Pour quelqu’un qui a le vertige, je ne recommande pas. Après, par contre, c’est tranquille. Sur le toit il y a même des bouches d’aération qui balancent de l’air chaud. C’est le paradis. »

Karine : « Sucer mon mec quand il conduit. Sauf pour les coups de volant à l’arrière du crâne, ça m’excite beaucoup. »

Christophe : « J’aimais bien me faire sucer quand je conduisais sur l’autoroute. Quand je n’avais pas d’enfant à l’arrière. #parentresponsable Et quand j’avais un partenaire qui prenait tout en bouche sinon ça en fout partout. »

Agathe : « Contre le mur extérieur d’une église. C’est bien là qu’on fait les meilleures prières. »

Félicité : « Moi et mon copain on est entrés subrepticement dans le jardin de gens partis en vacances et on a emprunté leur piscine pour un bain de minuit. »

Dominic : « Ma première fois a commencé devant le film Saw. »

Archibald :  « Un jour je vais à un anniversaire et en fin de soirée on me demande d’aider une voisine présente à ramener les chaises qu’elle avait apportées. Je l’aide donc, et arrivé chez elle, je demande à aller aux toilettes. Quand j’en suis ressorti, elle était nue. Je lui dis que je n’allais pas la déranger plus longtemps. Elle me répond qu’elle avait pourtant prévu que je resterais. »

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Cynthia : « À côté des gens qui dorment…Sauf qu’en toute honnêteté, on sait qu’ils font juste semblant! »

Amandine : « Dans un hangar qui faisait office de bureaux et garage pour une compagnie de sécurité pour les incendies. BDSM toute la nuit. On a pris 20 minutes à gratter les gouttes de cire sur le parquet. »

Christine : « Dans la file d’attente de Space Mountain à Disney. Vers 17h, c’est l’heure creuse et il n’y avait personne. On a fait ça debout. »

Rémi : « Quand j’ai voulu présenter ma copine à mon amante, à une soirée thème pirate, et qu’elles se sont tellement bien entendu qu’on a fini tous les trois dans le lit. »

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Aube : « Sur un balcon durant un feu d’artifices. »

Circée : « Ma meilleure fois, c’était lorsque j’ai passé une nuit enfermée dans une armoire, attachée et baillonnée avec du sperme encore plein sur moi. »

Je me suis crossée au lieu de vous écrire un conte de Noël

décembre 27, 2017

Je ne vous ai pas écrit de conte de Noël cette année parce que un) personne ne les lit haha et deux) je dois un livre à mon éditrice/bombe blonde/athlète de l’année/amoureuse des chats/personne vraiment trop chill avec moi – ce sera un livre qui sera plus intéressant et magique que le vernis à ongles qui ne s’écaille pas, promis et trois) je suis fatiguée j’ai été trop fatiguée ma fatigue est nulle – j’ai publié un truc sur Facebook le 17 décembre à ce sujet et je vous le copie-colle ici.

« Souvent j’explique que je suis devenue escorte parce que je suis paresseuse.

C’est comme une excuse : je n’étais pas capable de travailler comme les autres, je ne suis pas encore capable de travailler comme les autres, je restais parfois au lit, je me souviens je restais au lit et je n’en sortais pas, toute une journée, incapable d’aller sourire huit heures dans une librairie. Parfois je reste encore couchée et je me lève parce que je dois habiller les enfants, leur proposer aussi une boisson de soya aux fraises et des Froot Loops, je me lève et je me dis je pourrais retourner me coucher après et les journées passent comme ça.

Je ne sais pas pourquoi. Je suis triste parfois. Je suis fatiguée. Je n’en parle pas, je ne pense pas que je suis malheureuse, c’est juste que ma tristesse est parfois trop lourde ou qu’elle n’est pas une tristesse : je suis parfois juste trop lourde pour me soulever.

Je ne suis pas devenue escorte parce que je suis paresseuse. Je suis devenue escorte parce que c’est la seule façon que j’ai trouvé d’être moi, de pas me fausser, de pas rire si ça ne me plaisait pas, de pouvoir passer des journées juste à lire à boire de l’eau au pamplemousse et à rester seule, et d’autres journées à voir plein de monde et à me déshabiller et à regarder d’autres personnes se déshabiller.

Je n’ai pas à m’excuser d’être devenue comme ça. Et pour toutes les autres qui sont comme moi et pour toutes les autres qui ne sont pas comme moi, qui ne se retrouvent pas dans ce travail, mais qui enfilent quand même des condoms sur des queues et qui ont les cheveux gras de trop les laver, toutes les autres toutes les autres nous toutes, nous n’avons pas à subir la violence. De personne. Nous n’avons pas à subir la violence des personnes qui forcent une des nôtres, à sauter, par peur d’être arrêtée par la police, d’un immeuble, et de mourir, de mourir d’avoir été pute. C’est arrivé, comme ça, cette année, à New York. Nous n’avons pas à subir la violence des personnes qui nous rejettent, qui nous jugent, qui refusent que nous soyons ce que nous sommes. Nous n’avons pas à subir la violence de certains clients qui croient que nous ne comptons pas, puisque nous devrions faire comme à la télé et ouvrir les jambes comme des robots et mouiller sur commande et crier aussi merci. Nous n’avons pas à subir la violence des journalistes qui nous nomment comme nous ne voulons pas être nommées et qui nous cherchent que pour les étiquettes et les scandales de foot et de foutre et de drogues à s’injecter comme si personne d’autre que nous n’était dépendante à autre chose qu’à du dissolvant de vernis à ongles.

C’est presque fini. C’était aujourd’hui : la journée internationale pour en finir avec la violence dirigée contre les travailleuses – et travailleurs – du sexe. »

Je vous propose d’autres lectures aussi parce que je suis toujours super pertinente.

Une femme nous raconte comment une escorte a pu l’aider à se connaître et sauver in a way son couple.

Le poil des femmes est toujours prêt à embarrasser le monde entier. Ou à exciter.

Une escorte canadienne enceinte explique comment ça se passe, travailler avec un ventre prêt à exploser.

Des travailleuses du sexe révèlent les messages merdiques que certains clients leur envoient.

C’est du tout beau. Si vous avez des questions pour moi, n’hésitez pas, que ce soit sur la manière de lécher des couilles sans avoir de poils entre les dents ou comment diriger la planète Terre (ça je sais pas, mais ça peut être le fun de demander à des gens influents).

Des noms parfaits pour des strippers

décembre 27, 2017