Qui est le plus obsédé par les graines?

mai 21, 2016

pin up pénis

La vérité: j’aime mieux les pénis bandés que mous. Mais la taille, c’est pas trop dérangeant, pour ma chatte, en tout cas. Je serais triste avec un mec qui a deux centimètres de graine, mais je n’ai vu ça qu’une fois sur mille mecs, alors ce n’est pas effrayant.

Ma chronique la plus récente sur Canoë explore cette obsession sur la taille des bites. Entre les femmes et les hommes, qui est le plus maniaque de la règle à mesurer?

Extrait: “Amélie soulève que son mari a des réactions semblables. «Je coupais des courgettes, des concombres et des carottes. Mon mari s’est approché et il a passé un commentaire comme quoi il avait du chemin à faire avant d’avoir un sexe aussi gros que ces légumes. Quand j’ai rétorqué que son pénis était déjà plus gros, il ne m’a pas crue. Il a sorti son membre pour comparer, et même au repos, il était plus impressionnant que tous les légumes. Il en était bouche bée.»”

La photo surplombant ma chronique a reçu des commentaires hilarants. Thanks guys de me lire et de me faire rire.

Pénis parfait

cheveux de Justin Trudeau

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En extra: un article qui soulève à quel point les blagues sur les petites queues, c’est stupide, et anti-féministe.

En extra: un chat avec un pénis sur la face. 

chat pénis

Des autos-tamponneuses en forme de vagins

mai 17, 2016

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Quand j’avais quinze ans, mes parents avaient très peur de me laisser aller à la Ronde. Ils pensaient que je me ferais kidnapper entre Repentigny et Montréal et que je passerais mon temps avec des jeunes qui volent des cigarettes dans des dépanneurs. Je n’ai jamais fumé de ma vie et je ne suis pas très influençable, mais mes parents préféraient que je lise des Seventeen dans un maillot une pièce Nike, devant le garage de ma meilleure amie, qui, elle, fumait des clopes et entretenait une correspondance très chaude avec un coach de roller hockey de dix-huit ans.

J’allais tout de même parfois à la Ronde, avec des copines dont les parents promettaient de venir nous chercher avant qu’il ne fasse trop noir et avant que nous soyons malades d’avoir avaler trop de slush à la framboise bleue.

Maintenant je suis étourdie à rien, et je me sens vraiment juste à ma place dans les manèges pour touts-petits, style locomative qui avance plus lentement qu’un escargot.

Mais je serais prête à oublier mes peurs et à tout essayer dans un parc d’attractions pour adultes. Au Brésil, il y aura bientôt un genre de Disneyworld pour adultes: le Erotikaland. Ce ne sera pas possible de baiser dans une auto-tamponneuse, mais mouiller en écoutant un film dans un siège de cinéma 7D sera encouragé. Des breuvages aphrodisiaques seront servis dans un snack bar et les clients du parc d’attractions pourront comparer leurs marques de bronzage dans une piscine pour nudistes.

sexy roller coaster

Tatsuki et ses muses

mai 17, 2016

T Okura

À presque 80 ans, Yoshihiro Tatsuki est un photographe que je viens de découvrir, même si ça fait depuis 1969 qu’il travaille en freelance. Sa famille avait un studio photo assez réputé et spécialisé en portraits. Tatsuki, lui, a transformé l’art des portraits de ses parents en photos explorant la candeur, les mondes nouveaux (My America, California I love you), les rapports possiblement pervers entre la nudité et la présence d’inconnus (des mains rattachées à un corps inconnu semblent toucher fébrilement les seins d’une jeune fille).

Tatsuki Eves

Tatsuki The Prussian Officer

Tatsuki

Muette mais pas trop

mai 16, 2016

muette

Je ne sais pas quand je suis devenue furieuse.

J’étais furieuse contre tout, petite, je faisais des fanfares dans mon quartier, avec des casseroles et des flutes à becs, mais je faisais aussi des pétitions, que je jurais envoyer à un ministre après. Mes parents les gardaient plutôt dans un portfolio.

Après, j’ai eu envie d’être parfaite, mais je ne l’étais pas, et ça me tentait de parler trop fort et de vomir pour qu’on sache que je ne l’étais pas, ni parfaite ni dupe, et que c’était insupportable, d’être dans un collège privé qui encourageait une curiosité à sens unique, une curiosité vers l’excellence et les prix Méritas, pas une curiosité vers les cryptes et les poils pubiens. J’étais sage, j’avais des yeux ouverts grand grand pour mes professeurs, quand je ne dessinais pas des femmes toutes nues dans mes cahiers.

Il parait que j’ai déçu des professeurs quand ils ont su que j’avais fait la pute. Ils se sont demandé ce qu’ils auraient pu faire, pour que je ne devienne pas moi. Je ne pense pas qu’ils auraient vraiment voulu me payer pour que je suce leur queue en écoutant du Léo Ferré. Je pense que j’aurais fait la pute de toute façon, parce que je le voulais, comme j’ai voulu teindre mes cheveux en noir, comme j’ai voulu des enfants et comme j’ai voulu crier je t’aime, saoule, chaque fois que je me rendais au dépanneur, dans St-Henri, pour acheter de la bière et des croustilles à l’aneth pour un mec qui n’aimait pas les sabots que j’achetais chez Urban Outfitters.

Je suis furieuse depuis qu’un mec a écrit sur un blogue ce qu’était le consentement sexuel, alors que ce mec, c’est celui qui m’a prise de force. Je suis furieuse et je me force à ne pas l’être, je suis furieuse et je pourrais faire des graffitis partout, avec son nom, mais je ne le fais pas, et je ne me coupe pas les cheveux, et je ne recommence pas à faire la pute, je suis juste furieuse et j’ai pensé à l’origine de ma colère, quand j’ai lu sur l’affaire Baupin.

L’affaire Baupin, ça a commencé avec un tweet.

« Ironiquement, c’est un gazouillis féministe sur Twitter qui a déclenché ce qu’on appelle aujourd’hui « l’affaire Baupin ». Le député du parti Europe Écologie – Les Verts (EELV) y apparaissait avec la bouche peinte en rouge, en geste de solidarité avec les femmes victimes de violence.

C’était trop pour la militante verte Elen Debost, longtemps harcelée par le politicien qui l’inondait de textos explicites, style : « J’ai envie de voir ton cul » ou « Je voudrais te sodomiser », et autres grossièretés.

Devant l’image de Denis Baupin posant en défenseur des droits des femmes, Elen Debost a eu envie de vomir et de hurler, écrit-elle sur Facebook. Avant de demander : « N’y a-t-il pas des limites à l’indécence ?»

Moi ça n’a pas commencé avec un tweet, mon histoire avec lui, mais ma colère, oui, elle vient peut-être de presque rien, d’un article, dans lequel il défendait le courage des femmes qui dénonçait, alors qu’aucune ne le dénonçait, lui.

Je ne sais pas quoi dire sauf que ma colère, elle n’est pas rien, je ne sais pas la transformer en autre chose, mais elle est là et elle est solidaire avec la colère de toutes les autres femmes qui ont décidé de ne pas se soumettre à quelque chose qu’elle n’était pas, muette, nous ne sommes pas muettes, et nous ne nous transformerons pas en vandales ni en justicières, pas toutes pas toutes, mais nous ne sommes pas muettes, please pretty please.

À lire aussi sur les suites de l’affaire Baupin : « « On ne peut pas dire à une femme, quel que soit son statut, qu’elle soit salariée, étudiante, chômeuse, mère au foyer ou élue, à propos d’une collègue : « A part ses seins magnifiques, elle est comment? ». On ne peut lui dire d’un air graveleux : « Ta jupe est trop longue, il faut la raccourcir » ou « Est-ce que tu portes un string? ».

« L’impunité, c’est fini »

« Ce que nous racontons est arrivé à certaines d’entre nous ou certaines de nos paires, mais là n’est pas la question. Cela arrive tous les jours à des femmes dans les transports, dans les rues, dans les entreprises, dans les facultés. Cela suffit. L’impunité, c’est fini. Nous ne nous tairons plus. » »

J’ai plus peur de m’ennuyer que d’être une salope

mai 14, 2016

les salopes ne s'ennuient pas

Les hommes me manquent.

Je ne m’imagine pas assise en cow-girl sur tous les mecs que je croise, mais ça me manque, de rire trop fort, de vouloir être celle qui est remarquée, d’être celle qui est la salope, parce que ce n’est pas un rôle qui me fait peur, j’ai beaucoup plus peur de m’ennuyer que d’être une salope.

Un ami a déjà cru que j’étais comme le personnage d’American Beauty, que j’étais vierge et que je parlais beaucoup de cul, parce que c’était comme ça, je venais de Repentigny, j’étais pâle, je portais beaucoup de noir mais très peu de culottes, je devais m’inventer. Mais je n’ai jamais été trop bonne pour inventer quoi que ce soit, ni pour être vierge.

Les hommes je les aime trop pour ne pas m’en approcher trop et je les aime de toutes les façons. Un ami m’a dit avoir aimé la lecture de ma plus récente chronique sur Canoë, parce qu’il ne savait pas que je pensais ou remarquais ces choses, que j’aimais les hommes pour des détails, pour une histoire de grand-mère institutrice ou des cuisses jamais caressées, offertes mais jamais caressées.

J’aime les hommes comme des pansements.

Envie de lire une autre de mes chroniques ? Sur les pénis qui ne lèvent pas ou les ruptures qui se concrétisent avec une dernière baise ?

Bonne lecture et bon weekend y’all !

Se faire prendre et reprendre par Myriam

mai 6, 2016

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C’est le plus beau cadeau de fête des mères mais je m’y prends trop tard pour vous le proposer.

Ce n’est pas un jouet Lelo, même si gosh, j’en voudrais un, avec un croissant aux amandes on the side.

C’est le plus beau cadeau de fête des mères mais je m’y prends trop tard pour vous le proposer et ce n’est pas si grave, parce que ce cadeau, vous pouvez le donner tout le temps.

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Cet automne, je me suis fait prendre et reprendre en photo par Myriam Lafrenière. J’avais peur d’oublier c’était quoi, être mère, parce que je retiens tout et j’oublie tout, sans prévenir, je retiens la respiration de mon fils quand il est né, lourde, lourde, inquiétante, son nez, contre mon sein, il savait téter, mais il ne savait pas respirer, je retiens le manque de sommeil, mais j’oublie, j’oublie beaucoup de sourires, j’oublie qu’ils m’aiment parfois. J’avais peur d’oublier notre complicité, ma fille qui grandit mais qui a besoin de moi, de mes câlins, du tissu de ma robe contre ses cheveux de feu, de ma peau contre la sienne, pour l’endormir, pour lui promettre que je suis là, elle peut me sentir, elle sait quand je mets de la crème, elle me dit alors tu as mis la crème à la noix de coco, et je dis oui.

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J’avais peur d’oublier certains moments. J’ai demandé à Myriam de les prendre, ces moments, de les subtiliser à l’oubli, et elle a accepté, et elle est restée, des heures, avec nous, devant nous, à nous tendre son amour et son talent, pour que je n’oublie pas, pour que mes enfants sachent que je les aime même quand je suis une maman qui pleure ou une maman qui crie ou une maman qui dort pendant qu’ils font du bruit.

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Myriam, je vous invite à vous l’offrir en cadeau, pour la fête des mamans, ou, aussi pour d’autres occasions, regardez son portfolio, elle n’est pas juste une photographe de mamans, elle sait capter tout ce qui est beau, tranquille ou sauvage, sur la peau d’une autre personne.

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Sa page Facebook.

Son site web. 

Cadeaux de la porno

avril 27, 2016

Pornhub donne à ses abonnés qui utilisent leur téléphone pour envoyer de la porno à leurs amis, ou accidentellement à leur belle-mère, des émojis joyeusement subtiles.

pornhub emoji

Avertissement: pénis très visibles

avril 25, 2016

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Ma meilleure amie exilée aux États-Unis et bientôt en Suisse m’a fait connaitre l’émission Like-moi. J’étais trop addict à Netflix et à l’autobiographie The Glass Castle (une enfant de trois ans qui se brûle en se faisant un hot-dog ! un père brillant, qui tente des expériences dans le désert et vole les bandes dessinées de son fils pour les donner à des putes ! une mère qui habite dans la rue mais qui veut en cadeau un traitement à l’électrolyse !) pour découvrir quoi que ce soit d’autre.

like-moi! jeune femme en danger

Dans un épisode de Like-moi, il y a un chouette sketch sur la rencontre amoureuse, qui consisterait essentiellement qu’à l’envoi d’une photo de pénis. J’ai bien ri.

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La journée même où je visionnais cet épisode, ma chronique Canoë sur les photos de pénis, souvent non sollicitées, était mise en ligne.

Extrait : « Rappelez-vous ce conseil que Simone Fiasco donne aux femmes qui reçoivent des photos qui les troublent: «Un gars t’envoie une photo non sollicitée de son pénis… envoie-lui donc une photo d’un pénis que tu juges plus beau et plus photogénique.» »

Bonne lecture ! (Et have fun en regardant toutes les photos soumises à Madeleine Holden, la critique géniale de photos de pénis de Critique My Dick.)

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Parce qu’il n’y a pas que les sucettes qui se lèchent

avril 18, 2016

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Moi quand je bois trop, je suis souvent très enthousiaste et je parle avec joie de mes joues rouges, des coutures de ma petite culotte honteusement imprimées dans ma peau, de tout ce que j’aime comme late night snack (purée d’aubergines et poivrons rouges, foutre, croustilles Yum Yum au barbecue).

Certaines personnes sont plus originales que moi : elles parlent des filles qui lèchent des poignées de porte. Et ça devient viral, comme idée.

À lire : l’histoire des artistes Azuma et Ehara qui ont créé une superbe collection d’images de filles qui lèchent des poignées de porte.

Extrait : « A doorknob is not necessarily a sexual object. Its purpose is to open doors. Licking is not only a sexual act. Its purpose is to taste. The juxtaposition comes across as titillation and provocative, designed to elicit a response. The photos might look submissive, or exploitive, but they confront the viewer, asking the question, « What do you see? » The pictures can dominate and even exploit the viewer’s notions of foreplay. »

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Tout ira bien

avril 18, 2016

tout ira bien

J’ai trouvé cette phrase dans un biscuit chinois. D’habitude je donne toutes les bonnes fortunes à ma fille, et elle les range dans une boite qui contenait il y a longtemps de petits chocolats.

Mais j’ai gardé cette forture, toute simple, comme si c’était une phrase talisman.

Des suggestions si votre lundi et le soleil qui joue à cache-cache vous chagrinent:

1. Partagez un drink à deux.

drink à deux

2. Allez visiter des églises. Regardez les gens qui y semblent tout de suite plus graves et gentils que ceux croisés à l’épicerie. Priez ou pensez à tout ce qui vous plaira. Le temps s’arrête dans les églises.

église portugaise

3. Lisez un livre surprenant. Elle était si jolie, de Pierre Szalowski, distrayant même lorsqu’il bouleverse.

livre elle etait si jolie


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