Faire de la porn pour ses chats

octobre 29, 2016

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À quel âge les Canadiens perdent-ils leur virginité?

octobre 28, 2016

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Écoutez le podcast de Marceau le soir dans lequel je parle de virginité et de mythes reliés à la sexualité (de l’alcool dans le rectum, la taille de souliers comparé à la taille de la queue, les positions sexuelles qu’il faut expérimenter pour la conception certaine d’un garçon ou d’une fille…)!

Et c’était l’anniversaire de l’animateur aujourd’hui. J’ai réussi à lui chanter deux seconde de Happy Birthday avant d’être trop gênée et d’enchaîner direct sur la pénétration vaginale. Oh yeah.

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Ce n’est pas l’expression culture du viol qui devrait choquer, mais ce qu’elle représente

octobre 28, 2016

En page couverture du Devoir du 27 octobre, il y avait l’expression culture du viol entre guillemets. Leur couverture depuis les agressions à l’Université Laval et la dénonciation d’Alice Paquet avait été super intéressante. Mais pourquoi l’expression culture du viol entre guillemets? Est-ce pour diminuer l’importance du phénomène? Est-ce parce que la culture du viol ne leur semble pas le meilleur terme?

Culture du viol. Ça choque. Mais moi ce qui me choque, c’est qu’une femme sur trois se fera agresser sexuellement au Québec.

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L’expression est violente car ce qu’elle décrit est violent. L’expression ne devrait pas exister car tout ce qu’elle décrit ne devrait pas exister. #stopcultureduviol

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Hier j’étais à Montréal, lors de la mobilisation contre la culture du viol. Avec mes deux enfants. Et des milliers d’autres personnes.

Photo: Andréanne Regina S. Sylvestre

   Photo: Andréanne Regina S. Sylvestre

Mon billet sur Vice Québec : Accepter un baiser n’est pas accepter de baiser

Extrait : « «  Je n’avais jamais raconté à personne mon viol. Je ne pensais pas que c’était un viol. Je savais que c’était un viol, mais je me disais que j’inventais peut-être, que j’étais folle. J’ai raconté ce qui m’est arrivé à mon chum la semaine dernière. Il est avec moi. Je sais que je ne suis pas folle et que je ne suis pas seule non plus », m’a dit une participante à la manifestation. » »

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#stopcultureduviol

octobre 25, 2016

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Les derniers jours ont été difficiles et c’est nécessaire, d’être confronté à ce qui est est difficile, parce que ça ne peut être ignoré, la culture du viol.

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Une manifestation est prévue le 26 octobre à Montréal, et aussi dans plusieurs régions du Québec, pour réclamer la fin de cette culture du viol, une culture de filles de dix ans qui se font traiter de salope dans une cour d’école, sans que les professeurs n’y fassent quoi que ce soit, une culture d’escortes qui se font répéter que ça ne se peut pas, se faire violer si on est payée, une culture de personnes racisées et autochtones qui, plus à risque de se faire agresser sexuellement, portent moins souvent plainte, car après, elles sont accusées de diffamation ou oubliées, désavouées.

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La manifestation commencera à 17h30, à la Place Émilie-Gamelin.

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J’espère vous croiser à la manifestation, mais j’espère aussi que du beau et du réconfort et des roses en urgence et des safe space, pour tous.

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Travail du sexe au Canada: le harcèlement policier et des droits en attente

octobre 19, 2016

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Ricochet a dernièrement publié une série d’articles remarquables sur les répercussions pour les travailleuses du sexe de la loi C-36. Plus de vingt travailleuses du sexe (pas juste des filles blanches privilégiées demandant 500$ par heure de branlette) ont témoigné sur ce que représente le sex work after Harper.

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Ces témoignages sont d’un intérêt majeur, surtout en ce moment, alors que l’opération Northen Spotlight est expliquée et comprise n’importe comment par les médias. Radio-Canada a entre autres choisi un titre très rigolo – sans le vouloir – choisissant de partager l’angle des policiers qui tentent de sensibilier les travailleuses du sexe, alors que lorsque les policiers attendent une escorte, cachés dans une chambre d’hotel, ce n’est pas de la sensibilisation, c’est de l’escroquerie et du harcèlement. Les travailleuses du sexe attendent encore le moment où elles pourront appeler le 911, puis attendre, devant une tasse de thé, que des policiers se présentent non pas pour désamorcer une bombe ou une chicane de couple, mais plutôt pour se faire sensibiliser aux risques de leur travail et se faire proposer de virer travailleur en usine de confection de déguisements pour animaux à la place.

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Sandra Wesley, la directrice de Stella, un organisme qui aide et défend les droits des travailleuses du sexe, remarque et s’interroge sur l’horreur que ça représenterait pour quiconque à l’extérieur de l’industrie du sexe de vivre pareil harcèlement: “Pouvez-vous imaginer aller à la rencontre d’un client, mais finalement vous retrouver coincé dans une pièce avec un policier qui demande à savoir pourquoi vous avez décidé d’aller travailler ce jour-là et qui tente de vous convaincre de quitter votre profession?”

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Je vous invite à lire la série d’articles de Ricochet, mais je vous en présente quelques extraits.

Les travailleuses du sexe peuvent-elles parler?

« Comme la plupart des personnes impliquées dans l’industrie du sexe, je crains la police. Je n’ai été physiquement agressée qu’une seule fois dans mes 16 ans de carrière, mais j’ai pris conscience du traitement que la police réservait aux travailleuses du sexe en 2003. J’étais sur un appel avec une autre escorte lorsqu’un client s’en est pris à une travailleuse. Nous avons quitté les lieux sur le champ avec notre chauffeur afin de nous rendre au poste de police, mais les agents s’intéressaient nettement plus à l’agence qu’aux détails de l’agression.

Nous avons été interrogées pendant des heures. Bien que nous avons initialement été bien traitées par les policiers, leur attitude a changé à partir du moment où ils ont appris que nous étions des escortes. Même si l’achat de services sexuels n’était pas illégal à l’époque, nous étions quand même maltraitées par la police. Maintenant que plusieurs aspects du travail du sexe sont criminalisés, je sais que je ne ferai jamais appel à leurs services.

Après cet incident où la police a pris conscience de mes activités, de celles de ma collègue ainsi que de celles de l’agence, les agents se sont mis à se rendre régulièrement à notre lieu de travail et à nous harceler. Bien que j’aimais vraiment travailler à cet endroit, j’ai fini par démissionner plus de trois ans plus tard car j’avais l’impression que toute cette attention policière allait finir par me nuire tôt ou tard. »

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Impossible d’annoncer ses services dans les médias alors bienvenue à la clandestinité non réglementée!

« We have all-female management, and the business is owned and operated by a woman with lived experience in the industry. We respect the privacy and discretion of all of our clients and staff. We are registered and licensed with the city in which we are based. Our work is consensual. Our work is real work.

Since the introduction of the new sex work laws, I feel less safe as an individual within the industry. At the studio we have had to change the way we advertise our work. Before the new laws, even though we had to be careful about the language and images we used in our ads, we were still able to advertise in the Yellow Pages, newspapers, newsletters, and elsewhere. We would pay for advertising like other businesses do in order to secure safe, reliable, and consistent work.

We are now forced to advertise by using sketchy websites that put everyone at risk. The providers and consumers have all moved underground to connect. These methods are unregulated and often unmoderated, and can be dangerous to both the provider and the consumer. Women have had their personal information, including full names, addresses, contact information, identifying photos, and social media accounts, posted and shared for everyone to see. This is where we are forced to go to advertise. This is not safe and this is not acceptable. »

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Ce que les travailleuses veulent: la fin de l’intimidation policière

« Those of us who work in the industry know what we need in terms of help. For those of us working outdoors, I would love a big house where workers can eat and sleep and live but not bring clients, with a separate rooming house to bring clients to. It would function similarly to an in-call agency but be more of a non-profit.

We need plain-clothed officers who are willing to focus on violence against us.

I wish our relationship with the police was more like having a liaison to talk with comfortably. As it is, you never know what you’re going to get with the police. Some are okay, but others are quite rude and say horrible stuff to us. In Victoria, police are not monitoring us too much, but they do make their presence known, and there have been nights where we’ve seen a police car on the street at least every 15 minutes.

This kind of intimidation definitely deters people from stopping in certain areas. Some clients are even starting to walk up to book the date now, to avoid risking getting pulled over. This kind of fear with the police isn’t good for any of us. I know the police think they’re helping us. But they’re not. They’re infringing on our work and our capacity to support ourselves. »

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Ma belle-mère ne sera jamais en amour avec moi

octobre 17, 2016

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Ma belle-mère a un gros crush sur la première femme de mon mec. Elle espère encore secrètement qu’ils se remarieront, ou que je trouve une place comme maîtresse auprès d’eux.

La semaine dernière j’étais à Québec, chez eux, et je lui avais fait un gâteau aux pommes, parce que mes gâteaux aux pommes ne sont pas vraiment esthétiquement beaux, mais ils sont – promis – très bons. Je me disais que j’avais peut-être une chance pour qu’elle me trouve respectable.

Cette semaine, elle est venue à Montréal et m’a redonné mon plat. Avec le gâteau aux pommes intouché. Elle croyait que c’était de la fausse viande.

Je suis une cause perdue (mais au moins elle sait que je rends son fils heureux et que je ne fais pas que du jello à ses petits-enfants, ça compte).

Avec Lady Diana

octobre 16, 2016

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Je fais les bazars d’église avec ma fille. L’autre jour, alors qu’elle trouvait une figurine de princesse, moi je trouvais une tasse célébrant le mariage du Princes Charles avec Lady Diana.

Ce soir, mon verre de vin rouge, je le prends dans cette tasse classy.

Cheers!

D’autres découvertes au bazar: une médaille de Marie et Jésus, des décorations de Noël du Dollorama, une maison de Barbie, beaucoup d’éditions du livre Écoute ton corps, des livres de notre guilty pleasure quand nous avions treize ans ma cousine et moi (Virginia C. Andrews forever, surtout dans nos cauchemars) et L’attrape-filles.

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À Radio X: menaces de brûler en enfer

octobre 9, 2016

Mélodie Nelson (5)

photo par Myriam Lafrenière, qui a valu des menaces de brûler en enfer aux animateurs de Marceau le soir

Avec une boisson énergétique achetée au Dollorama dans une main et une robe trop-courte-mais-qui-me-fait-un-beau-cul, j’ai attendu un taxi.

Arrivée à Radio X, j’ai eu super envie de pipi et je me serais perdue dans un corridor si un mec très sympa et mignon ne m’avait pas aidée à trouver les toilettes pour dames et le studio de Marceau le soir.

Laurence et Yannick m’ont accueillie comme si j’était plus importante que la course au PQ et j’ai passé une soirée parfaite en leur compagnie, à placoter d’odeur de vagin, de filles qui n’aiment pas le cunni, des gens qui jouissent en entendant des gens éternuer – c’est la faute à Sesame Street, en plus. Et j’ai aussi parlé de travail du sexe et de religion, parce que je se serai forever une Calinours Bitch/old school whore catho.

Écoutez le podcast et dites-moi si vous avez aimé m’entendre rire en compagnie de la super équipe de Marceau le soir.

Le livreur de pizza, espèce menacée ou fantasmée?

octobre 9, 2016
Cliché porno #120: la vierge a toujours des lulus.

      Cliché porno #120: la vierge a toujours des lulus.

Je suis fascinée par les clichés dans la porno (à la “Un voleur est dans la maison. Un mec louche espionne par la fenêtre une fille qui sifflote en se masturbant. La seule façon de punir le voleur et le pervers est de les baiser, évidemment.”).

Le livreur de pizza qui se fait payer en nature en est un très populaire, même si son heure de gloire certaine était les années 80. Dans ma chronique Canoë, je retrace l’histoire de l’apparition du livreur de pizza et je parle de films dans lequel le livreur – ou les livreuses – montraient plus leur sexe que des pointes de pizza.

Mais – gasp – un ami m’a indiqué que les livreurs de pizza étaient une espèce plus menacée que fantasmée, avec l’arrivée de robots livreurs de pizza

Bonne lecture y’all!

Cubicule ou chambre d’hôtel?

octobre 3, 2016

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