Archive for the ‘reading is sexy’ Category

Comment faire ses propres jouets sexuels et nettoyer des armes

janvier 18, 2015

couvertures de livres drôles 6

Des livres sur le cul (de l’abstinence sexuelle à comment être une date cheap) et sur l’art de bien nettoyer les fusils. À la couverture aussi cool que leur titre.

Je me souviens du livre des chats qui dansent avec des humains vraiment inspirés. Je l’avais feuilleté quand je travaillais dans une bibliothèque, mais les autres, gosh, je ne les ai jamais vus et j’en suis presque triste.

couvertures de livres drôles 4

couvertures de livres drôles

couvertures de livres drôles 5

Deux pénis et une bouteille de deux litres de soda

janvier 13, 2015

deux pénis hot dog

Besoin de rire? Entre un bulletin de nouvelles qui me donne envie de mettre des bouchons dans mes oreilles et une nouvelle percutante d’Alice Munro, mon petit coeur a besoin de crottes de fromage et de rigoler.

Here comes le mec aux deux pénis.

Il a écrit un livre et certaines infos juicy sont révélées. Comme son jouet sexuel préféré, une bouteille de soda de deux litres, qu’il rentre dans son cul.

deux pénis

Ok. Ça me fait pas rire tant que ça. Mais ça me fascine assez pour oublier des images de terreur, un moment.

Libido, Jésus et nouvelle coiffeuse

janvier 7, 2015

Pendant que mes enfants courent partout dans l’appartement avec leurs bottes d’hiver et une lampe de poche, je vous propose mes derniers billets ailleurs qu’ici.

moi enceinte mélodie nelson

Sur TPL Moms, je vous parle de ma libido quand j’avais une framboise dans le ventre.

“Moi, j’étais fatiguée, mais ça ne changeait rien à mon désir d’être proche du corps de mon mec. Lui, il adorait mon nouveau ventre, plus rebondi. Le seul obstacle à ma libido : quand mon chéri buvait avec ses copains, le jeudi soir, ce qui lui donnait inévitablement envie de manger du poulet frit. Et l’odeur du poulet frit me rendait malade. Oups.”

bébé jesus

Je vous montre aussi avec fierté le talent de ma fille pour représenter un Jésus qui ressemble à la fève espérée par une amie chaque année, quand elle mange la galette des rois.

Et sur Canoë, je vous convie à ne plus faire ni rire de blagues sur le viol et à chercher une bonne coiffeuse pour être heureux en 2015. Wouhou.

Grosses mitaines, choco chaud et relecture

décembre 21, 2014

La déesse des mouches à feu

Une amie partait en France pour près d’un mois, hier, et je voulais la voir pour lui donner des livres, quand elle ne serait pas entrain de faire bouffer des cuillères de miel à ses filles enrhumées ou de devenir best friend avec sa belle-famille qu’elle ne connait pas encore.

Je n’ai pas pu lui remettre les livres, finalement. Je décorais le rosier, dehors, pour en faire un arbre de Noël et les enfants avaient froid, nous avons pris poussette et grosses mitaines pour acheter du chocolat chaud. C’était le moment qu’avait choisi mon amie pour venir me dire au revoir. Les livres devant moi, j’ai décidé d’en feuilleter certains, de m’arrêter aux pages que j’ai marquées, mes pages préférées.

“On a écouté Cannibal Holocaust tout de suite après. C’était meilleur que Face à la mort. Y avait une histoire, au moins. En plus, paraissait que des comédiens étaient morts durant le tournage. La passe où les cannibales empalent la fille était trop dégueulasse. Je me suis caché le visage dans le cou à Keven. Il a dit qu’on pouvait arrêter le film, si je voulais. Je voulais pas, pis j’ai commencé à l’embrasser. On a baisé sur le divan du salon en entendant le monde dans le film mourir un après l’autre.” Geneviève Pettersen, La déesse des mouches à feu

Seins, etc

décembre 18, 2014

co dodo sexe

Mercredi, c’est la journée de publication de ma chronique Canoé! Cette semaine: une sextrospective de l’année 2014. Des seins, des fesses, de la porno qui dérange.

Je fais aussi partie, depuis peu, de l’équipe de collabos de TPL Moms. J’y écris sur le sexe (WOUHOU, vous être surpris, right?).

Mes deux premières chroniques sont sur la sexualité des parents et sur des trucs pour retrouver l’envie de baiser.

Enjoy!

Rouge à lèvres, mariage et porno

novembre 27, 2014

En compagnie de Caroline Allard et Stéphane Dompierre, je suis allée à la superbe librairie Monet, pour parler érotisme à l’émission Rature et Lit. Animée par Elsa Pépin, c’était une discussion intéressante, même si j’en reste traumatisée par mon rouge à lèvres qui a l’air de couler de partout.

Ma fille, pendant que j’écoutais un extrait, n’a retenu que ceci: “Tu es mariée maman?”

Et je n’ai pas vraiment de cou.

Des crêpes et de la prostate

novembre 23, 2014
Moi quand je reçois de nouveaux gants et que j'ai plus l'air de vouloir trouver la prostate de quelqu'un que d'aller jouer dans la neige.

Moi quand je reçois de nouveaux gants et que j’ai plus l’air de vouloir trouver la prostate de quelqu’un que d’aller jouer dans la neige.

Hello les choux et les chouettes,

Moi ce weekend je mange des crêpes au chocolat et à la guimauve, je danse avec mes koalas (mon fils et ma fille super fusionnels) et je ne me lave pas les cheveux. Très glam.

J’aimerais bien aussi sucer mon mec, mais ça, c’est s’il ne s’endort pas en chantant du Soft Cell sur le canapé (notre fin de soirée de la veille).

Une suggestion pour vous? Lisez mes derniers articles, pour Canoë et Urbania!

Sur Canoë, je vous parle d’infos essentielles à savoir pour être le meilleur amant possible. Genre ne mangez pas de piment et ne respirez même pas de Mega Death Sauce de Blair’s si vous voulez approchez votre bouche de ma chatte.

Sur Urbania, je vous parle d’un mec qui m’a sauvée de l’ennui et du pot à minuit dans un camp de vacances pour diabétiques. Et de prostate.

Bon weekend! Bisous au vin blanc!

Les femmes aiment le travail du sexe

novembre 18, 2014

belle knox

belle 1

Via ma sexperte préférée, Violet Blue, je vous recommande deux articles sur la prostitution.

1.En Australie, les femmes deviennent de plus en plus des clientes. Une fois que le stigmate de cochonne-qui-paie-pour-du-sexe est diminué et que le risque de se retrouver en prison devient nul, les femmes se tournent donc vers les escortes. De quoi dire ciao à quelques stéréotypes sur la clientèle des travailleurs et travailleuses du sexe!

“So what do male escorts tell us about an underlying shift in female sexuality? Western women today have more freedom, money and power than at any point in history. Yet for many, like Louise, the decision to buy sex goes beyond financial independence: it marks a brave new world of go-getting female sexuality, in which women can be as assertive as men in pursuing what they want.

With the decline of the traditional family unit, some women – particularly career women who are cash-rich and time-poor – find it easier and more efficient to organise paid-for sex than to seek it at home, in a bar, or online. Casual relationships or affairs can be complicated; hiring an escort offers control, an opportunity for sexual experimentation and exploration of fantasies without fear of judgment from a partner.”

2.Belle Knox, la pornstar qui étudie le féminisme à Duke University, écrit sur l’hypocrisie des lois régissant le travail du sexe. Genre n’importe qui de plus de dix-huit ans peut la regarder baiser une autre personne, dans un film, mais personne ne pourrait la payer pour la baiser sur un lit à baldaquin.

“Although porn is legal, I am nonetheless proud to classify myself a sex worker and call on my colleagues to stand up for our right to make a living, access the same protections as everyone else and not feel ashamed for doing honest work. We are nobody’s rescue project, and we deserve rights, not handcuffs.”

Je ne sais plus si je suis féministe

octobre 27, 2014

lectures

Mes lectures du weekend: Nu, un recueil de nouvelles érotiques dirigé par Stéphane Dompierre, Guide des métiers pour les petites filles qui ne veulent pas finir princesses, par Catherine Dufour, et Aimer, materner, jubiler, par Annie Cloutier.

Aimer, materner, jubiler, m’a tellement fait réfléchir que je n’ai pas demandé à mon mec d’écouter le dernier Sons of Anarchy. J’ai lu, avec un marqueur, sans remarquer que je me rongeais les ongles.

“Je continue de me dire féministe parce que le mot continue d’évoquer en moi la subversion, la prise de parole, l’affirmation de soi. Mais d’autres femmes montrent chaque jour qu’il est aujourd’hui possible d’être ce que nous sommes, sans complexe ni culpabilité, et sans béquille idéologique. Alors j’hésite, désormais.” Annie Cloutier

Plusieurs travailleuses du sexe ou ex travailleuses du sexe ne se disent plus féministes. Même si je déteste être vue comme une victime et même si la majorité des féministes refusent de croire en la légitimité du travail du sexe, je me condidérais toujours comme une féministe.

Il a fallu que je lise l’essai d’Annie Cloutier pour douter. Un essai sur la maternité, sur la politique faussement familiale du Québec, sur la pauvreté et sur les choix, les choix de materner et de travailler, les choix de materner et de ne pas travailler. Dans son essai, elle montre que le féminisme, contrairement à ce que plusieurs pensent, n’est pas un humanisme, et il n’est pas, dans son courant principal, prêt à écouter et à croire aux choix de toutes les femmes.

Des féministes m’ont dit que j’étais victime du patriarcat, pour avoir aimé me prostituer. Des féministes m’ont dit que j’inventais, que je mentais, quand je disais que j’avais été pute, et que je n’en étais pas devenue folle après. Des féministes disent que les clients sont violents, terrifiants et qu’ils devraient être jugés comme des criminels.

Et pourtant, je continuais à croire totalement au féminisme. Parce qu’il y a d’autres courants dans le féminisme, il n’y a pas que des femmes qui détestent les femmes qui ne sont pas comme elles, il n’y a pas que des femmes qui refusent la parole à celles qui ne pensent pas comme elles. Il y a le féminisme pro-choix, le féminisme pro-sexe, mais, mais, si le féminisme reste une idéologie et que je n’y souscris pas, puis-je encore être féministe? Ou suis-je maintenant tout simplement une maman, ex escorte, une maman qui aime jouir et faire des muffins aux bleuets? Est-ce que j’ai encore le droit de me dire féministe? Est-ce que j’ai encore l’envie de me dire féministe, même si je suis rejetée par ce qui semble être le courant principal du féminisme?

“I stopped calling myself a feminist several years ago for the simple reason that many feminists don’t like sex workers. I’m sort of the opposite of Groucho Marx: if a club doesn’t want me, then I’m more than happy to chip off elsewhere.” – Brooke Magnanti aka Belle de Jour

 

Des lectures réjouissantes

octobre 10, 2014

sexy reader

Quand j’étais jeune, vraiment vraiment trop jeune, genre neuf ans ou dix ans, j’ai lu La Bicyclette Bleue de Régine Desforges. Un livre foissonnant, avec beaucoup de détails historiques (les expérimentations des Allemands pendant la Deuxième Guerre mondiale, par exemple), mais aussi avec beaucoup beaucoup d’érotisme. J’y ai sans doute lu pour la première fois sur les fellations, sans comprendre vraiment ce que c’était (c’est ce qui est bien avec les livres; ce que nous ne sommes pas prêt à comprendre, ou ce que nous ne voulons pas nous imaginer, nous ne le voyons pas, contrairement à ce qui est présenté dans les films, pornos ou non, et les émissions de télé).

C’est clair que La Bicyclette Bleue et tous les livres de Virginia C.Andrews m’ont marquée, grâce à toutes leurs scènes sexuelles crissement perverses.

D’autres livres, plus intéressants que l’histoire de frères et soeurs prisonniers d’un grenier m’ont fait fantasmer.

Je vous en présente cinq dans ma chronique la plus récente sur Canoé.

Un extrait, à propos de Poupée Anale Nationale d’Alina Reyes: « Ce récit est le délire sanguinaire d’une femme d’extrême-droite obsédée par ses hémorroïdes. Des insultes, des tracas politiques et scatologies…ce n’est pas nécessairement excitant, mais c’est intéressant de lire un livre aussi osé, surtout en gardant en tête la montée du Front National de Marine Le Pen en France. »

Je vous propose aussi de lire ma chronique sur les baises qui guérissent tout, de l’incontinence aux maux de dos.

Extrait: « La salive nettoierait et ferait diminuer le niveau d’acidité causant les caries. Ça fait dix ans que je ne suis pas allée chez le dentiste (je ne vous recommande pas toutefois d’être autant négligeant que moi), et je ne me plains d’aucune douleur ou inflammation. Vive les bisous! »

Et une autre chronique, sur le scandale des photos nues de vedettes et l’intimité de tout le monde qui est contrôlée.

Extrait: « Parce que si moi, j’aime bien poser avec une nouvelle petite culotte en faisant une face pseudo cochonne, je n’accepte pas tout non plus. Un jour, en arrivant chez un amant, je n’ai pas accepté la caméra qu’il avait posée sur la table de sa salle à manger. En fait, je ne savais pas du tout qu’il y avait une caméra à cet endroit. Et il nous a filmés, en plein ébat, il a filmé mon entrée chez lui, mon manteau qui s’ouvre, mes bas collants qui filent, ses mouvements, mes réactions, nos cris étouffés.

Après, il m’a envoyé la vidéo. Je ne comprenais pas, les premières secondes. Je ne comprenais pas ce que je voyais. Puis, j’ai reconnu mon manteau et son entrée. »

Et une dernière proposition de lecture, from Playboy, sur les habitudes de masturbation des prêtres.

Extrait: « Sipe writes of a priest with an “ingenious imagination” enabling him to ejaculate at will, thereby avoiding getting his hands (and therefore his soul) dirty. Apparently impure thoughts are a sin only in manual transmission. Another found himself in the rather awkward position of having spontaneous emissions while giving Mass. This wasn’t exactly the sort of rapture he was going for. Yet, he also felt it’d be a sin to pre-empt these untimely carnal explosions by taking care of himself beforehand. »

Bonne lecture! Bisous!