Posts Tagged ‘Geneviève Pettersen’

S’attacher les cheveux au lieu de détacher sa robe

novembre 24, 2015

Salon 1

Ce que j’ai aimé du Salon du livre de Montréal:

1. Avoir marché sous la pluie avec mon papa avant de me rendre au Salon.

2. Retrouver autour de Marie-Chantale Gariépy des auteurs hyper intéressants. Patrice Lessard et ses lecteurs qui échappent ses livres dans leur bain. Anne Genest et son rouge à lèvres sur les joues de ceux qu’elle embrasse. Geneviève Drolet et son chandail de laine acheté à une dame de 80 ans en Estonie. Geneviève Drolet et sa sage-femme voilée.

Salon 2

3. Avoir la tête qui tourne après un verre de vin. Histoires de bouteilles ouvertes avec un couteau Laguiole ou avec un soulier.

Patrice LEssard photo Marco Campanozzi

4. Porter des bottillons rouges aux talons très hauts.

5. Placoter de chasse et de crème hydratante avec Geneviève Pettersen

6. Être devant une assiette d’huitres et de calmars chez Holder, après la séance de signatures au Salon, mais être incapable de manger, excitée d’être là et de parler de saucisses végé, de conservateurs qui traitent les autres de whore, parler de whore aussi, mais pas tant que ça. Boire un verre de mousseux. Et s’attacher les cheveux, lentement, au lieu de détacher sa robe.

7. Revenir à la maison et manger au lit une poutine commandée par mes parents.

Grosses mitaines, choco chaud et relecture

décembre 21, 2014

La déesse des mouches à feu

Une amie partait en France pour près d’un mois, hier, et je voulais la voir pour lui donner des livres, quand elle ne serait pas entrain de faire bouffer des cuillères de miel à ses filles enrhumées ou de devenir best friend avec sa belle-famille qu’elle ne connait pas encore.

Je n’ai pas pu lui remettre les livres, finalement. Je décorais le rosier, dehors, pour en faire un arbre de Noël et les enfants avaient froid, nous avons pris poussette et grosses mitaines pour acheter du chocolat chaud. C’était le moment qu’avait choisi mon amie pour venir me dire au revoir. Les livres devant moi, j’ai décidé d’en feuilleter certains, de m’arrêter aux pages que j’ai marquées, mes pages préférées.

“On a écouté Cannibal Holocaust tout de suite après. C’était meilleur que Face à la mort. Y avait une histoire, au moins. En plus, paraissait que des comédiens étaient morts durant le tournage. La passe où les cannibales empalent la fille était trop dégueulasse. Je me suis caché le visage dans le cou à Keven. Il a dit qu’on pouvait arrêter le film, si je voulais. Je voulais pas, pis j’ai commencé à l’embrasser. On a baisé sur le divan du salon en entendant le monde dans le film mourir un après l’autre.” Geneviève Pettersen, La déesse des mouches à feu