Archive for the ‘chercher la salope’ Category

Le livreur de pizza, espèce menacée ou fantasmée?

octobre 9, 2016
Cliché porno #120: la vierge a toujours des lulus.

      Cliché porno #120: la vierge a toujours des lulus.

Je suis fascinée par les clichés dans la porno (à la “Un voleur est dans la maison. Un mec louche espionne par la fenêtre une fille qui sifflote en se masturbant. La seule façon de punir le voleur et le pervers est de les baiser, évidemment.”).

Le livreur de pizza qui se fait payer en nature en est un très populaire, même si son heure de gloire certaine était les années 80. Dans ma chronique Canoë, je retrace l’histoire de l’apparition du livreur de pizza et je parle de films dans lequel le livreur – ou les livreuses – montraient plus leur sexe que des pointes de pizza.

Mais – gasp – un ami m’a indiqué que les livreurs de pizza étaient une espèce plus menacée que fantasmée, avec l’arrivée de robots livreurs de pizza

Bonne lecture y’all!

Qui regarde ses sextapes?

septembre 27, 2016

 

Je suis top pour vous donner des conseils super importants pour vous inviter à vous la jouer acteur porno et prévoyant, mais après avoir réalisé sextapes réjouissants, que faire des chattes/pénis/jambes/aisselles léchées sur pellicules?

Qui les regarde? Qui invite des gens à un party pot-luck de vidéos pornos? J’en discute dans ma chronique Canoë (regardez-moi placoter toute seule dans mon bain) et aussi ce jeudi à l’émission radio Marceau le soir.

Bisous!

La fessée et beaucoup de vices

septembre 19, 2016

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J’ai discuté jeudi dernier de mon désir de redevenir escorte avec Yannick Marceau et Laurence Gagnon de l’émission radio Marceau le soir. C’est chouette, la radio, même si ok, je sais que ce serait encore plus top si j’étais en studio avec eux. Bientôt – quand je trouverai une baby-sitter pour mes choux.

Écoutez-moi me donner une fessée.

Et lisez les deux textes qui ont inspiré mon passage à Marceau le soir.

Pourquoi je voudrais redevenir escorte (Vice Québec est lancé, yeah!) – une amie m’a dit que j’écrivais de façon trash et poétique et j’étais trop contente qu’elle soit sous le charme, malgré le sujet, qui l’enchante moins: “Me faire bronzer au parc pendant que j’apprends aux enfants à chanter l’alphabet et jouer à la cachette tout en lisant des potins sur mon cellulaire, c’est super gratifiant, mais j’aimerais aider notre famille autrement qu’en répétant dix fois par jour : « Les mots de toilettes, c’est juste aux toilettes qu’on peut les dire. »”

Aimer la fessée n’est pas une maladie mentale (ma chronique Canoë hebdomadaire, yeah!): “Une personne soumise ne le fait pas pour plaire à quelqu’un: elle le fait car c’est ce qu’elle croit essentiel pour se sentir accomplie. Parfois, cela va au-delà du jeu sexuel. Jessica Caruso explique que certains participants vont s’inscrire à un registre d’esclaves. Un numéro d’esclave leur est alors assigné, ainsi qu’un certificat d’inscription et un code-barres personnalisé.”

Bon début de semaine y’all! Bisous soufflés au miel!

Ma voix est celle d’une agace qui aime trop le gin et la Red Bull sans sucre

septembre 5, 2016
J'ai promis que j'enverrais des photos de moi. J'ai juste menti sur la sexiness de mon pyjama.

J’ai promis que j’enverrais des photos de moi. J’ai juste menti sur la sexiness de mon pyjama.

Ok présentement je sonne un peu comme ta-meilleure-amie-qui-te-parle-au-cell-en-pensant-que-ça-ne-parait-pas-qu’elle-boit-un-verre-de-gin-et-Red-Bull-Sugar-Free-en-même-temps. Mais bientôt je serai meilleure et tu seras super heureux/heureuse de m’écouter te parler tout le temps de féminisme radical, de porno, de romantisme à la Patrick Swayze, des pipes que je ne fais pas assez souvent.

Écoutez-moi le jeudi soir à Marceau le soir et vous aurez ma gratitude forever. Et peut-être une érection aussi parce que j’ai une belle voix d’agace.

Ma chronique sur la porno qui provoque intolérance au lactose et divorces: sur RadioX + à Canoë.

Bisous soufflés au champagne!

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Une danseuse qui aime autant les crottes de fromage que moi

août 12, 2016

 

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OMG je dois absolument vous présenter mon crush du moment: Jacqueline Frances.

Elle est une stripper dont l’unique crainte, en commençant, était de péter dans le visage d’un client.

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Après avoir écrit ses mémoires, The Beaver Show, elle a rencontré des centaines de strippers pour concocter un projet plus que fantastique: Striptastic! Elle présente ce livre comme la célébration de toutes les dope-ass cunts who like money. Encouragez-la en achetant d’avance une copie. Et vous pouvez aussi en profiter pour acheter un macaron de chatte.  

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Merci de me parler de vos giclées de foutre

août 12, 2016

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Je dis souvent que je m’en fouette, de l’orgasme. C’est vrai (sauf avant de dormir, là il est essentiel mais peu m’importe si ce sont mes doigts ou la langue de mon mec qui me fait gémir dans un oreiller ou mordre mon avant-bras). Ça m’empêche pas d’avoir de bons souvenirs de jouissances surprises. Certains d’entre vous m’ont aussi confié des orgasmes qu’ils n’oublieront jamais. Merci, vraiment, sans vous je n’apprendrais ni n’écrirais autant.

À lire: 7 orgasmes inoubliables

Enjoy! Et au lit, après!

Je ne vous montre pas celle de mes seins contre une icône

juin 26, 2016

Mélodie Nelson

photo par Myriam Lafrenière

Je voulais être un personnage. C’était plus facile pour moi, vouloir être un personnage que d’écrire ou whatever. Puis finalement personne ne pouvait écrire sur moi comme moi je pouvais écrire sur moi, personne pouvait dire ce que ma mouille goûtait parce que j’étais la seule qui écrivait mouille dans mes cours de création littéraire à l’université, une fille insistait pour me dire qu’il existait un vrai mot pour ça, c’était cyprine. Et je savais c’était quoi la cyprine. C’était un beau mot, mais moi ce que j’avais entre les jambes, c’était de la mouille.

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Je suis plus vieille maintenant et je n’écris pas assez et parfois devant le miroir ou sur mon tapis de yoga je redeviens un personnage. Je pensais pas trouver quelqu’un qui voudrait me voir vivre en personnage, en moi exagéré, en moi en bikini/lingerie/perruque blonde/legging made in China fushia dans une église.

Mais Myriam Lafrenière partage avec moi un désir d’images fracassantes, de féminité exacerbée parce qu’elle aime toutes les formes que la féminité peut prendre, elle aime les melons d’eau de David Lachapelle et j’aime les crottes de fromage que Pamela Anderson lance dans les airs pour David Lachapelle.

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Nous avons joué ensemble, dans une église, et j’étais extatique, sauf le moment où j’avais du rouge sur les dents/des Cheetos sur les dents et qu’une dame est entrée pour prier. Je ne savais plus comment me rhabiller, j’étais mortifiée et je répétais le mot grotesque à Myriam.

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J’étais son personnage, à Myriam, mais aussi une fille de trente ans qui se prenait un peu pour Amanda Lepore/Pamela Anderson et Courtney Love – et c’était mieux qu’à mon mariage, alors que j’avais demandé à ma cousine de me prendre en photo, juste avant que je ne vomisse, parce que je trouvais que je devais avoir l’air top et trash, au-dessus de la cuvette, bleachée et en bikini à cerises.

Des danseuses occupées par des policiers plutôt que par des clients

juin 17, 2016

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J’ai participé à une campagne de Stella pour condamner la répression en général du travail du sexe, dont celle ayant lieu dans le contexte du Grand Prix de Montréal.

Dans ma chronique Canoë, j’indiquais qu’au “mois de juin, pour le Grand Prix, ou peu importe le mois et l’événement, les escortes ne veulent pas être sauvées. Elles veulent travailler. Sans être exploitées, surveillées, traitées de pizza ou menacées par des lois et des croisades faussement féministes”.

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Stella, un organisme à la défense des droits des travailleuses du sexe, rappelait aussi que “le travail du sexe et la traite humaine ne sont pas synonymes. Le portrait de tout travail du sexe comme étant de l’exploitation et la confusion entre travail du sexe et traite humaine amènent les policiers à surveiller, détenir, arrêter et déporter des travailleuses du sexe, particulièrement les femmes racisées ou migrantes, sous couvert d’opérations cherchant des «victimes». Ceci détourne des ressources qui pourraient être utilisées pour enquêter sur les vrais cas d’exploitation et empêche les clients et travailleuses du sexe qui sont témoins de situation d’exploitation de les dénoncer, sous peur d’être arrêté-e-s.”

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Pourquoi rester anonymes?

Des Femen et des femmes contre le travail du sexe ont décrié le fait que les participantes à la campagne de Stella avaient le visage masqué. Comment pouvaient-elles nier notre besoin d’anonymat, alors que les travailleuses du sexe sont insultées, instrumentalisées, comparées à des pizzas ou à des femmes brainwashées, pointées du doigt dans des procès pour la garde d’enfants lors d’un divorce, obligées de marcher toutes nues, en public, une fois arrêtées par les forces de l’ordre? Des Femen se sont aussi joyeusement applaudies, insinuant que les travailleuses du sexe les imitaient enfin, posant nues, alors que ce sont elles, les Femen, qui copient les travailleuses du sexe, en utilisant leur corps pour faire passer un message. Les travailleuses du sexe utilisent leur corps, toujours, ne le vendent pas, et préféreraient ne pas avoir à passer un message, mais comme parfois personne ne semble écouter, leur corps, dont elles connaissent mieux les limites que quiconque, leur corps leur sert à passer un message, encore, à payer leur loyer, à nourrir leur enfant, à jouir et faire jouir.

Des danseuses sans clients pendant le Grand Prix

Comme Stella le prévoyait, la répression lors du Grand Prix a eu des effets néfastes sur les services proposés par les travailleuses du sexe. Un ami m’a raconté qu’il était au Café Cléopâtre, avec une copine qui dansait autrefois au Cléo. Elle avait décidé d’y retravailler quelques soirées. Le samedi du weekend du Grand Prix, vers minuit, dix policiers sont entrés. Ils ont noté le nom de toutes les danseuses et ils ont vérifié leur âge et d’où elles venaient. Ils ont interrompu les danses en cabines, alors que les danseuses y travaillaient. Cela a certainement enlevé à plusieurs clients l’idée de se payer une danse. Les policiers sont restés entre une heure et deux heures. Les travailleuses ont perdu leur temps et possiblement beaucoup d’argent. Toutes les cabines étaient vides, après le départ des policiers, qui semblaient déterminés à trouver des danseuses nées dans un autre pays. Il n’y en avait pas. Elles étaient toutes là pour travailler, par choix, et elles n’ont pas travaillé: elles ont plutôt assisté à ce que provoquent la panique et les croisades moralistes.

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Fuck your sexist bullshit

Mai 26, 2016

slut shaming

Près de chez moi, près d’un champ de pissenlits à souffler fort fort, il y a un chouette dessin, collé sur mur, un chouette dessin anti-shaming de salopes.

Un facteur attendu

Mai 24, 2016

lelo attente

En attente de mon premier jouet Lelo. J’ai un crush pour les facteurs, mais là j’ai juste très hâte de déballer ce que le mien m’amènera.

Je me croise les doigts – sales – pour qu’il vienne aujourd’hui.