Je ne vous donnerai pas d’ordre…mais votez pour moi, please

novembre 12, 2014
La photo n'a pas vraiment rapport. Mais je l'aime.

La photo n’a pas vraiment rapport. Mais je l’aime.

Hello y’all

Je suis en nomination pour les Made In Blog awards, dans la catégorie lifestyle, culture et divertissement. Comment faire en sorte que je sois quasi aussi heureuse qu’après avoir baisé ou mangé des crottes de fromage? Votez pour moi!

Merci!

(Et je suis aussi en nomination dans la catégorie Famille, pour mon blogue de milfette. N’hésitez pas à voter pour moi dans cette catégorie aussi!)

Jeff Koons est à New-York et pas moi

novembre 12, 2014

jeff koons 4

Si j’étais à New-York, sans les enfants, j’irais certainement voir l’expo sur l’oeuvre de Jeff Koons au Whitney (et je me saoulerais pour oublier des séances de shopping dispendieuses).

 

Je capoterais un peu plus que le monsieur si j'étais là.

Je capoterais un peu plus que le monsieur si j’étais là.

Jeff Koons, populaire et controversé parce que ses oeuvres se vendent super chères et ne représentent pas nécessairement quoi que ce soit pour tout le monde. Il s’intéresse aux objets du quotidien et au sexe, à la culture pop et à la surconsommation. Quand il a commencé à exposer, dans les années 80, son style s’est révélé: un amalgame d’art conceptuel, de readymade, de pop art.

junkyard.tif

J’ai trouvé amusantes les réflexions de Marina Galperina: “The series of inflatables, rendered from found objects that the yet-to-make-it Koons piled into his apartment like a hoarder, are manufactured in the most perfect way possible. To actually be confronted with a room of them, made me hold the worn-out complaints of how there isn’t really much meaning beyond the pure push to legitimize appropriation art as a concept. I walked away a little guilty, like I just had an intimate encounter with someone I can’t relate to in any way, someone with happy painted eyes and a beautiful body that I spent more time looking at than doing things to.”

jeff koons 2

Une licorne une fois par année

novembre 4, 2014

melodie nelson halloween

Je me suis déguisée en licorne, comme l’année dernière.

Des mamans déguisées en sorcière ou en gars de la construction allaitaient leur enfant dans ma maison. Je mangeais de la pizza devenue froide trop rapidement. Je partageais une pointe toute garnie avec une amie. Elle est photographe. Elle photographie les papillons sur le corps des gens, les enfants qui jouent dans leurs céréales, les enfants avec des cheveux dans les yeux, les enfants qui ont d’énormes chiens comme meilleurs oreillers du monde entier.

Mes neveux et nièces célèbraient leur premier Halloween au Canada. Mes parents ne sont pas restés longtemps, ils n’aiment pas quand il y a trop de monde autour d’eux, je suis comme eux, si je ne suis pas chez moi. Chez moi, il ne peut pas avoir trop de monde, je me sens bien, sans participer à quoi que ce soit, sans rien faire d’autre que manger une pointe de pizza toute garnie, rien d’autre que boire du vin blanc, rien d’autre que boire de la bière blonde, rien d’autre que me demander d’ou provient le sang sur mon t-shirt rose pâle.

Des amis discutaient de strap-on, ils cherchaient le terme made in France, des gode-ceinture. Une amie m’a parlé d’un festival de fisting. J’étais pas excitée, mais j’avais juste envie de me mettre à quatre pattes et d’imiter le chat qui est venu trois ou dix fois chez moi ce soir-là, le chat des voisins, sans être invité, il sautait les marches et entrait, il venait dans mes bras ou sous le canapé, s’il croyait que j’allais refuser qu’il reste.

Il n’est pas resté. J’avais peur des parasites dans les merdes qu’il laisse chaque jour sur mon terrain. Je ne voulais pas qu’il contamine ma pizza, mes souliers et mes enfants.

Le lendemain, je buvais du champagne, mais ce n’était pas chez moi.

Quand je parle d’érotisme ailleurs que dans mon salon

octobre 30, 2014

rature et lit 2 mélodie nelson

rature et lit mélodie nelson

Hier j’ai participé à la web émision Rature et Lit, animée par Elsa Pépin.C’était sur l’érotisme en littérature. Ce sera diffusé le 26 novembre, je vous le répéterai for sure, même si je n’ai rien dit de marquant, je pensais trop à mes enfants qui se faisaient garder sans savoir s’ils allaient survivre trois heures sans moi.

(Ils ont survécu.) (C’est sûr que c’est grâce à ma bague porte-bonheur.)

(Et même si je n’ai rien dit de marquant, c’était une très chouette rencontre. Caroline Allard était présente, toujours époustouflante par sa vivacité, son intelligence et ses tenues so chic et cute. Stéphane Dompierre était aussi super intéressant, même s’il n’a pas l’air de triper films pornos autant que moi.)

Et je voulais porter un costume de matelot vintage, mais le col était taché par du café. Umph.

Le goût

octobre 30, 2014

meringue

À 8h, il goûtait sucré, il goûtait la meringue.

À 9h, il goûtait plus la crème sûre, mais très légère.

Il est parti se coucher tôt, il est fatigué ou enrhumé, je ne le réveillerai pas pour goûter une troisième fois son foutre. Mais il m’a fait promettre de le réveiller, lorsque j’irai me coucher, pour que je me colle contre lui, toute chaude contre ses rêves.

Je ne sais plus si je suis féministe

octobre 27, 2014

lectures

Mes lectures du weekend: Nu, un recueil de nouvelles érotiques dirigé par Stéphane Dompierre, Guide des métiers pour les petites filles qui ne veulent pas finir princesses, par Catherine Dufour, et Aimer, materner, jubiler, par Annie Cloutier.

Aimer, materner, jubiler, m’a tellement fait réfléchir que je n’ai pas demandé à mon mec d’écouter le dernier Sons of Anarchy. J’ai lu, avec un marqueur, sans remarquer que je me rongeais les ongles.

“Je continue de me dire féministe parce que le mot continue d’évoquer en moi la subversion, la prise de parole, l’affirmation de soi. Mais d’autres femmes montrent chaque jour qu’il est aujourd’hui possible d’être ce que nous sommes, sans complexe ni culpabilité, et sans béquille idéologique. Alors j’hésite, désormais.” Annie Cloutier

Plusieurs travailleuses du sexe ou ex travailleuses du sexe ne se disent plus féministes. Même si je déteste être vue comme une victime et même si la majorité des féministes refusent de croire en la légitimité du travail du sexe, je me condidérais toujours comme une féministe.

Il a fallu que je lise l’essai d’Annie Cloutier pour douter. Un essai sur la maternité, sur la politique faussement familiale du Québec, sur la pauvreté et sur les choix, les choix de materner et de travailler, les choix de materner et de ne pas travailler. Dans son essai, elle montre que le féminisme, contrairement à ce que plusieurs pensent, n’est pas un humanisme, et il n’est pas, dans son courant principal, prêt à écouter et à croire aux choix de toutes les femmes.

Des féministes m’ont dit que j’étais victime du patriarcat, pour avoir aimé me prostituer. Des féministes m’ont dit que j’inventais, que je mentais, quand je disais que j’avais été pute, et que je n’en étais pas devenue folle après. Des féministes disent que les clients sont violents, terrifiants et qu’ils devraient être jugés comme des criminels.

Et pourtant, je continuais à croire totalement au féminisme. Parce qu’il y a d’autres courants dans le féminisme, il n’y a pas que des femmes qui détestent les femmes qui ne sont pas comme elles, il n’y a pas que des femmes qui refusent la parole à celles qui ne pensent pas comme elles. Il y a le féminisme pro-choix, le féminisme pro-sexe, mais, mais, si le féminisme reste une idéologie et que je n’y souscris pas, puis-je encore être féministe? Ou suis-je maintenant tout simplement une maman, ex escorte, une maman qui aime jouir et faire des muffins aux bleuets? Est-ce que j’ai encore le droit de me dire féministe? Est-ce que j’ai encore l’envie de me dire féministe, même si je suis rejetée par ce qui semble être le courant principal du féminisme?

“I stopped calling myself a feminist several years ago for the simple reason that many feminists don’t like sex workers. I’m sort of the opposite of Groucho Marx: if a club doesn’t want me, then I’m more than happy to chip off elsewhere.” – Brooke Magnanti aka Belle de Jour

 

Des lectures réjouissantes

octobre 10, 2014

sexy reader

Quand j’étais jeune, vraiment vraiment trop jeune, genre neuf ans ou dix ans, j’ai lu La Bicyclette Bleue de Régine Desforges. Un livre foissonnant, avec beaucoup de détails historiques (les expérimentations des Allemands pendant la Deuxième Guerre mondiale, par exemple), mais aussi avec beaucoup beaucoup d’érotisme. J’y ai sans doute lu pour la première fois sur les fellations, sans comprendre vraiment ce que c’était (c’est ce qui est bien avec les livres; ce que nous ne sommes pas prêt à comprendre, ou ce que nous ne voulons pas nous imaginer, nous ne le voyons pas, contrairement à ce qui est présenté dans les films, pornos ou non, et les émissions de télé).

C’est clair que La Bicyclette Bleue et tous les livres de Virginia C.Andrews m’ont marquée, grâce à toutes leurs scènes sexuelles crissement perverses.

D’autres livres, plus intéressants que l’histoire de frères et soeurs prisonniers d’un grenier m’ont fait fantasmer.

Je vous en présente cinq dans ma chronique la plus récente sur Canoé.

Un extrait, à propos de Poupée Anale Nationale d’Alina Reyes: « Ce récit est le délire sanguinaire d’une femme d’extrême-droite obsédée par ses hémorroïdes. Des insultes, des tracas politiques et scatologies…ce n’est pas nécessairement excitant, mais c’est intéressant de lire un livre aussi osé, surtout en gardant en tête la montée du Front National de Marine Le Pen en France. »

Je vous propose aussi de lire ma chronique sur les baises qui guérissent tout, de l’incontinence aux maux de dos.

Extrait: « La salive nettoierait et ferait diminuer le niveau d’acidité causant les caries. Ça fait dix ans que je ne suis pas allée chez le dentiste (je ne vous recommande pas toutefois d’être autant négligeant que moi), et je ne me plains d’aucune douleur ou inflammation. Vive les bisous! »

Et une autre chronique, sur le scandale des photos nues de vedettes et l’intimité de tout le monde qui est contrôlée.

Extrait: « Parce que si moi, j’aime bien poser avec une nouvelle petite culotte en faisant une face pseudo cochonne, je n’accepte pas tout non plus. Un jour, en arrivant chez un amant, je n’ai pas accepté la caméra qu’il avait posée sur la table de sa salle à manger. En fait, je ne savais pas du tout qu’il y avait une caméra à cet endroit. Et il nous a filmés, en plein ébat, il a filmé mon entrée chez lui, mon manteau qui s’ouvre, mes bas collants qui filent, ses mouvements, mes réactions, nos cris étouffés.

Après, il m’a envoyé la vidéo. Je ne comprenais pas, les premières secondes. Je ne comprenais pas ce que je voyais. Puis, j’ai reconnu mon manteau et son entrée. »

Et une dernière proposition de lecture, from Playboy, sur les habitudes de masturbation des prêtres.

Extrait: « Sipe writes of a priest with an “ingenious imagination” enabling him to ejaculate at will, thereby avoiding getting his hands (and therefore his soul) dirty. Apparently impure thoughts are a sin only in manual transmission. Another found himself in the rather awkward position of having spontaneous emissions while giving Mass. This wasn’t exactly the sort of rapture he was going for. Yet, he also felt it’d be a sin to pre-empt these untimely carnal explosions by taking care of himself beforehand. »

Bonne lecture! Bisous!

Crème ou mouille?

octobre 6, 2014

gravlax

Mon mec avait acheté un gros saumon au Costco (ça vous excite aussi, han?) et il a avait préparé la veille du gravlax. Et des bavettes aussi, mais ça me tentait moins que le gravlax, pas juste parce qu’ils les avaient faites mariner, puis qu’il les avait oubliées quelques heures sur le comptoir.

Dans la chambre, nous avions repoussé la couette et il avait commencé à me lécher, puis à m’écarter les jambes pour me pénétrer, avant de revenir le nez contre mon pubis (ça aussi, c’est un mot aussi excitant que Costco, han?). Après avoir dardé sa langue en moi, il me l’avait montrée, elle était toute recouverte de ma mouille, blanche et épaisse.

-Tu penses que je devrais la prendre pour le gravlax? Au lieu de la crème?

Studio porno et dildos cachés

octobre 2, 2014

sex monsters 2

Hello y’all,

Je bois du gin aux concombres, ça ne me monte pas encore à la tête, donnez-moi trente minutes et je dors ou je suce.

Pour le moment, je bois et je vous suggère quelques liens web.

1. Vous voulez voir à quoi ressemble un studio de tournage de porn fétichiste? Il y a évidemment des objets de torture, mais aussi des machines à popcorn, de la fausse bouffe et un piano miniature.

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2. Envie de jouer à un Où est Charlie? plus rigolo et sexy? Cherchez le dildo.

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3. Une expo artistique qui s’appelle Sex Monsters. Qui ne montre pas de vanilla sex, mais des annonces de phone sex, des photos de mecs qui lèchent des pieds, des condoms de toutes les couleurs. Les monstres sexuels, c’est ce que nous voyons pas habituellement, c’est le raw sex, c’est le sexe avec déguisements, peut-être, mais qui ne se dissimule pas sous de bons sentiments.

sex monsters

 

 

 

 

Un gros bâton sans intérêt

septembre 24, 2014

golf-etiquette-2013-calendar

L’autre nuit, j’ai rêvé que j’apprenais à bien tenir un bâton de golf. C’était un rêve super détaillé, avec des zoom sur mes mains et des doigts qui se repositionnent au ralenti.

C’est vraiment nul, rêver à des trucs comme ça, quand je ne dors que cinq heures pas nuit et que finalement, le bâton de golf n’avait rien de phallique.