Archive for the ‘Non classé’ Category

Salon du livre et ma langue sur du papier

novembre 17, 2015

Emcie et Mélodie Nelson

Une dédicace pour Douze histoires de plage et une noyade aura lieu au Salon du livre de Montréal, jeudi le 19 novembre, de 18h30 à 20h. J’y serai avec d’autres auteurs du collectif dirigé par Marie-Chantale Gariépy.

Venez me voir ! Je frencherai les livres que vous acheterez. Et je vais avoir une robe cute.

Un prince à baiser et pour qui chanter au karaoké

novembre 10, 2015

jillian lauren

Comme elle le proclame sur son site web, Jillian Lauren est passée de fille dans un harem à membre d’un parent-teacher association. De fillette abandonnée par une maman ballerine à auteure tatouée qui donne des conférences sur l’adoption.

Elle raconte tout ça dans Some Girls, My Life in a Harem, ce qui l’a amenée à baiser avec un prince sadique et à le partager avec d’autres filles qui se saoulaient et se détestaient en attendant leur tour au karaoké.  Ou leur tour sur un terrain de tennis. Ou leur tour pour recevoir un bijou ou la queue du prince.

some girls 3

Elle raconte qui elle était, et ce qu’elle tente d’être, après des semaines et des mois de shopping de sacs Vuitton et d’enfermement. Son récit n’en est pas un d’escapades sexuelles dans un pays exotique. C’est le récit d’une Shéhérazade contemporaine, qui se cherche, qui se cherche et se crée, avec des mots, des secrets qui ne sont plus des secrets, de l’encre sur sa peau et des désirs à réinventer.

Some Girls

Extraits de Some Girls, My Life in a Harem:

Sur ses tatouages qui l’obligent à se révéler aux autres : « With my story writ large on the surface of my skin, I would no longer be tempted to fool people into thinking that I was normal. Tattooing was going to be my own radical statement about permanence and impermanence. It was the scarlet letter that I would proudly embroider across my chest. »

Sur le pouvoir de l’argent et des possessions : « There is something about that kind of hard, cold, sparkling sign language for power that even I, quasi-socialist sometime-vegetarian artist – even I wanted to hold up and shout, Look motherfuckers : I have a treasure from a prince. I am beautiful. »

Je n’ai pas froid

octobre 11, 2015

mashka cordwell through the leaf

Je serais parfois capable d’oublier le froid, pour aller me rouler dans les feuilles, nue, j’oublierais aussi la nuit et j’y resterais, je resterais dans les feuilles dans le froid et dans la nuit.

Je veux sentir la laisse/ Je veux ma chair  meurtrie/Je veux que tu me blesses et puis pousser des cris

J’aurais les joues blanches et rouges, les cheveux brillants sous les lumières dorées accrochées aux arbres du voisin, les lumières allumées même si ce n’est pas décembre, les lumières pour les ratons laveurs qui passent, et pour moi.

Et si tu ne parviens qu’à m’aimer mal ou peu/ Ça ne me fait rien/ Je peux aimer pour deux

automne octobre

Paroles : Alex Beaupain, Je peux aimer pour deux

Du beau dans la porno

septembre 29, 2015

Sophie Ebrard 4

Elle faisait de la pub, elle ne voulait plus faire de la pub, elle a commencé a annoncé à tout le monde qu’elle était photographe avant même de savoir faire autre chose que cibler un truc cool à photographier. Et bam, elle est véritablement devenue une photographe.

Avec une vision. Avec du talent. Sophie Ebrard trouve du beau partout. Du beau dans le décalage horaire et les jeux avec un bébé qui s’endort à 3ham pour se réveiller à 2hpm. Du beau dans un soutif flashé par une jeune fille dans une ruelle. De beau dans la main d’un gamin qui enlace tendrement sa maman échevelée.

Et dans la pornographie, aussi.

Sophie Ebrard 1

Sophie Ebrard montre ce qui se passe sur un plateau de tournage et en fait une série qui s’intitule It’s just love.

Des actrices qui sourient en se minouchant vers la caméra. Une actrice qui s’applique du vernis sur les orteils, à côté d’une vingtaine de rouleaux de papier de toilettes. Des retouches maquillage. Une séance de repassage tout nu.

Sophie Ebrard 2

Elle explique ici sa démarche et comment elle en est venue à photographier de la porn.

« I wanted to do a project with naked people, and it’s hard to ask friends to do that! My ex-agent took me to a swingers party to meet people. It was so interesting – once I’d got over being scared and having giggling fits, that is. I saw people having sex in front of me: it was a real eye opener. I wished I’d had my camera, because the way the bodies were entwined was very pretty. Suddenly I understood sculpture, and how the human body is amazingly beautiful. From that moment, I knew I wanted to do a project with the human body. »

Sophie Ebrard 3

Les gentils garçons

septembre 25, 2015

nice guys

Je suis tombée là-dessus sur Pinterest, quand j’ai tapé le mot sexe. J’ai souri.

Mon concombre préféré et votre love via Facebook

septembre 3, 2015

coiffure 1

Y’all vous me feriez super plaisir de liker ma page Facebook. Je vous jure que j’y parle de trucs super intéressants (vulve, vagin, pénis et travail du sexe, you know me) et j’y mets des photos de moi qui fait des trucs super intéressants (nouvelle coupe de cheveux, admiration de mon concombre préféré, robe presque boutonnée).

Merci!

coiffure 2

coiffure 3

Délivrez-vous des email, et du mal, après

août 31, 2015

église

J’aime aller à l’église. Le dimanche, je n’y vais pas toujours. Le prêtre de mon quartier parle de la soumission des femmes aux hommes à chacun de ses sermons. J’aime les sœurs qui y sont souvent, qui nous ouvrent les portes de l’église même quand il est dix-huit heures et qu’à dix-huit heures, l’église est fermée.

Quand l’église est vide, sauf pour un couple qui parle poussettes et baptème, j’aime m’y recueillir, pendant que les enfants jouent avec des peluches et des camions disposés dans un espace juste pour eux. Nous y allumons des lampions et ma fille me rappelle que lorsque j’allume un lampion pour elle, elle ne pense pas à Jésus parce que sinon elle penserait toujours à Jésus, elle a même rêvé à lui, la veille. Je souris et je lui dis de penser à tous ceux qu’elle aime.

église 2

L’autre jour, j’ai trouvé une copie d’une prière à Saint Jude. C’est le saint des causes désespérées. J’ai lu la prière et j’ai souri, malgré tout, parce qu’au lieu de nous délivrer du mal, Dieu était prié de nous délivrer des courriels.

prière

Merci de reconnaître que les travailleuses du sexe sont des êtres humains

août 13, 2015

prostitution décriminalisation

« Peu importe ce que nous pensons personnellement du travail du sexe, en quoi est-ce que ça peut aider quiconque de criminaliser des actes sexuels entre deux personnes consentantes?

Ni l’Organisation Mondiale de la Santé, ni Amnistie Internationale ne nient que des personnes sont trafiquées sexuellement. C’est aussi vrai que plusieurs femmes et enfants sont obligés de coudre les robes que je porte quotidiennement, dans des conditions horribles et dangereuses, sans être nécessairement bien payés. Ils sont parfois exploités et abusés. Et pourtant, jamais de lois ne feraient en sorte que la confection de t-shirt soit illégale. Au contraire, nous tentons de plus en plus de prendre conscience de ce que ça implique, de travailler dans une usine au Bangladesh et nous militons pour de meilleures conditions de travail et des boutiques qui peuvent prouver que leurs jupes à pois proviennent d’un environnement sécuritaire. »

Lisez ma chronique sur le vote d’Amnistie Internationale en faveur de la décriminalisation du travail du sexe.

Lisez aussi l’article hyper intéressant de Gabby Bess sur les réactions des travailleuses du sexe, suite au vote d’Amnistie Internationale. Les travailleuses du sexe sont souvent oubliées par les médias, même lorsque leur vie est discutée, la valeur de leur vie est jugée, débattue, leur voix est tue, et là, maintenant, grâce aux réseaux sociaux, elles sont présentes et elles ne restent pas silencieuses.

Suite à la prise de position d’Amnistie Internationale, il est possible que l’organisation perde des donateurs. Pensez à faire une donation, si possible. Merci. Merci à vous et merci à Amnistie Internationale de montrer que toute vie humaine est importante, que les travailleuses du sexe méritent les mêmes droits que le reste de la population. Merci.

Mélodie Nelson au spa pour la première fois

août 5, 2015

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Je sais que c’est la mode depuis dix ans, mais je n’étais jamais allée dans un spa de toute ma vie avant de m’y rendre avec ma belle-fille de dix-neuf ans (qui est sorti avec un mec qui s’appelait Nelson, yeah) (mon autre belle-fille, celle de douze ans, a une perruche qui s’appelle Mélodie, yeah).

Je savais juste que je ne voulais pas me faire masser et qu’il y aurait de l’eau un peu partout.

Mon mec m’a rappelé d’amener des gougounes. Ma maman m’a dit de m’amener des livres.

Gosh, je ne sais pas ce que j’aurais fait sans livres. Je ne sais pas pourquoi, je pensais que c’était excitant, les spas, et que je pourrais potiner all day long avec ma belle-fille, et la forcer à me révéler des secrets vraiment juicy.

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Je ne savais pas que c’était impossible de parler, et que je serais surtout en compagnie de mecs aux cheveux teints platine et de femmes au ventre retouché par trois-quatre chirurgiens/femmes qui font des concours pour savoir qui reste le plus longtemps dans un sauna sans s’évanouir.

Je veux y retourner tout le temps/une fois aux cinq ans pour affronter la nature (des rochers avec des chaises longues) et me questionner sur un menu santé qui propose des hot dogs.

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Cape Cod et les pénis touristiques

juin 29, 2015

Cape Cod

Deux amis partent en camping pour deux semaines et je stresse parce que je ne sais pas de quoi auront l’air mes journées sans parler de free range parenting, de joints, d’artistes qui exposent dans des galeries coop à St-Henri, de baise le soir vs baise le matin et de Nicole Richie avec eux.

Chez eux, lors d’un 5 à 10 avec végé pâté et gâteau breton, j’ai remarqué, au-dessus de leur étagère à dvd, une boite de bonbons salés from Cape Cod.

Ça m’a rappelé, avec un sourire, le recueil de nouvelles auquel j’ai participé. L’avez-vous lu ? Please, pretty please, lisez-le. J’allumerai un lampion (ma nouvelle activité favorite avec ma fille qui aime la Vierge Marie comme si c’était sa mamie) pour votre gentillesse.

J’ai écrit une chronique récemment sur des anecdotes que les auteurs de Douze histoires de plage et une noyade ont bien voulues partager avec moi. En voici un extrait, raconté par Geneviève Drolet, une auteure et artiste de cirque qui tricote des chandails incroyables (j’ai stalké sa page Facebook, je sais maintenant tout sur elle).

«- As-tu déjà couché avec un Noir?

– Non.

– Donc, tu n’as jamais vu de pénis de Noir?

– Non. (J’imaginais que c’était la même chose, juste d’une couleur différente.)

– Aimerais-tu que je te montre le mien, c’est un truc que tu dois voir, un genre d’attrait culturel. »

Voici d’autres médias qui recommandent le recueil Douze histoires de plage et une noyade.

Le Devoir

La Presse: « Anthropophagie, décapitation, hallucinations, paranoïa, sexe, l’ambiance est glauque, mais l’humour est souvent au rendez-vous. »

Journal de Montréal

Coup de cœur de Caroline Scott, poète et libraire chez Monet

Les Méconnus: « Lecture de plage, lecture d’été : Douze histoires de plage et une noyade amène la mer à ceux qui ne peuvent s’y rendre, et permet du même coup de découvrir ou de redécouvrir treize plumes à l’imagination fertile. Entre coups de soleils et coups de cœur, vous êtes assurés de passer un moment de lecture riche en mystères et en morts inopinées. »

L’Avantage

Mission Encre Noire de CHOQ

douze histoires de plage et une noyade