Lundi oui oui oui: popsicles au champagne et ballons à l’hélium

avril 8, 2014

rwanda

artiste peintre

shopping mecs

 

J’ai un peu mal à la tête parce que ma fille a crié Woody, WOODY toute la journée (c’est une maniaque de Toy Story et elle pense qu’après le film, Woody va apparaître dans la maison et elle dit qu’il va être son ami et courir avec elle, mais qu’il ne prendra pas de bain parce qu’il est toujours habillé) et aussi parce que je trouve ça plate et chiant, les élections, surtout qu’elles tombent le jour de l’anniversaire de mes petits frères, pauvre eux.

Ce que j’aime plus que cacher mon vibro:

Le chardonneret de Donna Tart. Dirty talk de fin de soirée. Poisson d’avril donné par Mini Fée au Frigo de Bacchus, un commerce de Rosemont, poisson encore collé sur la caisse enregistreuse, une semaine après le premier avril. Popsicles au champagne. Mini Dragon qui se lève et qui veut juste jouer avec mes ballons gonflés à l’hélium. Peintres transformés en architectes. Regard cochon de mon mec – je devine toujours ses envies de sodomie. Ballons gonflés à l’hélium donnés par mes parents et par mes copines pour célébrer mon dix-huitième anniversaire – c’est ça qui est écrit sur les ballons. Mecs déprimés accompagnant leur petite copine dans les boutiques. Porter des robes tous les jours ou des mini shorts melon d’eau. Réconciliations au Rwanda – je connais une Rwandaise, si belle et joyeuse et aimante, et je pense à elle, aujourd’hui.

Bonne semaine y’all! Je vais m’épiler les sourcils avant de lire au lit, un verre de lait aux amandes sur la table de chevet. Ou un verre de rosé, si je suis capable d’ouvrir la bouteille.

Lundi oui oui oui: des reines qui flashent dans le noir et des biscuits

mars 18, 2014

pixar

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Je reviens d’un weekend chez des amis à Franklin. J’ai bu comme ça faisait longtemps que je n’avais pas bu – comme une fille-qui-espère-que-ses-enfants-ne-se-réveilleront-pas-de-la-nuit-et-qui-a-un-trip-soudain-de-rhum. Avant de me coucher, j’ai pensé que j’avais dix mille maladies, avant de me rappeler qu’avoir la tête qui tourne, c’est juste un effet de trop de shit alcoolisé dans le corps. J’ai goûté pour la première fois ever à de la chartreuse verte, une liqueur composée de 130 plantes (j’ai vérifié sur Wikipédia parce que ça me tentait de me sentir super savante à propos de la chartreuse verte) et j’ai eu l’impression que ma langue fondait. C’était vraiment bizarre. Mais bon. J’ai juste pris deux gorgées, so je sais pas si le goût m’aurait écoeurée si j’avais décidé de boire plus de chartreuse que de rhum et coca zéro.

Ce que j’aime plus que de me sentir étourdie:

Mots que ma fille crie avant de s’endormir – “VULVA!” et “Péter, péter, j’ai pété dans mon oreiller maman!”. Images violentes de films cultes dessinées par un mec de Pixar. Mini Dragon avec une couronne. Chelsea Handler. Foulard Desigual. Couples en amour avec parapluie et chapeau melon. Croissants à l’érable des Co’Pains d’abord – un délice partagé avec une amie qui parle pompage de couilles avec son médecin, dix heures après son accouchement. Des reines qui flashent dans le noir. Mini Fée chantant Vive le Vent à tous les bébés qui pleurent – elle croit que cette chanson a des pouvoirs calmants. Plus ou moins rater des biscuits aux pépites de chocolat. Manger de la sole extra beurre avec Mini Fée, dans le bain. M’endormir collée contre Alexandre Le Grand. Chelsea Handler.

Bonne semaine y’all!

De la marchandise?

mars 18, 2014

maison-close

Le débat sur la création de bordels, animé par Sophie Durocher à OPEN télé, s’est bien déroulé…même si j’avais oublié de porter un soutif, ce qui a compliqué l’ajustement de mon micro, même si je me suis mouché devant la caméra, même si mes enfants ne se sont pas endormis avant mon retour et même si je ne me suis pas exprimée autant que je le voulais –et aussi bien que je ne l’aurais voulu.

Au final, mon constat, c’est que ce qui fait surtout vraiment freaker les gens à propos de la prostitution, c’est les clients. Et la liberté des filles, dans la notion de choix, clair ou non, et dans la notion de travailler pour soi-même ou avec l’aide d’un proxénète.

Les gens qui ne connaissent pas l’industrie du sexe ont peur des clients et des pimps. Ils s’imaginent les clients comme des méchants, comme des dictateurs assoiffés de pouvoir et de cul, ils sont incapables d’imaginer un mec sympa du parc à chiens comme client, incapables d’imaginer leur collègue qui bouffe juste des lunchs végés comme client, incapables d’imaginer un professeur qui donne de l’argent aux putes et à des organismes de bienfaisance dans la même semaine comme client. Une seule invitée, l’anthropologue Rose Dufour, a indiqué que les travailleurs et travailleuses du sexe n’étaient que de la marchandise. La seule personne qui a utilisé le terme de marchandise pour qualifier les tds est cette femme, et c’était son jugement, pas celui des clients, pas celui de mes mille clients.

Et pour les pimps, les gens ne conçoivent pas qu’ils puissent être utiles. Si les proxénètes forcent quiconque à travailler, c’est criminel. Mais sinon, je vois ça comme une firme de placement qui trouve des contrats de consultation à des filles qui se promènent avec des condoms all the time. Quand j’étais escorte, la dirigeante de mon agence, ma pimp, donc, s’occupait de l’entretien de l’appart dans lequel je travaillais, elle répondait aux appels de clients et de connards-qui-se-trouvaient-amusants-de-niaiser-une-agence. J’aurais pas eu la patience, moi, de parler toute la journée au téléphone avec des clients potentiels, so j’étais super heureuse d’avoir une proxénète, et je savais que j’étais libre de ce que je choisissais ou non d’accepter comme clients ou comme pratiques sexuelles.

Pour revoir l’émission, go devant votre télé mardi le 18 mars à 4h ou mercredi le 19 mars à 13h.  

Un article intéressant à lire sur la décriminalisation de la prostitution et le sexe comme travail - j’y ai été interviewée par l’auteure, Fannie B.

Mon amie me montre son gros trou et son petit trou fièrement

mars 12, 2014

chaussette

J’ai passé une semaine de relâche vraiment le fun, à faire découvrir à des couples d’amis que je possède des pyjamas très laids et que je pète fièrement quand j’ai envie de me venger des mauvaises blagues de mon mec.

Je suis très classe.

(Et c’est ma copine Anita sur la photo, très triste d’avoir déshonoré sa paire de chaussettes préférée.)

Une copine et la liberté et un anusquipique

mars 12, 2014

J’ai des copines très chouettes. J’en ai une que je vois par hasard, quand elle passe près de chez moi et qu’elle a envie de pipi, ou qu’elle est dans un autobus et qu’elle ouvre la fenêtre pour gueuler mon prénom, ou qu’elle mange des frites dans mon quartier. Je la vois comme une amoureuse, de tout, une amoureuse fiévreuse, qui partage son bonheur et ses amours, une amoureuse qui a un amoureux rencontré grâce à la musique et à la poutine, une amoureuse qui a un petit homme aussi, diablement mignon, qu’il soit déguisé en coccinelle et en chéri tout chic, une amoureuse libre, c’est ma copine qui est toujours elle-même, sans peur, dans ses colères et dans ses joies, maquillée ou non, une amoureuse qui se permet d’être libre (mais elle est mariée y’all, libre, ça veut pas dire je-veux-coucher-et-me-trouver-un-fiancé, so ne lui écrivez pas des courriels enflammés haha).

Je la trouve merveilleuse.

Et je la remercie d’avoir parlé de moi dans un billet très chouette de TPL. Les ladies derrière le site de TPL vont bientôt lancer un nouveau site TPL Moms. J’ai très hâte de découvrir ce site, avec leur énergie, leur pas-de-pudeur pour les cacas de nouveaux nés et leurs découvertes de chouettes tenues pour jouer dans des carrés de sable.

J’en profite aussi pour vous dire que je lancerai moi aussi un blogue de maman, moi qui ne voulait pas faire ça, au départ. Je trouve ça juste trop bizarre, de montrer des fesses avec des abeilles (même si Mini Fée gueule sur Skype anusquipique) et après des photos de mes enfants. Je me retiens dans mes histoires de cul, je me retiens dans mes histoires de maman, so let’s go, je serais ici, encore moi mais avec moins de photos d’enfants, mais aussi sur un autre blogue, en espérant que vous l’aimiez.

Bisous y’all!

La faiblesse de la cervelle ou un concombre entre les fesses

mars 12, 2014

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Diman & Lenin

 

Il y a une semaine, j’ai demandé à Alexandre Le Grand si les Jeux Olympiques étaient terminés. Je ne les avais pas suivis, boycottant à cause de Poutine, de son attitude envers la communauté LGBT. À cause aussi d’un reportage de l’émission Enquête, que j’avais suivie avec de gros yeux ronds, avant que Mini Dragon se réveille avec le souhait de faire du kung-fu à 23h.

Même si je ne les ai pas suivis, ces jeux d’hiver m’ont permis de découvrir un artiste d’origine russe que je trouve d’un trouble intéressant.

Slava (signifiant gloire ou célébrité) Mogutin, est le premier Russe à s’être réfugié aux États-Unis pour cause de persécution homophobique.  C’est un artiste qui touche à tout, au collage, aux photos Polaroïd, à l’écriture.

En reprenant des mots de Rimbaud, la morale est la faiblesse de la cervelle, il choisit de montrer des trucs très hard, qui, pour lui, dévoilent à la fois du hard et de l’innocence, cachée sous la vulnérabilité de ses sujets. Des mamelons brûlés par une cigarette, du sperme sur des abdos, du group sex homo, un gâteau d’anniversaire écrasés sur les couilles d’un fêtard…C’est choquant, oui, mais c’est aussi attirant, à la fois hors-normes, d’une exhibition fantasque éclatante, mais parfois totalement dans le réel.

“I’ve always enjoyed breaking taboos and stereotypes. I think that’s what real art is about, and I’ve paid my dues for expressing myself in the most radical and honest way.” Slava Mogutin

Pourquoi vouloir jouir absolument?

février 28, 2014

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Je ne jouis pas chaque fois que mon mec entre deux doigts dans mon cul et sa queue dans ma chatte. Est-ce que ça me dérange? Non. Si je veux absolument jouir, je prends mon vibro fushia après avoir fait un mini pipi à la salle de bain.

Ce que j’aime, c’est de sentir zéro tension, c’est de me sentir aimée, c’est de savoir que je peux m’endormir sans avoir peur de quoi que ce soit, je suis bien, je me suis collée, j’ai écarté mes lèvres, j’ai mordu son épaule, j’ai mouillé, j’ai senti sa queue et entendu ses je t’aime, je ne veux pas plus.

Et pour vous, une expérience sexuelle réussie, c’est quoi? Je vous invite à lire ma dernière chronique à ce sujet et à vous confier ici.

Envie de lire d’autres chroniques? Je vous en propose quelques unes, mes choux.

La fidélité sur pause.

Des formules qui tuent toute excitation – mieux vaut en rire qu’en jouir, parfois.

Des clients à ne jamais criminaliser.

“Notre société est obsédée par le sexe, mais ce n’est pas une obsession malsaine. C’est une pulsion à apprivoiser, dans le respect. Les clients sont des hommes comme les autres: ils ne sont pas une race à part. Ils remercient la caissière à l’épicerie, échappent un juron quand leurs orteils heurtent un meuble, se lavent les cheveux les yeux fermés. Permettons aux clients de passer un bon moment, et aux travailleuses du sexe de gagner de l’argent, sans craindre des menottes achetées ailleurs que dans une boutique de jouets sexuels.”

Bonne lecture!

illustration: installation de Diego Beyro

Le Gouvernement veut savoir ce que vous pensez de la prostitution, y’all

février 28, 2014

caricature

Le 20 décembre dernier, la Cour suprême a jugé que la décriminalisation de la prostitution se devait d’être wouhou. Pour la sécurité et la dignité des sex workers. Pour tout le monde, en fait, parce que fuck you, tous les citoyens sont égaux au Canada, et la criminalisation de la prostitution ne montrait pas ça, les lois faisaient en sorte que les sex workers étaient oh so moins importants, un de blessé, deux de violées, trente tuées, c’est moins important, of course, quand un tueur en série s’attaque à celles qui font payer avant d’ouvrir leur jambe, c’est moins important? Nan.

D’ici un an, les lois seront changées. Grâce à la Cour suprême. Pas grâce au Gouvernement du Canada, qui propose une consultation publique, dans le but de, dans le but de quoi? De faire peur encore, de rendre monstreux tout échange d’argent contre un service sexuel? De rendre monstrueux l’envie d’être pute? De rendre monstreux les clients?

Anyway. Faut participer. La date limite de participation au sondage du Gouvernement du Canada est le 17 mars.

Please, aidez les travailleurs et travailleuses du sexe. Aidez les clients et les clientes. Répondez au sondage, donnez votre opinion, malgré certaines questions totalement incidieuses et qui vont à l’encontre du jugement de la Cour suprême.

Merci.

Je ne suis pas au Sri Lanka

février 28, 2014

photo de profil

J’espère que vous allez tous bien, que vous n’avez pas de vaginite ou de blue balls. Plusieurs d’entre vous m’ont écrit pour s’assurer que je ne vivais pas une dépression saisonnière ou que je n’étais pas déménagée au Sri Lanka. No worry, je vais bien, mais je ne suis pas une superwoman. Je passe mes journées avec ma Mini Fée et mon Mini Dragon, à peindre l’intérieur de nos nombrils, à passer la mope rapido sur du yogourt mixé à du jus de pommes bio, à chanter Stromae avec des peluches dans les mains et à crier que personne n’a le droit de manger mes chips au sel et au poivre en cachette.

Les siestes des enfants? J’en profite pour dormir, souvent avec Mini Dragon. Les nuits? J’écoute des séries télé en mangeant du chili végé, en répétant à Alexandre Le Grand les trucs cute que les enfants ont fait pendant la journée (“Mini Dragon n’a pas mordu Mini Fée.”) et en lui montrant mes fesses dès que je me lève pour aller manger des chips au sel et au poivre.

Vous me trouvez plate?

(Je suis un peu plate.)

Mais j’ai surtout décidé de ne pas tenter le jeu de la superwoman. Je voudrais plus écrire, je voudrais aller chez la coiffeuse, je voudrais époussetter les murs, je voudrais m’acheter plus souvent de la lingerie, je voudrais savoir quelle taille de soutif je devrais porter, je voudrais boire du gin Hendricks dans un bain moussant, je voudrais ne pas fantasmer sur le black de la série Luther, je voudrais faire du yoga avant de boire mon premier café, je voudrais ne plus boire trois cafés par jour, je voudrais porter plus souvent des souliers à talons, mais j’ai décidé de me laisser aller à être une fille un peu plate, qui trouve ça très excitant de manger des crottes de fromage organiques, qui trouve du temps pour allaiter sur demande et sucer sur envie. Genre, je veux dire, je sais ce qui est essentiel: les crottes de fromage, mes seins et la queue de mon mec.

Vous me manquez. Mais je vous trompe avec mon sommeil, Netflix, les cheveux de mes chéris.

Je voulais faire un jeu de mots avec Coderre et bordels, mais bof

décembre 17, 2013

17decembre

Aujourd’hui, mardi le 17 décembre, c’est la journée internationale contre la violence à l’encontre des travailleuses du sexe.

Les célébrations de Noël cette année se vivent sous la neige et l’espoir de voir cesser l’hystérie et l’insécurité liées au travail du sexe. Quelques jours après la journée internationale contre la violence faite aux travailleuses du sexe, il y aura, le 20 décembre,  le jugement de la Cour Suprême concernant la décriminalisation de la prostitution.

Des lois qui ne protègent personne sauf une pseudo morale archaïque

Ici, au Canada, la prostitution est déjà légale. Toutefois, plein d’activités reliées à la prostition sont illégales: par exemple, une escorte ne peut pas parler du prix de ses services sexuels au téléphone cellulaire, un propriétaire d’immeubles ne peut pas avoir comme locataire une prostituée de rue, car il serait vu comme son pimp, une escorte ne peut pas engager ni chauffeur de taxi, ni bodyguard, car ils seraient vu aussi comme des pimps…Toutes ces limitations compliquent et mettent en danger la vie des travailleuses du sexe. La décriminalisation permettrait une meilleure reconnaissance des droits des travailleuses du sexe, qui méritent, comme tout citoyen, sécurité et dignité.

Les couples qui baisent après une victoire du Canadien ne sont pas compromis par la décriminalisation

Ailleurs dans le monde, les lois liées à la prostitution n’ont malheureusement pas l’air de s’assouplir. L’Allemagne reconsidère la légalisation des bordels, suivant l’exemple d’une Suède condescendante qui croit que si la prostitution est illégale, elle n’existe plus. Si elle est cachée, elle n’existe plus. Résultat: beaucoup plus de violence et de peur, moins d’aide aux travailleuses du sexe. La France criminalise les clients depuis peu, ce qui met en danger non seulement l’autonomie financière de plusieurs travailleuses du sexe, mais aussi leur vie: si les clients sont effrayés par une telle loi, les agresseurs, eux, ne s’en préoccupent pas.

Pourquoi la prostitution, lorsqu’elle est un échange rémunéré de services sexuels entre adultes consentants, fait-elle aussi peur? Pourquoi la sexualité est jugée dérangeante et traumatisante quand elle ne se vit pas dans une relation de couple qui écoute un match de hockey, puis copule si le Canadien a gagné?

Les médias jouent parfois le rôle des agresseurs

Pourquoi les médias présentent encore les travailleuses du sexe comme des jeunes filles quasi encore pubères à sauver, en bas résille et talons hauts? Pourquoi les médias se rendent-ils complices de la peur ambiante? En Angleterre, les médias sont invités aux arrestations de prostituées dans les bordels et photographient les malheureuses qui soutiennent être là par choix et non par la faute de trafic humain. Ici, au Québec, suite à l’annonce de Denis Coderre, des journalistes ont appellé des salons de massage en faisant semblant d’être des clients. Ils ont enregistré les conversations et les ont passées à la radio ou à la télévision, exposant ainsi la voix de travailleuses du sexe qui n’avaient jamais accepté d’entrevue, et qui se voyaient ainsi en danger d’être reconnues par leurs proches.

En Grèce, les médias de droite blâmaient en 2012 les travailleuses du sexe d’une hausse de VIH dans la population. En un an, le VIH avait effectivement augmenté de 60%. La raison? Pas la prostitution. Plutôt le gouvernement et ses coupes dans le budget de la santé. Tous les programmes d’échanges de seringues ont été annulés.

Comme le mentionne l’article très intéressant de Laurie Penny, dès qu’il y a une croisade contre l’indécence, c’est qu’il y a mission de dévier l’attention d’un problème social beaucoup plus important. Alors quand Coderre, Diane Matte et des journalistes paranoïent et paniquent sur les faux dangers des salons de massage et du travail du sexe, que cachent-ils? Quels problèmes plus importants ont moins d’attention, par leur faute?


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