Lundi oui oui oui: café, sirop d’érable bio et le prix Sade

septembre 25, 2012

 

Aujourd’hui j’ai pris un grande skinny vanilla latte avec une chick extra que je rencontrais pour la première fois. Elle a préféré prendre un latte à la citrouille, ce qu’elle se permet une fois par année, comme elle se permet d’avoir les cheveux les plus frisés du monde et une libraire préférée.

Je venais de faire une longue sieste avec Mini Fée, je m’étais réveillée en pyjama. J’ai lavé mes cheveux dans le lavabo – pour éviter que Mini Fée ne fasse une crise, elle déteste que je prenne une douche, elle en devient quasi hystérique, dites-moi vos trucs si ça vous est déjà arrivé – je me suis légèrement maquillée, j’ai donné un shooter de lait à Mini Fée – c’est comme ça que j’appelle un allaitement hyper rapide – j’ai téléphoné Mirabelle pour la prévenir de mon retard et j’ai filé au Starbucks. J’ai passé une heure à placoter gaiement d’écriture, de fuck me boots, de positions d’accouchement. Je veux des débuts d’aprem comme ça toute la semaine.

Ce que j’aime encore plus que porter mon pyjama à midi :

Encourager ma famille et les autres coureurs du Marathon de Montréal. Manger plus d’une pointe de tarte aux pommes que Belle-Fille Princesse et mon chéri ont faite samedi. Soirée avec mon frère Philippe et sa belle, à parler de couilles invisibles et des jolies boucles d’oreilles que Vickie Gendreau à porter quelques secondes à TLMEP. Rencontrer par hasard une amie de sixième année du primaire dans un café. Christine Angot nommée pour le prix Sade. Soda au raisin Stewart’s. Sirop d’érable bio. Enfance d’une copine qui a vécu de zéro à quatre ans avec un cimetière dans sa cour, en compagnie d’une nourrice et du gardien du cimetière. Des poissons rouges dans une cabine téléphonique. Super magasin de magie et de farces et attrapes – recommandé par des lecteurs, merci!

Passez une superbe semaine! Bisous!

Une coquetterie pour toutes les tailles

septembre 20, 2012

 

OMG pasties. J’aime trop ça. J’en ai des dizaines, que je me suis acheté, que mon chouchou m’a acheté, j’en ai sans doute que je n’ai pas encore portés. J’adore les pasties. C’est kitsch et coquin, c’est sexy et ça permet de se prendre pour une déesse du burlesque dès qu’on a trouvé la meilleure colle pour appliquer cet accessoire direct sur les mamelons.

Quelques lectrices m’ont récemment fait part qu’elles en désiraient, mais qu’elles ne croyaient pas que ce serait seyant, sur leurs petits seins. Peut-être que ceux qui sont autocollants sont plus difficiles à porter, peut-être que ceux vendus dans des boutiques de lingerie ne sont pas toujours, effectivement, pour toutes les grosseurs.

J’aime bien m’en procurer handmade, sur le site Etsy. J’ai conversé avec deux designers, qui m’ont assuré que leurs créations étaient parfaites pour les seins de A à D. Elles peuvent parfois en faire des tailles plus petites, si vous en faites une demande spéciale.

Admirez les créations de House of Vagabond et de Gothfox Designs!

Merci Mini Fée

septembre 20, 2012

Il y a un mois, pendant une sieste de Mini Fée, je regardais les milliers de photos que j’ai prises d’elle, pour en décorer le chalet, à son anniversaire. Des photos d’elle couchée sur un de mes foulards marins, des photos d’elle qui pose dans le lave-vaisselle – c’est son endroit de prédilection -, des photos d’elle déguisée en petite fraise, des photos d’elle qui rigole avec une peluche éléphant dans les bras ou du papier de toilette déroulé sur le plancher.

Je sais que je ne suis pas la seule maman qui regarde des photos de son enfant quand il dort.

J’en ai choisies une trentaine, que j’ai installées sur une corde à fanions jaunes et roses, après avoir gonflé des ballons, cuisiné des cupcakes avec des paillettes de chocolat, et m’être promenée partout au chalet avec une tasse de café tiède dans les mains, attendant le retour du marché de mon chéri et de Mini Fée et l’arrivée des quelques invités. J’ai enfilé une robe de la même couleur que les Skittles que j’avais versés dans des bols à banana split.

Quand j’ai pris ma petite fille dans mes bras, elle avait la tête qui dodelinait, mollement, contre mon épaule. Elle n’était pas tout à fait réveillée. J’ai laissé Alexandre Le Grand ranger les tomates, les croustilles au sel de mer, le café filtre, le rosé et les litres d’eau. J’ai regretté de ne pas avoir fait la sieste avec elle. Je savais que mes parents observeraient mes cernes. J’avais oublié mon cache-cernes préféré à l’appartement. Ils verraient aussi que ma robe est plus serrée qu’au mois de juillet quand je l’avais mise pour sortir avec Alexandre Le Grand et qu’ils gardaient Mini Fée, ils s’inquiéteraient, même s’ils savent que Mini Fée est adorable et que je suis heureuse malgré toutes mes tenues tachées de morceaux d’avocats.

Mini Fée portait une jolie robe en denim, mais après avoir mangé un cupcake pour la première fois, j’ai dû la changer. Je n’ai pas touché au glaçage au chocolat qui imprégnait ses sourcils de rouquine.

Je ne m’attendais pas à avoir une fille. Je m’étais persuadée que j’avais un garçon, dans mon ventre, j’espérais peut-être que ce serait plus facile, comme ça, avec mes belles-filles, qu’elles ne seraient pas jalouse d’un petit prince, mais qu’elles le seraient sans doute d’une princesse. J’étais sous le choc, quand une infirmière m’a dit que j’avais une fille en moi. Je ne voulais pas pleurer, je n’étais pas triste et je ne voulais pas avoir l’air triste, mais je retenais mes larmes, je serrais fort la main d’Alexandre Le Grand, puis je ne la serrais plus, j’étais toute seule avec toi, dans ce moment-là, ce moment où je ne savais pas quoi penser.

J’avais peur de ne pas être une bonne maman parce que je ne saurais pas comment être un modèle pour toi. Avec un garçon, j’aurais su me rouler dans le sable, jouer au chevalier et au super-héros, me battre avec des oreillers ou des branches d’arbres, me fâcher, rigoler, avoir les cheveux sales et manger des jujubes en forme de serpents venimeux au goûter. Je savais que je pouvais faire tout ça avec toi, aussi, mais en plus de faire tout ça, de manger des jujubes et de collectionner les branches d’arbres pour jouer, je me devais d’accepter d’être un modèle de fille pour ma fille. Même si parfois, je trouve ça dur et injuste, être une fille.

Je t’aime. Ton premier anniversaire s’est déroulé comme dans un conte, avec une heure de dodo très avancée, des spaghettis dans tous les recoins du chalet, une poupée à bercer, une pouliche à monter, des câlins, et je n’ai même pas pleuré, il me semble.

Ce n’est pas moi qui te montre tout ce qui est possible d’être, d’exaucer et de faire, quand on naît fille, c’est toi, qui me le montre, tous les jours, dès que tu me demandes auprès de toi, et que nous passons les premières minutes de chaque journée collée-collée, dans mes draps, ma main sur ton ventre tout chaud, ta main à toi qui cherche soit mon nez, soit la montre de ton papa.

Parfum Let Them Eat Cake et Sissi l’Impératrice

septembre 11, 2012

J’ai récemment répondu aux questions d’Audrée, la chouette demoiselle qui passe probablement cinquante heures par semaine à écrire sur différentes plateformes web (je ne sais pas comment elle fait, ni comment elle trouve le temps de se vernir les ongles et de me faire saliver en publiant des photos de plats végés sur son Facebook – anyway, je suis jalouse et je veux connaître sa formule magique pour réussir tout ça).

Allez lire sur mes coups de cœur beauté et mon amour pour les nobles qui empoisonnent leurs proches.

(La photo date de l’époque où je consommais des gin tonic et que j’en renversais sur mes robes en soie de la boutique Marciano.)

Lundi oui oui oui: licornes et eau de noix de coco

septembre 11, 2012

 

Je viens de prendre un bain chaud – avec des canards, des bouteilles de shampoings qui flottent, des noix pralinées et des canneberges séchées – , ça m’endort, un peu, mais ça me donne envie aussi de me coller, habillée juste de mes leggings noirs. Faut que je montre mes fesses et que je me fasse réchauffer, encore, vite vite.

Voici ce que j’aime plus encore que de retrouver ma nuisette Betsey Johnson dans le petit poing fermé de Mini Fée, qui me l’a dérobée pour mieux dormir :

Boire un latte à la vanille pendant que Mini Fée pointe des pigeons au parc. Biscuits avec des jujubes dedans. Ma girl next door préférée, Holly Madison, engrossée. Vente aux Coureurs de Jupons. Cure style ne pas se regarder dans le miroir pendant une semaine. Cheveux rasés de mon mec. Envie de bottes et de cols roulés. Des licornes pour manger un maïs extra beurre. Des scènes de cul réalistes et malaisantes au cinoche. Lire les poèmes de Pascale Bérubé sur Facebook. Avoir envie d’écrire des poèmes grâce à Pascale Bérubé, à la musique pop américaine et à mon haut taux d’hormones. Comptines et café à la Culotte à l’Envers. Écouter des émissions de cuisine qui donnent envie à mon mec de cuisiner des trucs exotiques. Réveils de Mini Fée la nuit – nous nous blottissons l’une contre l’autre sur le canapé, je l’allaite, elle garde les yeux fermés, et je la recouche quand elle se détourne de moi. Tom Wolfe sort enfin un nouveau livre, le 23 octobre prochain. Manger des raisins verts et des fraises et des frites chez ma voisine de ruelle ballerine.

Bonne semaine y’all! Bisous soufflés à l’eau de noix de coco!

Lundi oui oui oui: champagne et plomberie

août 27, 2012

Hier nous avons fêté à notre appartement le premier anniversaire au pays des bûcherons de deux amis frenchy. Dans un décor de cinquième dégât d’eau, de bouquets de fleurs trop charmants, de cerises très mûres et de petits pieds sales, j’ai su que La Parisienne me lisait et connaissait donc ma deuxième personnalité – je blague, j’ai un deuxième nom, mais pas de trouble de personnalité, mes chéris.

J’ai tout de suite rougi parce que je suis capable de parler du goût du foutre selon l’alimentation une heure non stop mais je rougis quand même pour des raisons que je m’explique mal – si je dis le mot queue, je rougis parfois, et oui.

En tout cas, L – tu nous as manqués, soigne bien ta chaude-pisse, F – merci pour le bouquet et M – oups tu as raison, je t’ai donné deux prénoms différents en l’espace de deux semaines.  

Voici ce que j’aime plus que la mousse au chocolat à quatre heures de l’après-midi :

Boutique vintage en ligne d’Élo. Œufs bénédictines aux asperges, partagés avec ma maman pendant que Mini Fée écoute la conversation de nos voisines de table au Café Extase. Tête de chevreuil rose et sparkly. Œufs bénédictines aux épinards, au Café Extase encore – tout ceux qui y travaillent sont trop sweet – , avec ma cousine qui a passé trente heures à faire des sacs à surprises à des musiciens. Se demander do I have enough au lieu de do I have it all. Étude révélant que les gens dormant sur le ventre font plus de rêves érotiques que ceux qui dorment sur le côté avec une peluche sous le bras. Black Nipples comme terme de what the fuck en plomberie, c’est vraiment suspect. Nuisette pour mamans qui allaitent. Champagne dans la cour. Christophe Honoré, auteur pour enfants et adultes-dramaturge-mon fantasme numéro un, a fait un film que Tracy Quan compare à un Pretty Woman pour hipsters – est-ce que je suis super en retard, est-ce qu’il déjà été à l’affiche au Québec?

Bonne semaine à tous! Bisous au coca zéro!

Et Madonna s’est fait traiter de pute parce qu’elle défendait Pussy Riot

août 22, 2012

J’aime vous faire sourire, rire ou même fantasmer. Mais je n’ai jamais la prétention de penser que je peux changer le monde. Je pense quand même que certains lecteurs en sont capable, eux, de changer le monde, et tant mieux si la lecture de mes textes peuvent enrichir leurs réflexions.

Un garçon de douze ans a récemment lu une de mes chroniques sur Canoé, sur le mot pute, qui ne devrait pas être une insulte. Une semaine plus tard, dans un camp de jour, il s’est fait traité d’enfant de pute. Il a alors rétorqué qu’être pute n’était pas une insulte, c’était un travail. Son intimidateur n’a rien trouvé d’autre à lui dire que je ne te parlerai plus jamais. La maman du garçon de douze ans m’a raconté ça et j’en avais les larmes aux yeux. De gratitude, d’admiration et d’espoir. À douze ans, les jeunes ont sans doute entendu un millier de fois le mot pute, sans réfléchir à ce que ça impliquait, vraiment, sans savoir que ça n’avait pas être l’insulte suprême. Il n’est pas trop tôt pour leur expliquer, en des mots qu’ils peuvent comprendre, sans aller au-delà de leur questionnement, ce que ça représente, traiter quelqu’un de pute, et ce que c’est, être pute.

Extrait de ma chronique : « Si vous croyez respecter les femmes, vous devez les respecter toutes, pas seulement celles qui militent la blouse boutonnée quasi jusqu’au cou pour les droits des enfants travaillant dans des usines en Chine. Faut respecter aussi les putes, les danseuses et les filles qui se montrent nues à leur petit ami du moment sur Skype. Et ne croyez pas non plus que les putes ne sont pas capable de militer la blouse boutonnée quasi jusqu’au cou pour les droits des animaux à trois pattes ou la cause des Somaliens blessés par des mines antipersonnel. »

J’ai depuis publié un autre article sur Canoé, sur les façons de rejeter les propositions indécentes d’une fille sans trop l’embarrasser.

Extrait de ma chronique : « Prétendre être allergique aux chats. Ou à la coloration capillaire. Ou aux jeans trop serrés. Si rien ne convient (la personne à ne pas trop embarrasser n’aime pas les animaux, ne se teint pas les cheveux et ne porte jamais de jeans), prétendre s’étouffer, commencer à baver, à pleurer et s’enfuir en zigzaguant.

Personne ne veut sortir avec un mec qui parle d’allergie et qui pleure dès qu’on lui propose de prendre un café. »

Bonne lecture y’all! Bisous soufflés au rosé!

Lundi oui oui oui: de la pieuvre et du poison

août 21, 2012

 

Je suis fatiguée, je n’aime pas écrire ça, parce que tout le monde peut le dire, tout le monde se sent fatigué ou stressé ou surchargé ou whatever. Je suis fatiguée juste parce que je viens de faire ma teinture et que ça me pique le fond du crâne et que ma chérie a été malade la semaine dernière – roséole – et qu’elle n’a pas tout à fait repris son rythme, je me blottie contre elle à cinq heures du matin, j’adore être au chaud, si près d’elle, son sourire quand elle se sépare de mon sein, pour s’avancer vers moi et se laisser tomber sur mon oreiller, enfin, bref, je passe de beaux moments, et je devrais me coucher plus tôt, mais j’aime trinquer avec mon chéri passé minuit, enfin, bref, c’est total ma faute si je suis fatiguée et je voudrais vraiment être une sorcière, comme je croyais l’être quand j’avais huit ou neuf ans, je m’inventerais une potion magique plus efficace encore qu’un Venti Skinny Vanilla Latte.

Voici ce que j’aime plus que les juliennes au bacon partagées avec ma voisine de neuf ans:

Idée de matcher un livre à son maillot de bain. Gros saucisson des Deux Gaulois et son effet sur Alexandre Le Grand – il l’a mis dans son bermuda pour voir de quoi il aurait l’air avec une queue grosse comme celle d’un acteur porno black. Chien fabuleusement poilu d’une copine. Photo de la dernière poutine partagée avec mes belles-filles avant la fin des vacances. 21 Jump Street visionné la soirée du départ des belles-filles, pour que mon chéri soit un peu moins triste. Pieuvre. Voisine qui me laisse sa Presse du samedi. Médecins et infirmières du Children’s Hospital. Chansons qui donnent envie de baiser. Mariage de ma meilleure amie. Courage d’avouer à ma meilleure amie que je voyais les motifs de sa petite culotte à travers une de ses robes. Suggestions de poisons pour sa tasse de café. Conversations entendues sur Masson : « Il pense que j’ai pris l’argent pour me payer un trip de coke. » et « Elle pue le swing. Je lui ai écrit qu’elle puait le swing. Elle pue le swing et elle pue des fesses. Elle ne m’a pas répondu. » Souliers qui matchent avec mon vernis à ongles rose et ma robe Atelier B grise.

Je vous love et je vous souhaite une superbe semaine! Et je me souhaite d’avoir la même motivation qu’une copine sur Facebook qui prend Britney Spears comme modèle – 1000 redressements assis par jour!

Jeudi envies: Win Wenders et la mode

août 16, 2012

Grâce à Livefastmag (faut absolument que vous reluquiez les photos de la dernière collection de lingerie de marque Bordelle, publiées dans ce magazine too much classy-trashy-smart), j’ai découvert le photographe de mode new-yorkais Tommy Agriodimas.

Une de ses séries de photos, Heartland Heartbreak, m’a subjuguée. Inspiré par le film Paris, Texas de Win Wenders, Agriodimas a capturé des scènes intuitivement séduisantes et parfois inquiétantes. Admirez.

Une autre série à découvrir : Eye Spy. Je love prendre mon café en lingerie moi aussi. Mais je n’ai pas de gants en dentelle. I wish.

 

De nouvelles petites culottes bientôt

août 10, 2012

Oh man. J’aimerais passer une journée à boire du vin, lentement, du rosé, du blanc sec peut-être, le rouge je le laisse à Alexandre Le Grand, au lit, à manger, au lit aussi, à me raser la chatte et à me la faire manger après. Je voudrais donner un weekend Mini Fée à mes parents, même si je suis contente de claironner n’importe quand que je ne vois pas la nécessité de lui donner un biberon, même si Mathieu Gratton vient demander mon opinion quand j’attends l’autobus, discutant avec une gentille dame, ma chérie contre moi, dans son porte-bébé, l’animateur de télé vient me demander ce que je pense d’un nouveau produit qui réchauffe le lait, dans le cadre de l’émission Le banc d’essai du peuple, et je dis « Euh c’est bien, mais le sein, c’est mieux. » et il me dit « Évitons un nouveau débat. », mais en fait, je veux pas de débat, les mamans font ce qu’elles veulent, c’est que c’est vraiment plus facile, de sortir un sein et de le donner direct à Mini Fée, je n’ai pas besoin d’un biberon qui réchauffe le lait pour les ballades en forêt.

Je voudrais bien porter de beaux soutifs, qui ne s’ouvrent pas, qui font juste me coller et me remonter les seins bien haut dans le cou, je voudrais bien porter mes robes, en acheter des nouvelles, avoir des seins qui sortent et qui donnent envie, je les aime, mais les porter libres, comme ça, dans des t-shirt au col qui s’agrandit, ça commence à me fatiguer, faudrait que je passe quelques journées topless avec de jolies culottes, et je me trouverais à nouveau super sexy – oh oui, demain au lieu de magasiner un nouveau pyjama pour Belle-Fille Princesse, je vais m’acheter des petites culottes too much jolies et je vais les porter avec classe même quand les stores ne seront plus fermés pour la nuit.

Demain, je photographierai mes petites culottes, je les enverrai en texto à mon mec, et je les mettrai plus tard ici, et je toucherai mes seins devant le miroir comme je le faisais avant, pour mesurer leur lourdeur, pour me répéter qu’ils sont à moi et qu’ils sont parfaits, je les toucherai avant d’endormir ma chérie, et de rejoindre Alexandre Le Grand, un verre de rosé à la main, pas pour toute la journée, mais à huit heures du soir, ou huit heures trente si Mini Fée est surexcitée et qu’elle veut toucher toutes les peintures et icônes sur les murs. Ce ne sera pas au lit que je le boirai, ce sera devant le téléviseur, je l’avalerai et après, je prétexterai un changement de chaîne et je me mettrai à quatre pattes, je n’aurai plus de short, plus de jeans Guess ou de robe couleur pastel, je serai en petite culotte, et je la tasserai sur le côté, pour montrer mes petits trous à mon chéri.