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Et Madonna s’est fait traiter de pute parce qu’elle défendait Pussy Riot

août 22, 2012

J’aime vous faire sourire, rire ou même fantasmer. Mais je n’ai jamais la prétention de penser que je peux changer le monde. Je pense quand même que certains lecteurs en sont capable, eux, de changer le monde, et tant mieux si la lecture de mes textes peuvent enrichir leurs réflexions.

Un garçon de douze ans a récemment lu une de mes chroniques sur Canoé, sur le mot pute, qui ne devrait pas être une insulte. Une semaine plus tard, dans un camp de jour, il s’est fait traité d’enfant de pute. Il a alors rétorqué qu’être pute n’était pas une insulte, c’était un travail. Son intimidateur n’a rien trouvé d’autre à lui dire que je ne te parlerai plus jamais. La maman du garçon de douze ans m’a raconté ça et j’en avais les larmes aux yeux. De gratitude, d’admiration et d’espoir. À douze ans, les jeunes ont sans doute entendu un millier de fois le mot pute, sans réfléchir à ce que ça impliquait, vraiment, sans savoir que ça n’avait pas être l’insulte suprême. Il n’est pas trop tôt pour leur expliquer, en des mots qu’ils peuvent comprendre, sans aller au-delà de leur questionnement, ce que ça représente, traiter quelqu’un de pute, et ce que c’est, être pute.

Extrait de ma chronique : « Si vous croyez respecter les femmes, vous devez les respecter toutes, pas seulement celles qui militent la blouse boutonnée quasi jusqu’au cou pour les droits des enfants travaillant dans des usines en Chine. Faut respecter aussi les putes, les danseuses et les filles qui se montrent nues à leur petit ami du moment sur Skype. Et ne croyez pas non plus que les putes ne sont pas capable de militer la blouse boutonnée quasi jusqu’au cou pour les droits des animaux à trois pattes ou la cause des Somaliens blessés par des mines antipersonnel. »

J’ai depuis publié un autre article sur Canoé, sur les façons de rejeter les propositions indécentes d’une fille sans trop l’embarrasser.

Extrait de ma chronique : « Prétendre être allergique aux chats. Ou à la coloration capillaire. Ou aux jeans trop serrés. Si rien ne convient (la personne à ne pas trop embarrasser n’aime pas les animaux, ne se teint pas les cheveux et ne porte jamais de jeans), prétendre s’étouffer, commencer à baver, à pleurer et s’enfuir en zigzaguant.

Personne ne veut sortir avec un mec qui parle d’allergie et qui pleure dès qu’on lui propose de prendre un café. »

Bonne lecture y’all! Bisous soufflés au rosé!