Mercredi maternité: taches de rousseurs et coucher de soleil

août 9, 2012

C’est ma copine obsédée par les Kardashian, celle qui demande à Delphine un rouge à lèvres de la même teinte que son vernis cerise, avant d’arriver au chalet, des bonbons bought in USA et un appareil-photo avec elle.

C’est ma copine qui est d’accord pour dire que je glow depuis que je suis maman, ma copine qui bouffe vegan, qui fait pousser du kale et qui aime partir en canot longtemps longtemps. C’est elle, dont la belle-sœur s’est récemment mariée en Alberta, donnant par la suite à tous les garçons d’honneur une carabine.

C’est elle qui mourrait si on la disait belle et serviable, parce qu’elle est belle mais d’une façon coquine, je la verrais se faire aller le popotin pendant les Années Folles, et qu’elle est serviable quand elle le veut bien, et surtout elle espère être plus, elle se fouette bien quand elle n’est pas aimée, tant que ceux qu’elle aime lui sont loyaux, fidèles et qu’ils souhaitent lancer des couteaux dans le dos des méchants.

C’est elle qui m’a prise en photo, alors que j’allaitais, mes taches de rousseur exposées au coucher de soleil. Merci bella.

Chocolatine et bulles

août 9, 2012

Chaque été, nous célébrons l’anniversaire de Belle-Fille Princesse avec une pinata remplie de bonbons, à attaquer sans frapper de gamins. Cette année, il y avait près cinquante personnes au chalet, toutes affamées et assoiffées après être restées un minimum de deux-trois heures dans le trafic. Colin avait amené des croissants aux amandes avec lui, certain d’arriver au petit déj, mais il est finalement arrivé alors que l’après-midi était déjà bien entamé.

J’ai passé l’après-midi à reluquer des verres de vodka-Red Bull sugarfree, à faire des bulles de savon à vaisselle, à trouver tout le monde très chou en maillot de bain, à être tellement tellement heureuse que Mini Dée aie un crush sur le gros toutou bouvier bernois de ma copine Isadora et à remercier mes petits frères d’amener tous les enfants en bateau pour faire du wakeboard. Le chéri de Sarah Lee en a fait, malgré sa peur de l’eau, et il a ainsi découvert son inner surfer.

Quand Mini Fée s’est couché, j’ai obligé Richard à ouvrir des bouteilles de mousseux et je me suis assise avec Alexandre Le Grand, sous un parasol, avec de la citronnelle sur notre peau, nous avons parlé de littérature érotique, de Kofi Annan et du voyage à Paris de Charlène. Colin, triste qu’une copine dessinatrice soit partie, a demandé aux neuf-dix personnes qui restaient si quelqu’un avec du pot. Personne n’en avait, alors il s’est versé un verre de pinot noir, et je lui ai demandé s’il voulait partager une chocolatine avec moi.

Photo: Vera Rivken

Lundi oui oui oui: Uno, caleçon vert lime et pizza

août 6, 2012

J’ai l’impression de trop chiller, assise sur le canapé, à écrire alors qu’Alexandre Le Grand et Belle-Fille Lyonnaise peinturent les murs du salon, de la cuisine et de la salle à manger. Anyway. Je leur ferai de bons sandwichs après.

Voici ce que j’aime plus que le vernis jaune sur mes ongles (man, la première fois que j’ai essayé un vernis jaune, j’ai choisi une mauvaise marque et je me suis retrouvée avec des ongles qui semblaient jaunis par la fumée constante de cigarette, ish, là c’est joli joli) :

Vente de garage dans la ruelle. Soirée familiale pizza et We bought a zoo en dvd. Parler de Jim Morrison et de Philippe Djian avec Belle-Fille Lyonnaise. Trop boire en jouant à Uno. Être hyper contrôlante et relire dix fois les règles du jeu Uno. Ma mère m’apprend que ma cousine Andréa est enceinte, certaine qu’elle me l’avait déjà dit il y a un mois. Mon chéri en caleçon vert lime. Nourrir une maman canard et ses sept bébés. Mini Fée dans les bras d’Alexandre Le Grand, elle lui pince le cou, pour être certaine qu’il ne la remettra pas tout de suite dans mes bras. Party pinata – quarante-neuf personnes et un bouvier bernois sur le quai et le quai ne coule pas. Bien dormir chaque soir qu’Alexandre Le Grand me lèche la chatte et me doigte le cul. Tout ce qui se rapporte aux sororités. Belle-Fille Princesse aime les livres de Marie Desplechin. Sandwichs polonais à la saucisse chaude-moutarde forte-choucroute-fromage. Parler de seins all the time avec everybody. Trouver normal que le plaisir, le corps, le sexe et l’argent puissent se lier, « It’s strange that for centuries we’ve happily paid for other humans to exert their bodies for our pleasure, whether it be a postman, a waiter, a boxer or comedian, whatever. We’ve also a long, long history of having sex for pleasure. Is bringing those two things together and paying for sex such a bad thing?  »

Je vous souhaite une agréable semaine, pas de stress ni de punaises! Bisous soufflés!

Jeudi envies: du gras de ventre ou des seins?

août 3, 2012

J’aime les histoires de stripper et j’aime parler de stripper (les meilleures sont à Montréal, selon un auteur-player américain, wouhou).

Je suis tombée sur un tumblr vraiment cool, celui d’une stripper qui parle de tout, de ses tournées, des autres filles qui dansent ou se tripotent ou piquent des crises, des clients qu’elle aime, de ceux qu’elle n’aime pas et il y en a des franchement bizarres, comme celui-ci :

« The guy who completely ruined my night is too tiring to write about, so I’ll jump right to when we were in VIP. He had been told explicitly by me that he couldn’t touch my breasts. He tried to touch my crotch first, which to his credit, I hadn’t said anything about. He kept whimpering about not being able to touch my breasts before falling silent into a deep sulk and grasping my stomach fat.

Like, gathering up as much skin and fat as he could in each hand, and then squeezing and twisting it. I endured this, waiting out the rest of my 2:00 songs like a sentence. At first I wondered to myself how someone could be an adult and most likely married without ever having learned how to touch a woman. And then, I realized that he had just settled on pretending my stomach rolls were nippleless breasts. »

Faire semblant que du gras de ventre, c’est des seins? Pour bien bander? Gosh. Le pouvoir de l’imagination.

Il y a un seul clito sur le corps d’une fille

août 2, 2012

Je parle de cul sur Canoë cette semaine y’all. Un genre de top 5 des erreurs à ne plus jamais commettre au lit si vous avez une petite copine.

En voici un exemple :

« Erreur #4 : Baver partout

Les filles n’ont pas de clitoris caché entre les orteils, dans le nombril, au fond de l’oreille. Un coup de langue avant de murmurer un mot doux au creux de l’oreille, pourquoi pas? Mais pas besoin de saliver partout avant de vous retrouver entre les cuisses d’une fille. »

Lisez la suite et dites-moi ce que j’ai oublié les girls (et les mecs aussi, je veux bien savoir ce que vous n’aimez pas que votre partenaire fasse avec votre queue et votre poil de chest)!

Je reste là, ses doigts pinçant ma peau

août 1, 2012

La semaine dernière j’ai écrit à ma boss pour l’informer que je ne reviendrais pas travailler fin août, début septembre. Je le savais depuis deux semaines, un mois, peut-être même depuis que Mini Fée est née, depuis qu’elle ne lâche pas mes tétons pour un biberon, depuis qu’elle adore aller au parc, embrasser d’autres enfants, rigoler avec eux, m’oublier un moment, mais pas longtemps, je la veux avec moi, je me veux avec elle, encore un an.

Je ne sais pas si c’est plus pour elle ou pour moi. Je ne sais pas si c’est pour m’épargner de trouver une garderie et m’épargner ses pleurs les matinées où je l’embrasserais avant de m’en aller à quelques kilomètres de ses rires. Je ne sais pas si c’est pour continuer à la regarder avec plaisir enfoncer ses doigts dans sa bouche, enfoncer des morceaux de framboises, la regarder tacher ses t-shirts avec sa salive, des biscuits vanillés et des fleurs écrasées. Je ne sais pas si c’est pour elle, pour qu’elle ait encore ma chaleur, mon parfum, mes cheveux à tirer, mes seins à vider quand elle le veut, nos matinées à sourire à tous le commerçants de la rue Masson, nos après-midis au parc ou à la bibliothèque et au bain, notre routine à nous, notre tisane à la menthe poivrée et notre Baby Einstein à nous quand ça ne va pas.

Je veux bien croire que c’est pour nous deux, que ce n’est pas juste pour moi que c’est important, cette année additionnelle, que ça lui plaira, qu’elle se fera des amis même à rester dans son porte-bébé encore quelques temps, collée contre moi, un petit chapeau turquoise ou rose sur la tête, tournée vers les autres, un bras tendu vers un passant, mais l’autre autour de moi, ses doigts pinçant ma peau, pour se prouver que je suis bien là, que je reste là, que je suis à elle, pour toujours.

Roquefort javellisé et écriture

juillet 27, 2012

Le lundi, je vous dis tout ce que j’aime, en vrac, comme ça, parce que je partage mes découvertes et mes joies super facilement. Je trouve toutefois que je ne vous écris plus assez, et pour me motiver à rester devant mon ordinateur au lieu de manger des croustilles à la crème sûre, j’ai décidé de thématiser deux autres journées : le mercredi sera le mercredi maternité, je pourrai parler de ma vie de ma maman sans avoir peur que vous me trouviez endormante et le jeudi sera le jeudi envies, j’écrirai sur mon cul, sur le cul des autres, sur les photos sexy que je trouve sur le web, sur la saveur du foutre d’Alexandre Le Grand – c’est rarement la même saveur, parfois je préfère quand il est tout léger, au yogourt glacé citronné genre, mais parfois je veux qu’il goûte fort, qu’il goûte le saucisson, la bière qu’il a avalée, les cornichons et le roquefort javellisé.  Et parfois, je reviendrai ici avec mes petites histoires de Pom Pom Girl dans un bar ou de souper entre amis.

À bientôt! Bisous soufflés au Perrier!

Mélodie

En sueur et en bikini trop serré

juillet 26, 2012

Alexandre Le Grand répétait toujours qu’il était interdit de porter un maillot de bain dans la piscine, quand il observait la pancarte de règlements. J’étais d’accord pour ne pas porter de maillot, mais je n’avais pas trop honte de le faire non plus avec une bouée autour de mon cou – quand j’ai vu les bouées accrochées à chaque parasol, il fallait absolument que j’en adopte une le temps d’une photo genre.

Autour de la piscine, Mini Fée se faisait câliner et surnommer mamita par tout le monde. Dès qu’elle se frottait les yeux devant ses admirateurs, Alexandre Le Grand et moi prenions des verres en plastique de Tu Coca ou de bières et nous nous dirigions vers la chambre. Mini Fée s’endormait rapidement dans son petit lit blanc et dès que j’étais certaine qu’elle dormait bien, je laissais Alexandre Le Grand me goûter. Il voulait me lécher dès que notre chérie faisait la sieste et je m’en suis vantée à une fille rencontrée à la plage. Elle voulait savoir si son fils pouvait prendre un des livres de bain de Mini Fée et je lui ai dit que oui, tout en lui disant que son maillot de bain était trop chou – un une pièce avec la face d’un koala dessus.

Elle m’a dit qu’elle n’osait pas mettre de bikini encore, sa cicatrice de césarienne n’était pas totalement effacée, malgré la crème enrichie à la vitamine E et au karité qu’elle s’applique plus d’une fois par jour. Je lui ai dit que sa cicatrice ne devait pas paraître anyway, à moins de porter un bikini extra taille basse qui ne cache que le clito. Elle a rigolé et nous avons parlé de clito, de son mec qui oubliait que le sien existait si elle ne s’asseyait pas direct sur sa face, du mien qui s’en occupait total trop bien depuis quelques siestes, et la couleur de nos vibros. Je n’avais pas apporté de vibrateur en voyage parce que depuis qu’une douanière a fouillé dans ma valise pour y trouver un costume de marin sexy, un costume de soubrette, un costume de collégienne, un mini vibrateur mauve translucide, et des trucs à insérer dans mes hauts de bikini pour faire comme si j’avais de big boobs – c’était avant ma chirurgie et IL A FALLU QUE J’EXPLIQUE EN ESPAGNOL ET EN LANGAGE DES SIGNES C’ÉTAIT QUOI LES TRUCS GÉLATINEUX – j’ai un peu peur d’amener des trucs trop explicitement horny en avion.

Après un souper avec elle et son mec, nous nous sommes dit qu’un bain de minuit ensemble serait top. Nous avons laissé nos enfants à nos mecs, nous avons promis de pas faire trop de cochonneries et nous sommes allées à la plage en ricanant comme des petites filles prêtes à manger dix mille sucreries en deux minutes.

Changhong et de la chance

juillet 26, 2012

Nous avons décidé de partir à Cuba sur un coup de tête, sans savoir si j’allais retrouver mon passeport facilement dans le désordre de l’appartement, ni si Mini Fée allait apprécier les vagues et les petits poissons sur ses pieds, le sable collé sur sa peau et les voix étrangères qui nous réveillent au petit matin.

J’ai lu d’excellents conseils sur comment voyager avec un bébé, j’ai oublié de faire comme la fille qui se prend en photo all the time dans les toilettes en avion, nous avons bu des smoothies aux fruits de la passion tous les jours, Mini Fée adorant ouvrir grand la bouche pour y accueillir le liquide si froid de melons et d’ananas si frais, nous avons écouté de mauvaises émissions de télé quand Mini Fée dormait – aux deux-trois heures, sous le soleil, elle s’endort rapidement -,  nous avons rigolé de la marque de la télévision – Changhong, voir que ça existe pour vrai un nom de marque comme ça – , et un touriste voulait toujours nous montrer une étoile de mer au moment même où Mini Fée chiait son déjeuner, la classe, nous n’avons pas vu d’étoile de mer finalement.

Ça m’a inspirée une chronique pour Canoé et l’envie de partir deux mois dans un autre pays, genre la Thaïlande ou le Vietnam ou le Brésil, encore juste avec Mini Fée et Alexandre Le Grand, à vivre à un autre rythme que le mien, celui du soleil et des siestes de ma petite chérie.

Lundi oui oui oui: concours de beauté trans et adoption d’un pélican

juillet 23, 2012

Je reviens tout juste de quelques jours à Cuba – je vous en reparlerai cette semaine, de mon bikini et des nuits de très peu d’heures – et je suis heureuse d’être à la maison, même si je vous jure je suis une fille qui aime la routine et je n’ai plus de routine du tout depuis quelques temps. Les belles-filles sont là et avec l’excitation provoquée par ces retrouvailles et le voyage, Mini Fée et moi nous envoyons valser heures de sieste, sandales et lectures dans la cuisine dès six heures du matin, avec banane à écraser de plaisir en extra.

Je pense à vous mes chéris et mes cocottes, et j’espère que vous passez un aussi bel été que moi – continuez à m’écrire, racontez-moi vos joies de l’été, votre séance shopping de maillot de bain ou les aventures de votre petit dernier qui a goûté du sable pour la première fois sur une plage à Oka. N’importe quoi, j’aime vous lire, moi aussi, vraiment.

Voici ce que j’aime plus que la provision de magazines que je remets à ma maman le weekend :

Me frotter contre la queue d’Alexandre Le Grand jusqu’à ce qu’il jouisse contre mes seins et mon ventre. Concours de Miss Trans World Indian Pageant. Trouver une pinata papillon chez Oscar et plein de bonbons bio aussi. Photographier Belle-Fille Lyonnaise et son papa avant qu’ils ne prennent le thé chez Birks pour célébrer ses seize ans. Éloïse qui donne de belles bottes à Mini Fée pour qu’elle soit aussi enthousiaste que sa fille à sauter dans les flaques d’eau. Lecteurs photographiés dans le métro de New-York. Bientôt le mariage de Travis et Misha et j’ai hâte que Misha se trouve une paire de chaussures. Voyeurisme d’enfants riches (source de la photo de ce billet). Film sur un pélican adopté – je l’écoute avec mes belles-filles en mangeant un sandwich à la crème glacée homemade. Appuies-livres en forme d’ancre de bateau, trouvés chez Indigo. Ne pas être addict à la productivité.

Et un article de Charlie Glickman, qui indique avec beaucoup de respect à quel point ceux qui font du slut shaming sont des merdes – je suis moins respectueuse, moi –

Extrait : « I don’t care how much sex anyone has, how often they do it, or who they do it with. I’m much more interested in the consent, pleasure, and well-being of the participants and the people affected by it. I respect women who are asexual, celibate, monogamous, multi-partnered, or have had more partners than they can recall. I respect women who only have sex after a commitment to monogamy and those who have sex with someone within minutes of meeting them. I respect women who have transactional sex, women who have sex for love, or for any other reason. »

Bonne semaine y’all! Bisous à la sangria blanche!