Archive for the ‘reading is sexy’ Category

Pornographie etc.

novembre 28, 2012

Je vous invite à lire ma dernière chronique Canoë, qui vous apprendra que la pornographie n’est pas aussi dangereuse que certaines personnes le croient. Si, si, vous ne vous transformerez pas en monstre pervers, salivant, bandant, mouillant tout sur votre passage dès que vous apercevrez à l’écran une paire de tétons ou des couilles bien trimées.

D’autres chroniques récentes portent sur les sujets suivants : ce qui pousse les femmes à quitter leur mec, ce qu’il ne faut absolument pas faire lors d’une première relation sexuelle avec une nouvelle fréquentation, les habitudes faussement néfastes pour les couples (genre faire pipi devant l’autre) et ce que les femmes aiment presque honteusement.

Love y’all! Bisous!

Ce qui se doit d’être banal

novembre 22, 2012

Depuis que je suis revenue sur Facebook, j’y suis de nouveau accroc. Je me trouve de bonnes excuses pour ne pas me sentir too much mal d’y être accroc, comme la lecture d’articles partagés par Fabrice – qui met aussi des photos de lui déguisé en genre de Castafiore, yeah.

Quand je regarde au téléjournal des pseudo religieux sur un high de moralité douteuse, frappant des femmes aux seins nus parce qu’ils associent homosexualité à bestialité, je suis plus que troublée et inquiète. Mais la lecture d’articles comme la lettre ouverte de Virginie Despentes à Lionel Jospin, et l’entretien avec l’anthropologue français Maurice Godelier me rassurent un peu.

Dans L’humanité n’a cessé d’inventer de nouvelles formes de mariage et de descendance, Maurice Godelier montre que le mariage entre homosexuels devrait être légalisé et normalisé en France, et que les homosexuels, bien que stériles, devraient être valorisés et acceptés comme parents.

Voici quelques extraits de l’entretien entre Maurice Godelier et une journaliste du Monde:

« L’homosexualité n’est ni une maladie, ni une perversion, ni un péché. Les deux espèces de primates les plus proches de nous sont bisexuelles, tout comme l’espèce humaine. C’est un fait scientifique. Si on ne le reconnaît pas, on continue à charrier de l’homophobie. Le deuxième point, c’est que sexualité signifie désir, mais aussi amour. Comme les hétérosexuels, les homosexuels s’aiment. »

« L’Etat doit intervenir pour fixer des responsabilités devant la loi. Il arrivera que les couples homosexuels se séparent. Il faut fixer un cadre. Il faut aussi pénaliser l’homophobie, qui agresse parents et enfants. D’autres gouvernements sont passés par là. Aucune des sociétés qui ont accepté ces évolutions ne s’est effondrée. C’est devenu banal, comme avoir des enfants sans se marier est aujourd’hui banal. »

Maurice Godelier indique aussi qu’il n’y a pas plus d’inceste chez les homosexuels que chez les hétérosexuels. Je trouve ça débile que des lecteurs se doivent d’être rassurés sur ce point. Crazy shit. Et que les lecteurs se doivent d’être rappelés que les homosexuels ne font pas que baiser: ils s’aiment aussi. Gosh. Anyway, moi, j’ai hâte de me marier une seconde fois.

Un féminisme invitant et en mouvement

novembre 14, 2012

Entre la lecture de The no-cry sleep solution for toddlers and preschoolers et The Happiest Toddler on the Block, j’ai consulté un billet publié sur un site québécois à propos de la féminité, de la transphobie, des filles traitées de salopes parce-qu’elles-osent-se-mettre-du-rouge-sur-les-lèvres-et-des-jupes-qui-pourraient-remplacer-des-napperons-sur-la-table et du travail du sexe.

J’ai toujours peur, quand je lis sur le travail du sexe sur un site féministe. J’ai peur d’être triste, furieuse – et ces émotions ne sont ni bonnes pour ma petite tête qui souhaite un monde de licornes à adopter et de nuages en guimauve, ni bonnes pour le bébé que j’attends.

J’ai beaucoup apprécié le billet en question, non pas parce qu’il se rapproche à ce en quoi je crois, ou, en tout les cas, pas simplement pour cette raison. J’ai apprécié que l’auteure avoue son malaise initial, puis son questionnement sur le travail du sexe et sur une performance de la féminité dont on célèbre l’anticonformisme chez certaines (les drag queen), alors qu’elle est décriée chez d’autres (moi, moi, moi et toutes les filles qui se plaisent à passer plus de cinq minutes devant un miroir).

Extrait : « Et plus tard, une autre fracture: j’ai commencé à lire des articles à tendance pro-sexe. La porno, que je consommais depuis plusieurs années mais avec laquelle j’entretenais un rapport ambigu, voire honteux, n’était soudainement plus diabolisée. J’ai commencé à voir des termes comme “travail du sexe” au lieu de “prostitution”. Le BDSM, dans cette même mouvance, n’était plus du tout compris comme un désir de reproduire des abus ou de la violence: ce pouvait être conçu comme un jeu de pouvoir, une exploration des symboles qui peuplent l’imaginaire sexuel collectif.

Je me sentais plus que jamais comme une outsider. Mes politiques allaient encore souvent dans le sens du consensus féministe, mais ça achoppait sur des points centraux, assez centraux pour que le malaise perdure. Lorsque finalement j’ai pris position dans le débat prostitution-travail du sexe (i.e. je suis en faveur de la décriminalisation totale), je savais que je franchissais une barrière. Que je ne pourrais plus jamais concevoir mon féminisme comme étant lisse, conforme aux guidelines du Conseil du statut de la femme. Que mon étiquette de féministe, il faudrait que je la défende, non plus seulement à l’extérieur du mouvement, mais aussi à l’intérieur. Face, notamment, à des personnes qui pensent pareil que dans cette parodie. »

Les commentaires sont aussi intéressants à lire, pour juger d’un esprit plus ou moins ouvert déguisé en féminisme d’ouverture mal renseigné, pour juger de ce qui est controversé encore aujourd’hui pour certaines femmes, et pas du tout pour d’autres.

Je vous invite à lire l’article et à y réagir, ici ou sur le site de jesuisfeministe.com.

Voici pour ma part ma réaction suite à ma lecture du billet et d’un commentaire en particulier :

« “La prostitution pour la plupart des femmes qui la pratique n’est pas un choix et il résulte de la situation de pauvreté, ou suite à des agressions, maltraitances, abus de toutes sortes.” (sic)

C’est très intéressant de se questionner sur des sujets possiblement controversés pour certaines, comme le travail du sexe et l’industrie de la beauté. Ce n’est toutefois pas se fermer au débat que de rappeler l’importance du libre choix. Il est faux de croire que la majorité des femmes choisissant le travail du sexe au Canada ne font pas un libre choix. Je n’aime pas les opinions qui sont exprimées comme des informations véridiques et vérifiées.

Pour celles qui veulent avoir des informations véridiques et vérifiées, je suggère toujours le site web de l’anthropologue Laura Agustin: http://www.lauraagustin.com/

Les travailleuses du sexe tentent de plus en plus de faire connaître leur quotidien, la valeur de leurs choix et la valeur de leur parole. Je propose ces sites pour celles qui sont curieuses ou veulent entendre un autre discours que celui qui victimisent les travailleuses du sexe:
1. http://titsandsass.com/
2. http://bornwhore.com/
3. http://sexonomics-uk.blogspot.ca/
4. http://postwhoreamerica.com/

En tant qu’ex travailleuse du sexe, je répète souvent que je me suis rarement sentie humiliée ou stigmatisée par des clients. Mais le nombre de fois ou je me suis sentie humiliée ou stigmatisée par des femmes qui se disaient féministes est effarant. Je ne suis pas la minorité, sachez-le.

Merci à l’auteure de cet article d’avoir poussé ces réflexions, au-delà de son malaise initial. »

Source photos: http://seattlegrrrlarmy.tumblr.com/ 

Faut pas flirter avec les tueurs de chiens ou Des Souris et des hommes

novembre 12, 2012

Un site que je trouve bien amusant propose d’autres titres à des œuvres plus ou moins célèbres. Les nouveaux titres sont ironiquement évocateurs du contenu du livre ou de la vie de l’auteur. Le plus récent : un livre de recette s’intitulant Beautiful pictures of food you’ll never make.

Touchée par une décision courageuse

octobre 25, 2012

La décision de Romeo Saganash de prendre du temps pour soigner sa dépendance à l’alcool m’a touchée et a touché mon mec, dont un proche est mort le printemps dernier des suites d’un cancer provoqué par l’abus d’alcool.

Je ne sais pas quoi penser, de l’alcoolisme. Je ne sais jamais si j’ai trop souvent envie de boire pour être considérée saine, je me trouve drôle de commander des chandelles au gin tonic, puisque je ne peux pas en boire présentement. J’adorais boire, j’adorais sortir et célébrer et danser et flasher mes seins et rire trop fort, je n’y vois rien de mal. Mais toutes les fois où je suis tombée, où j’ai pleuré en engueulant mon mec parce que j’étais sûre qu’il ne m’aimerait plus parce que je buvais trop et que mes cheveux étaient toujours rendus très laids à deux heures du matin, toutes ces fois-là, à ne pas arrêter de boire, à enchaîner les drinks, à me lever trop tard le lendemain matin, à me lever juste pour aller me chercher des rondelles d’oignons, toutes ces fois-là, je sais que j’ai exagéré, et que c’était impossible pour moi, de vouloir cesser et de cesser, je voulais cesser de boire et boire encore plus, le même soir.

Ma chronique de cette semaine sur Canoë porte sur l’humilité et le courage de vouloir se sortir de cette dépendance.

Je vous invite aussi à lire celle de la semaine dernière, sur des ex pénibles et envahissantes. Suite à cette chronique, j’ai reçu plusieurs courriels de lecteurs, qui m’ont partagé leurs expériences troublantes. Merci pour votre confiance!

Bonne lecture y’all! Bisous!

Le plaisir à la vanille ou extra caramel

octobre 10, 2012

 

Ma chronique la plus récente sur Canoë est à propos du sexe à la vanille. J’aime baiser une fois par jour, avoir des doigts dans le cul et m’ouvrir les jambes assise sur le bout d’un comptoir, mais j’aime beaucoup beaucoup être sur le dos, tout simplement. Quand j’écris sur ma vie sexuelle, ce n’est jamais pour vous dire faites comme moi, c’est la seule façon d’être satisfaite. Nope. Ce que je souhaite pour vous, c’est de faire toujours ce qu’il vous plaît au lit ou sur le balcon quand il ne fait pas trop froid.

Extrait : « En lisant des articles de revues ou en écoutant des documentaires télé, nous avons parfois l’impression que tout le monde a déjà vécu un trip à trois avec une transexuelle sur une plage des Caraïbes et que la sodomie est devenue plus populaire que la fellation. Inutile d’être embarrassé si vous n’avez pas expérimenté ça, ni si vous n’en avez aucune envie. »

Ma chronique sur le bacon qui vient à la rescousse des couples en difficulté est aussi en ligne. J’y parle surtout de l’infidélité, du fait qu’il n’est pas impossible qu’un couple y survive.

Bonne lecture! Bisous!

De l’obligation de jouir à la grosseur irréelle des pénis

septembre 27, 2012

Hello y’all

Je mets plus souvent en lien sur Facebook mes articles publiés sur Canoë, mais je suis super parano depuis que ma copine Misha m’a envoyé un article dans lequel c’était indiqué que plein de messages privés étaient maintenant publics. J’ai fermé mon compte Facebook temporairement, so voilà en vrac mes dernières chroniques Canoë.

Ma dernière est sur la deuxième plus grande injustice du monde (après le fait que les Doritos au cheeseburger ne semblent plus exister).

Les autres sont sur l’inutilité de vouloir jouir à tout coup du bassin, comment survivre à la rupture d’un couple d’amis, pourquoi il est préférable de se coucher en colère plutôt que de passer une nuit de merde, les difficultés reliées au fait d’avoir une énorme queue, comment rejeter les avances d’une fille sans la perturber pendant des siècles, et finalement une chronique plus sérieuse, sur l’importance de vivre pour les autres, et non juste pour soi.

Gros bisous à l’eau de coco !

Avez-vous des suggestions de lecture pour moi? Je viens de terminer Testament de Vickie Gendreau (j’en reparlerai for sure) et sinon je lis Histoires de doudous dix mille fois par jour à Mini Fée. Envie de lire des romans policiers sous les couvertures. Merci d’avance!

Feuilles mortes et toboggan

septembre 27, 2012

Après avoir placoté avec une madame qui avait retrouvé les souliers de Mini Fée, commander un grande skinny vanilla latte au Starbucks, rigolé avec mon épicier qui faisait semblant de s’enfuir avec la poussette au Starbucks, je suis arrivée au parc avec l’envie d’avaler mon latte tout chaud et de parler juste pour féliciter Mini Fée quand elle trouve de belles feuilles mortes et qu’elle les fait tourner entre ses doigts au lieu d’essayer de les bouffer.

Je ne suis pas toujours sociable et je dois avoir l’air un peu chiante au parc en robe et collants noirs, mes grosses lunettes soleil comme serre-tête, mon téléphone qui sort d’une des poches de mon cardigan. Mais il y avait une petite fille et son papa. Mini Fée est toujours impressionnée par les plus grandes qui sont capable de courir et de glisser dans le toboggan sans aide. Finalement, le papa et moi avons conversé un peu de la dentition et des siestes de nos enfants, du temps qu’il faut pour écrire ou dessiner. Nous nous sommes trouvé des amis Facebook en commun et des expériences de publication plus ou moins heureuse.

Je l’ai googlé en fin d’après-midi et j’ai été ravie de découvrir son blogue. Faut le lire en commençant par les archives de 2008, pour savoir ce qui l’anime outre les seins d’une barista, le bonheur d’entendre sa première petite chérie dire caca, sa femme, sa deuxième petite chérie et son chat sociopathe.

Bonne lecture y’all !

Et Madonna s’est fait traiter de pute parce qu’elle défendait Pussy Riot

août 22, 2012

J’aime vous faire sourire, rire ou même fantasmer. Mais je n’ai jamais la prétention de penser que je peux changer le monde. Je pense quand même que certains lecteurs en sont capable, eux, de changer le monde, et tant mieux si la lecture de mes textes peuvent enrichir leurs réflexions.

Un garçon de douze ans a récemment lu une de mes chroniques sur Canoé, sur le mot pute, qui ne devrait pas être une insulte. Une semaine plus tard, dans un camp de jour, il s’est fait traité d’enfant de pute. Il a alors rétorqué qu’être pute n’était pas une insulte, c’était un travail. Son intimidateur n’a rien trouvé d’autre à lui dire que je ne te parlerai plus jamais. La maman du garçon de douze ans m’a raconté ça et j’en avais les larmes aux yeux. De gratitude, d’admiration et d’espoir. À douze ans, les jeunes ont sans doute entendu un millier de fois le mot pute, sans réfléchir à ce que ça impliquait, vraiment, sans savoir que ça n’avait pas être l’insulte suprême. Il n’est pas trop tôt pour leur expliquer, en des mots qu’ils peuvent comprendre, sans aller au-delà de leur questionnement, ce que ça représente, traiter quelqu’un de pute, et ce que c’est, être pute.

Extrait de ma chronique : « Si vous croyez respecter les femmes, vous devez les respecter toutes, pas seulement celles qui militent la blouse boutonnée quasi jusqu’au cou pour les droits des enfants travaillant dans des usines en Chine. Faut respecter aussi les putes, les danseuses et les filles qui se montrent nues à leur petit ami du moment sur Skype. Et ne croyez pas non plus que les putes ne sont pas capable de militer la blouse boutonnée quasi jusqu’au cou pour les droits des animaux à trois pattes ou la cause des Somaliens blessés par des mines antipersonnel. »

J’ai depuis publié un autre article sur Canoé, sur les façons de rejeter les propositions indécentes d’une fille sans trop l’embarrasser.

Extrait de ma chronique : « Prétendre être allergique aux chats. Ou à la coloration capillaire. Ou aux jeans trop serrés. Si rien ne convient (la personne à ne pas trop embarrasser n’aime pas les animaux, ne se teint pas les cheveux et ne porte jamais de jeans), prétendre s’étouffer, commencer à baver, à pleurer et s’enfuir en zigzaguant.

Personne ne veut sortir avec un mec qui parle d’allergie et qui pleure dès qu’on lui propose de prendre un café. »

Bonne lecture y’all! Bisous soufflés au rosé!

Il y a un seul clito sur le corps d’une fille

août 2, 2012

Je parle de cul sur Canoë cette semaine y’all. Un genre de top 5 des erreurs à ne plus jamais commettre au lit si vous avez une petite copine.

En voici un exemple :

« Erreur #4 : Baver partout

Les filles n’ont pas de clitoris caché entre les orteils, dans le nombril, au fond de l’oreille. Un coup de langue avant de murmurer un mot doux au creux de l’oreille, pourquoi pas? Mais pas besoin de saliver partout avant de vous retrouver entre les cuisses d’une fille. »

Lisez la suite et dites-moi ce que j’ai oublié les girls (et les mecs aussi, je veux bien savoir ce que vous n’aimez pas que votre partenaire fasse avec votre queue et votre poil de chest)!