Posts Tagged ‘alcoolisme’

Camomille et vodka: I want it all

novembre 26, 2016

alcool-par-vania-larose

Je suis une fille simple pour vrai genre j’ai pas besoin de plus qu’un pyjama chaud/être toute nue sous une couverture chaude, un sac de popcorn et des câlins pour être la personne la plus heureuse du monde. Je dis jamais carpe diem mais je sens que chaque moment toute nue sous une couverture chaude est un moment qui me grounde très bien dans le présent.

Même si j’ai pas besoin de beaucoup pour être souriante-comme-si-je-venais-de-jouir, j’ai besoin pas juste de câlins, j’ai aussi besoin d’un verre de chardonnay ou d’un verre de bulles ou du gin dans ma Red Bull sans sucre. Je bois une tisane à la camomille et un verre de vin blanc avant de m’endormir.

J’ai un rapport compliqué avec l’alcool: j’aime ça boire et j’aime pas ça boire. C’est pas seulements pour les calories, c’est pour le sentiment de dépendance qui me lie un peu trop avec le personnel de la SAQ.

J’ai écrit deux articles récemment à Vice sur le sujet. Lisez-les. Je ne parle pas que de moi. Je parle de Janis Joplin et plein de gens intéressants interviennent et parlent de leur propre rapport à l’alcool, à sa glorification et aux saouleries qui se terminent dans son pipi.

alcool-par-dominique-david

Extrait de Est-ce que je bois trop?: « Il s’est saoulé tous les jours pendant une semaine. « Samedi dernier, après avoir bu deux bouteilles de vin rouge de dépanneur en 40 minutes, déchiré mon chandail, cassé un cadre, brûlé ma lèvre sur une ampoule parce que je chantais dedans en faisant semblant que c’était un micro, appelé des amis pour m’excuser de boire, uriné sur le plancher de ma cuisine, glissé sur mon urine et cogné mon coccyx, j’ai réalisé que, si certaines personnes digèrent mal le gluten, moi je ferais mieux de me passer de l’alcool. » »

 

smirnoff

Extrait d’Une gorgée de liberté ou du brainwash?: “J’avais bu une seule fois, assez pour me retrouver sur un matelas dans la chambre de ma meilleure amie, à promettre de ne plus jamais boire parce que se saouler à la Bleue, ce n’est pas bon pour le teint ni pour les histoires d’amour.”

Un inconnu aux funérailles

novembre 30, 2014

Quand mon grand-père est mort, ça faisait longtemps que je ne l’avais pas vu.

J’ai trouvé que dans son cercueil, son nez était différent.

Mon chéri ne me croyait pas, quand je lui ai dis, mais je le sais, son nez, c’était un peu mon nez aussi, il ne peut pas se modifier sans que je ne pense au mien, sans que je ne trouve qu’on y perd, à ne pas avoir le même gros nez.

Après les funérailles, il y avait un buffet dans la salle paroissiale. Au fond de la pièce, sur une table en plastique gris, il y avait du coca zéro, du Sprite, du vin rouge, du vin blanc, des bouteilles d’eau et des petites serviettes blanches avec le nom d’un traiteur dessus.

Un homme y est allé immédiatement. Je n’avais pas remarqué. C’est mon chéri qui m’a dit qu’il y avait un homme qui buvait verre de vin blanc sur verre de vin rouge sur verre de vin blanc. Je me suis retournée, je ne le reconnaissais pas.

C’était un homme que personne dans ma famille ne connaissait, mais il semblait connaître le curé et le fond de son verre.

Je ne sais pas encore si je trouve ça triste ou amusant ou si je souhaite savoir autant que cet homme avoir ce que je veux et le faire sans avoir peur de m’immiscer dans une église pour l’avoir.

Touchée par une décision courageuse

octobre 25, 2012

La décision de Romeo Saganash de prendre du temps pour soigner sa dépendance à l’alcool m’a touchée et a touché mon mec, dont un proche est mort le printemps dernier des suites d’un cancer provoqué par l’abus d’alcool.

Je ne sais pas quoi penser, de l’alcoolisme. Je ne sais jamais si j’ai trop souvent envie de boire pour être considérée saine, je me trouve drôle de commander des chandelles au gin tonic, puisque je ne peux pas en boire présentement. J’adorais boire, j’adorais sortir et célébrer et danser et flasher mes seins et rire trop fort, je n’y vois rien de mal. Mais toutes les fois où je suis tombée, où j’ai pleuré en engueulant mon mec parce que j’étais sûre qu’il ne m’aimerait plus parce que je buvais trop et que mes cheveux étaient toujours rendus très laids à deux heures du matin, toutes ces fois-là, à ne pas arrêter de boire, à enchaîner les drinks, à me lever trop tard le lendemain matin, à me lever juste pour aller me chercher des rondelles d’oignons, toutes ces fois-là, je sais que j’ai exagéré, et que c’était impossible pour moi, de vouloir cesser et de cesser, je voulais cesser de boire et boire encore plus, le même soir.

Ma chronique de cette semaine sur Canoë porte sur l’humilité et le courage de vouloir se sortir de cette dépendance.

Je vous invite aussi à lire celle de la semaine dernière, sur des ex pénibles et envahissantes. Suite à cette chronique, j’ai reçu plusieurs courriels de lecteurs, qui m’ont partagé leurs expériences troublantes. Merci pour votre confiance!

Bonne lecture y’all! Bisous!