Archive for the ‘alcololo’ Category

Des rouquines même pas teintes traînent dans les clubs échangistes de Montréal

octobre 2, 2009

Quand je rentre dans l’auto de Betty, elle est en train de parler à un mec au cellulaire, elle dit I can’t suck you tonight, I’m going out with some friends, tomorrow I can be at your place after work with some spaghetti and my new fuck-me boots. Elle raccroche, elle m’embrasse et me demande un suçon, je lui en donne un au melon d’eau, je lui dis j’adore ta robe, et elle dit I love yours, et nous nous contorsionnons dans son auto, pour retirer nos robes et nous les échanger, devant un panneau d’arrêt. Elle me demande si j’ai déjà pensé à me faire percer les tétons, je dis non, elle dit je t’imagine bien, tu serais trop sexy.

Nous dépassons un camion de pompiste avec l’inscription Fier d’être dans le pompage inscrit en lettres moulées sur le côté, et Betty se stationne juste devant le restaurant-traiteur Fino. Nous nous assoyons au bar, le barman est super content de revoir Betty, il dit j’ai inventé des martinis, ils viennent tout juste d’être rajoutés au menu, faut que vous goûtiez mon South Peach Martini. J’en prends une gorgée, c’est bon, sucré, presque pas alcoolisé, j’imagine une barbotine au goût identique, à déguster tous les après-midi. Je dis à Betty I’m sure you’re peach is as good. Elle me répond tout de suite yes but it’s not fuzy.

Un autre client s’installe près de nous, il dit qu’il vient tout juste d’arriver du Maroc, le barman nous raconte qu’il voyage partout, et le client dit oui, mais ma ville préférée c’est vraiment Montréal, je vivrais pas ailleurs, même en hiver, je me sens calme ici, et les filles sont trop jolies pour que j’épouse une Russe.

Le barman nous sert des mojitos aux framboises, je jouis presque, je dis à Betty, faut pas trop manger, nos robes sont trop serrées, on peut se partager un tartare de saumon? Persia arrive au restaurant, alors que Betty dit au serveur que nous avons terminé de manger, même si l’assiette est encore à moitié pleine de salades et de morceaux de pain grillé. Persia s’extasie devant mes souliers Browns à motifs de léopards et à talons de cinq pouces, elle dit my thong matches with your shoes.

Je l’oblige à commander un mojito aux framboises, et Betty commence à parler à voix basse, elle dit je pense que je reconnais un couple, là-bas, sur les banquettes, près des toilettes, ne vous retournez pas tout de suite, j’ai accompagné deux copines l’autre soir dans un club échangiste, c’était leur première fois et elles m’ont demandé de venir aussi, pour être plus à l’aise, ça faisait longtemps que j’étais pas allée dans un club, la dernière fois c’était like six months ago. Je l’interromps et je dis j’ai envie de boire des kir royale, j’en commande trois, Betty dit je dois prendre un verre d’eau, ou un suçon, avant, je me sens dizzy. Je me tape deux kir royale pendant que Betty suce un suçon aux cerises et qu’elle raconte que ses copines ont nagé un peu dans la grosse piscine chlorée du bar échangiste et qu’après elles se sont tout de suite trouvées des mecs pour les bourrer, dans des chambres privées.

Betty continue, elle dit j’avais pas envie de baiser ce soir-là, je dansais sur la piste de danse, j’étais toute seule, et un couple me fixait, la fille était super belle, elle avait les cheveux roux, ils sont venus danser avec moi, après avoir passé genre trente minutes à me regarder, et le gars, un peu gêné, m’a dit que je le faisais bander et qu’il aimerait bien me voir lécher sa blonde. Je lui ai expliqué que je n’étais pas là pour ça, ce soir, je lui ai demandé si c’était la première fois qu’il venait ici, et il a dit oui, mais au lieu de comprendre que je voulais juste danser et placoter, fuck j’étais menstruée, et fatiguée, je voulais pas me rentrer la face dans la chatte qui sent fort d’une vraie rousse, il est devenu énervant, il comprenait pas, il disait que je trouvais pas sa blonde excitante, et je disais c’est pas ça, j’ai pas envie, et je suis pas restée à l’écouter, je l’ai laissé sur une chanson plate, et je suis rentrée dans une pièce, il y avait trois gars qui se faisaient sucer par la même fille, c’était mouillant.

Persia passe sa langue sur ses lèvres, elle dit oh j’aime les rouquines, moi, mais j’en ai juste lécher des fausses. Nous trinquons aux pétasses qui utilisent pas de Miss Clairol à toutes les six semaines, et nous décidons de nous chercher un club vidéo encore ouvert pour se louer des films pornos humoristiques.

Je bouffe pas juste des queues

octobre 1, 2009

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Je sais que vous en rêvez tous les jours, de me voir dans une robe de patineuse artistique à grosse boules manger un pogo. C’est bon les pogos. Surtout quand c’est Jenna Jameson qui en bouffe un juste pour prouver qu’elle n’est pas en phase anorexique, ou quand c’est moi, après une lecture au Café Chaos, légèrement saoule de bières blondes, comme lundi dernier, au OFF-Festival international de littérature.

Bière, sperme et pointe de pizza all dressed

septembre 21, 2009

Alexandre Le Grand me propose d’aller prendre un verre avec lui, après le travail, il est déjà au centre-ville et il s’ennuie. J’avais pas prévu sortir ce soir, je voulais prendre un long bain moussant, me faire jouir avec le pommeau de douche et appliquer une autre couleur de vernis sur mes ongles. J’accepte anyway son invitation, mais je dis je suis laide, je suis en jeans et en souliers plats, il faut que je m’arrête chez Aldo Liquidation avant de te rejoindre. Je me trouve des souliers à bouts pointus couleur chair. J’hésite à jeter mes autres souliers, puis je les mets dans ma grosse sacoche.

 Au Quartier, Alexandre Le Grand est au bar, avec un ancien collègue, Pascal. Je leur demande si je devrais garder ou retirer mon soutif, et mon mec dit enlève-le. Je vais à la salle de bains, je me remets de l’antisudorifique à l’odeur de concombres et je me regarde dans le miroir, pour voir si la couleur de mes mamelons est visible sous mon chandail à manches trois-quarts blanc. Pascal me montre des photos de roches, il avait prévu les utiliser pour faire un muret, chez lui, mais elles sont trop grosses, il veut tuer les contracteurs qu’il a engagé, il n’en dort plus depuis deux jours.

Gaspard arrive, ça prend une éternité avant qu’une barmaid débutante lui propose un drink. Alexandre Le Grand dit la plus jolie c’est la latino, et les autres mecs approuvent. Il nous suggère d’aller au Confessionnal, pour voir plus de chicks sexy, et moins de madames en tailleur tout propre, taille large. Pascal dit ma blonde trouve ça difficile, passer ses soirées toute seule, elle est enceinte de cinq mois et elle s’occupe de notre petite d’un an. En réglant sa facture, il relève la tête et il reconnaît un mec qui l’a initié, il y a genre dix ans, à l’Université de Sherbrooke, il dit wouah tout ce que je me souviens, c’est que c’était toujours le party, à Sherbrooke. Il décide de nous suivre, juste pour une dernière bière.

Je gambade jusqu’au Confessionnal en répétant non-stop à Alexandre Le Grand que j’ai besoin de baume sur les lèvres et de sperme sur la face. Alexandre Le Grand me paie un gin tonic. Je l’avale trop vite en gueulant qu’il n’est même pas alcoolisé. Je commence à danser, toute débalancée par mes talons de quatre pouces aussi larges qu’un cure-dents. J’attire mon mec contre moi, il se détourne, deux amis de Gaspard viennent d’arriver, il me les présente. Je les embrasse et nous avalons tous un shooter de tequila. Je reprends la main d’Alexandre Le Grand, il me pousse la tête vers ses jeans, puis me relève et mime de me gifler, une joue après l’autre. Je me prends un autre gin tonic, j’échappe mon morceau de lime par terre, je me baisse comme une stripper pour le ramasser, les genoux écartés et je me remets debout, le cul bien levé dans les airs. Je suis trop saoule pour regarder les mecs, je sais pas s’ils me trouvent drôle, ou sexy, ou totale débile. Pascal dit vous venez cueillir des pommes avec moi la semaine prochaine, après tu pourras faire des tartes avec ma femme, Mélodie.

 Alexandre Le Grand verse de la bière sur mon chandail blanc, et il me prévient gueule pas, suis-moi à la salle de bains, je vais te nettoyer ça. Ses amis viennent avec nous, je demande à l’un d’eux d’amener ma sacoche trop pleine. Pascal ferme la porte des toilettes et il plaque son dos contre elle, pour empêcher qui que ce soit d’entrer. Je me regarde dans le miroir et je splashe de l’eau sur mon chandail. Alexandre Le Grand me tourne vers lui et il mord mes mamelons. Il ouvre son pantalon et je penche la tête, le cul encore bien levé dans les airs, bien moulé dans mes jeans troués Guess. Je demande tu veux que je te suce, et un mec me tend une bière, tiède, j’avale une gorgée. Alexandre Le Grand est tout dur, je sais qu’il aime bien montrer sa bite aux autres, et qu’il aime bien me montrer aussi, même quand je suis totale dans les vapes, avec mes yeux de Bambi couleur vin rouge et mes souliers aux bouts trop pointus style sorcière fashion.

Je me mets à genoux, je parle avec le gland de mon mec dans la bouche, je dis vous pouvez vous crosser han, et je veux une pointe de pizza super grasse après ok. Alexandre Le Grand force ma gorge à prendre toute sa bite, je pense à Traci Lords et à toutes les pétasses qui prennent plus profond que moi, mais pas mieux. Je lape la queue de mon mec, lentement. Il blague je pense me percer la queue et me faire mettre un Prince Albert, vous en pensez quoi? Un de ses amis, essoufflé, dit c’est dangereux, pour les infections. Je tente de rentrer ma langue dans l’orifice à l’extrémité de sa queue. J’ai envie qu’Alexandre Le Grand jouisse rapidement, il faut trop que je mange ma pointe de pizza all dressed extra fromage, et que je garde son sperme pour le cracher dans une bière et tout boire après.

Quelqu’un cogne contre la porte de la salle de bains, Pascal dit ta soeur passe un test de grossesse, dans deux minutes c’est fini. J’ôte mon chandail mouillé et je m’accroche aux fesses d’Alexandre Le Grand, il grogne, je suis la seule à l’entendre, la musique des Pussycat Dolls est trop forte, et il jouit. Je choisis de faire goûter son sperme, un peu, à ses amis, je les embrasse tous, un à un, et j’avale, en souriant, la langue encore sortie, au coin de la bouche.

Un samedi soir à se faire pimper et à virer lesbie

septembre 17, 2009

                           melodienelson

 

Mélodie Nelson transformée en cari au poulet

Je préfère avoir des gouttes de pluie dans les cheveux que de me promener avec un autre parapluie que celui que j’ai perdu, mon mini à motifs de bête sauvage. No way que je vais me promener avec un gros parapluie de golf brun, même si je marche dix minutes dehors, à chercher le restaurant Bangkok, à texter Amandine pour lui demander si c’est avant ou après le métro Beaudry, et avant ou après le salon de massage érotique fermé, sur le Boulevard de Maisonneuve Est.

Quand je trouve le restaurant, je demande au serveur si je peux m’asseoir à la table que je veux, en français, puis en anglais, il me sourit, et il me remet le menu, le restaurant est désert, et sombre, et j’espère qu’Amandine arrive bientôt, sinon je suis sûre qu’on va faire griller mes doigts pour en faire un cari au poulet genre. Deux minutes après que j’aie vidé tout le contenu de ma sacoche sur la table, Amandine arrive avec ses nouveaux jeans, un souvenir de New-York, rentrés dans des bottes grises à talons plats. Elle commande une salade mangue et crevettes, moi une brochette de calmars. Elle me parle de son périple en kayac-camping à Tremblant, de son haut de bikini qu’elle a perdu devant des touristes américains qui ont tout filmé et du manteau de trois cent dollars que sa sœur lui avait prêté. Elle dit j’avais froid pareil, alors j’ai dormi toutes les nuits en cuillère avec Myriam. Elle me demande si j’aime ça ici, je dis oui, c’est super bon, elle dit j’habitais juste à côté avant, j’y allais tous les jours, et j’y ai invité ma mère, mais elle trouvait ça trop crade, genre ce soir c’est cool, il n’y a pas de coquerelles mortes sur le bord des fenêtres.

C’est quand même flatteur, se faire pimper

Après nous sortons au Miss Villeray, c’est la première fois pour nous deux, nous entrons, je tire sur ma robe, pour me cacher un peu les fesses, et nous regardons les mecs. Amandine dit que les plus beaux sont au centre, zéro possibilité d’aller leur parler sans bousculer cinquante personnes genre. Elle nous trouve une place près de l’entrée, et elle nous commande un gin tonic et un abricot brandy sour. Moi je veux me remaquiller aux toilettes, mais une fille habillée toute en noir, pour camoufler ses quelques cheeseburgers de trop, me prend la main et commence à danser avec moi, et à me pousser contre un de ses amis, un mec trop chaud. Je tente de retirer ma main, elle la garde serrée dans la sienne, elle dit que je suis belle, est-ce que je trouve beau les mecs proches de nous, ils sont intéressés, je devrais m’asseoir avec eux, et danser, shaker mon cul devant elle, encore, et je dis j’ai envie de pipi, pardon. J’aime pas les pimpeuses le samedi soir quand je sors avec une copine juste pour déconner, pas pour me faire brancher vers un hôtel dans une heure.

Une chanson de M.I.A pour résister à la geekitude

Aux toilettes je fais la file derrière une fille super sexy, elle a des shorts en jeans et des collants gris opaque et un t-shirt blanc qui laisse voir son soutif plus foncé. J’ai envie de lui demander ou elle a acheté ses shorts, ils moulent trop parfaitement son petit cul, et de lui dire qu’elle me fait penser à une Kate Moss latino, mais j’attends, je me remaquille, et je retourne à côté d’Amandine. Un mec gentil mais trop geeky lui raconte l’histoire du Miss Villeray, genre René Lévesque y venait avec ses maîtresses et il jouait au babyfoot avec le tenancier, et il lui parle de l’importance des jeux pédagogiques en milieu scolaire.

Je dis j’ai pris un gin tonic, pas dix milles cafés, je veux pas commencer à bailler, la musique est super bonne, je sais que tu aimes trop M.I.A toi aussi Amandine, viens danser. Le mec aux lunettes à la Woody Allen demande à Amandine si elle est lesbienne, et elle soupire, et elle dit non, en s’appuyant sur moi pour se lever de la banquette en cuir. Je danse avec un autre verre de gin tonic, Amandine dit la dernière fois que j’ai baisé c’était dehors, dans un parc près de chez moi, il y a genre deux semaines, je suis en manque, je veux un de ces mecs-là, et elle me pointe des mecs tout droits sortis d’un catalogue de Banana Republic, propres, aux épaules pas très larges et au demi-sourire franc et coquin.

J’aime les pétasses qui mouillent que pour les filles, mais Amandine n’en est pas une

Je veux lui demander si elle se crosse souvent, mais un mec pose ses mains sur ses hanches et lui murmure des trucs à l’oreille, elle rigole, avec des yeux interrogateurs, elle a tellement un beau visage, je continue à danser, sur une chanson d’Estelle, en la regardant, elle est encore plus belle qu’à l’école secondaire, avec ses joues roses, et ses cheveux chocolats, vagués, et ses seins de Barbie sans silicone.  Un autre mec s’approche de moi. Il me dit qu’il est arrivé au Québec depuis moins d’un an, il est Français, et il étudie en environnement à l’Université de Sherbrooke, il m’invite à le suivre à sa résidence plus tard ce soir, je dis nan, il dit mercredi prochain alors, c’est ma fête. Je dis sorry j’ai déjà un autre Français dans ma vie, et je lui montre ma bague de fiançailles, et il dit je ne te crois pas, tu as l’air trop chiante, tu sors avec elle. Et Amandine dit fuck, je ne sors plus avec toi Mélodie, jamais on m’a pris pour une lesbienne avant, c’est quoi l’énergie que tu dégages, tes chakras doivent être gravement déplacés.

Je rattache mes cheveux en un chignon plus ou moins réussi, ma sacoche sur l’épaule, mon verre de gin tonic vidé en quatre secondes, et je dis je vous frencherais bien tous, mais vous puez trop, bonne fin de soirée, je vais aux danseuses me foutre la tête entre les seins de la première blonde que je vois. Je me dirige vers la sortie, j’attends qu’un mec m’ouvre la porte, et je hèle un taxi pour me retrouver au centre-ville, même pas saoule, mais avec l’envie de me trouver une chatte qui s’écarte bien, j’appelle Alexandre Le Grand pour savoir s’il souhaite m’accompagner.

Si je tiens pas mes promesses, j’ai droit au fouet ou au bustier

septembre 12, 2009

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Mercredi soir, après avoir bu toute la soirée, et partager une poutine aux trois viandes avec mon mec à quatre heures du matin, je me suis endormie avec un ventre de femme enceinte de cinq mois, les coutures de ma robe extra serrée miraculeusement même pas décousues. J’avais promis toute la journée à Alexandre Le Grand qu’une fois au lit, je lècherais ses couilles rasées et je le sucerais jusqu’à ce qu’il me donne trois cuillérées de sperme. Mon mec a beaucoup de qualités, genre il me doigte en auto, il chante en cuisinant, et ça ne le dérange pas si je renverse mon verre de jus d’orange sur la Presse Affaires. Mais si je lui promets une pipe, et que je ne lui en fais pas, oh la la, le drama, il jure que je suis devenue une blonde chiante et frigide.

Pour me faire pardonner, je suis allée magasiner à La Senza, j’ai essayé un soutif à gros pois, et un tas de bustiers, avant de choisir celui à motifs léopard, et la petite culotte assortie. Il a oublié ma promesse non tenue, en glissant un doigt dans mon cul, pendant que je le suçais, à quatre pattes sur le lit, mon string à motifs léopard dans sa face.

Si j’ai ton corps comme un torrent de lave*

septembre 4, 2009

Je retourne chez moi, après une journée à discuter avec Lola de vibrateurs et d’escortes qui envoient des textos impatients à des clients à grosse queue, pour me changer, je me suis assise sur une gomme à la menthe, impossible de sortir comme ça, avec une jupe du Club Monaco, qui me donne l’allure d’une bibliothécaire salope de quarante ans.

Du bout de ta langue nettoie-moi partout

Et ne laisse pas la moindre trace

De tout ce qui me lit et qui me lasse

Je vais sous la douche, je regarde ma mouille séchée, entre mes lèvres, et je me lave au savon à l’huile d’olive. Je rattache mes cheveux, je remarque les marques de morsures sur mes omoplates, et je souris. J’essaie quatre ceintures avant de choisir la même que je mets toujours, et j’appelle un taxi.

Je me rends au Café des Éclusiers, je tire ma robe à chaque dix pas, pour pas trop montrer mes fesses, rougies par des fessées, à tous les jours. Alexandre Le Grand m’attend, avec trois copains, Gaspard, et un Libanais-Brésilien qui aime sortir jusqu’à cinq heures du matin, et un mec qui a un macaron sur son sac-à-dos, un macaron d’un restaurant du Vieux-Montréal, surtout connu pour ses desserts succulents et caloriques, et ses belles serveuses.

Alexandre Le Grand dit que je suis bonne, et il mime une fellation, en passant sa langue dans sa joue. Je hausse les épaules, je prends un air de puritaine outrée, et je dis je me ferais bien la blonde, là, dans la file, au bar, avec déjà une bière dans les mains. Les mecs sont d’accord, elle est super jolie, la blonde aux cheveux longs, à la robe courte aux couleurs vives, et aux jambes de joueuse de tennis pas lesbienne. Mon mec dit tu veux qu’on la ramène à la maison ?

Traque-la en moi, c’est qu’en moi qu’elle vit

Et lorsque tu la tiendras au bout de ton fusil

N’écoute pas si elle t’implore

Je déboutonne ma veste gris perle. Je dis je viens de recevoir le Clin d’œil du mois d’octobre, Karine Vanasse pose les seins nus en l’honneur du cancer du sein, fuck si je posais pour Summum, les filles diraient que je suis une pétasse, mais si je me trouvais une cause humanitaire, ça passerait, je trouve ça nulle, mais elle a de beaux seins. Alexandre Le Grand dit à quand les comédiennes qui luttent contre le cancer de la chatte, je veux des photos de ça, moi.

Nous quittons ses amis, Gaspard, et le Libanais-Brésilien, et le mec au macaron, pour nous diriger vers Valliers. J’ai envie de manger du pain avec beaucoup de beurre, et de boire des pintes de bières blondes, et de commander un mac’n cheese avec lardons, et de piquer des frites à la mayonnaise à mon mec, tout en regardant les tenues des filles qui font des crises dans le corridor des toilettes.

Nous parlons de mes envies d’écrire dix mille romans en même temps, de ma chatte toujours chaude et rasée, et de ce que ça lui coûterait d’ouvrir un restaurant, bientôt, il dit je t’imagine pas serveuse, je sais que tu serais nulle, mais tu pourrais faire des cupcakes, ou des pipes aux clients. Je termine mon assiette, le serveur dit c’est super rare, les filles qui terminent leur assiette, ici, et je me sens étrangement fière.

Je commande un martini aux bleuets, et Alexandre Le Grand me demande si je veux aller danser, ou aller écouter un film, il y a District 9, au Quartier Latin. Je dis je préfère retourner à l’appartement, et t’avoir dans ma bouche, dès qu’on referme la porte, je peux détacher mes cheveux, les laisser tomber pour cacher mes seins, ou tu peux les tirer, comme ça, attachés.

Mon lit comme une banquise qui fond quand tu m’enlaces

Plus rien n’est triste, plus rien n’est grave

Si j’ai ton corps comme un torrent de lave

Nous hélons un taxi sur la rue McGill, il me tient la porte, et je me laisse tomber, les jambes écartées, sur le siège en cuir. Il souffle sur mes seins et je ne dis rien. Je fouille dans ma sacoche, pour trouver mon téléphone, mon frère Marky Mark m’a laissé un message, ses amis se branlent en pensant à moi et il sera peut-être au chalet, ce dimanche. Je le répète à Alexandre Le Grand, et il dit j’ai fait assez de terrine pour dix.

À l’appartement, j’ouvre avec mes clés recouvertes de têtes de mort rose et mauve, je retire mes souliers, nonchalamment, et je dis je vais lire Bust au lit, il y a une entrevue avec Diablo Cody, je t’attends, je reste habillée ou tu veux que je retire mes petites culottes, et ma robe, j’aime ma robe, je trouve qu’elle me va bien, tu veux que je l’enlève pour regarder mes seins quand je te suce ? Il dit qu’il me veut toute nue. Je retire lentement mes vêtement, je me regarde dans le miroir, je n’aime pas mon cul, avec mes traces de bronzage.

J’envoie un baiser soufflé au miroir et je me couche, en cherchant quelle page j’avais pliée en deux, dans le dernier Bust. Sur le ventre, la tête presque écrasée sur mon oreiller, je reste là, à attendre que mon mec finisse de pisser et de se laver les mains, et qu’il vienne m’ouvrir les fesses, pour me dire à quel point je suis toujours bonne, et serrée.

* en italique dans le texte : paroles de la chanson Ma mémoire sale, du film Les chansons d’amour, chantée par Louis Garrel

Irish love en soutif rose corail

septembre 3, 2009

Mes meilleures amies sont pas des journalistes emprisonnées en Chine, ni des stars à la plastique travaillée par dix chirurgiens, mais je suis sûre qu’elles sont les personnes les plus extraordinaires, et je me trouve total chanceuse de pouvoir leur téléphoner pour leur dire que mon pipi sent mauvais ou que j’ai trop envie de tapas ce midi.

Et grâce à Betty, ma big sista pin-up, je rencontre toujours des personnes plus intéressantes que le Premier Ministre. Elle me présente, ce soir, un verre de champagne à la main, sa copine irish, Eden Jameson, en espérant que je tombe en amour avec elle et que je veuille la lécher forever and ever, qu’elle soit déguisée en Wonderwoman, comme au dernier Halloween, ou non.

Betty ajoute des jujubes en forme de tortues et de grenouilles dans son verre. Eden Jameson me verse du champagne et elle dit je pense que Betty est enceinte, elle mange tout le temps depuis trois jours, elle a soupé chez Sadek samedi, et après elle est venue me rejoindre chez moi et elle a terminé mon assiette, et elle a mangé trois morceaux de gâteau au chocolat. Betty dit je ne suis pas enceinte, c’est à cause de mon training, pour le dragon boat, I’ve got blisters all over my ass since la dernière course et c’est vrai j’ai toujours faim, I won’t drink tonight, have all the bubbles you want girls, I’ll stick to food. Eden Jameson dit c’est pas juste, je mangerais la moitié de ce que tu manges et j’engraisserais en deux secondes de vingt livres.

Elle se retourne vers moi et elle me dit un jour je vais faire une vidéo d’exercices sur mon Mojito workout, j’ai réussi à perdre vingt-cinq livres grâce à mon régime Mojito, j’étais barmaid au Jello-Bar et quand tu es barmaid tu bouges vraiment toujours, et tu shakes, et tout et whatever, j’avais commencé un régime Guiness, quand j’avais faim, je buvais une Guiness, mais le problème c’est que tu peux pas juste boire une Guiness, j’en prenais trois, quatre, et après j’étais soule alors je me commandais une pizza. Elle m’explique le régime Mojito c’est trop parfait, je m’en faisais un pichet, j’ai perdu vingt-cinq livres, faut vraiment que j’en fasse un vidéo et que j’en parle à Oprah Winfrey.

Je dis c’est génial, se souler à la menthe et au rhum pour maigrir, moi depuis une semaine j’ai recommencé à faire de l’aérobie devant la télé, mais au lieu de boire de l’eau, je bois des Manhattan et c’est fou comme je suis plus motivée, je peux faire de l’aérobie et des étirements pendant deux heures sans me sentir fatiguée. Eden Jameson soulève ma robe à carreaux bleu et noir et elle dit mais tu es conne, fais semblant d’être hyperactive et obèse si tu veux, tu n’as pas de demi livre en trop, fuck. Je déboutonne sa blouse turquoise et je dis toi non plus, tu pourrais manger trois morceaux de gâteau au chocolat n’importe quand, et il est super joli ton soutif, tu l’as acheté ou ?

Betty s’approche, elle dit j’en ai un pareil, on a magasiné ensemble, c’est son premier kit soutif et petites culottes qui matchent. Eden Jameson dit c’est dans ma liste de choses qui me rendent heureuse, les sous-vêtements qui matchent. Elle baisse ses jeans et elle dit la culotte est super douce, je passe ma main dessus, c’est satiné et la chatte d’Eden Jameson sent crissement fort les pétoncles, c’est bon. Je pince son clito et j’embrasse sa chatte, en laissant des marques de salive s’imprimer sur le tissu rose corail de ses petites culottes. Elle enlève mon serre-tête et le lance à Betty, elle passe sa main dans mes cheveux, et elle dit tu as un trop gros nez pour que je te garde entre mes jambes, j’ai des principes, tu sais, je baise pas avec les asiatiques, ni avec les pétasses qui portent plus qu’un morceau en denim, genre une robe en jeans sous un manteau en jeans, c’est un gros handicap, et je baise pas avec les filles qui ont le nez de Sarah Jessica Parker .

Wannabe Blanche-Neige écarte ses fesses dans une ruelle

août 26, 2009

Parfum : Kilian, Liaisons dangereuses
Magazine : Tokion, avec mon idole Chloë Sevigny sur le cover

Les mannequins pour Dove apprécient les suçons et les photos léchées

Betty m’attend dans son auto, je la rejoins, je la frenche et je l’écoute me parler du bébé d’Angelina, une infirmière a gâché la surprise, trente minutes avant l’accouchement, elle a dit félicitations pour votre petit gars, ça faisait neuf mois qu’Angelina magasinait que des pyjamas verts et jaunes, et je peux pas m’empêcher, j’interromps Betty à chaque trois mots, pour lui dire que son parfum sent trop bon, et pour jouer un peu dans ses bouclettes noires.

Arrivées devant le bistro-bar Studzio, pour le vernissage du photographe Joseph Elfassi, je me remets du gloss repulpant sur les lèvres et je pointe Christophe, c’est lui le mec que je veux te présenter, il faut trop que tu le baises, juste pour me dire s’il a une grosse queue ou pas. Nous embrassons Joseph et Christophe, il me dit tu es habillée en petite fille parfaite, c’est joli, tu devrais faire un pique-nique avec la fille là-bas, celle à la robe carottée rose et blanc. Je regarde ma robe de wannabe-mannequin-pour-Dove-qui-cueille-des-fleurs-sauvages-à-l’heure-du-lunch, et la fille aux cheveux trop courts, et je dis nan, pas assez belle pour partager un sandwich avec moi.

Betty me raconte qu’elle a rencontré un musicien hongrois-tchèque circoncis, il est super gentil avec elle, il la baise doucement, il la trouve belle même quand elle a les cheveux sales, il vient la rejoindre chez elle, très tard le soir, pour parler et boire du mauvais vin rouge, il a une blonde, plus vieille que lui, il ne peut pas la laisser, pas tout de suite, Betty a les yeux brillants, elle dit mais c’est pas grave, je suis bien, je suis capable d’oublier Sadek et de me taper plein de filles et de mecs. Les yeux fixés sur des photos glam trash, inspirées de l’univers de Fight Club, je dis à Betty tu as maigri, et Christophe nous rejoint et il dit vous êtes les plus belles filles ici, et il dit ton téton droit est allumé, je peux toucher ? Et Betty rigole, et il pince son téton, à travers le tissu de sa robe turquoise.

Nous commandons des mojitos et Christophe se moque de notre prononciation. Betty demande à Joseph pourquoi il a commencé la photographie il y a peine deux ans et il dit c’est pour voir des femmes nues, et il ajoute est-ce que vous vous embrassez parfois en public ? Je glisse un suçon Chupa Chups aux cerises entre les lèvres de Betty, elle me chuchote à l’oreille it was nice but I’m bored now, et nous nous en allons main dans la main.

Je ne sais pas couper mon poisson, mais je sais crier le mot chatte très fort

Dans son auto, j’écarte les jambes, elle dit Christophe a un visage d’arabe et il est charmant, elle me rentre son suçon dans la chatte et le lèche, elle dit mais Joseph, je sais pas, his pics are hot, mais il prend des photos juste parce qu’il veut pas payer pour un peep show or what, I don’t get it. Elle me propose d’aller chez Valliers, mon cellulaire vibre, j’ai pas encore téléchargé une sonnerie assez cool pour pas avoir honte, je réponds, c’est Christophe, il me demande si nous voulons souper avec lui, au Na Brasa, un  portugais sur Duluth.

Christophe nous attend sur la terrasse, à placoter avec le proprio du restaurant, et il nous tend des coupes de vin rouge. Betty me dit qu’elle est allée nourrir les ratons-laveur, au cimetière Notre-Dame-des-Neiges l’autre jour, elle aime trop les bêtes sauvages, lorsqu’elle habitait en Ontario, elle nourrissait les écureuils et ils venaient dans son appartement. Je suis super jalouse, je dis oh tu es comme Blanche-Neige, moi je veux une mouffette, comme dans Bach et Bottine. Christophe glisse sa main sous la robe de Betty, le serveur prend nos commandes, une assiette de grillades pour Christophe et du red snapper avec salade verte pour Betty et moi.

Christophe m’aide à couper mon poisson, et il cache la tête et la queue de celui de Betty, parce que sinon elle va pleurer et refuser de manger. Tout est délicieux, mais nous terminons le vin trop vite, je vais à la salle de bain pour me remettre du gloss repulpant, je pousse la mauvaise porte et je regarde un mec pisser pendant dix secondes avant qu’il ne me dise de m’en aller.

Dans une ruelle, faut faire ça quick et devant une fille qui se peigne les cheveux

Nous quittons Na Brasa, en embrassant Christophe sur les lèvres, pour le remercier d’avoir payé l’addition, et il dit je veux plus que ça, et il nous entraîne dans une ruelle, il me dit toi je te baiserai pas, ton mec a trop l’air d’un joueur de rugby. Je sais pas si je dois rester là, à les regarder et à mouiller, ou si je dois attendre dans la rue, me faire inviter dans un appartement pour boire un verre avec un inconnu, et surveiller que personne ne permette à son chien d’aller chier dans la ruelle. Betty s’appuie contre un mur de briques, Christophe ouvre sa braguette, sort sa bite, tous les Français ont des grosses bites, il dit tu aimes ça doucement ou fort, et Betty se colle la joue contre le mur, elle se retourne vers moi et elle dit quick, i want it quick and very deep.

Christophe met rapidement un Magnum, il pousse la culotte en coton de Betty sur le côté, et il enfonce sa bite dans le cul de Betty, à sec, il y va lentement, jusqu’à avoir ses couilles qui frottent contre la chatte de ma copine. Betty fait comme moi quand je ne veux pas alerter les voisins que je jouis dix fois par jour, elle mord son bras, et Christophe lui dit c’est bien, j’aime ton petit cul, tu aimes ça, toi, tu aimes ça te faire enculer devant Mélodie ? Et Betty fait aller sa tête, de l’avant à l’arrière, et Christophe lui tire les cheveux, tu aimes ça cochonne, dis-le, et Betty gémit comme une fille de Big Brother devant un ballon de plage, I love it.

Betty se passe une main entre les jambes et je devine qu’elle se rentre un doigt dans la chatte. Christophe jouit en grognant, pendant que je replace mon serre-tête et que je lisse mes cheveux. Il retire son condom, Betty se retourne et lui sourit, thanks babe, et il secoue son condom devant le visage de Betty, elle boit son sperme et garde sa langue sortie, et les yeux fermés, prête à recevoir d’autres mecs, tout de suite.

Je suis une ingénue vierge, si je me compare à  mes amis total pervers

Nous embarquons dans l’auto de Betty, et nous nous stationnons juste devant le Barraca. Christophe vide un rhum et coca en trois minutes, moi je commande un Lili Frozen, un drink qui ressemble à de la slush, aux premiers jours du printemps, et Betty dit sorry, la musique est trop forte pour moi ici, je vais rentrer à la maison. Christophe va au bar et discute avec la barmaid, elle est grande, blonde, et son dos et ses épaules sont couverts de tatouages, total look Suicide Girls, l’envie du moment de Christophe. Je l’embrasse et je dis je vais aller prendre un taxi. Il m’accompagne dehors, et dans le taxi, à quelques rues de chez moi, je reçois un texto, c’est Christophe, il se fait sucer par la barmaid dans les toilettes des employés, et elle trouve que sa bite goûte bizarre.

Pour voir des photos violemment glam:   http://www.elfassi.ca/

Je trouve ça très gentleman de faire pipi dans un lac pour réchauffer l’eau

août 22, 2009

                        melodienelson

Kim Kardashian en legging rouge

Je parle pendant cinq minutes de mon amour du pain doré, et Claire revient de la salle de bain, elle dit ça sentait trop le numéro deux et il y a une fille qui a un cul deux fois plus gros que celui de Kim Kardashian, je vais te la montrer quand elle va passer proche de nous. Claire, c’est ma seule copine qui dit ­numéro deux au lieu de caca, et petit coin au lieu de toilettes. Je la trouve trop mignonne, pour ça, et pour son vernis fushia sur ses ongle. Gabriel dit moi au travail il y a un gars qui sacre tout le temps quand il est aux toilettes, la première fois je trouvais ça assez bizarre, et j’ai attendu qu’il sorte pour savoir cétait qui le gars qui gueulait tabarnak en chiant, et j’ai su que c’était un autiste, quand il travaille il donne des coups de brocheuse à son ordinateur et il amène chez lui tous les crayons avec le logo de la compagnie dessus. Claire me dit de me retourner, et Alexandre Le Grand et moi on fixe la wannabe Kardashian, au cul bombé et au camel toe extra visible dans son legging rouge. Alexandre Le Grand dit elle me rappelle une latino que j’ai baisée, je m’ennuie pas des gros culs.

Je pique des confitures au caramel et aux fraises, je donne mes morceaux d’ananas à Philippe, et Claire et moi on met cinquante sous dans une distributrice de bijoux en plastique, à l’entrée d’Obodum. Claire gagne une bague trop petite pour tous ses doigts, et moi je suis super déçue parce que je reçois pas une chaîne dorée style pimp-dès-l’âge-de-cinq-ans. Les mecs nous laissent devant des boutiques à Saint-Sauveur et ils vont acheter de la bière et du rosé. Claire et moi on traîne à la pharmacie, on teste des correcteurs de teint sur nos mains et du vernis émeraude sur nos ongles.

Je suis une future championne olympique des water sports

Au chalet, il est à peine deux heures, et Gabriel avale sa deuxième Stella Artois, Philippe se crosse sous la douche en pensant à Jessica Simpson et à Claire déguisées en cowgirls, il utilise mon putain de revitalisant John Frieda pour ça, et Alexandre Le Grand me demande si je peux lui mettre de la crème solaire dans le dos. Claire et moi on se trouve trop grosses à cause du pain doré et du bacon, alors on se fait vomir avant de mettre nos bikinis.

Dehors je m’étends sur le ventre sur la serviette d’un tournoi de tennis repentignois de genre 1990, et je me fais bronzer en lisant Cosmopolitan. Mes frères me convainquent d’essayer de faire du wakeboard. Alexandre Le Grand dit moi je ne fais pas de tripe, j’ai encore le prépuce autour des couilles tellement ça allait vite et que ça sautait sur l’eau, hier. Je glisse mes jambes dans l’eau après avoir mis un gilet de sauvetage pas du tout sexy, mais je suis la pire des pétasses, je supporte pas l’eau froide, il me faut des douches bouillantes à tous les matins, même si c’est extra mauvais pour la peau. Je dis à mon mec, j’ai trop froid, peux-tu faire pipi dans l’eau, près de moi ?

Il s’assoit à côté de moi, sur le bateau, et il met ses mains dans l’eau, puis me caresse les jambes, et le ventre et les bras, il tire sur le gilet de sauvetage pour me pincer les tétons, et il me dit tu vas être super bonne. Mes frères ajoutent si tu réussis pas à faire du wakeboard, tu n’es pas une vraie Nelson et on va te renier. Je reste vingt secondes debout sur l’eau, assez pour être super fière de moi, et me souler au rosé et à la sangria après, en jouant à Scattergories et en m’obstinant qu’épinards pourris est une bonne réponse pour chose que l’on jette qui commence par la lettre e.

Une émission de télévision me donne envie de sucer

Mes frères se couchent tôt parce qu’ils jouent au golf demain, je reste avec mon mec dans le salon, à écouter Wife Swap. Une diseuse de bonnes aventures qui souhaitent faire de ses fils des danseurs de claquettes et qui se fait sécher les cheveux par son mari passe deux semaines dans une famille dont la maman carbure aux bonbons et passe ses soirées au casino. Même si la troisième bouteille de rosé me donne juste envie de me vernis les ongles tranquille sur le fauteuil, je me blottis contre Alexandre Le Grand, et je lui demande d’ouvrir son pantalon. Je dis moi je vais toujours bien faire le ménage à la maison, et je vais apprendre à bien repasser tes chemises, sans les brûler, et je vais te sucer tous les jours, alors tu voudras jamais m’échanger contre une autre femme. Il dit tu es mieux de faire tout ça, salope, rends-moi dur et change de poste, je veux écouter Pulp Fiction, pas tes conneries du Canal Vie.

Tendance langue sale et pintes blondes

août 17, 2009

Trop crémeuse pour être traditionnelle

J’étends comme cinq cent calories de crème Philadelphia herbes et ail sur mon bagel, en lisant et en échappant des graines de sésame entre les pages du livre Le sexe écolo. Alexandre Le Grand claque la porte, dépose des bouteilles de vin sur le comptoir et vient m’embrasser. Je le regarde et je lui dis tu as piqué une casquette? Il sourit comme un gamin, et il dit non, la SAQ donne des casquettes Jack Daniels gratuites. Je trouve qu’il est super chou avec ça sur la tête, mais sous la visière, ça cloche, c’est indiqué la modération a bien meilleur goût. Il prend mon couteau, encore crémeux et me l’essuie contre un téton, je crie c’est froid, c’est froid, et il me lèche. Il dit tu as encore faim, tu voudrais pas te faire baiser au lieu de grossir? Et je dis oh je vais te mordre la queue, donne-la moi, je vais te la mordre espèce de salaud, et je réussis à mettre sa casquette sur ma tête, à ouvrir son jeans, mais il me prend les poignets, je me débats et je crie Paprikalicious, sauve-moi, attaque-le sinon je te donne plus de yogourts comme collation!

Note à moi-même : nettoyer plus souvent le plancher habillée en french maid

Il garde mes poignets dans une main et me gifle, doucement, mais j’ai super peur et je recule, il me gifle encore, plus fort et il me pousse, j’ai un coin de la table dans le ventre. Il me demande de relever ma robe, jusqu’au milieu de mon dos, et d’écraser mon visage contre la table, je le devine retirer son t-shirt, le jeter derrière lui, et il crache dans sa main, et la passe contre mes lèvres, pour m’ouvrir et m’exciter. Il frotte sa bite entre mes fesses et me l’enfonce dans la chatte, il me dit de la fermer, de pas crier, la fenêtre est ouverte, une voisine promène son caniche royal, et ça sent la viande brûlée au barbecue.

Il tire mes cheveux, pour que je me redresse et que je le regarde jouir, dans le miroir. Il me demande de lui amener un mouchoir, pour qu’il s’essuie le gland, et j’y vais, avec son sperme qui coule sur mes cuisses et sur le plancher, un peu. Sans me regarder, Alexandre Le Grand me dit de me mettre à quatre pattes et de nettoyer le plancher avec ma langue. Il téléphone mon frère Philippe, pendant que je crache dans le lavabo des gouttes de sperme et des poils de chats.

Le sauvetage de petits oiseaux et le travail à l’étranger, c’est hot

Nous rejoignons Philippe au bar Chez Roger, des passants s’arrêtent presque pour regarder mes seins, Alexandre Le Grand est total fier. J’embrasse Philippe, il dit j’ai déjà acheté les billets pour OSS 117. Nous commandons des pintes de Cheval Blanc. Philippe nous raconte sa journée, il a sauvé un petit oiseau, il l’a trouvé sonné, il avait sans doute heurté le trottoir, et Philippe a piqué le brownies d’un de ses collègues et il a nourri l’oiseau comme ça, à petites bouchées de choco et d’arachides, et après l’oiseau s’est envolé. Alexandre Le Grand regarde ses courriels sur son Iphone, il dit j’ai un ami qui s’en va en Jordanie pour trois mois, tu sais, celui qui revient tout juste de travailler un an au Kenya, et je fais wouah, celui qui m’a envoyé des photos de pandas roux et de sa queue entre les seins d’une black aux mamelons poilus ?

Philippe dit moi j’aimerais travailler en Israël, pour les plages, il se retourne vers mon mec, tu étais encore étudiant quand tu es parti travailler en Arabie Saoudite ? Alexandre Le Grand dit oui, en sabbatique, je sortais tous les soirs, avec d’autres Français, et un chauffeur nous amenait au Koweit, c’était en 1992, c’était le bordel, en Arabie Saoudite, il n’y avait pas d’alcool, mais au Koweit, il y avait tout, des putes maso, des danseuses qui se rentraient des couteaux dans la chatte, j’ai ramené de l’or, en cadeau, et des tapis.

C’est pas bon pour le karma de faire pipi à côté du brother-in-law de Jessica Simpson

Philippe termine les amandes et les noix d’acajou salées, et nous nous rendons au Cinéma Beaubien. Je fais semblant de lécher la face d’Audrey Tautou, métamorphosée en Coco Chanel, sur une affiche annonçant son prochain film. Philippe pointe une fille qui ressemble à Jessica Simpson, il dit au show de Blink 182, Marky Mark et moi on a réussi à se rendre au parterre du Centre Bell, et Marky Mark a pissé dans des verres de bière, il en a fait débordé un, à deux mètres de Pete Wentz, je m’en fous de Pete Wentz, mais il embrasse Jessica Simpson et il la serre dans ses bras, alors c’était comme si j’étais proche de Jessica Simpson aussi, c’était cool, tu penses que j’aurais une chance de me la faire si je lui racontais comment j’ai sauvé un petit oiseau ?