Invitation à vous joindre à l’AFS

avril 17, 2011

 

 

L’ALLIANCE FÉMINISTE SOLIDAIRE POUR LES DROIT S DES TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS DU SEXE (AFS) est une coalition québécoise de personnes et de groupes féministes rassemblés autour de la défense des droits des personnes qui exercent un travail parmi tous les secteurs de l’industrie du sexe.

L’AFS plaide en faveur de la décriminalisation totale du travail du sexe en étant guidée par le principe fondamental que les travailleuses et travailleurs du sexe devraient jouir des mêmes avantages et des mêmes protections de leurs droits et libertés que tous et toutes les autres membres de la société.

L’AFS croit que pour être une société démocratique, réellement engagée vers l’égalité, la liberté et la dignité humaine, nous devons reconnaître les droits des travailleuses et travailleurs du sexe, c’est-à-dire :

»» le droit de vivre et de travailler en sécurité dans des conditions libres de haine, de violence et d’exploitation

»» le droit de voir leur dignité, leur autonomie et leur liberté respectées, incluant le droit de s’engager dans des relations sexuelles consensuelles tarifées avec d’autres adultes sans être criminalisé -e

»» le droit d’être traité-e comme membre égal-e de la société, de jouir des mêmes protections et avantages offerts par la loi et ne pas être sujet à la stigmatisation, à la discrimination et à l’aliénation sociale.

L’AFS reconnaît que la criminalisation des personnes qui exercent un travail du sexe interagit avec les préjugés et la discrimination basées sur le genre, la race, la pauvreté, l’orientation sexuelle, le handicap et l’âge. Les idées préconçues, notamment à propos des femmes et des hommes, de l’hétérosexualité et de l’homosexualité, freinent l’intégration sociale des personnes travailleuses du sexe au Québec.

L’AFS est consciente que la décriminalisation du travail du sexe ne va pas en elle-même mettre fin à toutes les injustices vécues par les travailleuses et travailleurs du sexe. Cependant, il s’agit d’un premier pas nécessaire à la reconnaissance des personnes exerçant un travail sexuel comme citoyen-ne-s méritant respect et dignité.

L’AFS regroupe et vise à rassembler des travailleuses et travailleurs du sexe ainsi que leurs allié-es, individuel-les ou associatifs.

L’AFS invite toute personne et tout groupe soutenant sa position à la rejoindre

Envoyez un courriel à : alliancefeministesolidaire@gmail.com en indiquant :

1. Je soutiens la position de l’AFS et veux être inscrit-e à la liste d’envoi courriel (1 envoi/semaine).

2. Le nom de votre organisme, collectif ou institution pour une affiliation associative OU votre nom,

occupation(s) pour une affiliation individuelle. Cela a pour but de connaitre la diversité qui constituera l’AFS.

Pour des raisons de sécurité, vous pouvez mettre un autre nom d’usage/pseudonyme.

Notre groupe d’envois n’en est pas un de discussions, il sert uniquement à promouvoir nos activités

Rejoignez-nous aussi sur Facebook en cliquant sur le logo ou en vous rendant à http://www.facebook.com/alliancefeministesolidaire

Le rouleau de papier de toilette comme object fascinant à photographier

avril 17, 2011

Maintenant que je ne peux plus me photographier avec un drink sucré et alcoolisé dans les mains, j’ai choisi de me photographier dans les toilettes des bars où je bois des Virgin Bloody Ceasar.

(Là c’était un jeudi soir, au 701, après avoir regardé la file devant le Philémon et d’avoir dit à mon mec et à son copain Sadek, un insomniaque qui aime fantasmer sur des danseuses-boire des bières sur la gallerie de mon appartement-rire de moi quand je parle aux chats dans la rue, que je préférais être dans le bar à moitié vide d’un hôtel.)

Je rêve d’être une danseuse de baladi en soutif digne d’une Stepford Wife

avril 13, 2011

Je lis un livre sur la grossesse, prêté par ma doula, pendant le débat des chefs. J’ai un mini mal de tête, je me demande si je ne devrais pas plutôt me réfugier dans la salle de bain, pour un masque à l’argile et une nouvelle couleur sur les ongles. Ou écouter un épisode d’Outsourced, afin de fantasmer sur mon avenir de danseuse Bollywood style. Je regarde plutôt des sites de lingerie.

Il y en a un qui me fait trop rêver, je me promets d’acheter un ensemble de la collection Stepford, pour avoir l’air d’une déesse domestique après mon accouchement : http://www.trashy.com/Stepford-bycollection.htm

Sinon, pour les chicks enceintes, il y a ce fabuleux site qui propose autre chose que les soutifs blancs-beiges-noirs : http://www.you-lingerie.com/

Oh et question pour les mamans lectrices : est-ce que certaines d’entre vous ont des implants et ont réussi à allaiter leur bébé sans difficulté reliée aux implants? Vous pouvez me répondre ici, ou en privé : melodienelson@hotmail.com

Les films serbo-croates, ça ne s’écoute pas qu’en version originale

avril 12, 2011

Je me rends à la Brûlerie St-Denis, avec un parapluie qui ne protège pas du tout ma queue de pouliche et mon maquillage de la pluie. Je commande un latte, je sors le dernier de Christine Angot sur une table, j’ouvre mon agenda, je regarde à l’extérieur, je renverse un peu de latte, je me lève pour chercher une serviette, puis je vois Marion, avec ses grosses lunettes noires et son rouge à lèvres de star, devant moi, toute parfaite, en robe et talons hauts, un parapluie transparent too much fashion dans une main.

Elle commande un chai et vient me rejoindre. Marion, je ne la connais que depuis deux semaines, depuis que je l’ai rencontrée par hasard chez le fleuriste, tout près de chez moi, et tout près de chez sa maman. J’hésitais entre un tournesol et des marguerites. Elle, elle avait des tulipes jaunes dans les mains : « Je choisis mes fleurs en fonction de la couleur des murs de mon appartement. Et ils sont couleur avocats. »

Marion allonge ses jambes, sous la table, et me parle de son mec, qu’elle a réveillé ce matin, en sautant sur le lit, comme une gamine, après avoir mangé une barre de chocolat. Elle me décrit un jeu: « Je lui demande pourquoi il m’aime. Pas pour être fatigante et tout et tout. Non. Juste pour qu’il me réponde quelque chose d’original. Et tu sais ce qu’il m’a répondu ce matin? Il m’a dit qu’il m’aimait parce que je le laissais écouter des films en français. Son ex le trouvait ridicule de ne pas écouter des films serbo-croates en version originale. »

Trop mignon, non? Et vous, pourquoi aimez-vous votre amoureux ou votre amoureuse? Parce que vous trouvez son cul craquant dans ses jeans? Parce qu’elle joue aux échecs avec des personnes âgées une fois par mois? Parce qu’il ne vous gronde pas quand vous échappez des Captain Crunch dans les draps?

Les accessoires pour bébés me font plus peur que les tempêtes de neige du mois d’avril

avril 3, 2011

Au La Baie, avec ma maman qui achète un t-shirt Desigual pour sa nièce de six ans, nous regardons tout ce qui se vend pour les bébés. Dans une rangée, il y a deux-trois casques pour bébés qui commencent à marcher. Je commence à pleurer de rire. Ma mère essaie un des casques : « Tu imagines, les enfants qui se promènent avec ça doivent sans doute aussi porter un genre d’armure pour aller au parc? »

Sur le plastique contenant les casques, il y a la photo d’un enfant tout fier de marcher avec son casque. Et il y a une autre photo, plus petite, d’un enfant, assis sur un tapis bleu-gris-chat-persan. L’enfant pleure, le front ensanglanté, parce que lui ne porte pas de putain de casque hyperprotecteur.

(Je n’en veux pas à mon shower. Merci.)

Bundle of joy et mille petits gâteaux

avril 3, 2011

Alexandre Le Grand me prévient qu’il est au Cavalli, avec Gloria, Kémès et Douglas. Je lui dis : « Pas question que je vous rejoigne. » Chaque fois que je me rends à ce bar sur la rue Peel, j’ai l’impression de me trouver dans un bordel overrated, avec des serveuses qui ne sourient qu’aux mecs, et des mecs qui se vantent du prix de la bouteille de vin qu’ils viennent de commander et qui sentent la cyprine de la fille qu’ils ont mangée à l’heure du lunch. Pas mon genre de place, sauf quand je veux jouer à la Bimbo, et là, en leggings noirs et bottillons roses, les cheveux attachés en queue de pouliche, je n’ai pas l’air d’être la star possible d’un film de cul, ni le sosie de Paris Hilton.

Mais je n’ai pas envie de rentrer chez moi toute seule et de me taper un épisode d’Outsourced. Je rappelle Alexandre Le Grand : « J’arrive dans vingt minutes, mais juste si tu me promets du champagne. » Kémès crie des trucs cochons au téléphone. Je raccroche, et je hèle un taxi, avec un bouquet de fleurs en bonbons dans les mains, un cadeau d’anniversaire de mes trop chouettes collègues de travail.

Kémès et Douglas m’embrassent. Gloria s’approche si près de mon visage que j’ai peur qu’elle ne me frenche. Elle me prend dans ses bras, caresse mon ventre : « Oh bella, if you need anything call me, call me for anything, Alexandre, gave her my number, oh I missed you, you remember this summer? At this hotel? It was so fun! I missed you! » Elle se tourne vers Alexandre, et me plaque une main entre les jambes : « You’ll see, it will change your life when you’ll push that bundle of joy out of your pussy. »

Douglas m’embrasse à nouveau, je ne sais pas si c’est Gloria ou lui qui n’arrête pas de roter. Je m’asseois. Alexandre Le Grand me tend une flûte de champagne. Je prends une gorgée. Meilleur que les virgin Cosmo, meilleur que les Becks sans alcool, meilleur que les cent cannettes de thé glacé sans calorie que je prends tous les jours. Je trinque avec Alexandre Le Grand, qui en profite pour prendre mon visage et le fourrer entre ses jambes. Je me relève : « Cochon! » Douglas prend une photo. Je rigole. Je laisse couler du champagne entre mes seins, et je demande à Alexandre Le Grand de le laper comme un matou.

Gloria fait signe à une fille très jolie, au visage récemment botoxé : « Bella! You’re so beautiful tonight! The most beautiful girl here! Do you want to be my best friend? » La fille tend une main à Gloria, elles dansent ensemble, entre deux tables. Gloria touche les seins de l’autre fille: « Your boobs are so soft! Do you want to see mine? I just came back from Panama and they’re all caramel! » Pendant que Kémès bande en se demandant dans quel hotel il devrait se louer une chambre plus tard, Douglas fait signe à une serveuse de m’amener des mini gâteaux.

Petites annonces avant que je n’avale un deuxième litre de lait au chocolat

mars 30, 2011

Merci à Marie-Andrée Guimont de suggérer mon blogue sur Divine.ca!

Lisez l’article pour découvrir d’autres blogues qui parlent d’amourrrrrrr : http://www.divine.ca/fr/fr/amour/articles/c_18_i_4242/blogues-amour-sur-la-toile-1.html

Si vous voulez me rencontrer et m’entendre lire une histoire, rendez-vous à la Librairie Raffin, au 6330 rue St-Hubert, à Montréal, le 8 avril. J’y serai dans le cadre de l’événement Présences : Anaïs Barbeau-Lavalette. Écrire Montréal, en compagnie d’autres auteurs, dont Mathieu Arsenault et Aimée Verret, ma copine-extra-nouvelle-maman-d’un-chien-qui-fait-pipi-sur-la-face-de-Harper-dans-les-journaux.

Pour en savoir plus : http://www.facebook.com/#!/event.php?eid=196019470432316

Roadtrip quasi fatal Montréal-Sherbrooke

mars 30, 2011

Jeudi dernier, ma maman est allée me chercher à une station de métro, pour un mini roadtrip Montréal-Sherbrooke. Nous avons mangé des skittles et des amandes fumées, terrorisées par des conducteurs méchants, et nous sommes arrivées à l’hôtel Le Président, mes talons hauts piétinant dix centimètres de neige.

Invitée par l’équipe du RÉAL de l’Université Sherbrooke (merci à la Sex on the beach queen Arianne Berteau!), je me suis rendue au Duplessis, pour participer à une lecture, et parler de mes habitudes d’écriture (genre je me rends dans un café quand mon mec sacre trop fort près de moi et je m’offre un épisode télé de Pretty Little Liars comme récompense quand j’écris plus de deux heures).

J’étais super stressée parce que les étudiants qui ont lu avant moi étaient extra bons (ma maman a eu un coup de cœur pour un texte sur un fanatique de pâté chinois), et que je n’avais pas la possibilité de boire deux-trois bières avant de lire et d’être capable de faire semblant d’être Paris Hilton et de connaître le Russe. Une fille du RÉAL m’a racontée que l’an dernier, l’invité d’honneur était Gaétan Soucy et qu’il s’était crissement saoulé. Il avait chanté pendant que les étudiants lisaient leur texte, et une fois sur scène, il a dit n’importe quoi pendant une heure. Ça m’a beaucoup aidée à me sentir mieux. Je pouvais lire trop rapidement, répéter le mot sodomie trois fois, je ne pouvais pas avoir l’air moins pro que Gaétan Soucy.

Après ma lecture et une Becks sans alcool, un peu avant minuit, j’ai convaincu ma maman de manger du Mc Donald dans notre chambre d’hôtel. En mangeant un cheeseburger extra ketchup, j’ai montré mon ventre à ma maman, et j’ai lu les textos de mon Alexandrichou, il me souhaitait bonne chance, me disait que je lui manquais, et que tous ses amis, au W et au Philémon, me baisaient les joues.  

Photo avec Alexandre Demers, le créateur du webmag Es : http://www.adproductions.ca/esculture/

Tango et fellation au Vieux Dublin

mars 24, 2011

Il y a une semaine, en l’honneur de la St-Patrick, j’ai bu ma première bière sans alcool, j’ai porté des bas collants trop verts, j’ai écouté un band irlando au Vieux Dublin, j’ai écouté un mec parler de sa nouvelle montre, j’ai écouté un autre mec raconter qu’il répond toujours tout nu à la porte – ça fait le bonheur ou la frousse des livreurs de pizza et des Témoins de Jéhovah -, j’ai proposé à Alexandre Le Grand de prendre des leçons de tango, et de se faire sucer, dans les toilettes, après avoir terminé ma deuxième Becks sans alcool, et j’ai rigolé en écoutant un autre mec dire qu’il n’a pas besoin de s’habiller en vert, lui, il a les yeux verts, ça suffit comme ça.

Condom, café et Dieu

mars 24, 2011

Je me lève trop tôt, après m’être endormie trop tard – mon frère Gabriel est en visite à Montréal, et lui et mon mec ont visionné des films pornos débiles à minuit, parce qu’ils ne voulaient pas écouter une émission de télé sur l’Inde, ni aller dormir et rêver à des morceaux de tarte choco-poire. Je ne me lave pas les cheveux, j’enfile leggings-chandail-cardigan-manteau et gants roses à pois rouges, et j’invite mon frère à petit-déjeuner avec moi, à Grand-Mère Poule.

Je pique de la confiture aux fraises, et à table, je fais remarquer à Gabriel qu’il s’est mal rasé. Il commande deux œufs-bacon-extra-bacon, et moi une omelette de Lyon. Nous buvons notre café au lait en parlant de condoms, de brownies au pot, du méga party que nous ferons au chalet cet été – vive les virgin Cosmo – et d’une entrevue qu’il passe vendredi. Sa grosse difficulté? Il parle super bien en anglais, mais il est incapable de prononcer le mot world, ça sonne comme road ou roll dans sa bouche, extra bacon ou pas.

Je lui propose d’utiliser l’expression all over God’s place, au lieu de world.