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Roadtrip quasi fatal Montréal-Sherbrooke

mars 30, 2011

Jeudi dernier, ma maman est allée me chercher à une station de métro, pour un mini roadtrip Montréal-Sherbrooke. Nous avons mangé des skittles et des amandes fumées, terrorisées par des conducteurs méchants, et nous sommes arrivées à l’hôtel Le Président, mes talons hauts piétinant dix centimètres de neige.

Invitée par l’équipe du RÉAL de l’Université Sherbrooke (merci à la Sex on the beach queen Arianne Berteau!), je me suis rendue au Duplessis, pour participer à une lecture, et parler de mes habitudes d’écriture (genre je me rends dans un café quand mon mec sacre trop fort près de moi et je m’offre un épisode télé de Pretty Little Liars comme récompense quand j’écris plus de deux heures).

J’étais super stressée parce que les étudiants qui ont lu avant moi étaient extra bons (ma maman a eu un coup de cœur pour un texte sur un fanatique de pâté chinois), et que je n’avais pas la possibilité de boire deux-trois bières avant de lire et d’être capable de faire semblant d’être Paris Hilton et de connaître le Russe. Une fille du RÉAL m’a racontée que l’an dernier, l’invité d’honneur était Gaétan Soucy et qu’il s’était crissement saoulé. Il avait chanté pendant que les étudiants lisaient leur texte, et une fois sur scène, il a dit n’importe quoi pendant une heure. Ça m’a beaucoup aidée à me sentir mieux. Je pouvais lire trop rapidement, répéter le mot sodomie trois fois, je ne pouvais pas avoir l’air moins pro que Gaétan Soucy.

Après ma lecture et une Becks sans alcool, un peu avant minuit, j’ai convaincu ma maman de manger du Mc Donald dans notre chambre d’hôtel. En mangeant un cheeseburger extra ketchup, j’ai montré mon ventre à ma maman, et j’ai lu les textos de mon Alexandrichou, il me souhaitait bonne chance, me disait que je lui manquais, et que tous ses amis, au W et au Philémon, me baisaient les joues.  

Photo avec Alexandre Demers, le créateur du webmag Es : http://www.adproductions.ca/esculture/

Aventures à L’Assomption Part Trois : Watatatow et la Vierge

septembre 20, 2010

Tous les anciens élèves sont invités à visiter les locaux ou ils ont laissé de la gomme sous les pupitres. Je marche avec des copines, trop saoule, rigolant pour rien et lisant La Huitième Gorgée, de Valérie Carreau, dès que je trouve ça plate, être debout à regarder des murs beiges.

(Il n’est pas nécessaire de boire pour apprécier La Huitième Gorgée. C’est touchant, ça fait parfois frissonner comme le bruit d’une craie sur un tableau, et c’est vrai que le style fait Raymond-Chandler-se-déguise-en-Martha-Stewart.)

En descendant dans la crypte, ou plein d’anciens prêtres sont enterrés, Magalie me raconte comment elle a rencontré son mec : « Je venais de déménager en Gaspésie. De la fenêtre de mon bureau, je voyais un gars de la construction qui avait une super belle paire de fesses. Un de ses amis nous a suggéré de luncher ensemble et depuis nous avons deux enfants. J’ai accouché il y a trois mois, c’est pour ça que je suis encore grosse. » Je lui dis qu’elle est toute rayonnante, et c’est vrai, elle a l’air vraiment heureuse et bien et ça me donne trop envie de donner des calins à tout le monde, de voir quelqu’un de sincèrement heureux et bien. Je m’approche d’une statue de la Vierge Marie, je dépose un verre de vin comme offrande à ses pieds, je l’entoure de mes bras, et fuck, je la fais basculer de son socle. J’ai peur intensément pendant trois secondes et une gentille copine m’aide à la soulever et à la replacer : « Mais euh tu as brisé son chapelet. »

De retour dans la salle ou nous avons mangé des pâtes noyées dans de la sauce fluo, une des organisatrices de la soirée, vêtue d’une jolie robe crème, annonce des concours : « Faut que vous chantiez la chanson de Watatatow! » et « Faut que vous me nommiez des poètes que nous avons étudié dans nos cours de français! » Elle ne me croit pas quand je dis que nous avons analysé Rimbaud. Trop saoule, je commence à frustrer et à faire le gros bébé : « Mais le professeur avait adoré mon analyse du poème Voyelles. Et nous parlions de Jean Leloup et de Nadine Bismuth ensemble.» De peur que je recommence à crier « Salope! » comme une heure plus tôt, elle accepte que je sois la surdouée des souvenirs de poètes étudiés.

Vanessa me propose d’appeler mon frère pour qu’il vienne nous chercher, parce qu’elle est en manque de Sudafed, et que moi j’ai l’air trop white trash. Nous sortons de la salle, ou une secrétaire nous attend, souhaitant que nous signions le livre d’or du Collège. Je fais pas trop attention, et je signe Mélodie Nelson, sur le tiers d’une page, avec un cœur sur le i. La madame commence à me disputer parce que j’ai écrit trop gros mon nom et je n’en reviens juste pas, de me faire critiquer sur ma signature, je lui réponds des conneries – oubliées depuis, thank God – . Vanessa me prend le bras, et m’entraîne à l’extérieur du Collège. Deux mecs me parlent de génie civil, de mon image sur Twitter et de feux d’artifices. Je me calme et je suis Vanessa, jusqu’à l’auto de mon frère, qui nous attend, à la sation-service.

Nous allons reconduire Vanessa, puis je supplie Philippe de s’arrêter au McDonald. Nous nous rendons finalement au Tim Hortons. Je me sens tout à coup super bien, encore saoule, mais en sécurité, dans ma petite bulle à moi, à écouter mon frère parler de Jack Daniels et de la Russie, et j’oublie mon beigne extra costarde dans son automobile.

Fin des aventures à L’Assomption – De retour aux séances de masturbation demain.