Posts Tagged ‘Cuba’

Se faire prendre pour une prostituée le jour de son mariage

mars 18, 2013

thevaniaJe ne vois pas souvent mes copines, je pourrais dire que c’est parce que je suis maman et enceinte, mais c’est surtout parce que je suis paresseuse et que je suis nulle niveau organisation – dans le sens de prendre un téléphone ou écrire un courriel avec une vraie de vraie date en tête.

La semaine dernière, c’est des copines qui se sont déplacées pour moi et j’en étais si joyeuse. Vania, la photographe attitrée de toute rencontre de filles et d’événements montréalais, avait amené des thés qu’elle s’était procuré lors d’un périple récent à Toronto. Marion et moi les avons goûtés avec bonheur. Du thé à la noix de coco et à la meringue au citron. Un délice.

Nous avons placoté du mariage de l’une. Ayant retiré son bracelet de Club Tout-Compris cubain, elle s’était fait prendre pour une prostituée dominicaine, en mini robe rouge, déjà pompette des quelques verres de bulles qu’elle avait bu avec son chéri. Embarrassante, la situation, quoique ma copine ait apprécié le petit déj au lit le lendemain, gracieuseté de l’hôtel qui l’avait bien mal traitée la veille. Nous avons aussi parlé d’un copain qui a perdu sa virginité avec une femme de cinquante ans et d’une fille complètement folle, l’ex du chouchou de Marion, qui a déménagé en Angleterre après s’être fait tatouer le nom du mec qu’elle fréquente depuis deux semaines sur le bras. Sur le bras comme dans sur toute la longueur du bras. Je n’avais presque rien à raconter, j’étais juste contente de les écouter et d’avoir des copines qui sont aussi enthousiastes que moi de passer une après-midi à boire du thé et à manger des petits biscuits et du pain brioché, même quand je les accueille les cheveux mouillés et le visage pas maquillé – dans le sens de je suis nulle en organisation et j’oublie que de prendre une douche de vingt minutes, ce n’est pas raisonnable.

source photo: Vania

Lundi oui oui oui: Cracker Jack et oignons pour la nuit

février 18, 2013

bordelle

Ti-Brin fait de la boxe dans mon ventre – je décide que ça signifie qu’il réclame que je mange un bagel fromage Philadelphia-concombres en écrivant.

Voici ce que j’aime plus que le chocolat sous les ongles de Mini Fée :

Rencontre d’un cuisinier parti à Cuba et revenu avec des anecdotes de mojito et de Marocaines voilées. Danses de Mini Fée devant quiconque met de la musique – ou devant la laveuse. Collection de lingerie pour mariées de Bordelle. Couper un oignon et mettre le tout puant près du lit de Mini Fée pour qu’elle ne tousse pas à s’en étouffer la nuit – ça fonctionne, ce truc de grand-mère, really. Envie du printemps pour peinturer dehors avec de la crème fouettée. Nostalgie de Paris Hilton, comme icône de la pop culture et des sorties en nuisette, oh oui. Écouter Dexter en mangeant des Cracker Jack. Vieux couple qui veut magasiner des soldes mais qui se retrouve dans un rave. Être un peu trauma après une pièce de théâtre, ça faisait longtemps, thanks Le Dernier Feu.

Et l’extrait d’un article de Miss Beauté Fatale qui écrit avec passion ses frustrations niveau cul cœur vagin :

« Des gens sont gros, d’autres sont maigres, pis d’autres dans le milieu. J’imagine qu’on est tous d’accord là-dessus, so est-ce qu’on peut fucking passer à autre chose? Si t’aimes pas ça les gros, fourre-les pas. Tu trouves qu’unetelle est trop maigre? Please please please PLEASE cessez de constamment obséder sur la grosseur du cul des autres. C’est pas de vos tabarnak d’affaires, c’est pas intéressant, pis tout le monde se rend fou et souffre à cause de ça. C’est rendu une psychose collective pis personne est jamais content anyway. Le bottomline, c’est que peu importe combien tu te fais aller la yeule, y va y avoir du monde gros pis du monde moins gros. MOVE THE FUCK ON. »

Bonne semaine y’all! Bisous au concombre!

En sueur et en bikini trop serré

juillet 26, 2012

Alexandre Le Grand répétait toujours qu’il était interdit de porter un maillot de bain dans la piscine, quand il observait la pancarte de règlements. J’étais d’accord pour ne pas porter de maillot, mais je n’avais pas trop honte de le faire non plus avec une bouée autour de mon cou – quand j’ai vu les bouées accrochées à chaque parasol, il fallait absolument que j’en adopte une le temps d’une photo genre.

Autour de la piscine, Mini Fée se faisait câliner et surnommer mamita par tout le monde. Dès qu’elle se frottait les yeux devant ses admirateurs, Alexandre Le Grand et moi prenions des verres en plastique de Tu Coca ou de bières et nous nous dirigions vers la chambre. Mini Fée s’endormait rapidement dans son petit lit blanc et dès que j’étais certaine qu’elle dormait bien, je laissais Alexandre Le Grand me goûter. Il voulait me lécher dès que notre chérie faisait la sieste et je m’en suis vantée à une fille rencontrée à la plage. Elle voulait savoir si son fils pouvait prendre un des livres de bain de Mini Fée et je lui ai dit que oui, tout en lui disant que son maillot de bain était trop chou – un une pièce avec la face d’un koala dessus.

Elle m’a dit qu’elle n’osait pas mettre de bikini encore, sa cicatrice de césarienne n’était pas totalement effacée, malgré la crème enrichie à la vitamine E et au karité qu’elle s’applique plus d’une fois par jour. Je lui ai dit que sa cicatrice ne devait pas paraître anyway, à moins de porter un bikini extra taille basse qui ne cache que le clito. Elle a rigolé et nous avons parlé de clito, de son mec qui oubliait que le sien existait si elle ne s’asseyait pas direct sur sa face, du mien qui s’en occupait total trop bien depuis quelques siestes, et la couleur de nos vibros. Je n’avais pas apporté de vibrateur en voyage parce que depuis qu’une douanière a fouillé dans ma valise pour y trouver un costume de marin sexy, un costume de soubrette, un costume de collégienne, un mini vibrateur mauve translucide, et des trucs à insérer dans mes hauts de bikini pour faire comme si j’avais de big boobs – c’était avant ma chirurgie et IL A FALLU QUE J’EXPLIQUE EN ESPAGNOL ET EN LANGAGE DES SIGNES C’ÉTAIT QUOI LES TRUCS GÉLATINEUX – j’ai un peu peur d’amener des trucs trop explicitement horny en avion.

Après un souper avec elle et son mec, nous nous sommes dit qu’un bain de minuit ensemble serait top. Nous avons laissé nos enfants à nos mecs, nous avons promis de pas faire trop de cochonneries et nous sommes allées à la plage en ricanant comme des petites filles prêtes à manger dix mille sucreries en deux minutes.

Changhong et de la chance

juillet 26, 2012

Nous avons décidé de partir à Cuba sur un coup de tête, sans savoir si j’allais retrouver mon passeport facilement dans le désordre de l’appartement, ni si Mini Fée allait apprécier les vagues et les petits poissons sur ses pieds, le sable collé sur sa peau et les voix étrangères qui nous réveillent au petit matin.

J’ai lu d’excellents conseils sur comment voyager avec un bébé, j’ai oublié de faire comme la fille qui se prend en photo all the time dans les toilettes en avion, nous avons bu des smoothies aux fruits de la passion tous les jours, Mini Fée adorant ouvrir grand la bouche pour y accueillir le liquide si froid de melons et d’ananas si frais, nous avons écouté de mauvaises émissions de télé quand Mini Fée dormait – aux deux-trois heures, sous le soleil, elle s’endort rapidement -,  nous avons rigolé de la marque de la télévision – Changhong, voir que ça existe pour vrai un nom de marque comme ça – , et un touriste voulait toujours nous montrer une étoile de mer au moment même où Mini Fée chiait son déjeuner, la classe, nous n’avons pas vu d’étoile de mer finalement.

Ça m’a inspirée une chronique pour Canoé et l’envie de partir deux mois dans un autre pays, genre la Thaïlande ou le Vietnam ou le Brésil, encore juste avec Mini Fée et Alexandre Le Grand, à vivre à un autre rythme que le mien, celui du soleil et des siestes de ma petite chérie.

Lundi oui oui oui: concours de beauté trans et adoption d’un pélican

juillet 23, 2012

Je reviens tout juste de quelques jours à Cuba – je vous en reparlerai cette semaine, de mon bikini et des nuits de très peu d’heures – et je suis heureuse d’être à la maison, même si je vous jure je suis une fille qui aime la routine et je n’ai plus de routine du tout depuis quelques temps. Les belles-filles sont là et avec l’excitation provoquée par ces retrouvailles et le voyage, Mini Fée et moi nous envoyons valser heures de sieste, sandales et lectures dans la cuisine dès six heures du matin, avec banane à écraser de plaisir en extra.

Je pense à vous mes chéris et mes cocottes, et j’espère que vous passez un aussi bel été que moi – continuez à m’écrire, racontez-moi vos joies de l’été, votre séance shopping de maillot de bain ou les aventures de votre petit dernier qui a goûté du sable pour la première fois sur une plage à Oka. N’importe quoi, j’aime vous lire, moi aussi, vraiment.

Voici ce que j’aime plus que la provision de magazines que je remets à ma maman le weekend :

Me frotter contre la queue d’Alexandre Le Grand jusqu’à ce qu’il jouisse contre mes seins et mon ventre. Concours de Miss Trans World Indian Pageant. Trouver une pinata papillon chez Oscar et plein de bonbons bio aussi. Photographier Belle-Fille Lyonnaise et son papa avant qu’ils ne prennent le thé chez Birks pour célébrer ses seize ans. Éloïse qui donne de belles bottes à Mini Fée pour qu’elle soit aussi enthousiaste que sa fille à sauter dans les flaques d’eau. Lecteurs photographiés dans le métro de New-York. Bientôt le mariage de Travis et Misha et j’ai hâte que Misha se trouve une paire de chaussures. Voyeurisme d’enfants riches (source de la photo de ce billet). Film sur un pélican adopté – je l’écoute avec mes belles-filles en mangeant un sandwich à la crème glacée homemade. Appuies-livres en forme d’ancre de bateau, trouvés chez Indigo. Ne pas être addict à la productivité.

Et un article de Charlie Glickman, qui indique avec beaucoup de respect à quel point ceux qui font du slut shaming sont des merdes – je suis moins respectueuse, moi –

Extrait : « I don’t care how much sex anyone has, how often they do it, or who they do it with. I’m much more interested in the consent, pleasure, and well-being of the participants and the people affected by it. I respect women who are asexual, celibate, monogamous, multi-partnered, or have had more partners than they can recall. I respect women who only have sex after a commitment to monogamy and those who have sex with someone within minutes of meeting them. I respect women who have transactional sex, women who have sex for love, or for any other reason. »

Bonne semaine y’all! Bisous à la sangria blanche!