Lundi oui oui oui: mousseux sans alcool et Sartre au lit

décembre 17, 2012

blague

moment

J’adore marcher quand il neige, même si dehors je croise cent personnes, j’ai toujours l’impression d’être dans ma bulle, d’être toute seule à profiter des flocons. J’ai envie d’acheter des ballons gonflés à l’hélium demain et de marcher avec Mini Fée en poussette, les ballons dans une main, un attaché autour de son poignet.

Ce que j’aime plus que me battre avec du papier adhésif :

Chocolat chaud épicé. Chéri qui mange des oursons en gélatine mangés avec un cure-dent. Chanter du Félix Leclerc et des chansons quétaines de Francis Cabrel. Mon chéri qui a mal à la gorge et qui me baise en col roulé – quand je lui fais remarquer que ça fait très intello, il commence à me parler de Sartre. Tarte aux petits fruits des champs à partager avec des voisins de ruelles. Liste de cadeaux sexxxy de la photographe Andrea Hausmann. Bouquiner au Vieux Bouc. Blagues vulgaires dans des films pour enfants. Mousseux Mademoiselle. Toiles représentant la bibliothèque idéal de son propriétaire – c’est comme des portraits faits à partir d’objets, très chouette comme idée. Redécouvrir les joies de baiser sur le canapé quand Mini Fée fait la sieste dans mon lit. Billy Madison – une comédie que j’ai vue sans doute dix fois avec mes petits frères et que j’ai écoutée ce weekend avec Belle-Fille Princesse. Moments touchants, à regarder au lieu du journal télévisé, parfois, parce que.

Passez une semaine joyeuse! Souhaitez-moi d’avoir le temps de magasiner des bottes d’hiver sur la rue Saint-Hubert!

Fraises et crème à la mascarpone, pour le petit déjeuner, bientôt

décembre 13, 2012

Chère Élisa,

Au mois d’août, au mariage de ma meilleure amie, tu avais de la calamine sur ton visage et sur tes cheveux, pour diminuer les démangeaisons provoquées par une infection de merde. C’était la première fois que tu étais malade. Je t’avais mise une robe trop longue, fleurie, si jolie. Je crois que c’est la seule fois que tu l’as portée, j’ai oublié de te la remettre, mais je la laisse dans ta garde-robe, comme si demain il faisait à nouveau trente degrés et que tes jambes rapetissaient.

Tes jambes ne rapetissent pas. Tes jambes sont lovées contre ton ventre, nues parce tu es si chaude, plus chaude que sous le soleil de l’été. Depuis dimanche, tu bois mon lait, de l’eau et tu n’ouvres la bouche sinon que pour des biscuits aux riz et de la salade homard-avocats-tomates que ton papa t’a préparée. Tu pleures pour ne pas prendre tes antibiotiques. Tu n’es bien que les jambes sous ton ventre ou ta tête contre ma poitrine, ta salive et ta morve séchant contre mes chandails. Je te berce, je tente de te lire La vache qui a pondu un œuf, mais tu n’imites pas les bruits de la vache, tu ne tournes pas les pages non plus, tu restes dans mes bras, le regard rouge de fatigue.

Quand j’étais malade, mon papa m’achetait toujours des peluches. Dans le grenier, chez tes grands-parents, il y a un Big Bird de plus d’un mètre, des chiens piteux couleur pistache et des Calinours auxquels j’ai teint des poils au crayon feutre. La semaine dernière, quand tu commençais à tousser, je t’ai acheté un chat à la pharmacie, un chat qui fait un bruit terrible et qui dit attrape-moi, attrape-moi. C’est supposé être un jouet éducatif parce qu’il dit aussi c’est un cœur, c’est un carré, compte avec moi, mais qu’est-ce que nous nous en fouettons, des cœurs et des carrés. Tu lui tirais la queue et tu le prenais dans tes bras, mais aujourd’hui, tu ne t’en es pas approchée.

Je fais semblant de regarder des recettes de tarte aux fraises et à la crème mascarpone, mais je suis distraite, je pense à toi. Quand tu te réveilleras, je serai là pour te prendre comme si tu étais la plus délicate des poupées de porcelaine, j’étendrai quelques secondes une lingette froide sur ton front et contre ton cou, et nous nous bercerons encore.

Je pense à toi.

Cadeaux et fuite au réveillon

décembre 12, 2012

Mini Fée a une otite, mon amoureux est malade aussi, je suis la seule à être en forme, à me laver les cheveux en vitesse avant de lire des histoires collée-collée avec Mini Fée, son cellulaire jouet et sa poupée, de commander des plats pour éviter qu’Alexandre Le Grand n’éternue devant la cuisinière et d’écouter une vidéo de Baby Einstein on repeat pendant deux heures.

Je profite d’une sieste pour vous proposer mes deux derniers billets sur Canoë. J’ai hâte de vous écrire plus souvent, mes choux et mes chouettes!

Vous voulez savoir ce qui ferait plaisir à une escorte ou à un collègue toujours endormi? Consultez mon guide cadeaux.

Vous adorez votre belle-famille? Chanceux! Si vous avez par contre quelques difficultés à éviter malentendus et malaises, lisez mes conseils pour une meilleure entente au réveillon. Mensonges et nouvelles traditions sont proposés!

Blanche-Neige doit choisir entre du sexe anal ou du sexe oral

décembre 12, 2012

photopogo

analoral

La sexperte Violet Blue propose toujours des liens intéressants. C’est grâce à elle que j’ai découvert une fille extra, qui expose sur son site des photos de chats qui mangent du ravioli, une image de Blanche-Neige qui doit choisir entre une relation anale ou orale, et aussi des photos d’elle, magnifique, souvent seins nus, mangeant un pogo ou exhibant son nouveau manteau d’hiver.

Admirez y’all!

De l’amour et de l’épuisement

novembre 30, 2012

Chère Mini Fée,

Tu as presque quinze mois, les cheveux encore si courts et si roux, je t’imagine dans deux ou trois ans, avec à peine la coupe de Twiggy, tu seras superbe, avec tes grands yeux bleus, toujours tournés vers les autres, qu’ils mangent un club sandwich à côté de toi chez Œuf et Bœuf ou qu’ils te montrent des livres d’images à Limasson.

Tu me fais pleurer parfois. Tu me mords un sein, sans faire exprès, dans le noir, j’en pleure, de fatigue et de douleur. Je te fais pleurer aussi, quand je tente de te coucher à nouveau dans ton lit, tu ne l’aimes plus, tu ne veux qu’être avec moi et ton papa, dans nos couvertures, entre nos oreillers, avec ta doudou panda et mes cheveux dans tes mains.

C’est si facile d’être ta maman, de faire des piques-niques dans le salon, de te mettre des tuques roses et des leggings à motifs de flocons de neige, de te dire non quand tu lances tes croquettes aux crevettes par terre, de te dire non juste parce qu’il faut bien dire non, parfois, même si je m’en fouette, des croquettes aux crevettes sur le plancher de bois, si facile de t’embrasser, de t’applaudir quand tu te balances super vite sur ton poney, de rigoler quand je te trouve, cachée derrière une porte ou le visage sous ta doudou panda. Et parfois je me trouve nulle, quand tu pleures, quand je n’arrive pas à te comprendre, quand je suis fatiguée et que je me couche sur le canapé, espérant que tu mangeras ta collation sans venir soulever mon chandail. Je trouve ça difficile, être une bonne maman, et être une mauvaise maman. Je t’aime mon trésor en sucre d’orge, ma princesse à la tache magique dans le cou, ma fée au sourire plus merveilleux qu’un bol de Froot Loops. Je t’aime, mais parfois je veux juste dormir, trois heures, quatre heures, sans avoir à me retourner et à te donner le sein, sans avoir à te rassurer, j’ai besoin de me rassurer, moi, de me dire que je ne suis pas si mauvaise, de me dire que tu n’as pas si peur, de me dire que tu m’aimes quand même, même quand je pleure et que tu pleures.

J’ai envie de retourner sur la plage avec toi, d’écrire ton nom à l’aide d’une roche ou d’un coquillage partout sur la plage, ou d’acheter des marqueurs et d’écrire dans la neige, au parc, dans la cour, sur la voiture de papa, ton nom avec un cœur à côté.

J’aimerais ça être plus forte, noter tout ce que tu fais, chaque jour, les collations que tu manges dans le lave-vaisselle, ta tête, que tu penches, en charmant tout le monde, ton sourire quand tu vois les autres enfants au parc, le parapluie que je veux t’acheter, un parapluie même si ce n’est pas la saison, juste parce qu’il y a des cupcakes dessus. J’aime être ta maman, j’aime ramasser tes jouets, aller acheter une chocolatine le matin, après m’être lavée rapidement les dents, coller contre ta joue ta sacoche en fausse fourrure blanche, j’aime sentir que ma vie n’est plus la même et qu’elle est mieux comme ça, avec les heures à chantonner du Félix Leclerc, à te couper des morceaux de carottes, à t’appliquer de la crème sur le visage, de la crème qui sent si bon, mais moins que ta peau, moins que ta sueur, moins que tes bisous à la confiture de fraises.

Tu es magnifique, en pyjama ou en skinny jeans coloré, dans le bain les cheveux mouillés, ou quand tu feuillettes un livre, si concentrée, à un mètre de mois, tu es toujours magnifique, et je sais que tu ne pleureras pas toujours pour dormir avec moi, et que ta chaleur me manquera, un jour, à deux heures du matin, ta chaleur de petite fille de bientôt quinze mois, je sais aussi que je ne serai pas toujours trop fatiguée, mais je serai toujours ta maman et je te chuchoterai des je t’aime, mille je t’aime, et je te l’écrirai aussi, toujours.

Pornographie etc.

novembre 28, 2012

Je vous invite à lire ma dernière chronique Canoë, qui vous apprendra que la pornographie n’est pas aussi dangereuse que certaines personnes le croient. Si, si, vous ne vous transformerez pas en monstre pervers, salivant, bandant, mouillant tout sur votre passage dès que vous apercevrez à l’écran une paire de tétons ou des couilles bien trimées.

D’autres chroniques récentes portent sur les sujets suivants : ce qui pousse les femmes à quitter leur mec, ce qu’il ne faut absolument pas faire lors d’une première relation sexuelle avec une nouvelle fréquentation, les habitudes faussement néfastes pour les couples (genre faire pipi devant l’autre) et ce que les femmes aiment presque honteusement.

Love y’all! Bisous!

Des cartes postales à 14 mois

novembre 28, 2012

Quand mon mec se réveille, Mini Fée se réveille aussi, ne pouvant résister aux bras de son papa. Elle tient à passer les cinq premières minutes de chaque journée collée contre son papa, à lui donner des coups de tête et des bisous et des morceaux de chocolatine dans les oreilles. Quand il s’en va, elle lui fait des au revoir encore plus élégants que si elle s’était entraînée toute sa vie pour être la Reine d’Angleterre, really. Après, elle monte sur son poney, me donne des morceaux de chocolatine dans les oreilles, insiste pour manger une poire en dix secondes et joue à la cachette.

Quand mon mec revient de son travail, il est parfois tard. Ces temps-ci, Mini Fée ne dort pas avant vingt-et-une heure, alors elle profite de son papounet. Sinon, elle ne le voit pas, il ne la voit pas et cela le rend tristounet. C’est pourquoi j’ai commencé à lui écrire des messages de la part de Mini Fée, des messages au l’endos de jolies photos d’elle, que je mêle à son courrier plus officiel. Je lui raconte ce qu’elle a fait pendant la journée et combien de fois elle a pensé à lui.

Ce n’est pas comme ses petits bras et ses bisous, mais je crois que ça plait bien à mon chéri.

Lundi oui oui oui: poutine à Lyon et jouir aux danseuses

novembre 27, 2012

J’ai mangé très tôt, avec Mini Fée, j’ai mangé des morceaux d’avocats en utilisant mes mains, pas d’ustensiles. J’ai ensuite mangé des morceaux de fromage, des tartines aux cretons et bientôt je goûterai aux crevettes qu’Alexandre Le Grand prépare, affublé d’un tablier à motifs de coq. J’espère évidemment terminer ma soirée en avalant Alexandre Le Grand, quand il me rejoindra au lit et qu’il voudra bien de mes jambes toutes douces entremêlées aux siennes.

Ce que j’aime plus que manger dix repas par jour :

Après-midi à la bibliothèque – une fillette a fait toucher toute les marionnettes de l’étage des enfants à Mini Fée, totalement charmée par la fillette et la grosse marionnette chat. Emballer des cadeaux en buvant du lait au chocolat devant La Guerre des Tuques. Copine qui réalise son rêve de travailler uniquement à la création de sa collection de bijoux. Mini Fée, endormie contre ma maman, avec sa doudou panda contre son petit corps de rouquinette trop mignonne. Sucettes à la guimauve. En route vers le chalet, de la neige, et le lendemain matin, de la neige, qui ne fond pas, partout sur le terrain. Lunch avec une copine qui me raconte sa correspondance amoureuse et ses histoires de collègues blondes qui jouissent aux danseuses. Waiting for Birdy. Paysages irréels. Sept ans avec mon chéri – il a dû vouloir rompre plus de trois cent fois, et moi deux ou trois fois, heureusement que nous nous aimons follement. Resto de poutine près de Belle-Fille Parfaite, à Lyon, le même où elle a mangé sa dernière poutine de l’été, lors de son voyage au Québec. La chance que j’aie, aussi, d’avoir une copine sur qui je peux toujours compter, même quand j’annule un petit déjeuner pour mieux dormir. Film intéressant de Jean-Claude Lord – le réalisateur de La Grenouille et la Baleine – ,  Les Criminelles, à propos de l’hypocrisie de refuser que des personnes consentantes puissent avoir des relations sexuelles avec échange d’argent : «Pourquoi deux adultes consentants sont considérés comme des criminels quand ils ont une relation sexuelle en échange d’une somme d’argent, mais que c’est parfaitement légal lorsque la relation sexuelle se fait en échange de voyages, de repas au restaurant ou de divers cadeaux? Ces adultes ne méritent-ils pas le respect et d’avoir des droits comme tout le monde ? La criminalisation et la stigmatisation poussent les travailleuses du sexe au silence quand elles sont victimes de violence. Je souhaite que ce film puisse susciter des débats et que l’on chemine tous là-dedans»

Ce qui se doit d’être banal

novembre 22, 2012

Depuis que je suis revenue sur Facebook, j’y suis de nouveau accroc. Je me trouve de bonnes excuses pour ne pas me sentir too much mal d’y être accroc, comme la lecture d’articles partagés par Fabrice – qui met aussi des photos de lui déguisé en genre de Castafiore, yeah.

Quand je regarde au téléjournal des pseudo religieux sur un high de moralité douteuse, frappant des femmes aux seins nus parce qu’ils associent homosexualité à bestialité, je suis plus que troublée et inquiète. Mais la lecture d’articles comme la lettre ouverte de Virginie Despentes à Lionel Jospin, et l’entretien avec l’anthropologue français Maurice Godelier me rassurent un peu.

Dans L’humanité n’a cessé d’inventer de nouvelles formes de mariage et de descendance, Maurice Godelier montre que le mariage entre homosexuels devrait être légalisé et normalisé en France, et que les homosexuels, bien que stériles, devraient être valorisés et acceptés comme parents.

Voici quelques extraits de l’entretien entre Maurice Godelier et une journaliste du Monde:

« L’homosexualité n’est ni une maladie, ni une perversion, ni un péché. Les deux espèces de primates les plus proches de nous sont bisexuelles, tout comme l’espèce humaine. C’est un fait scientifique. Si on ne le reconnaît pas, on continue à charrier de l’homophobie. Le deuxième point, c’est que sexualité signifie désir, mais aussi amour. Comme les hétérosexuels, les homosexuels s’aiment. »

« L’Etat doit intervenir pour fixer des responsabilités devant la loi. Il arrivera que les couples homosexuels se séparent. Il faut fixer un cadre. Il faut aussi pénaliser l’homophobie, qui agresse parents et enfants. D’autres gouvernements sont passés par là. Aucune des sociétés qui ont accepté ces évolutions ne s’est effondrée. C’est devenu banal, comme avoir des enfants sans se marier est aujourd’hui banal. »

Maurice Godelier indique aussi qu’il n’y a pas plus d’inceste chez les homosexuels que chez les hétérosexuels. Je trouve ça débile que des lecteurs se doivent d’être rassurés sur ce point. Crazy shit. Et que les lecteurs se doivent d’être rappelés que les homosexuels ne font pas que baiser: ils s’aiment aussi. Gosh. Anyway, moi, j’ai hâte de me marier une seconde fois.

Les bonnes filles n’utilisent pas leurs dents

novembre 22, 2012

En tentant de trouver un cadeau d’anniversaire à mon chéri (je suis toujours way en avance pour magasiner), je suis tombée sur des illustrations très suggestives. En voici une de Wasted Rita qui indique à quel point les girls peuvent causer du tort à la queue des mecs. Watch out guys!