Plus que des poussières en cadeaux

janvier 24, 2013

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Chère Mini Fée,

Je suis allée te chercher à la garderie, en fin d’après-midi, un peu plus tard que d’habitude, il était presque cinq heures. Quand je montais les marches d’escaliers, à l’extérieur, tu as vu mon capuchon et mon visage presque tout camouflé, et tu m’as pointée du doigt. Ta petite bouche formait un o de surprise, le même o que tu fais quand tu veux ta doudou panda, quand tu échappes des morceaux de clémentine sur les pantalons de ton papa ou quand tu entends le carillon de la porte avant. Je t’ai prise dans mes bras, je t’appelais ma poulette, ma petite poulette, ma chérie, ma pouliche, et tu me pointais alors le cheval à bascule et tes habits de neige.

Dehors, tu ne te plaignais pas du froid. Je te serrais contre moi, je voulais garder ton visage contre le mien, mon capuchon te cachant un peu aussi, t’embrasser jusqu’à la maison, mais tu me repoussais, tu voulais regarder par-dessus mon épaule, les lumières allumées, le Saint-Bernard des voisins.

J’ai répété à ton papa ce que la gardienne m’avait dit, que tu aimais t’amuser toute seule maintenant, que tu ne la collais pas autant qu’un des jumeaux, un peu plus vieux que toi et toujours pendu à ses vêtements ou à son cou. À la maison aussi, c’est comme ça, tu me veux près de toi, mais tu dessines, tu empile les parties d’une girafe géante, tu danses sur du Radio Radio ou du Karim Ouellet ou du Indochine, un groupe que ton papa aime bien, mais que je trouve un peu trop années 80, tu joues, sans avoir besoin de mes bras, de ma chaleur contre toi. Tu passes parfois à une autre pièce, et je t’entends changer de voix pour jouer avec les animaux de Littlest Pet Shop de ta grande soeur. Tu reviens me chercher, au bout de quelques minutes, avec un citron vert dans les mains, l’envie de trafiquer mon téléphone ou de boire quelques secondes à mon sein.

Avant, je ne pouvais pas être dans une autre pièce que toi. Quand tu trouvais un livre sur les monstres ou sur un écureuil effrayé par son propre anniversaire, tu me le tendais, tu voulais que je te le lise, tout de suite, et maintenant, tu tournes les pages toute seule, tu me regardes, tu attends mon assentiment, tu attends que je te dise oh tu lis ma chérie, c’est bien, oh, qu’est-ce qu’il fait comme son, le chien? Tu fais alors un semblant de wouaf, ou tu m’ignores, penchant la tête pour retourner à ton livre cartonné.

Je t’appelle ma pouliche, mais je t’appelle encore mon petit bébé, même si je sais que tu es ma petite fille maintenant, un toddler sur les sites de parentalité américains, pas un baby. Je sais que tu es bien, que tu n’as pas besoin d’avoir toujours le bout de mes doigts qui chatouillent ton dos, mais tu sais, je crains un peu la fin avril. Je ne suis pas terrifiée, pas encore, je suis plus craintive et triste que terrifiée. Fin avril, début mai, tu auras un petit frère, il n’a pas encore de prénom, ni une liste très longue de possibles prénoms. Il a un surnom, Ti-Brin, que ta mamie lui a donné, parce qu’elle souhaite que ton petit frère soit aussi coquin qu’une marionnette de Passe-Partout.

J’ai hâte de voir si ton petit frère aura aussi peu de cheveux que toi, de l’avoir dans mes bras, de souffler dans son cou, de le masser avant de le mettre en pyjama. Mais je suis triste parce que je suis bien avec toi, et que tu es bien avec moi, et avec ton papa, et je suis bien avec nos journées à rigoler et à faire des muffins, et avec nos soirées, blottis à trois sur le canapé, ton papa me parle de son heure de lunch et du Mali, et je lui dis le nombre de poussières que tu as ramassées en guise de cadeaux pour moi. Je suis triste parce que j’ai peur que tu sois bouleversée, pendant quelques mois, un an, je ne sais pas. J’ai commencé à allaiter tes peluches, pour observer tes réactions, tu trouve ça super marrant, tu mets parfois ton petit pingouin à mon sein, avant de boire à ton tour. J’ai peur, mais je vous imagine déjà partager un cornet de crème glacée, colorier à l’intérieur des tatouages de votre papa et vous coucher l’un contre l’autre, dans mon lit, comme le font les enfants d’Éloïse et les enfants de Georgia.

J’ai peur de ne plus avoir d’aussi beaux réveils que maintenant, à passer vingt minutes au lit, collée contre toi, à te donner le sein, à te caresser les cheveux, à te répéter que je t’aime, ma petite poulette. J’ai peur des jours que je passerai à l’hôpital, loin de toi et de nos réveils. Mais si ton papa achète des chocolatines, peut-être que tu oublieras mes seins, et que tu seras heureuse dans ses bras, à manger les morceaux qu’il te donnera, les morceaux chocolatés, parce que les morceaux de pain, sans chocolat, tu n’aimes pas. Je sais aussi que ton papi et ta mamie seront là, pour toi, pour moi, pour accueillir un autre petit enfant, et que si tu te plais autant que ce dernier weekend avec ton papi, nous avons peut-être une chance de ne pas être terrifiées du tout.

Demain, tu mangeras du gâteau breton, sur le plancher de la cuisine, une nappe bleue sous nos pyjamas.

Je t’aime. Dors bien, sans trop toussotter, ma pouliche.

Je suis pour l’hyperdéveloppement des muscles buccaux

janvier 24, 2013

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Mon article sur le perfectionnement de vos muscles buccaux est en ligne maintenant!

Comme je vous l’écrivais hier, les conseils pour un cunnilingus jouissif viennent de différentes femmes, mais il y en a un qui est total de moi. Celui-ci :

« Certaines femmes ne sont pas toujours à l’aise avec leur corps, ou  avec les réactions de leur corps. Pour un premier cunnilingus, garder la lumière fortement tamisée. Ainsi, elle pourra fantasmer sur ce qu’elle voudra, l’esprit plus tranquille. »

Avant, même si j’aimais bien être léchée anytime, c’était presque impossible pour moi d’être assez à l’aise pour jouir si je n’étais pas total détendue. J’étais facilement distraite, par de la musique, un éclairage trop intense, n’importe quoi. Et parfois, surtout quand je ne choisissais pas mon partenaire – hello, années d’escorte – , il fallait absolument que je pense à quelqu’un d’autre, ou à une autre situation, pour mouiller jusqu’à l’étourdissement. Carmen Electra, des trips de lesbiennes dans une école privée, les yeux fermés, j’y arrivais, tant que la langue était bonne.

Bonne lecture y’all! Et bonne pratique!

(Oh. Et oui, hier mon mec s’est laissé sucer. Il goûtait la pêche.)

J’espère que mon mec se laissera sucer ce soir

janvier 22, 2013

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Je suis so proud d’avoir mon nom dans Live Fast Mag, mes petits trésors. J’y ai écris un article sur ce que les filles veulent comme cunni parfait.

Il y a deux semaines, sur Canoë, j’avais publié un article de conseils pour les mecs qui veulent convaincre les filles de les sucer. J’avais été traitée de plus macho que tous les machos. Ce que je ne comprends pas : n’est-ce pas important que les filles se plaisent à sucer? Je donnais des raisons pour aimer l’acte de la fellation (des études montrent que le sperme, régulièrement consommé, diminue les risques de cancer des ovaires et d’acné, genre). Sucer ne signifie pas que je boude l’orgasme féminin. What the fuck? Les filles ne peuvent pas avoir les deux? Une langue sur une queue et une langue entre leurs cuisses?

Anyway, après avoir rigolé d’être prise pour une dictatrice machiste, j’ai choisi de demander à des filles ce qu’étaient pour elles un bon cunni. Dans Live Fast Mag, je donne quelques unes de leurs réponses. Sur Canoë, je répète ce que les filles détestent pendant un cunni, avant de vous révéler cette semaine (mercredi, y’all!) ce qu’elles souhaitent en crisse.

Est-ce que je peux ajouter « spécialiste du sexe » à mon CV?

janvier 17, 2013

Clin d'Oeil Février

C’est avec plaisir que j’ai répondu aux questions de la journaliste Iris Gagnon-Paradis, dans le cadre d’un article spécial 100% Sexe. Vous pouvez trouver cet article dans le magazine Clin d’Oeil du mois de février. Aphrodisiaques, fellation parfaite et lubrifiants y sont discutés!

Une histoire d’amour courte

janvier 16, 2013

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Je me rends souvent à la bibliothèque de mon quartier avec Mini Fée. Pendant la matinée, les jours de la semaine, c’est si calme. Mini Fée se plaît à répondre avec charme à tous les sourires des commis et des bibliothécaires.

Récemment, j’ai emprunté un album qui aborde les sentiments des enfants dont les parents sont séparés, Quand l’amour court, de Thierry Lenain. Les mots y sont déchirants de simplicité, de contraintes et d’affection. J’ai proposé à Belle-Fille Princesse de le lire et elle a bien aimé l’histoire de Paola, se réconciliant peut-être elle-même avec l’histoire d’amour de ses parents.

En voici un extrait : « Aujourd’hui je sais qu’il y a des histoires d’amour longues et des histoires d’amour courtes. Je préfère les longues.

Seulement on ne choisit pas, et encore moins l’histoire d’amour de ses parents. Les miens se sont séparés. Ils se sont aimés beaucoup, mais pas longtemps.

C’était une histoire d’amour courte, et je suis née dedans.

Mais je me demande quand même : c’est quoi, l’amour court?

C’est peut-être un amour qui court plus vite que les gens, et qui les laisse un jour par terre, à ne plus savoir rien faire d’autre que se disputer.

Et après les gens oublient qu’ils se sont aimés.  »

Lundi oui oui oui: comptines, placenta et molécules d’alcool

janvier 15, 2013

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Je tente de me convaincre d’aller me démaquiller avant d’aller au lit, me coller-sucer-accueillir-la-queue-de-mon-mec-dans-n’importe-quel-trou-et-lire-deux-pages-d’un-livre-de-confessions-d’une-stripper-américaine.

Ce que j’aime le plus que ma nuisette marine à pois blancs :

Comptines à la Culotte à l’Envers. Partager un pain aux bananes avec Mini Fée au Starbucks. Luncher avec un ami campagnard venu à Montréal expressément pour s’acheter des cardigans. Quand cet ami me parle de son fils qui va bientôt travailler à Tahiti « Je veux être là à l’aéroport, quand il partira avec sa famille, peut-être avec Margot, peut-être juste moi, je veux être là, je me souviens quand j’étais allé travailler à Boston, c’était la première fois que je quittais la France et ma mère m’avait accompagné. J’y pense encore. Je veux que mon fils se souvienne de ce moment-là, de moi qui était là pour le regarder partir. ». Tableaux de molécules d’alcool.  Anniversaire de mon chéri – il ne m’a même pas demandé de cuisiner, j’avais commandé des plats chez le traiteur, mais il a préféré une poutine au poulet, je l’aime. Me toucher en regardant des vidéos de pornstars qui rigolent ensemble et qui s’aident à bien jouir – complicité et plaisir et belles fesses, yeah, mais ewww les cheveux longs d’un acteur. Encapsulation de placenta. Pique-nique dans la cuisine à manger du gâteau au chocolat avec Mini Fée et Belle-Fille Princesse. Commencer la journée et la finir avec la face d’Alexandre Le Grand entre mes jambes. Photoshoot inspiré du film Clueless. Mon papa qui fait mine de prendre la place de Mini Fée sur son cheval à bascule.

Bonne semaine y’all! Je vous souhaite pas de poux, pas de punaises et pas de pellicules dans les cheveux!

Gros melons d’eau

janvier 12, 2013

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jupe modcloth

melon d'eau

J’ai reçu aujourd’hui ma commande du Boxing Day de chez ModCloth: un cardigan oversized, une robe soyeuse couleur minuit, une robe à imprimés de perroquets et une jupe rétro que je porterai par-dessus un jupon bouffant. Je ne peux rien mettre sauf le cardigan tant que je suis enceinte, c’est du shopping pré-mois de mai genre, mais je suis heureuse d’être au chaud sous des melons d’eau. J’ai si hâte de porter ma robe soyeuse pour aller au parc et de me faire cracher de la purée de poires dessus.

Si j’avais eu de plus petits seins, j’aurais sans doute trouvé très seyant le soutif avec les cœurs aussi gros que mes tits. J’ai aussi résisté à l’envie de m’acheter la jupe en faux cuir, pour la seule raison que je n’ai pas un sixième sens assez puissant pour deviner le tour de taille que j’aurai après avoir eu mon Mini Pirate.

Hot dog et cellulaire

janvier 9, 2013

 

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J’ai trouvé pour mon mec un étui iPhone que j’adore. I know, j’ai des goûts un peu vulgaires, j’ai choisi l’étui à l’image créée par Keith P. Rein, Life’s a picnic, bring your friend. La fille y mange un hot dog, forcée, le visage barbouillé de mascara.

Pour choisir un étui de Keith P. Rein (les deux premières photos) ou d’Ariana Perez (la troisième photo), rendez-vous sur Society6!

Champagne et zéro biscuit Ritz tonight!

décembre 31, 2012

 

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Je célèbrerai ce soir Noël parce que ma Mini Fée a contaminé et mis knock-out toute ma famille la journée du réveillon. C’était tristounet, j’ai pris des photos de mes parents qui mangeaient des biscuits Ritz, j’ai regardé Mini Fée regarder les décorations dans l’arbre de Noël avec un regard avide, mais toute sage, elle n’a rien brisé, j’ai bu de l’eau et pas de champagne, bref, ce soir, ce sera plus plaisant. J’ai hâte de voir mes petits frères, de porter ma robe Isabel Marant et de trinquer à 2103, vivement cette année qui sera bonne et pétillante comme du champagne rosé pour vous tous!

Bisous au miel aux fleurs sauvages!

La honte de savoir que la violence faite aux TDS est souvent ignorée

décembre 18, 2012

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Aujourd’hui, le 17 décembre, ce qui est important n’est pas que j’aie partagé un gloss au miel avec Mini Fée, ni que j’aie taché une armoire blanche lustrée avec ma putain de teinture pour cheveux noirs (j’ai mis du liquid paper pour qu’Alexandre Le Grand ne soit pas fâché contre moi), ni que j’aie mangé pour une troisième journée d’affilée des crottes de fromage en lisant Jean-Paul Dubois. Ce qui est important, c’est de savoir que c’est la Journée Internationale contre la violence faite aux travailleurs et travailleuses du sexe.

Médecins du Monde recommande que le racolage passif ne soit plus un délit punissable par la loi

L’organisme Médecins du Monde en a profité pour publier un rapport des différentes formes de violence que subissent les migrantes chinoises se prostituant en France. Le constat est consternant : 86% des femmes interrogées ont subi des actes violents, tels que des rapports sans préservatif contraints et des agressions. Une seule femme sur cinq porte plainte dans ces cas-là. Pourquoi? Parce qu’elles ont peur d’être jugées et que la pression policière est très forte, afin de réprimer non pas les actes violents, mais l’ensemble des activités liées à la prostitution. Médecins du Monde recommande entre autres l’abrogation du délit de racolage passif.

Aucun financement pour un organisme qui ne lutte pas pour le travail du sexe mais pour la défense des droits des travailleuses du sexe

Ici, à Montréal, un tel constat ne peut pas surprendre l’organisme Stella, qui lutte depuis 17 ans pour faire reconnaitre les droits et les besoins des travailleuses du sexe. Cet organisme se retrouve sans financement. Ce manque de financement est honteux. C’est cracher sur toutes ces femmes et leur faire croire qu’elles ne valent rien, puisqu’elles ont choisi d’exercer une profession que peu de gens connaissent réellement. C’est inexplicable et inacceptable que Condition Féminine Canada et la Fondation Canadienne des Femmes ne fassent rien pour la survie de l’organisme Stella.

Je vous invite à vous procurer le Calendrier 2013 de Stella, disponible chez Stella, à la librairie coopérative de l’Université Concordia ou par la poste.

Je vous invite aussi à lire le Communiqué de Stella, afin de mieux comprendre toutes les actions posées par cet organisme qui défend et aide les prostituées, les escortes, les webcameuses, les actrices pornographiques, les dominatrices, les danseuses, les masseuses, les modèles nus et les téléphonistes érotiques.

Je ne suis plus escorte, mais je me souviendrai toujours à quel point ça faisait du bien, de savoir que je pouvais appeler à tout moment une intervenante sociale de chez Stella, pour la questionner sur une prochaine visite médicale ou pour parler d’un rapport avec un client. Je ne suis plus escorte, mais je crois que je porterai toujours en moi l’horreur d’être jugée, stigmatisée, rejetée, en tant que femme, égale à toutes les autres, égale à tous les autres citoyens canadiens, qui, eux, ont droit à la sécurité, à la certitude que s’ils sont victimes de violence, ils ont des recours. C’est l’horreur et non l’effroi d’être jugée, d’être sans cesse ramenée à mes années de jambes ouvertes payées, qui me donne envie de vous convaincre d’aider l’organisme Stella.

Appuyez cette équipe d’intervenantes qui chaque jour distribuent des condoms dans des quartiers difficiles ou des salons de massage, se déplacent de station de police à la Cour pour appuyer les démarches de victimes de violence, organisent des soupers pour rompre l’isolement des travailleuses du sexe, manifestent et luttent sans cesse pour que les femmes choisissant le travail du sexe ne soient pas oubliées ni conspuées.

Communiqué de Stella :

17 décembre 2012 : Journée internationale de lutte à la violence faite aux TDS

Après 17 ans d’existence, aucun bailleur de fonds ne veut supporter nos nombreuses actions en prévention de la violence auprès des travailleuses du sexe (TDS) et en soutien auprès de celles qui vivent des violences. Basta! L’organisme Stella, qui offre de multiples services aux TDS, est un acteur essentiel dans la prévention de la violence faite aux TDS et en soutien des TDS ayant subi de la violence.

Voici ce que nous offrons aux TDS afin d’adresser et contrer la violence :
• Production et distribution mensuelle d’un outil en prévention de la violence, soit la liste des agresseurs et des mauvais clients, qui permet de diffuser les descriptions détaillées des auteurs d’agressions, de leurs voitures (avec le numéro des plaques d’immatriculation), des endroits où ont lieu ces agressions, etc.
• Production et distribution d’outils sur la sécurité et les moyens de se protéger de la violence
• Services d’accompagnement, de soutien, de visite et de suivi (hôpital pour la trousse médico-légale ou autre, police, cour, hébergement, etc.)
• Soutien individuel et/ou de groupe
• Informations et références
• Formation des futurs policiers et sensibilisation auprès des policiers afin d’augmenter l’accès au service de protection policière pour les TDS
• Ateliers sur la violence offerts en milieu carcéral, dans les locaux de Stella, dans les milieux communautaire et universitaire et dans le réseau de la santé et des services sociaux.

En 2011, 67 agressions ont été recensées dans notre liste des agresseurs et 4 200 listes ont été distribuées, en plus d’être envoyées à 80 organismes communautaires du grand Montréal ainsi qu’à nos groupes partenaires en région qui sont en lien avec les TDS. Les agentes de liaison sont intervenues 888 fois face à la violence. Nous accompagnons des TDS dans plusieurs procès contre des présumés agresseurs sexuels visant les TDS. Au moment où nous publions ce communiqué de presse, un agresseur sexuel en série visant les TDS frappe dans Hochelaga-Maisonneuve : plus de 10 TDS ont été agressées par cet homme. Deux femmes ont porté plainte, nous les accompagnons dans leurs démarches. Les autres ne désirent pas porter plainte par peur d’être criminalisées. L’homme circule librement.

La violence, contre qui que se soit, est INACCEPTABLE.
La violence contre les TDS est une honte nationale au Canada et au Québec.

Ce qui est aussi honteux, c’est que des instances comme Condition féminine Canada et la Fondation canadienne des femmes refusent de financer Stella pour supporter notre offre de services afin de prévenir et contrer les violences faites aux TDS et supporter celles qui subissent des violences. Quelles sont les raisons de ces refus? « Vous en offrez trop » ou encore « Vous savez, ça dépend de qui siège sur le comité d’analyse des demandes » – Mme Dugal de la Fondation canadienne des femmes.

Aux fondations et instances féministes : il est grand temps de supporter Stella.

Aux gouvernements provincial et municipal : supportez Stella et suspendez l’application des lois criminalisant le travail du sexe.

Au gouvernement fédéral : supportez Stella et décriminalisez le travail du sexe. La décriminalisation permettrait aux travailleurs et travailleuses du sexe d’avoir accès à des lieux de travail sécuritaires en plus de leur donner la possibilité de s’organiser afin d’avoir de bonnes conditions de travail et d’avoir accès à la même protection que tout autre citoyen-ne.

À propos de Stella
Stella est un groupe communautaire créé et géré par et pour les travailleuses du sexe de Montréal. Depuis 1995, les TDS impliquées à Stella luttent dans le but d’améliorer les conditions de vie et de travail des TDS, promouvoir leur santé et faire respecter leurs droits humains.