Archive for the ‘dent sucrée-cariée’ Category

Dernier cornet de crème glacée à la vanille et grains de sable dans les trous

septembre 12, 2009

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Journée de congé improvisée pour se raser à deux sous la douche

Marissa se lève ce matin avant moi, elle brûle du pain aux raisins, et décide d’appeler sa patronne pour lui prévenir qu’aujourd’hui elle reste chez elle, elle baisera personne, elle a un gros bouton sur le nez, impossible à cacher même avec des produits MAC et elle ne veut pas que ça affecte sa réputation de fille parfaite à la peau de Dita Von Teese. Elle se recouche et quand elle devine que je me brosse les dents, elle cogne à la porte de la salle de bains et me dit tu veux pas appeler malade au travail toi aussi, il fait encore soleil, on peut étendre une couverture sur le balcon et boire de la limonade ensemble.

Nous prenons notre douche ensemble, elle me frotte avec le savon à l’huile d’olive qu’Alexandre Le Grand achète à tous les deux semaines au Marché Akhavan, et elle dit je me rase pas la chatte aujourd’hui, ni les jambes, mais toi tu devrais te raser entre les fesses, tu as des petits poils, je suis sûre que ça dérange ton mec.

Faire du yoga en montrant ses petites culottes est une pratique courante dans le parc près de chez moi

Marissa dit qu’elle a envie d’aller au parc, voir les Mexicains qui font des grillades sur le barbecue près des grands arbres, les nannies aux cheveux attachés en queue de pouliche et les enfants qui marchent dans les cacas de chiens de race. Marissa s’habille en robe-soleil Juicy Couture, et moi en petite robe à fleurs, par dessus un leotard rose crème American Apparel. Je prends une orange, deux bouteilles d’eau aromatisée aux raisins. Au parc, nous nous étendons sur nos tapis de yoga. Marissa regarde les balançoires, elle dit je voudrais que tu me pousses et que tu me lèches, j’ai toujours trouvé ça excitant, les balançoires, tu t’écartais les jambes, toi, quand tu te balançais à l’école secondaire, tu portais des culottes laides, je suis sûre.

J’appelle Misha pour qu’elle vienne faire du yoga avec nous, mais elle ne peut pas, elle est au travail, à regarder un calendrier avec une secrétaire qui parle autant de son furet que de son expertise pour sucer son mec même quand elle saigne du nez. Marissa se met en position d’enfant battu, puis en sauterelle, les jambes relevées très haut, et les épaules presque au sol. Je commence à faire la charrue, ma robe remontant jusqu’à mon nombril, et je dis j’ai faim moi, je veux une crème glacée ou un banana split, tu veux partager? Marissa me traite de pétasse sans volonté, et je me rends à la crémerie en me retournant pour tirer la langue à ma copine extra mince et chiante.

Je choisis un cornet de crème glacée molle à la vanille, trempée dans le chocolat, et j’en mets sur le cul de Marissa, en position du chien la tête en bas. Elle hurle, c’est froid, je dis, c’est bon, et elle se relève, prends une grande respiration de wannabe yogi aux tétons toujours durs et me demande si elle peut en avoir un peu plus, mais dans la bouche. Je lui tends le cornet et elle croque dans le chocolat, le bout de son nez a de la vanille, je le caresse et je lèche mon doigt. Elle dit faut toujours se mettre du désinfectant sur les mains avant de foutre un doigt, et je lui dis tu demandes ça à tes clients, bitch, et elle dit ouais, dès qu’ils me donnent deux cent dollars en billets de vingt ou de dix ou whatever, je place l’argent sous un bol de fruits en plastique, et je leur dis d’aller se laver, c’est normal fuck.

J’aime pas quand les blondes aux gros seins pleurent pendant un show télévisé

Nous faisons la sieste au parc, mes deux mains entourant le bras de Marissa, comme si elle était ma poupée. Nous revenons ensuite à l’appartement, nous mangeons de la terrine et du pain avec Alexandre Le Grand, et nous regardons Big Brother. Je crains trop que ma préférée, Jordan, la blonde populaire qui a engraissé de dix livres depuis le début de l’émission, soit éliminée du jeu, je me ronge presque les ongles, je murmure des prières, et Marissa décide que c’est assez, elle dit viens au parc, nous serons toutes seules à se balançer, il n’y aura pas d’enfants, et je te lécherai, et je te rentrerai mes doigts tous sales, pleins de sable, même pas désinfectés pour toi ma petite cochonnette, et ton mec t’appelera pour te dire si Jordan est éliminée ou pas, et tu me rentreras ton cellulaire dans le cul.

Marissa veut que je me coupe les cheveux et que je flashe des mecs presque mineurs

Nous embrassons Alexandre Le Grand, il dit si vous avez le temps de faire autre chose que les salopes, arrêtez-vous au dépanneur pour m’acheter de la bière. Marissa attache ses cheveux, en se regardant dans le miroir de l’ascenseur, une barrette entre les dents, et les tétons déjà durs, sous le tissu trop léger de sa robe-soleil Juicy Couture. Elle dit tu devrais te faire couper les cheveux, tes pointes sont trop splitées. Je dis je sais, je veux la coupe que Nicole Richie avait il y a deux ans, tu sais avec sa longue frange sur le côté et les cheveux aux épaules, genre fille sérieuse qui pratique le body painting les soirs de pleine lune.

Nous sortons de l’immeuble, nous croisons trois mecs qui fument des clopes, dans la noirceur du petit chemin de terre qui mène au parc. Marissa dit on devrait les flasher, à go tu baisses les bretelles de ta robe ok, et je dis nan, viens, il y en a un qui est emballeur au Provigo, ça me tente pas de le voir deux fois par semaine bander en uniforme pendant qu’il met mes concombres et mes oranges et mon thé vert bio dans des sacs. Marissa pouffe et me lèche l’oreille et me la mordille et je dis fuck, Jordan endure même pas ça, une copine perverse et agace, à Big Brother.

Si j’ai ton corps comme un torrent de lave*

septembre 4, 2009

Je retourne chez moi, après une journée à discuter avec Lola de vibrateurs et d’escortes qui envoient des textos impatients à des clients à grosse queue, pour me changer, je me suis assise sur une gomme à la menthe, impossible de sortir comme ça, avec une jupe du Club Monaco, qui me donne l’allure d’une bibliothécaire salope de quarante ans.

Du bout de ta langue nettoie-moi partout

Et ne laisse pas la moindre trace

De tout ce qui me lit et qui me lasse

Je vais sous la douche, je regarde ma mouille séchée, entre mes lèvres, et je me lave au savon à l’huile d’olive. Je rattache mes cheveux, je remarque les marques de morsures sur mes omoplates, et je souris. J’essaie quatre ceintures avant de choisir la même que je mets toujours, et j’appelle un taxi.

Je me rends au Café des Éclusiers, je tire ma robe à chaque dix pas, pour pas trop montrer mes fesses, rougies par des fessées, à tous les jours. Alexandre Le Grand m’attend, avec trois copains, Gaspard, et un Libanais-Brésilien qui aime sortir jusqu’à cinq heures du matin, et un mec qui a un macaron sur son sac-à-dos, un macaron d’un restaurant du Vieux-Montréal, surtout connu pour ses desserts succulents et caloriques, et ses belles serveuses.

Alexandre Le Grand dit que je suis bonne, et il mime une fellation, en passant sa langue dans sa joue. Je hausse les épaules, je prends un air de puritaine outrée, et je dis je me ferais bien la blonde, là, dans la file, au bar, avec déjà une bière dans les mains. Les mecs sont d’accord, elle est super jolie, la blonde aux cheveux longs, à la robe courte aux couleurs vives, et aux jambes de joueuse de tennis pas lesbienne. Mon mec dit tu veux qu’on la ramène à la maison ?

Traque-la en moi, c’est qu’en moi qu’elle vit

Et lorsque tu la tiendras au bout de ton fusil

N’écoute pas si elle t’implore

Je déboutonne ma veste gris perle. Je dis je viens de recevoir le Clin d’œil du mois d’octobre, Karine Vanasse pose les seins nus en l’honneur du cancer du sein, fuck si je posais pour Summum, les filles diraient que je suis une pétasse, mais si je me trouvais une cause humanitaire, ça passerait, je trouve ça nulle, mais elle a de beaux seins. Alexandre Le Grand dit à quand les comédiennes qui luttent contre le cancer de la chatte, je veux des photos de ça, moi.

Nous quittons ses amis, Gaspard, et le Libanais-Brésilien, et le mec au macaron, pour nous diriger vers Valliers. J’ai envie de manger du pain avec beaucoup de beurre, et de boire des pintes de bières blondes, et de commander un mac’n cheese avec lardons, et de piquer des frites à la mayonnaise à mon mec, tout en regardant les tenues des filles qui font des crises dans le corridor des toilettes.

Nous parlons de mes envies d’écrire dix mille romans en même temps, de ma chatte toujours chaude et rasée, et de ce que ça lui coûterait d’ouvrir un restaurant, bientôt, il dit je t’imagine pas serveuse, je sais que tu serais nulle, mais tu pourrais faire des cupcakes, ou des pipes aux clients. Je termine mon assiette, le serveur dit c’est super rare, les filles qui terminent leur assiette, ici, et je me sens étrangement fière.

Je commande un martini aux bleuets, et Alexandre Le Grand me demande si je veux aller danser, ou aller écouter un film, il y a District 9, au Quartier Latin. Je dis je préfère retourner à l’appartement, et t’avoir dans ma bouche, dès qu’on referme la porte, je peux détacher mes cheveux, les laisser tomber pour cacher mes seins, ou tu peux les tirer, comme ça, attachés.

Mon lit comme une banquise qui fond quand tu m’enlaces

Plus rien n’est triste, plus rien n’est grave

Si j’ai ton corps comme un torrent de lave

Nous hélons un taxi sur la rue McGill, il me tient la porte, et je me laisse tomber, les jambes écartées, sur le siège en cuir. Il souffle sur mes seins et je ne dis rien. Je fouille dans ma sacoche, pour trouver mon téléphone, mon frère Marky Mark m’a laissé un message, ses amis se branlent en pensant à moi et il sera peut-être au chalet, ce dimanche. Je le répète à Alexandre Le Grand, et il dit j’ai fait assez de terrine pour dix.

À l’appartement, j’ouvre avec mes clés recouvertes de têtes de mort rose et mauve, je retire mes souliers, nonchalamment, et je dis je vais lire Bust au lit, il y a une entrevue avec Diablo Cody, je t’attends, je reste habillée ou tu veux que je retire mes petites culottes, et ma robe, j’aime ma robe, je trouve qu’elle me va bien, tu veux que je l’enlève pour regarder mes seins quand je te suce ? Il dit qu’il me veut toute nue. Je retire lentement mes vêtement, je me regarde dans le miroir, je n’aime pas mon cul, avec mes traces de bronzage.

J’envoie un baiser soufflé au miroir et je me couche, en cherchant quelle page j’avais pliée en deux, dans le dernier Bust. Sur le ventre, la tête presque écrasée sur mon oreiller, je reste là, à attendre que mon mec finisse de pisser et de se laver les mains, et qu’il vienne m’ouvrir les fesses, pour me dire à quel point je suis toujours bonne, et serrée.

* en italique dans le texte : paroles de la chanson Ma mémoire sale, du film Les chansons d’amour, chantée par Louis Garrel

Irish love en soutif rose corail

septembre 3, 2009

Mes meilleures amies sont pas des journalistes emprisonnées en Chine, ni des stars à la plastique travaillée par dix chirurgiens, mais je suis sûre qu’elles sont les personnes les plus extraordinaires, et je me trouve total chanceuse de pouvoir leur téléphoner pour leur dire que mon pipi sent mauvais ou que j’ai trop envie de tapas ce midi.

Et grâce à Betty, ma big sista pin-up, je rencontre toujours des personnes plus intéressantes que le Premier Ministre. Elle me présente, ce soir, un verre de champagne à la main, sa copine irish, Eden Jameson, en espérant que je tombe en amour avec elle et que je veuille la lécher forever and ever, qu’elle soit déguisée en Wonderwoman, comme au dernier Halloween, ou non.

Betty ajoute des jujubes en forme de tortues et de grenouilles dans son verre. Eden Jameson me verse du champagne et elle dit je pense que Betty est enceinte, elle mange tout le temps depuis trois jours, elle a soupé chez Sadek samedi, et après elle est venue me rejoindre chez moi et elle a terminé mon assiette, et elle a mangé trois morceaux de gâteau au chocolat. Betty dit je ne suis pas enceinte, c’est à cause de mon training, pour le dragon boat, I’ve got blisters all over my ass since la dernière course et c’est vrai j’ai toujours faim, I won’t drink tonight, have all the bubbles you want girls, I’ll stick to food. Eden Jameson dit c’est pas juste, je mangerais la moitié de ce que tu manges et j’engraisserais en deux secondes de vingt livres.

Elle se retourne vers moi et elle me dit un jour je vais faire une vidéo d’exercices sur mon Mojito workout, j’ai réussi à perdre vingt-cinq livres grâce à mon régime Mojito, j’étais barmaid au Jello-Bar et quand tu es barmaid tu bouges vraiment toujours, et tu shakes, et tout et whatever, j’avais commencé un régime Guiness, quand j’avais faim, je buvais une Guiness, mais le problème c’est que tu peux pas juste boire une Guiness, j’en prenais trois, quatre, et après j’étais soule alors je me commandais une pizza. Elle m’explique le régime Mojito c’est trop parfait, je m’en faisais un pichet, j’ai perdu vingt-cinq livres, faut vraiment que j’en fasse un vidéo et que j’en parle à Oprah Winfrey.

Je dis c’est génial, se souler à la menthe et au rhum pour maigrir, moi depuis une semaine j’ai recommencé à faire de l’aérobie devant la télé, mais au lieu de boire de l’eau, je bois des Manhattan et c’est fou comme je suis plus motivée, je peux faire de l’aérobie et des étirements pendant deux heures sans me sentir fatiguée. Eden Jameson soulève ma robe à carreaux bleu et noir et elle dit mais tu es conne, fais semblant d’être hyperactive et obèse si tu veux, tu n’as pas de demi livre en trop, fuck. Je déboutonne sa blouse turquoise et je dis toi non plus, tu pourrais manger trois morceaux de gâteau au chocolat n’importe quand, et il est super joli ton soutif, tu l’as acheté ou ?

Betty s’approche, elle dit j’en ai un pareil, on a magasiné ensemble, c’est son premier kit soutif et petites culottes qui matchent. Eden Jameson dit c’est dans ma liste de choses qui me rendent heureuse, les sous-vêtements qui matchent. Elle baisse ses jeans et elle dit la culotte est super douce, je passe ma main dessus, c’est satiné et la chatte d’Eden Jameson sent crissement fort les pétoncles, c’est bon. Je pince son clito et j’embrasse sa chatte, en laissant des marques de salive s’imprimer sur le tissu rose corail de ses petites culottes. Elle enlève mon serre-tête et le lance à Betty, elle passe sa main dans mes cheveux, et elle dit tu as un trop gros nez pour que je te garde entre mes jambes, j’ai des principes, tu sais, je baise pas avec les asiatiques, ni avec les pétasses qui portent plus qu’un morceau en denim, genre une robe en jeans sous un manteau en jeans, c’est un gros handicap, et je baise pas avec les filles qui ont le nez de Sarah Jessica Parker .

Batailles d’oreillers entre deux pétasses chocolatées

septembre 1, 2009

breuvage: Manhattan

lecture: Bernard Guerin, Anthologie de la sodomie

Je demande à Alexandre Le Grand quelles sandales mettre avec ma robe fleurie, les vertes, ou les dorées toutes délicates. Il ne répond pas, il me dit il n’est pas encore sept heures, tu n’as pas envie de t’allonger un peu ? Je me couche sur le dos, j’écarte les jambes, et il me met sa queue dans la bouche, il dit je vais te faire gagger salope. Je m’étouffe, je tente de me redresser un peu, il me retient, une main sur mon épaule. Je ne bouge pas, je garde juste la bouche ouverte, je bave, et il me baise bien la bouche. Il vient sur mon visage, dans mon cou, presque sur ma robe, et je lui demande est-ce que j’ai du sperme dans les cheveux, putain j’ai du sperme dans les cheveux, tu me donnes un mouchoir, je peux pas arriver chez Amandine avec du sperme séché dans les cheveux, ses amis vont me détester si je fais encore trop la cochonne.

Nous sommes les premiers arrivés chez Amandine, elle a les cheveux encore mouillés, et elle dit je suis traumatisée, je magasinais sur St-Denis, ce midi, et un mec m’a approchée, il était super beau et en chemise à boutons de manchettes, il a dit peut-être que ça va avoir l’air bizarre, mais est-ce que tu voudrais aller dans un parc avec moi et me regarder me masturber, je te donnerais vingt dollars, je me suis presque sauvée en courant, mais là je regrette, j’aurais pu lui demander plus cher et partir faire du surf au New Hampshire ce weekend.

Je lui propose de l’aider, pour son entrée de rondeaux de chèvre aux pousses d’alfalfa, aux noix et au miel, mais elle dit nan, tu peux nous verser du vin, je n’ai presque plus de verres, j’en casse un à chaque semaine. Amandine annonce que Florence ne viendra pas, elle passe la soirée avec son pompier jamaïcain, il lui lèche le trou du cul comme si c’était la dernière bouchée de gâteau au chocolat du monde entier, sans joke, il rentre sa langue et il la laisse entre ses fesses des heures, après elle chie de la salive pendant deux jours.

Nous mangeons des poivrons farcis, avec Gabrielle et Sébastien, un mec aux lunettes trop cools pour être cools, et Amandine prépare des brownies à la Gordon Ramsey, avec du chocolat noir. Je la rejoins dans la cuisine, la porte de sa chambre est ouverte, elle donne directe dans la cuisine, et je dis tes oreillers sont trop hot, bella. Elle se lèche les doigts, elle dit tu veux te battre avec moi, et je me lance sur son lit, je prends le plus gros oreiller, celui à la taie d’inspiration indienne, et je demande est-ce que nous invitons les autres à nous regarder ou on s’en fouette et on se bat jusqu’à être en sueur, nos robes pleines de plumes d’oie ?

Je trouve ça très gentleman de faire pipi dans un lac pour réchauffer l’eau

août 22, 2009

                        melodienelson

Kim Kardashian en legging rouge

Je parle pendant cinq minutes de mon amour du pain doré, et Claire revient de la salle de bain, elle dit ça sentait trop le numéro deux et il y a une fille qui a un cul deux fois plus gros que celui de Kim Kardashian, je vais te la montrer quand elle va passer proche de nous. Claire, c’est ma seule copine qui dit ­numéro deux au lieu de caca, et petit coin au lieu de toilettes. Je la trouve trop mignonne, pour ça, et pour son vernis fushia sur ses ongle. Gabriel dit moi au travail il y a un gars qui sacre tout le temps quand il est aux toilettes, la première fois je trouvais ça assez bizarre, et j’ai attendu qu’il sorte pour savoir cétait qui le gars qui gueulait tabarnak en chiant, et j’ai su que c’était un autiste, quand il travaille il donne des coups de brocheuse à son ordinateur et il amène chez lui tous les crayons avec le logo de la compagnie dessus. Claire me dit de me retourner, et Alexandre Le Grand et moi on fixe la wannabe Kardashian, au cul bombé et au camel toe extra visible dans son legging rouge. Alexandre Le Grand dit elle me rappelle une latino que j’ai baisée, je m’ennuie pas des gros culs.

Je pique des confitures au caramel et aux fraises, je donne mes morceaux d’ananas à Philippe, et Claire et moi on met cinquante sous dans une distributrice de bijoux en plastique, à l’entrée d’Obodum. Claire gagne une bague trop petite pour tous ses doigts, et moi je suis super déçue parce que je reçois pas une chaîne dorée style pimp-dès-l’âge-de-cinq-ans. Les mecs nous laissent devant des boutiques à Saint-Sauveur et ils vont acheter de la bière et du rosé. Claire et moi on traîne à la pharmacie, on teste des correcteurs de teint sur nos mains et du vernis émeraude sur nos ongles.

Je suis une future championne olympique des water sports

Au chalet, il est à peine deux heures, et Gabriel avale sa deuxième Stella Artois, Philippe se crosse sous la douche en pensant à Jessica Simpson et à Claire déguisées en cowgirls, il utilise mon putain de revitalisant John Frieda pour ça, et Alexandre Le Grand me demande si je peux lui mettre de la crème solaire dans le dos. Claire et moi on se trouve trop grosses à cause du pain doré et du bacon, alors on se fait vomir avant de mettre nos bikinis.

Dehors je m’étends sur le ventre sur la serviette d’un tournoi de tennis repentignois de genre 1990, et je me fais bronzer en lisant Cosmopolitan. Mes frères me convainquent d’essayer de faire du wakeboard. Alexandre Le Grand dit moi je ne fais pas de tripe, j’ai encore le prépuce autour des couilles tellement ça allait vite et que ça sautait sur l’eau, hier. Je glisse mes jambes dans l’eau après avoir mis un gilet de sauvetage pas du tout sexy, mais je suis la pire des pétasses, je supporte pas l’eau froide, il me faut des douches bouillantes à tous les matins, même si c’est extra mauvais pour la peau. Je dis à mon mec, j’ai trop froid, peux-tu faire pipi dans l’eau, près de moi ?

Il s’assoit à côté de moi, sur le bateau, et il met ses mains dans l’eau, puis me caresse les jambes, et le ventre et les bras, il tire sur le gilet de sauvetage pour me pincer les tétons, et il me dit tu vas être super bonne. Mes frères ajoutent si tu réussis pas à faire du wakeboard, tu n’es pas une vraie Nelson et on va te renier. Je reste vingt secondes debout sur l’eau, assez pour être super fière de moi, et me souler au rosé et à la sangria après, en jouant à Scattergories et en m’obstinant qu’épinards pourris est une bonne réponse pour chose que l’on jette qui commence par la lettre e.

Une émission de télévision me donne envie de sucer

Mes frères se couchent tôt parce qu’ils jouent au golf demain, je reste avec mon mec dans le salon, à écouter Wife Swap. Une diseuse de bonnes aventures qui souhaitent faire de ses fils des danseurs de claquettes et qui se fait sécher les cheveux par son mari passe deux semaines dans une famille dont la maman carbure aux bonbons et passe ses soirées au casino. Même si la troisième bouteille de rosé me donne juste envie de me vernis les ongles tranquille sur le fauteuil, je me blottis contre Alexandre Le Grand, et je lui demande d’ouvrir son pantalon. Je dis moi je vais toujours bien faire le ménage à la maison, et je vais apprendre à bien repasser tes chemises, sans les brûler, et je vais te sucer tous les jours, alors tu voudras jamais m’échanger contre une autre femme. Il dit tu es mieux de faire tout ça, salope, rends-moi dur et change de poste, je veux écouter Pulp Fiction, pas tes conneries du Canal Vie.

Tendance langue sale et pintes blondes

août 17, 2009

Trop crémeuse pour être traditionnelle

J’étends comme cinq cent calories de crème Philadelphia herbes et ail sur mon bagel, en lisant et en échappant des graines de sésame entre les pages du livre Le sexe écolo. Alexandre Le Grand claque la porte, dépose des bouteilles de vin sur le comptoir et vient m’embrasser. Je le regarde et je lui dis tu as piqué une casquette? Il sourit comme un gamin, et il dit non, la SAQ donne des casquettes Jack Daniels gratuites. Je trouve qu’il est super chou avec ça sur la tête, mais sous la visière, ça cloche, c’est indiqué la modération a bien meilleur goût. Il prend mon couteau, encore crémeux et me l’essuie contre un téton, je crie c’est froid, c’est froid, et il me lèche. Il dit tu as encore faim, tu voudrais pas te faire baiser au lieu de grossir? Et je dis oh je vais te mordre la queue, donne-la moi, je vais te la mordre espèce de salaud, et je réussis à mettre sa casquette sur ma tête, à ouvrir son jeans, mais il me prend les poignets, je me débats et je crie Paprikalicious, sauve-moi, attaque-le sinon je te donne plus de yogourts comme collation!

Note à moi-même : nettoyer plus souvent le plancher habillée en french maid

Il garde mes poignets dans une main et me gifle, doucement, mais j’ai super peur et je recule, il me gifle encore, plus fort et il me pousse, j’ai un coin de la table dans le ventre. Il me demande de relever ma robe, jusqu’au milieu de mon dos, et d’écraser mon visage contre la table, je le devine retirer son t-shirt, le jeter derrière lui, et il crache dans sa main, et la passe contre mes lèvres, pour m’ouvrir et m’exciter. Il frotte sa bite entre mes fesses et me l’enfonce dans la chatte, il me dit de la fermer, de pas crier, la fenêtre est ouverte, une voisine promène son caniche royal, et ça sent la viande brûlée au barbecue.

Il tire mes cheveux, pour que je me redresse et que je le regarde jouir, dans le miroir. Il me demande de lui amener un mouchoir, pour qu’il s’essuie le gland, et j’y vais, avec son sperme qui coule sur mes cuisses et sur le plancher, un peu. Sans me regarder, Alexandre Le Grand me dit de me mettre à quatre pattes et de nettoyer le plancher avec ma langue. Il téléphone mon frère Philippe, pendant que je crache dans le lavabo des gouttes de sperme et des poils de chats.

Le sauvetage de petits oiseaux et le travail à l’étranger, c’est hot

Nous rejoignons Philippe au bar Chez Roger, des passants s’arrêtent presque pour regarder mes seins, Alexandre Le Grand est total fier. J’embrasse Philippe, il dit j’ai déjà acheté les billets pour OSS 117. Nous commandons des pintes de Cheval Blanc. Philippe nous raconte sa journée, il a sauvé un petit oiseau, il l’a trouvé sonné, il avait sans doute heurté le trottoir, et Philippe a piqué le brownies d’un de ses collègues et il a nourri l’oiseau comme ça, à petites bouchées de choco et d’arachides, et après l’oiseau s’est envolé. Alexandre Le Grand regarde ses courriels sur son Iphone, il dit j’ai un ami qui s’en va en Jordanie pour trois mois, tu sais, celui qui revient tout juste de travailler un an au Kenya, et je fais wouah, celui qui m’a envoyé des photos de pandas roux et de sa queue entre les seins d’une black aux mamelons poilus ?

Philippe dit moi j’aimerais travailler en Israël, pour les plages, il se retourne vers mon mec, tu étais encore étudiant quand tu es parti travailler en Arabie Saoudite ? Alexandre Le Grand dit oui, en sabbatique, je sortais tous les soirs, avec d’autres Français, et un chauffeur nous amenait au Koweit, c’était en 1992, c’était le bordel, en Arabie Saoudite, il n’y avait pas d’alcool, mais au Koweit, il y avait tout, des putes maso, des danseuses qui se rentraient des couteaux dans la chatte, j’ai ramené de l’or, en cadeau, et des tapis.

C’est pas bon pour le karma de faire pipi à côté du brother-in-law de Jessica Simpson

Philippe termine les amandes et les noix d’acajou salées, et nous nous rendons au Cinéma Beaubien. Je fais semblant de lécher la face d’Audrey Tautou, métamorphosée en Coco Chanel, sur une affiche annonçant son prochain film. Philippe pointe une fille qui ressemble à Jessica Simpson, il dit au show de Blink 182, Marky Mark et moi on a réussi à se rendre au parterre du Centre Bell, et Marky Mark a pissé dans des verres de bière, il en a fait débordé un, à deux mètres de Pete Wentz, je m’en fous de Pete Wentz, mais il embrasse Jessica Simpson et il la serre dans ses bras, alors c’était comme si j’étais proche de Jessica Simpson aussi, c’était cool, tu penses que j’aurais une chance de me la faire si je lui racontais comment j’ai sauvé un petit oiseau ?

Une sex symbol à lunettes + un vietnamien bouddhiste = des cris toute la nuit

août 10, 2009

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Les asiatiques à diamants aux oreilles sont attirants

Je suce mon mec encore couché au lit, ça fait deux jours qu’il se plaint d’avoir mal au dos, juste pour pas avoir à me lécher pendant trente minutes, ou juste pour profiter de Marissa et moi déguisées en infirmière pour lui. Je pars juste après avoir trouvé mes petits souliers de Cendrillon-meets-Marilyn-Monroe-at-a-roller-derby-game et je rejoins Molly à la station Sherbrooke.

Nous traversons le Square St-Louis, des anglos aux cheveux gras nous lancent des baby can I follow you, et Molly dit je mangeais là tous les midis, pendant mon stage à l’ITHQ, à la fontaine, avec un livre ou mon journal intime, et c’est là que Ai Quoc me voyait à tous les jours, et moi je le voyais pas, j’étais tellement écoeurée des mecs, et jamais j’aurais pensé attirer un asian guy avec des diamants aux oreilles, tellement pas mon genre.

En voyant des gens sexys manger à la Cafeteria, nous décidons d’y entrer, une serveuse super pouliche nous donne les menus, elle a des seins plus gros que ceux de Pamela Anderson, et des cheveux bruns passés au fer plat très chaud, et des petites dents qui s’emboitent l’une sur l’autre. Moi je la trouve belle, dès qu’une fille est mince et qu’elle a de gros seins et qu’elle me sourit, je me change en lecteur de Playboy et mon clito sort de son capuchon, mais Molly dit qu’elle a l’air d’un petit chien perdu.

Les pompiers qui jouent au hockey se retrouvent seuls à se branler dans un club de Laval

Nous oublions de consulter le menu, Molly a trop de choses à me raconter, sa nouvelle auto, sa rupture avec Jonathan, qui, une fois devenu pompier, l’a impressionnée mais total déprimée parce que ses seuls désirs étaient de s’enduire d’huile pour bronzer et de jouer à des jeux vidéos en ligne, ses projets de condo à Anjou, sa putain d’histoire avec un Écossais à la queue grosse comme une cannette de coca zéro, elle l’adorait, il lui disait qu’il ne voulait pas de blonde, et puis, sept mois plus tard, elle rencontre Ai Cuoc, et l’Écossais la rappelle, et il lui dit je t’aime, je veux te présenter ma famille, et elle lui dit je suis offensée que tu aies attendu autant de temps, je suis avec quelqu’un, et il y a aussi Karel, un mec super maigre qui joue au poète-peintre-sculpteur tourmenté mais qui ne connait même pas Denis Vanier, il est revenu de Paris, il a cessé de fréquenter une vieille, et il veut la revoir, je lui dis no way, il est nul ce mec, et je suis sûre qu’il n’est pas capable de bander, quand je travaillais avec lui, il a toujours refusé de me baiser, mais elle lui a quand même refilé son nouveau numéro de téléphone.

Un serveur vient nous voir, il nous parle en anglais, puis en français, il est charmant comme tout, et Molly se mord les lèvres en lui demandant c’est quoi du thon ahi et est-ce que tu es Italien ? Elle commande une salade niçoise, et moi une omelette florentine, avec un verre de martini melon splash. Molly dit est-ce que tu trouves que j’ai grossi, j’ai recommencé à manger depuis que je suis avec Ai Cuoc. Je dis je te trouve toute petite, et elle me montre une photo d’elle à la plage, elle dit regarde j’ai des bourrelets en bikini, et je dis tout le monde a des bourrelets assis dans le sable. Elle dit ouais, c’est vrai, Ai Cuoc est trop merveilleux, il m’encourage a arrêté de fumer, à être vraiment heureuse, il est bouddhiste, et musclé et il veut plein de bébés, et nous allons nous marier sous un saule pleureur, dans un an.

Attendre une semaine avant de baiser se révèle parfois pas trop traumatisant

Je prends une gorgée de martini, pendant que le serveur portugais-pas-italien propose de la sangria à Molly, elle dit Ai Cuoc est parfait, il a attendu une semaine avant de me baiser, c’est sweet han mais j’avais super peur que ce soit parce que genre il était difforme. Elle ajoute mais j’aime toutes les queues, je lui ai dit, et il sait tellement bien me toucher, j’ai jamais joui autant, son coloc l’a foutu dehors parce qu’il m’entendait trop souvent crier.

Nous piquons les banquettes d’un couple, après avoir avalé des shotters surettes, et Molly demande une suggestion de vin au serveur, en précisant qu’elle ne supporte pas le Pinot Grigio dans des verres comme ça, le serveur lui recommande un chardonnay fruité, et Molly sourit, I’ll drink it all if you say it’s good for me. Je prends un martini-vodka Grey Goose, j’en renverse sur mon menton et Molly fait ouh la la je pensais que j’étais sexy quand j’échappais des gouttes de mon drink sur moi, mais c’est vraiment pas joli, fais attention Mélodie, c’était mieux quand tu brisais des verres d’eau, à quatre pattes sur une table à l’Après-Cours, quand le décor avait été refait pour genre ressembler à un décor de Watatatow, et que je m’étais brûlé les sourcils, à tenter d’allumer une clope, sous la table, je sais pas si je te l’avais dit, mais dans les toilettes, une fille t’avait insultée, elle avait dit que tu étais une vraie salope parce que tu me frenchais, et moi j’avais dit mais on s’aime, et la fille avait fait oh pardon, vous êtes cutes alors.

Une cochonne est une fille qui mange la moitié de deux desserts en léchant bien sa petite cuillière

Molly commande deux desserts, une crème brûlée citronnée et une mousse au chocolat. Elle regarde l’heure, elle dit j’ai promis à Ai Cuoc que je boirais qu’un verre et que je ne rentrerais pas trop tard, et que je porterais plus jamais de souliers de baskets, si lui ne portait plus de souliers blancs. Le serveur me donne une cuillère, pour partager les desserts de Molly, je dis non merci, je n’ai vraiment plus faim, et je prends un autre martini-vodka Grey Goose. Elle suit des yeux le serveur, qui parle avec un mec aux cheveux de Jon Bon Jovi et une fille extra maigre avec un manteau en cuir couleur icepresso. Elle lui sourit, il passe tout droit devant nous, et caresse le dos de la pouliche qui nous avait accueillies plus tôt à la Cafeteria.

Je laisse les noyaux des olives de mon martini sur la table. Molly fait un petit signe de la main au serveur, style Miss Canada dans un défilé. Il s’approche de nous et elle lui dit tu me trouves trop cochonne avec mes desserts, et il dit, avec son accent craquant, je devine que tu es cochonne, pas juste pour la mousse au chocolat et la crème brûlée, et il se détourne, et Molly ferme son cellulaire, et elle se lève, et je la vois entraîner le serveur dans le corridor qui mène aux toilettes.

Je regarde mes souliers pendant cinq minutes, je les trouve trop princesse, avec les petits cœurs creusés, sur le côté, et je regarde aussi un beau mec qui court vers sa voiture, juste devant le resto, pour éviter une contravention. Molly revient, je lui dis tu t’es appliquée du gloss ou tu t’es faite baisée par le serveur ? Elle s’assoit à côté de moi, elle me rentre sa langue dans la bouche et elle dit tu goûtes son sperme, tu goûtes son sperme, il m’a poussée à me mettre à genoux, à bouffer ses couilles, tu peux regarder si j’ai pas des poils entre les dents, et après je l’ai sucé, et il m’a demandé mon nom juste après que j’aie tout avalé, faut que je commande un autre verre de chardonnay pour cacher l’odeur d’eau de javel, avant de rejoindre Ai Cuoc.

Il faut profiter du célibat pour tester des strap-on

juillet 23, 2009

Je matche mes vêtements à ma fatigue et je prends ma température en me rentrant un Mister Freeze dans le petit trou

Je n’écoute plus la télévision, je ne me promène plus en petite culottes, depuis quelques jours, je ne fais pas tomber des écailles de pistaches sur le plancher, Alexandre Le Grand n’est pas là, il est parti chez un ami, à la frontière des États-Unis, et il me laisse à écouter du Britney Spears, et à boire de la vodka. Je crois que j’ai un rhume, je passe une heure dans le bain, rempli de bulles Bella Pella à la rose et à la cardamone, à m’épiler les sourcils et à prendre une gorgée de vodka au citron, et une gorgée de tisane au miel, et encore une gorgée de vodka au citron.

Avec mes cernes qui matchent avec mon soutif et mes petites culottes, je contacte Betty, je lui dis tu vas me trouver laide, mais est-ce que je peux te voir, je m’inquiète, tu ne me donnes plus de nouvelles, depuis que Sadek t’a laissée, par courriel, le salaud. Elle accepte, je la rejoins devant un dépanneur, à Verdun, elle a des envies de Mister Freeze, et moi de barbe-à-papa. Dès que je la vois, j’ai envie de l’amener sous les draps, de rien faire sauf la réchauffer, elle grelotte, sous une petite pluie, avec un chandail noir, trop serré. Elle dit je suis sortie hier, au Business, il n’y avait pas beaucoup de monde, j’étais avec Persia, j’ai dansé et un mec a dansé avec moi et il m’a frenchée, c’était même pas bon, il avait des boutons, il était, je sais pas, too much, et son haleine, et une fille m’a pris la main, elle s’est présentée, trois fois, je comprenais pas son nom, like Erin or something like that, et elle m’a payé un gin tonic, je voyais même plus Persia, je pense qu’elle était avec un groupe de mecs, je les connaissais pas, et la fille m’a embrassée.

Les étudiantes de l’Université McGill mordent

Je l’arrête, je me lèche les doigts tout collants de barbe-à-papa rose et bleue, et je dis tu es tellement pétasse, tu vas finir par me demander d’assister à ton mariage avec une fille, je t’imagine trop, espèce de fausse lesbienne. Betty dit mais elle était sexy, super mince, elle avait l’air d’une étudiante de McGill, tu sais, leggings, bandeau en coton, tunique, pas de maquillage, elle me mordait le cou et la bouche, et un mec nous a sorti du Business, parce qu’elle me collait trop, you would have love to see that, on était couchées, sur les banquettes, et j’avais pas bu, je me sentais trop bien juste à la suivre, jusqu’à chez elle, elle me suçait la langue, elle me plaquait contre la vitrine des magasins fermés, elle s’appuyait contre moi, et me demandait si je trouvais joli notre reflet, dans la vitrine, et elle me passait ses doigts sous ma robe, tu sais ma petite robe noire, avec des boutons en cœur, que j’ai acheté chez Frivole avec toi, au mois de mars, elle me rentrait des doigts et après elle les léchait, les gars que nous croisions arrêtaient pas demander plus de kisses and everything, moi je rigolais au début, mais pas elle, elle ne regardait pas les mecs, que moi, elle s’assurait que je pouvais marcher encore un peu, que j’avais pas mal aux pieds.

Marc Jacobs contre l’odeur de cigarettes

Nous nous assoyons dans des balançoires, au parc, juste en face du dépanneur, et Betty dit j’aurais dû prendre un Mister Freeze à la bubble gum, c’était mes préférés quand j’avais dix ans, à la fin de la journée d’école, j’allais chez une amie et sa mère nous demandait de choisir entre du fudge et un Mister Freeze. Betty a soupiré, anyway, je suis arrivée chez la fille, son appart était trop en désordre, il n’y avait presque pas de lumière, ses colocs fumaient devant un film en noir et blanc. Je dis oh fuck, parce que je sais que Betty ne supporte pas les personnes qui ont un doctorat, les animaux malades, et surtout, l’odeur de la cigarette. Mais Betty continue, tu sais j’ai déjà couché avec des filles, mais c’était spécial, là, elle m’a encore pris la main, so sweet, et elle a refermé la porte de sa chambre et elle m’a fait sentir son parfum Daisy, de Marc Jacobs, je savais pas quoi faire, je me suis assise sur son lit, c’était sombre aussi dans sa chambre, je ne voyais rien, que plein de livres sur sa table de chevet, et des papiers, et j’ai commencé à regarder les photos sur son mur, c’était toutes des photos floues, de filles qui se roulent sur le gazon et qui ont des plumes de paon sur leur t-shirt, je lui ai dit que c’était joli, et elle m’a baissé les culottes, j’étais sûre que ça sentait trop la sueur, et la mouille, et je me suis laissée tomber sur le lit, la tête près des oreillers, les bras, comme ça, dans ses cheveux.

Strap-on VS vraie bite

Betty boit le jus de son Mister Freeze et se balance un peu, Erin m’a demandé d’écrire mon numéro de téléphone dans son agenda, et elle continuait de me lécher, c’était presque violent, elle mordait pas mon clito, mais elle le suçait tellement fort, je voulais lui dire d’être plus douce, je m’imaginais avec le clito gonflé et tout rouge pendant une semaine, après, mais j’ai pas osé, et j’ai joui tellement rapidement, et fort, et elle m’a demandé de crier, pour que ses colocs m’entendent, et après elle s’est étendue sur moi, elle a rigolé, elle a dit que ses colocs, they would go crazy, mais qu’ils ne viendraient pas nous déranger, ils sont trop polis, ou gênés, même si elle me faisait crier comme ça encore une fois, avec un strap-on, je voulais m’évanouir, elle m’a baisée comme une chienne, avec un strap-on, merde, c’était la première fois, j’étais already open and dripping, c’était bon. Je l’ai regardée, salope, tu seras quand même jamais lesbienne, tu aimes trop sucer les queues, mais c’est tant pis pour Sadek, putain je peux pas croire pour son courriel de rupture, en vacances, dans un autre pays, sans te bourrer une dernière fois, oh le strap-on c’était mieux ou pas que la queue de Sadek, dis-moi?

Je suis une adorable ivrogne en manque

juillet 20, 2009

        melodieparty

 

Ce qu’il ne faut pas faire avant d’aller au party d’Amandine :

1.S’épiler la moustache. Ma peau devient total trop rouge et je pense rester chez moi à donner un bain à Paprikalicious et à lui teindre des touffes de poils en rose.

2. Se vêtir comme une pute et lire Secret diary of a call girl dans l’autobus.

 

Une fellation contre une place de stationnement

Avant d’aller me souler chez Amandine, j’ai rejoins Christophe, un ami super sexy et cool,  dans un café, près de chez lui, ou il se prenait des tylénols extra forts à toutes les deux heures, pour oublier son mal de tête. La veille, il avait prolongé sa soirée jusqu’à quatre heures du matin, en compagnie d’un ami et de banlieusardes légèrement agaces. Il m’a regardée, il m’a dit j’aime ta robe, mais tu es sûr que ton copain te laisse sortir comme ça, c’est un mouchoir que tu as sur le dos.

Je m’appliquais du rouge sur les lèvres, pendant qu’il cherchait une place de stationnement, il m’a suggéré de proposer une pipe à un mec torse nu qui sortait de son auto, pour qu’il nous donne sa place, et j’ai dit ok. Je lui ai dit que j’étais trop en manque, j’avais trop hâte qu’Alexandre Le Grand revienne, ce soir, ou peut-être demain soir, parce que ça faisait deux jours que je me masturbais trente minutes avant de pouvoir m’endormir, un gode dans la chatte, et deux doigts mouillés de salive sur mon clito. Christophe m’a pointé une clinique vétérinaire d’urgence, ouverte pendant le weekend, et il a dit tu es trop en chaleur, il doit y avoir des piqures pour ça, je t’y amène.

Vodka à la mandarine et collier hawaïens

J’ai vu Misha, avec Travis, et une fille qui tentait de cadenasser son vélo, ça m’a pris un instant pour la reconnaître, je me suis penchée vers l’oreille de Christophe et je lui ai chuchoté oh c’est Justine, une de mes amies de l’école secondaire, elle fait du compost et elle n’aime pas ça quand je dis que j’ai mal en crisse parce que je me suis faite défoncer à sec le cul. J’ai embrassé tout le monde, oubliant de présenter Christophe parce que j’étais sous le choc d’avoir les seins quasi hors de ma robe en présence de Justine. Amandine nous a ouvert, Cecilia nous a proposé des colliers hawaïens, et moi je suis allée direct dans la chambre d’Amandine, pour montrer mes sourcils mal épilés et le cover de Secret diary of a call girl à Misha, avec Billie Piper habillée en cuir dans une coupe de champagne géante. Je me suis couchée sur le lit, j’ai dit à Misha qu’elle était belle, avec ses cheveux vagués, et je me suis redressée, je voulais trouver dans ma sacoche la dizaine de Chupa Chups que j’avais amené pour alterner drinks et suçons.

Dans le salon, Cecilia m’a présenté plein de filles, toutes mignonnes et de genre dix-huit ans, j’ai oublié leurs noms en trente secondes, parce que je pensais juste à ma langue, toute sèche, j’avais besoin d’alcool ou de la langue d’une copine. Amandine nous a servi de la sangria, qu’elle avait préparée avec des ananas et du melon d’eau. Elle a commencé à me chanter une chanson de Yelle, je veux te voir dans un film pornographique, en action avec ta bite, et j’ai crié j’adore, et je me suis versé un verre de vodka à la mandarine parce que la sangria était pas assez alcoolisée pour moi.

Respect à mon chirurgien et à mes professeurs

Myriam est arrivée, toute excitée, avec un mec communiste. Elle a dit j’ai bu quelques shooters de rhum, avant de venir, et elle a sauté sur place, joyeuse dans sa nouvelle robe noire. J’ai appelé une amie, pour savoir si elle allait nous rejoindre, et Misha m’a prévenue, ne la traite pas de salope, et Amandine a répété, ne la traite pas de salope, sois gentille, alors j’ai dit je t’aime à son répondeur et quand j’ai raccroché, Amandine a raté ma bouche et elle m’a versé du vin rouge direct sur les seins. Cecilia a dit à ses copines que j’avais de faux seins, et j’ai parlé non stop de mon chirurgien, que j’idolâtre total, et qu’Alexandre Le Grand veut faire béatifier. Je me suis plaquée des ballons contre les seins, en spécifiant mon chirurgien voulait pas m’en faire des trop gros parce que je suis pas une danseuse, et après j’ai baissé les bretelles de ma robe, et j’ai montré mes tétons, j’ai dit j’ai pas de cicatrice parce qu’il m’a inséré les implants sous les aisselles, c’est hot han.

J’ai plaqué mes seins contre le dos de Misha, pendant qu’elle dansait avec Travis, et elle m’a dit que notre professeur de religion de secondaire quatre était sur Facebook. Travis a dit c’était avec lui, votre trip à trois ? Et j’ai dit non, c’était avec Francis, mais il n’a pas touché ta Misha, c’est moi qui la léchait pendant qu’il me baisait bien la chatte. J’ai relevé la robe de Misha sur ses hanches et j’ai caressé ses fesses, en souriant à Travis. Une copine d’Amandine est arrivée avec son putain de bébé naissant et Misha est partie discuter accouchement naturel ou whatever. Je suis allée me voir le visage dans la salle de bain, j’étais toute rouge, j’ai joué dans mes cheveux en faisant la moue, et Amandine est entrée, elle m’a dit oh je suis contente que tu sois là Mélodie, et moi je lui ai dit tu es trop cool, et je l’ai frenchée vingt secondes, avant de trouver dans le réfrigérateur une bouteille de rosé.

Le chauffeur de taxi m’a trouvée adorable

Christophe parlait de son enfance en Australie et de tatouages maori avec Travis. J’ai gueulé je savais pas que tu avais vécu en Australie, tu es trop chanceux, est-ce que tu avais des koalas dans ta cour, moi j’adore les koalas, tu veux m’ouvrir la bouteille de rosé, please. Cecilia est venue nous chercher pour que nous fessions sur la pinata avec des bâtons de majorette. Myriam était total déchaînée et elle a réussi à faire éclater la pinata, couvrant le plancher du salon de friandises de chez Oscar.

Je suis allée sur le balcon, pour respirer un peu et montrer mes culottes aux voisins d’Amandine. Christophe est venu m’embrasser, il partait avec une brunette au petit cul bien moulé dans ses jeans. Je suis restée jusqu’à cinq heures du matin, à briser les verres d’Amandine, à dire que j’avais pas vraiment bu beaucoup, a baissé les bretelles de ma robe, pour encore montrer mes tétons, quand ils sont sur les hautes, et quand ils ne sont pas sur les hautes, et j’ai demandé aux autres filles si leurs tétons étaient de la même couleur que les miens. Dans le taxi qui me ramenait chez moi, je regardais le soleil qui se levait et ça me déprimait en crisse, je me demandais si Alexandre Le Grand serait de retour, ou encore au chalet, avec ses filles, j’avais faim, j’avais le goût de boire un dernier verre de vodka à la mandarine et j’avais envie de me faire défoncer, sur le plancher, dans l’entrée, mais quand je suis arrivée, j’étais toute seule, avec Paprikalicious, et je me suis souvenue qu’il fallait que je change de tampon.

Je veux tout, mais je sais attendre en me mordant les lèvres

juillet 16, 2009

Je suis pas princesse, promis juré avalé, mais je veux toujours tout. Une bite dans le cul, un cheeseburger avec zéro calorie, des ongles qui cassent pas, un beagle qui jappe pas, montrer mes seins à l’épicerie et les comparer aux kiwis, aux oranges et aux pamplemousses, mille abonnements à mille magazines féminins, huit heures de sommeil, une bite dans la bouche, des fesses toute rouges et douloureuses, une peau bien hydratée, et douce, des poils de chatte qui ne repoussent pas en trente minutes, vivre jusqu’à cent ans, ne pas m’étouffer avec une bite dans la bouche, m’enfoncer ma brosse à cheveux dans la chatte sans penser aux bactéries, avoir les cheveux couleur miel, manger une banane tous les matins, sous la douche, et de l’attention. Je suis pas une attentionwhore mais presque. Le jour du baptême de mes frères, je dansais sur la table du salon, pour que les invités ne regardent que moi, et j’ai lancé mon chapelet dans le corridor de la maison de mes parents avant d’aller faire des culbutes dehors, toute hyperactive dans mes frustrations.

Et j’ai comme pas ma dose d’attention ces jours-ci, je me plains pas, je suis une fille qui ne sacre pas quand ses lunettes fumées préférées tombent dans un lac super profond, alors me plaindre de pas recevoir ma dose de bite biquotidienne, nan, j’ose pas. Mais être avec les belles-filles, ça m’apprend total l’importance du vibro et du jet de douche super puissant dans la vie. Hier, Alexandre Le Grand a écouté Quatre filles et un jeans jusqu’à une heure du matin avec la plus grande, je voulais mourir tellement je trouvais ça plate, même avec une bouteille de vin blanc juste pour moi. Je me suis vernis les ongles, je me suis épilée les sourcils et je suis allée me coucher avec Us Weekly et l’envie de me mettre à quatre pattes et de me faire mordre les mamelons dès qu’Alexandre Le Grand me rejoindrait au lit. Quand il s’est couché, j’ai ouvert la bouche, je lui ai caressé la queue, mais il m’a repoussée, et il a dit qu’il était trop fatigué, et je sais, c’est total égoïste, mais je m’en fouettais qu’il soit trop fatigué, je voulais le faire durcir dans ma bouche pour qu’il veuille ma chatte après, mais il m’a embrassée et il s’est détourné, et je suis restée dans les draps, toute mouillée et déçue.

Aujourd’hui, je me suis caressée sous la douche et à peine maquillée, j’ai oublié de mettre un soutif, et je suis restée prise deux heures dans l’autobus, j’avalais mon jus de pamplemousses lentement, et je me disais que la prochaine fois que j’étais à moitié toute nue au lit, ou sur la table, ou sur le comptoir de la salle de bain, il ne me refuserait pas sa bite, please please. J’ai acheté des caramels au beurre salé au sel de Guérande, des petites culottes blanches, et j’ai lu une bio d’Audrey Hepburn, au Java U sur Sherbrooke, et je sais, c’est pas bouffer des friandises qui va diminuer mon envie d’avoir la queue de mon mec entre les cuisses, mais sous le soleil, avec mon latte brûlant, j’avais mon petit trou du cul qui me démangeait et qui demandait qu’à se faire remplir par genre ma brosse à cheveux sans bactéries, en attendant.