Archive for the ‘oh la la’ Category

À Radio X: menaces de brûler en enfer

octobre 9, 2016

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photo par Myriam Lafrenière, qui a valu des menaces de brûler en enfer aux animateurs de Marceau le soir

Avec une boisson énergétique achetée au Dollorama dans une main et une robe trop-courte-mais-qui-me-fait-un-beau-cul, j’ai attendu un taxi.

Arrivée à Radio X, j’ai eu super envie de pipi et je me serais perdue dans un corridor si un mec très sympa et mignon ne m’avait pas aidée à trouver les toilettes pour dames et le studio de Marceau le soir.

Laurence et Yannick m’ont accueillie comme si j’était plus importante que la course au PQ et j’ai passé une soirée parfaite en leur compagnie, à placoter d’odeur de vagin, de filles qui n’aiment pas le cunni, des gens qui jouissent en entendant des gens éternuer – c’est la faute à Sesame Street, en plus. Et j’ai aussi parlé de travail du sexe et de religion, parce que je se serai forever une Calinours Bitch/old school whore catho.

Écoutez le podcast et dites-moi si vous avez aimé m’entendre rire en compagnie de la super équipe de Marceau le soir.

Rien ne se résout mais tout se célèbre avec les Armoires Normandes

septembre 22, 2016

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Quand je vais au théâtre, j’ai toujours peur d’avoir envie de pipi pendant la pièce. J’avançais vers l’Usine C, et je pensais à ça, à mon envie de pipi et à un selfie à prendre avec mon amie Laura et à une photo de mes souliers à prendre une fois que je serais assise au théâtre et à mon rouge à lèvres corail que je n’avais pas eu le temps d’appliquer sur mes lèvres avant de prendre l’autobus.

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Puis j’ai tout oublié, quand un Jésus au sang semblable à de la sauce à poutine, selon lui, a commencé à saluer les spectateurs et je placotais, je pensais que Jésus était un apéro aux Armoires Normandes, mais ce n’était pas un apéro, c’était la pièce, comme m’a chuchoté une spectatrice devant moi. Honteuse, je suis restée silencieuse, avant de rire et de souffler des OMG pendant toute la pièce, au titre rappelant le cadeau offet aux jeunes mariés en France, des armoires normandes.

Mon beau-frère et ma belle-soeur en ont reçu comme cadeau de noces il y a vingt ans; c’est pour ça que je sais ça, fièrement.

Parfois je pense que rien ne me choque et parfois je me trouve choquée par tout. Quand un comédien a mimé faire caca sur une toilette, j’étais choquée, mais j’avais hâte de voir s’il allait bien s’essuyer. Et il s’est bien essuyé, avant d’embrasser une créature trouvée dans sa cuvette. J’étais choquée, mais c’est vraiment chouette être choquée. C’est comme se donner la permission de porter du rouge et du rose et une perruque en même temps. C’est choquant, mais ça délivre de tout, je me sentais opprimée par fuck all à ce moment-là, quand le mec a fait caca, je me sentais pas opprimée ou inquiétée par quoi que ce soit, même si je portais un corset trop serré.

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photo par Philippe Lebruman

Quand le comédien a tenté de rentrer ses couilles dans son anus, j’étais impressionnée et contente que ce ne soit pas une activité quotidienne de mon mec. Puis, le comédien s’est tué, en énumérant plein de raisons, Trump et le Québec libre et l’espionnage à la CAQ, et je me suis sentie super mal quand il a dû répéter son suicide à de nombreuses reprises, pour finalement faire semblant de viser des spectateurs.

Les Chiens de Navarre, avec cette pièce divisée en saynettes, créent le malaise autant que les réjouissances et les souvenirs communs.

Les Armoires Normandes nous confrontent au sexe et à l’amour, à ce qui est cru et presque tendre, et à ce qui peut être beau le temps d’un couplet, puis affreux, quand les voix faussent et se faussent. C’est quoi l’amour et le désir et pourquoi nous nous aimons ou pourquoi nous voulons que se faire avaler des papiers de divorce comme Brad et Angelina, c’est général, mais c’est pas général avec les Chiens de Navarre. Ça devient du spectaculaire, avec des confettis, des lumières de stroboscopes, des amoureux qui montent sur des spectateurs pour se retrouver. Ça devient moqueur, touchant, ridiculisé et pourtant tout simple, quand un comédien dit qu’un couple, c’est “un plus un” et voilà, et surévalué quand une comédienne impose à son partenaire qu’aimer, c’est un acte de rebelle, qu’elle compare à reprendre le cabinet de dentiste de son père, un expert en molaires, c’est risqué, l’amour, quand ça reste dans le traditionnel avec un masque sur le reste.

Entre les invités à un mariage qui discutent du prix d’un billet d’avion (“800 francs et un seul sandwich!”) et un couple qui se défait, parce que l’amour, ça ne rend pas meilleur, l’amour ça ne réussit pas à se divertir de soi-même, à s’éloigner de la médiocrité et des discours de meubles à déplacer, l’amour c’est aimer, et aimer, c’est quoi, c’est pas résolu comme question, entre les invités et le couple qui se déteste et une chanson de William Sheller, rien ne se résout. Mais tout est à célébrer. Le grotesque de la pièce, qui en jette niveau liberté et plaisir, et l’amour, peu importe si ça rend heureux ou obscène.

Les Armoires Normandes, des Chiens de Navarre, à l’Usine C jusqu’au 23 septembre. 

Des corps flottants dans l’eau ailleurs que dans Célibataires et nus

septembre 14, 2016

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Ed Freeman offre de superbes chorégraphies marines, des images saisissantes et parfois presque surréalistes.

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Une danseuse qui aime autant les crottes de fromage que moi

août 12, 2016

 

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OMG je dois absolument vous présenter mon crush du moment: Jacqueline Frances.

Elle est une stripper dont l’unique crainte, en commençant, était de péter dans le visage d’un client.

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Après avoir écrit ses mémoires, The Beaver Show, elle a rencontré des centaines de strippers pour concocter un projet plus que fantastique: Striptastic! Elle présente ce livre comme la célébration de toutes les dope-ass cunts who like money. Encouragez-la en achetant d’avance une copie. Et vous pouvez aussi en profiter pour acheter un macaron de chatte.  

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De vrais pénis

août 12, 2016

Vrai Pénis

Je connais plein de filles qui sont prêtes à montrer leurs fesses leur ventre leurs seins à la caméra, pour oser révéler vergetures, taches, poils, sexyness ou whatever mais surtout du réel. Je connais pas vraiment de mecs qui montrent leur queue pour les mêmes raisons (pas pour faire chier avec des dick pics mais plutôt pour faire éclater le modèle pseudo unique de bite).

Refinery 29 a trouvé des mecs qui affichent leur bite et en parlent un peu.

Vrai Pénis citation

Extrait: « I grew up struggling with finding my sexuality. I’m from the Dominican Republic, and I’m homosexual, so I was in a place that I wasn’t really comfortable being gay. It is judged a lot. It’s just not part of the culture. We are born and raised in a way that we have to get married, have kids, create a family, all of that.

« In my culture…people would show off their bodies at the beach or somewhere that requires showing the body, but otherwise Dominicans are very reserved. We didn’t discuss our bodies or sexualities. But here, people are just very open-minded. Everything is just freedom, no judgment, and that’s what I love about here. »

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Je ne vous montre pas celle de mes seins contre une icône

juin 26, 2016

Mélodie Nelson

photo par Myriam Lafrenière

Je voulais être un personnage. C’était plus facile pour moi, vouloir être un personnage que d’écrire ou whatever. Puis finalement personne ne pouvait écrire sur moi comme moi je pouvais écrire sur moi, personne pouvait dire ce que ma mouille goûtait parce que j’étais la seule qui écrivait mouille dans mes cours de création littéraire à l’université, une fille insistait pour me dire qu’il existait un vrai mot pour ça, c’était cyprine. Et je savais c’était quoi la cyprine. C’était un beau mot, mais moi ce que j’avais entre les jambes, c’était de la mouille.

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Je suis plus vieille maintenant et je n’écris pas assez et parfois devant le miroir ou sur mon tapis de yoga je redeviens un personnage. Je pensais pas trouver quelqu’un qui voudrait me voir vivre en personnage, en moi exagéré, en moi en bikini/lingerie/perruque blonde/legging made in China fushia dans une église.

Mais Myriam Lafrenière partage avec moi un désir d’images fracassantes, de féminité exacerbée parce qu’elle aime toutes les formes que la féminité peut prendre, elle aime les melons d’eau de David Lachapelle et j’aime les crottes de fromage que Pamela Anderson lance dans les airs pour David Lachapelle.

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Nous avons joué ensemble, dans une église, et j’étais extatique, sauf le moment où j’avais du rouge sur les dents/des Cheetos sur les dents et qu’une dame est entrée pour prier. Je ne savais plus comment me rhabiller, j’étais mortifiée et je répétais le mot grotesque à Myriam.

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J’étais son personnage, à Myriam, mais aussi une fille de trente ans qui se prenait un peu pour Amanda Lepore/Pamela Anderson et Courtney Love – et c’était mieux qu’à mon mariage, alors que j’avais demandé à ma cousine de me prendre en photo, juste avant que je ne vomisse, parce que je trouvais que je devais avoir l’air top et trash, au-dessus de la cuvette, bleachée et en bikini à cerises.

À regarder au lieu des nouvelles télévisées

juin 17, 2016

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Un compte instagram plaisant à regarder est celui d’Arielle Billie, une mannequin from Canada, qui a des lèvres incroyables et beaucoup d’estime pour les animaux et les bains moussants.

Enjoy!

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Milles Batailles pour se mimer hors de soi

juin 3, 2016

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La danse, je ne comprends pas ça, je ne peux pas l’analyser, je ne peux pas comprendre comment se commence et se crée un mouvement, et comment ça se termine, c’est destabilisant, c’est me retrouver devant des mots que je ne maitrise pas, devant un autre langage et d’autres corps, des corps qui utilisent l’espace comme je ne réussis pas à l’utiliser.

Avant d’aller assister à Mille Batailles, je n’ai rien lu, rien écouté sur le spectacle, parce que je ne voulais pas voir ce que les critiques auraient perçu et deviné, je voulais comprendre juste ce que je pourrais comprendre, et peu importe si j’inventais dans ma tête de fausses raisons et de fausses histoires aux mouvements de danse de Louise Lecavalier et de Robert Abubo.

Mille Batailles, c’était un ring, un cul-de-sac et parfois un damier. Louise Lecavalier, seule, au début, avait les pieds qui bougeaient si rapidement qu’elle semblait sur un tapis roulant, et sa gestuelle, si proche de son visage, laissait croire qu’elle portait un masque.

Un masque pour se défaire et se refaire. Des mimes pour sortir de soi et ressortir de soi et ne plus savoir comment être soi.

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Quand Robert Abubo est allée la rejoindre sur scène, les deux danseurs tentaient des rapprochement, mais même dans une tentative de lutte, ils ne se touchaient pas. Comme si se défaire de soi nous éloignait non seulement de toutes nos guerres intimes, mais aussi de ce qui pourrait nous consoler ou nous blesser chez l’autre.

Sans points de repères, avec une lumière rouge qui faiblissait, les danseurs se sont aussi retrouvés contre un mur. Je ne savais pas quoi y déceler, des mouvements d’araignée prise dans sa propre toile, ou de divinités indiennes qui tentaient de repousser ce qui semblait trop fort ou lourd à combattre.

À la fin, après une heure de danse, les deux danseurs étaient assis, retirés, l’un contre l’autre. Ils étaient plus perdus ou moins perdus qu’avant. Je n’ai pas décidé.

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Des autos-tamponneuses en forme de vagins

mai 17, 2016

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Quand j’avais quinze ans, mes parents avaient très peur de me laisser aller à la Ronde. Ils pensaient que je me ferais kidnapper entre Repentigny et Montréal et que je passerais mon temps avec des jeunes qui volent des cigarettes dans des dépanneurs. Je n’ai jamais fumé de ma vie et je ne suis pas très influençable, mais mes parents préféraient que je lise des Seventeen dans un maillot une pièce Nike, devant le garage de ma meilleure amie, qui, elle, fumait des clopes et entretenait une correspondance très chaude avec un coach de roller hockey de dix-huit ans.

J’allais tout de même parfois à la Ronde, avec des copines dont les parents promettaient de venir nous chercher avant qu’il ne fasse trop noir et avant que nous soyons malades d’avoir avaler trop de slush à la framboise bleue.

Maintenant je suis étourdie à rien, et je me sens vraiment juste à ma place dans les manèges pour touts-petits, style locomative qui avance plus lentement qu’un escargot.

Mais je serais prête à oublier mes peurs et à tout essayer dans un parc d’attractions pour adultes. Au Brésil, il y aura bientôt un genre de Disneyworld pour adultes: le Erotikaland. Ce ne sera pas possible de baiser dans une auto-tamponneuse, mais mouiller en écoutant un film dans un siège de cinéma 7D sera encouragé. Des breuvages aphrodisiaques seront servis dans un snack bar et les clients du parc d’attractions pourront comparer leurs marques de bronzage dans une piscine pour nudistes.

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Jean Seberg comme muse, dans un rêve de garçonnet

décembre 22, 2015

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Jamie Adams, un peintre américain né la même année que George Clooney, a travaillée sur sa série de peinture Jeannie de 2006 à 2012.

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Il habite au Missouri avec sa femme et ses enfants. Son compte Instagram est très cool à suivre aussi.

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