Pour ceux qui tombent ici en googlant mon nom suite à ce qui s’est passé à la pataugeoire du parc Lafond, je vous invite à lire mon blogue sur mon expérience de maman: http://melodienelsonmaman.com/
Merci pour votre appui!
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Depuis une semaine, je ne m’endors pas avant une heure du matin. J’ai les ongles vernis, mais j’ai recommencé à manger la chair autour. Depuis une semaine, je ne suis ni laide ni belle.
Je fais des bouquets de fleurs dont j’invente le nom.
Dans la poussette de mes enfants, il y a des framboises à manger sur les marches d’une église en rénovation, des tatouages de robots et de renards et des bouteilles de vin de toutes les couleurs.
Je ne mets pas assez de jus de pamplemousse dans mes verres de rosé.
Ça fait longtemps que je n’ai pas pleuré.
Je ne me permets pas de ne pas sourire, et parfois ce serait bien.
Mon mec vient de me baiser, en rapprochant une chaise pour que j’y mette un pied. Au début, mon regard s’est fixé sur un fil de toile d’araignée, qui pendait du plafond, mais après, quand je lui ai offert mes seins à toucher, mon cul à pénétrer d’un doigt, je ne voyais plus rien, je n’étais pas saoule, je ne jouissais pas encore, je ne regardais ni la toile ni les avocats presque mûrs, j’étais bien, mais. Je fermais les yeux, je lui demandais de ne pas mordre, puis de mordre, très fort.
J’aime les marques. J’aime les preuves. Je n’aime pas les verres de vin que j’avale. Ils ne révèlent rien. Ils sont avalés.
Mon nombril est sorti depuis ma première grossesse.
Je suis bronzée, un peu, parce que je mets plus souvent de la crème solaire sur la peau des enfants que sur la mienne.
Je ne bois plus rien, sauf du café et du chardonnay.
Aujourd’hui, mardi le 17 décembre, c’est la journée internationale contre la violence à l’encontre des travailleuses du sexe.
Les célébrations de Noël cette année se vivent sous la neige et l’espoir de voir cesser l’hystérie et l’insécurité liées au travail du sexe. Quelques jours après la journée internationale contre la violence faite aux travailleuses du sexe, il y aura, le 20 décembre, le jugement de la Cour Suprême concernant la décriminalisation de la prostitution.
Des lois qui ne protègent personne sauf une pseudo morale archaïque
Ici, au Canada, la prostitution est déjà légale. Toutefois, plein d’activités reliées à la prostition sont illégales: par exemple, une escorte ne peut pas parler du prix de ses services sexuels au téléphone cellulaire, un propriétaire d’immeubles ne peut pas avoir comme locataire une prostituée de rue, car il serait vu comme son pimp, une escorte ne peut pas engager ni chauffeur de taxi, ni bodyguard, car ils seraient vu aussi comme des pimps…Toutes ces limitations compliquent et mettent en danger la vie des travailleuses du sexe. La décriminalisation permettrait une meilleure reconnaissance des droits des travailleuses du sexe, qui méritent, comme tout citoyen, sécurité et dignité.
Les couples qui baisent après une victoire du Canadien ne sont pas compromis par la décriminalisation
Ailleurs dans le monde, les lois liées à la prostitution n’ont malheureusement pas l’air de s’assouplir. L’Allemagne reconsidère la légalisation des bordels, suivant l’exemple d’une Suède condescendante qui croit que si la prostitution est illégale, elle n’existe plus. Si elle est cachée, elle n’existe plus. Résultat: beaucoup plus de violence et de peur, moins d’aide aux travailleuses du sexe. La France criminalise les clients depuis peu, ce qui met en danger non seulement l’autonomie financière de plusieurs travailleuses du sexe, mais aussi leur vie: si les clients sont effrayés par une telle loi, les agresseurs, eux, ne s’en préoccupent pas.
Pourquoi la prostitution, lorsqu’elle est un échange rémunéré de services sexuels entre adultes consentants, fait-elle aussi peur? Pourquoi la sexualité est jugée dérangeante et traumatisante quand elle ne se vit pas dans une relation de couple qui écoute un match de hockey, puis copule si le Canadien a gagné?
Les médias jouent parfois le rôle des agresseurs
Pourquoi les médias présentent encore les travailleuses du sexe comme des jeunes filles quasi encore pubères à sauver, en bas résille et talons hauts? Pourquoi les médias se rendent-ils complices de la peur ambiante? En Angleterre, les médias sont invités aux arrestations de prostituées dans les bordels et photographient les malheureuses qui soutiennent être là par choix et non par la faute de trafic humain. Ici, au Québec, suite à l’annonce de Denis Coderre, des journalistes ont appellé des salons de massage en faisant semblant d’être des clients. Ils ont enregistré les conversations et les ont passées à la radio ou à la télévision, exposant ainsi la voix de travailleuses du sexe qui n’avaient jamais accepté d’entrevue, et qui se voyaient ainsi en danger d’être reconnues par leurs proches.
En Grèce, les médias de droite blâmaient en 2012 les travailleuses du sexe d’une hausse de VIH dans la population. En un an, le VIH avait effectivement augmenté de 60%. La raison? Pas la prostitution. Plutôt le gouvernement et ses coupes dans le budget de la santé. Tous les programmes d’échanges de seringues ont été annulés.
Comme le mentionne l’article très intéressant de Laurie Penny, dès qu’il y a une croisade contre l’indécence, c’est qu’il y a mission de dévier l’attention d’un problème social beaucoup plus important. Alors quand Coderre, Diane Matte et des journalistes paranoïent et paniquent sur les faux dangers des salons de massage et du travail du sexe, que cachent-ils? Quels problèmes plus importants ont moins d’attention, par leur faute?
Communiqué de presse de Stella, un organisme qui soutient les droits des travailleuses du sexe – les caractères gras sont de moi, le texte non
Les personnes travaillant dans les salons de massage vivent désormais sous l’emprise d’un stress constant, avec la peur d’avoir un dossier criminel et d’être incarcéré-e-s, d’être déporté-e-s, de perdre la garde de leurs enfants, de perdre leur logement (des centaines de masseuses et de masseurs reçoivent leurs client-e-s directement de leurs appartements). Le fait est aussi que beaucoup de clients ont tout aussi peur ; plusieurs bons clients désertent alors les salons de massage et ceux qui n’ont rien à perdre continuent de les fréquenter. Ce qui exposent les masseuses à plus de violence. Les masseuses ont aussi peur de perdre leurs emplois, leurs lieux de travail sécuritaires où elles ont du pouvoir sur leurs conditions de travail. Plusieurs masseuses offrent des prestations érotiques et non sexuelles et se verront contraintes d’aller travailler en agence d’escorte et d’ainsi offrir des services sexuels, car elles ne désirent pas travailler au salaire minimum. D’autres s’exposeront à plus de risques en allant travailler dans un marché noir encore plus underground, en plus de dépendre davantage sur les tierces-personnes pour trouver des client-e-s. Ces stratégies répressives briment donc les droits au travail, à l’autonomie, à l’auto-détermination, ainsi qu’à l’accès à la protection policière. Et qu’en est-il des coûts faramineux reliés à cette répression ? Et des hausses de couts reliés à l’aide juridique que cette répression entrainera ? Et des coûts reliés aux nombreuses demandes d’adhésion à l’aide sociale qui s’en suivront ? Sans compter que plusieurs masseuses et tenancier-ères se déclarent et paient des impôts, en plus de contribuer à l’économie québécoise.
Impacts des médias auprès des masseuses et des masseurs
Depuis l’annonce faite par le maire, les masseuses sont aux prises avec des appels incessants de la part de plusieurs médias. Elles subissent du harcèlement, des entrevues cachées – et oui, des journalistes appellent et se font passer pour des clients pour ensuite diffuser les segments en onde et ce, sans le consentement des masseuses et réceptionnistes, les dévoilant ainsi et les exposant de ce fait même à de multiples représailles – ils diffusent les lieux, exposent les travailleuses à davantage de violence, d’intolérance et de plaintes. Sans compter l’impact sur leur santé mentale, car plusieurs masseuses roulent désormais sur le stress et la paranoïa.
Davantage de fonds publics pour renforcer la lutte à la traite humaine ?
Le gouvernement fédéral a annoncé un investissement de 2 millions annuellement pour renforcer l’escouade de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), ce qui permettra de mettre en place une équipe de douze enquêteurs, basée à Montréal, afin de lutter davantage contre la traite humaine. Le Service de police de la ville de Montréal comptait jusqu’à ce jour un enquêteur pour tous les dossiers touchant les gangs de rue, l’exploitation sexuelle et la lutte à la traite humaine. Cette nouvelle fait donc du sens si l’on veut donner les moyens aux policiers de démanteler des réseaux de gangs de rue et d’exploiteurs, mais encore faut-il réajuster le tir dans les pratiques policières et arrêter de viser les masseuses et autres travailleuses du sexe, viser un soutien aux réelles victimes d’exploitation sexuelle et surtout cesser immédiatement de confondre travail du sexe entre adultes consentants et traite humaine. Stella travaille fort pour lutter contre les violences subites par les travailleuses du sexe, tout comme nous sommes amenées à être en lien avec des femmes qui sont au prises avec des situations abusives et parfois des conjoints et proxénètes violents. La police sait qu’il est difficile d’amener ces femmes à porter plainte contre ces hommes. Tout comme il est ardu de monter des dossiers ayant pour objectif de démanteler des réseaux de gangs de rue. Si la police ferme les salons de massage, elle nous coupe aussi des liens que nous avons auprès de certaines victimes de coercition et de violence, et donc, de plaignantes potentielles qui auraient pu autrement témoigner et contribuer au démantèlement de gangs de rue. Et qu’en est-il des forces déjà présentes sur le territoire qui arrêtent les personnes qui travaillent sur la rue et dans les salons de massage? Pourquoi ne sont-elles pas mis à profit pour lutter contre les gangs de rue et l’exploitation sexuelle ? N’est-ce pas la priorité ? Qui veut-on en prison ? Des travailleuses du sexe de rue, des réceptionnistes, des masseuses ou des membres de gangs de rue, des exploiteurs, des hommes violents ?
Cour Suprême du Canada vs Denis Coderre
La Cour Suprême du Canada rendra sont verdict dans le cas Bedford v. Canada dès 9h45 vendredi prochain, le 20 décembre 2013. Cela fait des années que nous subissons la répression, la criminalisation, la stigmatisation et les violences qui en découlent. Nous attendons donc ce verdict avec impatience. Si les articles 210, 212 (1)j et 213 sont déclarés inconstitutionnels, les adultes consentants dans l’industrie pourront enfin travailler librement et avoir accès à la même protection policière que tous les autres citoyen-ne-s canadien-ne-s et il ne restera que pour priorité que d’appliquer les articles relatifs au gangstérisme, au proxénétisme de coercition, à l’exploitation des mineurs, à la traite, au trafic et aux agressions sexuelles. La police pourra enfin réaliser son vrai mandat : lutter contre le crime et non mettre des innocent-e-s en prison. Du moins, on l’espère. Comment M.Coderre réagira-t’il ? Ira-t’il à l’encontre de l’instance décisionnelle suprême du Canada ? Et qu’en est-il du gouvernement québécois ?
Stella vous invite à vous joindre à nous mardi prochain, 17 décembre, dans le cadre de la journée internationale de lutte à la violence faite aux travailleuses et travailleurs du sexe. Rendez-vous à 13h00 dans les marches en avant du Musée d’art contemporain de Montréal (185, rue Sainte-Catherine Ouest, angle Jeanne-Mance), métro Place des arts. Maintenant plus que jamais, nous avons besoin de votre support, de votre solidarité, merci de venir marcher avec nous pour refuser la violence sous toutes ses formes et militer pour le respect de nos droits; les droits à la sécurité, à la liberté et à la dignité.
Nous vous attentons en grand nombre.
À propos de Stella
Stella (www.chezstella.org) est un groupe communautaire crée et géré par et pour des travailleuses et ex-travailleuses du sexe de Montréal. Depuis 1995, les travailleuses du sexe impliquées à Stella luttent dans le but d’améliorer les conditions de vie et de travail des travailleuses du sexe, promouvoir leur santé et faire respecter leurs droits humains.
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Informations : Émilie Laliberté, Directrice générale
Cellulaire : 514-984-6319
Administration : 514-285-1599
Ça, c’est ma Mini Fée quand je lui fais écouter les chansons de Noël de Passe-Partout. Et que je danse en chantant les chansons de Noël de Passe-Partout. J’ai l’air de lui faire peur. Et elle a l’air de vouloir bouffer sa collation et oublier que sa maman est presque folle.
Ça ne m’empêchera pas de faire jouer l’album tous les jours jusqu’à Noël, yeah.
Je suis si joyeuse quand je vois une photo de célébrité qui allaite un enfant de plus de six mois. Pas parce que je suis une super groupie, mais parce que c’est rare, les photos de bambins au sein de leur maman. Ce qui me choque, ce sont les commentaires liés à de telles photos. Les journaux américains parlent de controverse, à propos de Gisele Bundchen. Les journaux français disent que c’est troublant, étonnant et que c’est de la provoc.
GOSH.
Gisele n’est pas en train d’acheter une mitraillette à sa petite fille de près d’un an. Elle est en train de la nourrir, de la réconforter, de passer un beau moment avec elle, malgré qu’elle est top occupée. Je suis jalouse de sa chevelure, mais je n’en ferai pas un drama.
Moi aussi j’allaite ma petite chérie quand je travaille (quand je fais semblant de travailler et que je tchecke mes courriels plutôt) – mais je suis moins glam. Vous avez la chance de me voir en pyjama, y’all.
Mini Fée aime foutre des autocollants partout, me demander de faire des hiboux à l’aide de rouleaux de papier de toilettes et mettre son costume d’Halloween pour faire des casse-têtes. Mais un de ses jeux préférés est de piquer les petites poupées de sa grande sœur Belle-Fille Princesse et de les baptiser Maman et Madame. Elle dit que la Madame a souvent peur. Qu’est-ce que fait la Maman alors ? Elle lui donne le sein. Ça me fait toujours plaisir de voir que l’allaitement a des pouvoirs miraculeux, même dans les jeux, mais c’est quand même un peu freak de voir une Madame à grosses boules devoir téter pour ne plus avoir peur d’Elmo genre.
Ma libraire préférée s’appelle Madame Annie. Elle donne parfois des autocollants à Mini Fée, qui l’embrasse à chacune de nos visites, même quand Madame Annie a du rouge très rouge sur les lèvres et que Mini Fée ne trouve pas ça propre – Mini Fée n’aime que mon Chanel à tendance clémentine, qu’elle s’applique dans les sourcils.
La dernière fois que je suis allée voir Madame Annie, je me suis procurée Frisson l’écureuil se prépare pour l’Halloween de Mélanie Watt, L’orangeraie de Larry Tremblay – je suis sûre que mon ami Fabrice l’aimerait, yo, si tu me lis, faut que tu viennes me voir et prendre le thé et manger des raisins et des biscuits avec moi et ramener ce livre chez toi- et Scellé plombé de Maxime Olivier Moutier.
Mini Fée pourrait regarder les images de Frisson ou me demander de lui lire Tout le monde fait caca, un livre emprunté à la bibliothèque il y a trois jours, mais elle préfère trimballer Scellé plombé partout avec elle, en m’indiquant qu’il y a des illustrations, tout plein de mots, en guise d’illustrations, et elle trouve ça merveilleux, même si moi, je sais, ce livre est merveilleux, mais d’un merveilleux qui s’effondre, qui ne fait que s’effondrer, dans l’absence, la coke, l’amour qui n’existe plus comme nous voudrions qu’il existe.
J’en fais pas des cauchemars et tant que je peux rentrer dans mes jeans et dans mon costume d’infirmière cochonne, c’est ok, mais même si j’ai accouché il y a cinq mois, j’ai faim et je mange comme si j’attendais des triplés.
Et aujourd’hui j’ai compris pourquoi. J’ai lu la notice sur mon petit pot de Fenugrec (c’est un produit naturel qui aide à avoir des montées laiteuses, et comme j’allaite une ogresse et un gourmand, c’est nécessaire) et ce n’est pas qu’écrit que ça aide aux montées laiteuses. Ça stimule aussi l’appétit. So, ça fait cinq mois que je prends deux-trois gelules de Fenugrec par jour et ça fait cinq mois que je mange quatre repas par jour et je saisis enfin pourquoi certaines jupes ne me font plus. Fuck. Ça mérite une gorgée de Bailey’s et une plus grosse ration de harengs dans mon assiette.
Des mannequins et leur maman. Howard Schatz les photographie en demandant expressément aux mannequins de ne pas se la jouer fashion et sexy, d’être simplement une fille, d’être simplement là, avec leur maman. Certaines ont l’air si complices, se touchent, se cajolent, leur regard est affectueux, rieur ou doux, tandis que d’autres restent figées dans une pose à la Zoolander, écartées de leur maman, comme si leur maman n’était qu’une figurante dans la photo.