Je me rase la chatte sous la douche, je mets du glaçage à la vanille française sur mes tétons et sur des petits gâteaux, et aussi des Smarties de toutes les couleurs, je m’habille avec une petite robe à pois qui m’écrase les seins. Je propose à Alexandre Le Grand de m’aider pour gonfler les ballons en forme de Mickey Mouse et en forme de clitoris, ils sont tellement minuscules, même une fois gonflés ils sont pas plus gros que des couilles.
Belle-fille Princesse croque des morceaux de pizza froide avec des croustilles ondulées dessus, en attendant les voisines pour fêter les quatre ans de Paprikalicious. Mes parents arrivent, avec mon frère Philippe et un cadeau pour ma chatte. Philippe me dit qu’il est allé ce weekend au Pied de Cochon, avec Claire, et que Claire est restée au lit, ce matin, parce qu’elle s’est trop saoulée la veille. Je suis toute déçue, je voulais parler des abdos de Britney Spears avec elle et lui montrer ma nouvelle veste de Forever 21. Philippe me précise qu’elle a écrit un poème pour Paprikalicious et il commence à me le lire, pendant que je range son manteau dans la garde-robe, dans l’entrée, Paprika, toi qui sent le tapioca, Nous ne voulons point être tes adversaires, en ce jour de ton anniversaire, Nous comprenons ton malaise, d’être aussi obèse, Tu n’es pas une chatte ingrate, mais tu aimes trop les tartes.
Je hurle elle n’est pas grosse, et ma maman dit elle a un joli minois, c’est vrai, mais regarde-la courir, son ventre bouge de droite à gauche, elle est légèrement trop grosse, et toi tu n’as pas grossi un peu, tu ne fais plus de jogging et de yoga? Je soupire très fort et je l’oblige à manger un cupcake dans une gamelle. Elle dit une chance que Paprika n’est pas enceinte, tu l’imagines?
Belle-Fille Princesse saute sur mon frère, elle l’embrasse sur les joues, il se débat, elle le retient et reste sur ses genoux, avant de déballer les cadeaux de Paprikalicious. Elle déballe un joli cadre blanc, en forme de face de chaton, acheté chez Ben et Tournesol, et une petite souris à ressorts. Paprikalicious se jette sur la petite souris, Philippe la regarde et il dit wouah c’est une chatte normale, et mon papa ajoute ouais une chatte normale prise dans un corps d’éléphant.
Je vais chercher les cupcakes, je passe à côté d’Alexandre Le Grand, que j’appelle papa, par erreur, tout le monde rigole, et Alexandre Le Grand dit elle m’a appelé comme ça toute la nuit, elle disait daddy, oh daddy, prends-moi plus fort. Je me retourne vers mon mec, je suis toute rouge, et je dis c’est pas vrai. Je dépose les cupcakes devant les fillettes et je dis à Belle-Fille Princesse de souffler sur les bougies sans cracher sinon tout le monde va être malade. Ma maman choisit son petit gâteau avant qu’ils soient tous contaminés, je verse du lait dans le verre des voisines, et j’offre à Philippe une clémentine.
Dans la cuisine, Alexandre Le Grand me pousse contre le réfrigérateur, j’ai encore la pinte de lait dans les mains, je retiens mon souffle, il passe sa main sous ma robe et il me dit que je suis toute douce, qu’il a envie de dire à tout le monde de partir tout de suite, pour qu’il puisse me prendre, les jambes écartées, la culotte sur le côté, le glaçage à la vanille française tout proche. Je l’embrasse rapidement et j’entends une de nos voisines dire qu’elle a hâte qu’il neige enfin, parce que la neige, ça goûte aussi bon que les hot-dogs.





