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Most Likely to not inherit from her parents because of her porn acting past

août 3, 2009

Musique: Britney Spears, Freakshow

Breuvage: vin rosé Billette

Quand j’avais quinze ans, mes parents, très sévères niveau respectabilité de leur fille nympho chérie, refusaient qu’un mec me suive dans ma chambre, même pour m’aider dans mes leçons d’algèbre (j’étais nulle en mathématiques, même en utilisant une calculatrice, j’arrivais pas à faire des additions). C’est dans le sous-sol que je devais me mettre sur le dos, les jambes écartées, avec une émission de télévision en arrière-fond, pour me faire baiser, toujours avec l’angoisse que mes parents descendent pour genre me proposer de boire un chocolat chaud ou de promener notre golden retriever coquette avec une petite boucle sur la tête (mais pas de vernis sur les griffes, c’est déplorable, je sais).

Au chalet, je dois faire presque pareil, je veux dire, je couche dans le même lit qu’Alexandre Le Grand, dans ma chambre à la tapisserie rose à pois blancs, sans avoir à demander la permission à mes parents, mais je suis total terrorisée des bruits que le matelas à ressorts et les fessées d’Alexandre Le Grand provoquent. Je suis pas vierge et tout, et mes parents savent que je baise dix fois par semaine, mais quand même, je ne veux pas les empêcher de dormir.

Et quand ils jouent au Scrabble, en se questionnant sur l’admissibilité du mot sida dans le jeu, ou sur l’existence véritable de tous les mots que mon papa propose (Nykal serait un petit animal qui ressemble à une marmotte? Pens serait une ancienne monnaie australienne ? Flanx serait une céréale qui irrite gravement le côlon?), je fantasme sur Michael Scofield, le mec tatoué de Prison Break, et sur Anna, la réceptionniste insouciante d’Hotel Babylon, en m’imaginant lécher Anna, sous la douche, elle encore habillée en tailleur, la blouse blanche collée à ses tétons durs, pendant que Michael Scofield pointe une arme contre nous, le rideau de la douche déchiré, attendant qu’Anna jouisse grâce à ma langue pour se crosser entre mes fesses. Je me cache sous une jetée, je déboutonne mes jeans, et je me caresse le clito, en tentant de contrôler ma respiration comme une fille qui genre ne se pince pas le clito devant sa famille, et c’est dommage que notre golden retriever soit six pieds sous terre, parce que je suis sûre qu’elle aimerait bien être sous la jetée, elle aussi.