Posts Tagged ‘American Apparel’

Le cul bien moulé, mais la chatte rasée

mars 30, 2012

Je boycotte pas American Apparel parce que c’est possiblement un pervers qui dirige ces boutiques. Nope, je rêve d’avoir toujours le cul bien moulé dans du coton, mais la dernière fois que je suis entrée dans un American Apparel, au Cours Mont-Royal, Mini Fée n’a pas aimé la musique, elle a pleuré, elle ne voulait pas cesser de pleurer, et je suis allée m’acheter un collier chez Olivia plutôt qu’une jupe qui cache tout juste ma chatte  quand je me mets sur la pointe des pieds pour ramasser mon courrier.

Pour avoir du plaisir devant de la pub et des poils pubiens : http://fashionista.com/2011/01/american-apparels-most-provocative-ads-from-1995-to-the-present-an-evolution/

J’avale mieux le foutre que les shooters au rhum

novembre 7, 2010

À l’entrée du Edgar Hypertaverne, je prends le journal Rue Frontenac et le Voir, parce que Sarah Lee m’a dit d’y regarder les seins en noir et blanc d’une comédienne qu’elle n’aime pas. Je retire mon manteau, je le dépose sur une banquette et je salue Alexandre Le Grand et un de ses amis, Brian, avant de me diriger vers la salle de bain.

Je vois le deejay, Renart Léveillé, nous nous embrassons, et je vais vérifier si mes tétons sont tout durs et si la pluie n’a pas rendu mes cheveux affreux. Je me remets du gloss, je remonte ma jupe dorée American Apparel dorée sous mes seins et je tente d’avoir une démarche sexy même si je suis en ballerine et non en souliers à talons de trois pouces – je ne m’y habitue pas, je suis faite pour avoir les pieds souffrants dans des souliers de salope.

Alexandre Le Grand me dit que ma jupe ressemble à celle d’une patineuse artistique. Je lui fais une grimace, et je cherche des yeux une serveuse. Brian me présente ses amis, un couple résidant à Montréal depuis fin avril, un mec aux cheveux frisés, et un autre avec des yeux noirs et coquins – je craque, que des Français autour de moi. Le mec aux cheveux frisés demande à Alexandre Le Grand comment il a connu Brian. Alexandre Le Grand répond : « C’est le mec que je payais pour me sucer dans la rue. » La fille, qui joue à écraser des glaçons avec la paille de son verre de Perrier, relève la tête et commence à rigoler comme je voudrais rigoler, et comme je suis sûre que Marilyn Monroe rigolait, d’un rire pétillant et crystallin.

(Moi je ris en faisant parfois des bruits de cochon en rut. Féminité de danseuse de gigues qui se déguise en princesse, oh oui.)

Une serveuse aux gros seins dévoilés par un cardigan détaché nous amène des shooters. Incapable de vider mon verre d’un coup, je donne le reste à Alexandre Le Grand, et je me tourne vers le mec aux yeux foncés : « Je suis nulle pour avaler. Il en reste toujours quelques gouttes. Ou je m’étouffe. Je peux te suivre aux toilettes si tu veux m’aider à être meilleure ? » Je n’attends pas sa réponse, et je fouille dans ma sacoche, pour en retirer des sucettes en forme de queue.

Blogue de Renart: http://www.renartleveille.com/

Sucer en mini shorts et rollerblades

septembre 19, 2009

lecture: Victor Malarek, The Johns, Sex for sale and the men who buy it

drame de la journée: j’ai les ongles tout cassés

J’enfile des mini shorts en coton jaune poussin American Apparel, des bas aux genoux et mes rollerblades, pour ressembler à Ellen Page et à Drew Barrymore dans leur photoshoot du Marie-Claire du mois d’octobre. Je dis à Alexandre Le Grand je vais me toucher, quand tu auras terminé de répondre à tes courriels, tu viens goûter mes doigts tout plein de mouille? Je plaque mon vibro contre mon clito, assise sur le bord du lit, et je regarde mes jambes en jouissant, elles sont belles mes jambes, toutes écartées et tendues presque à en avoir des crampes.

Je vais me chercher un verre d’eau gazéifiée, Alexandre Le Grand me suit dans la chambre, il dit j’ai envie de te la mettre entre les fesses. Son téléphone sonne, il répond, et il commence à parler de petit chien qui mange des livres. Je pose mon verre d’eau sur la table de chevet et je commence à caresser mon mec, à faire durcir sa bite coincée dans ses jeans. Je chantonne la chanson que le garçonnet d’Élise voulait trop écouter l’autre soir, quand je jouais à la babysitter, Oh I’m a gummy bear, Yes I’m a gummy bear, Oh I’m a yummy tummy funny lucky gummy bear, I’m a jelly bear, Cause I’m a gummy bear, Oh I’m movin’ groovin’ jammin’ singing gummy bear.

Je me trouve totale bandante de chanter ça, en retirant la ceinture d’Alexandre Le Grand et en déboutonnant son jeans. Il pose une main sur ma bouche et il dit au téléphone j’ai drogué Mélodie, elle déconne, tu veux chanter pour Gaspard, salope? Je secoue la tête, je me penche vers sa bite, je le suçotte, j’ai la bouche déjà trop pleine pour chanter que je suis un putain de jujube qui groove. Alexandre Le Grand me repousse, il se couche, place deux oreillers sous sa tête et étire ses jambes. Je lèche ses couilles et passe doucement mes seins sur sa bite, je rigole en faisant durcir mes mamelons contre son gland. Il parle des nouveaux t-shirts qu’il s’est commandé sur le net et encore de petit chien qui mange des livres et il demande à son ami s’il peut luncher avec lui le lendemain.

De sa main libre, il glisse mes cheveux derrière mes oreilles, je lui souris, en sortant la langue. J’écrase mes seins, je tente de les serrer le plus possible contre sa bite, en m’aidant de mes mains. Je bouge, je le crosse avec mes boules, je veux son sperme sur mon corps et l’obliger à parler d’une voix essouflée. Il jouit, j’ai une louche de sperme qui coule dans mon cou. Il raccroche en souhaitant une bonne soirée à Gaspard. Je claque mes rollerblades l’un contre l’autre, je les retire et nous allons à la cuisine, préparer le souper ensemble.

Je ne coûte pas très cher

août 4, 2009

J’aime pas juste le grain de beauté de Cindy Crawford

Je rejoins Marky Mark aux Folies, en skinny jeans rose effilochés et en sandales blanches à talons hauts de cinq pouces, sous un parapluie à motifs léopards. Il fume une cigarette, la chemise mouillée par la pluie, je l’embrasse et je nous prends une table au milieu du resto, pour pouvoir critiquer ou fantasmer sur tout le monde qui ouvre la bouche pour bouffer des méga burgers.

Nous regardons pendant dix minutes la carte de cocktails pour finalement commander un Long Island Iced Tea et un Cosmopolitan. Marky Mark me parle de son travail, de son boss qui lui paie des lunchs, des heures qu’il passe au gym, dans un hôtel tout proche, et de la femme super sexy qui lui fait des lifts le matin. Il dit elle est gentille, mais elle refuse que je fume dans son auto. Je lui dis que sa chemise est jolie, et il sourit comme un gamin qui joue pour la première fois à un jeu vidéo, il dit j’en ai acheté trois, et un complet aussi, j’avais que celui de mon bal de finissants, je pensais que tout le monde portait un complet au travail, mais non.

Nous mangeons une grosse assiette de nachos, en buvant une bouteille de vin rouge, il dit je vais payer sœurette, je viens de recevoir une grosse paie, et je dis non, je suis ton aînée, oh attends on va demander à la boule, et je sors ma Magic 8-Ball de ma sacoche Guess, et je la secoue et je dis la boule me répond Without a doubt, alors c’est moi qui paie, quand tu seras millionnaire tu m’achèteras du champagne rose et nous nous soulerons en parachute genre, oh et tu pourrais m’offrir du Botox pour mes vingt-sept ans, Cindy Crawford a commencé à s’injecter du Botox à cet âge-là et elle est encore plus excitante que plein de mannequins russes. Marky Mark est d’accord et il ajoute et ton nez? Et je dis nan, mon nez j’y toucherai jamais, sauf si je me fais battre par Alexandre Le Grand et qu’il le casse, je l’aime trop, c’est le nez Nelson, et tant qu’il devient pas aussi gros que celui de grand-papa, j’y tiens comme ça, avec ma bosse de juive et tout.

Bro voleur de Ho

La serveuse nous offre des shooters de tequila, nous en reprenons deux autres fois, et Marky Mark dit faut que je parte bientôt, je me lève à cinq heures demain, et il dit hier j’ai mal dormi, j’ai ramené une fille à la maison, j’avais passé la soirée avec elle dans un bar qui passait juste des chansons des années quatre-vingt-dix, je lui avais dit de venir boire avec moi une bière ou deux à la maison, mais Philippe avait bu toutes mes bières, et il écoutait la télé super fort, la fille savait pas trop quoi faire alors elle est partie, fuck, il m’énerve des fois, c’est pas la première fois que ça arrive, avant qu’il sorte avec Claire, je baisais une fille dans ma chambre, et il a cogné, et je lui ai dit de partir, mais il est entré et il a dit je voulais juste savoir si vous vouliez des chips, et il a fermé la porte, et il est monté en haut, dans la cuisine, et la fille l’a suivi, elle m’a dit qu’elle voulait des chips finalement, et je suis remonté, dix minutes plus tard, et j’ai vu Philippe qui embrassait la fille, assise sur le comptoir.  

Mon mec bande quand je l’appelle sugar daddy

J’accompagne mon frère au métro, et j’appelle Alexandre Le Grand pour savoir si je peux le rejoindre chez Vallier. Il est avec des ex collègues, il me présente, il dit des trucs comme je l’ai eue en la payant, il est super soul, et je rigole, les mecs me paient des martinis aux bleuets, ils me demandent ce que je fais dans la vie, je prends un accent de pétasse à la Paris Hilton et je dis oh rien, c’est mon sugar daddy, je le suce et je magasine, et je secoue la tête, nan je travaille dans une librairie et j’apprends l’espagnol pour débutants tous les vendredis.

Alexandre Le Grand me touche les seins et il dit tu as taché ton t-shirt, et il lèche la salsa que j’ai sur le col en V de mon t-shirt gris extra small American Apparel. Il dit à ses ex collègues que je suis la femme de sa vie parce que j’ai des gros seins et que nous nous cherchons une maison à rénover à Verdun ou à NDG pour faire plein de bébés, il touche mon ventre et il répète ce qu’il me dit vingt fois par semaine, elle va être belle super grosse et elle va me donner son lait aussi, ça va être encore mieux que de la bière, et tout le monde dit cheers, et je rigole même si maintenant je m’imagine zéro belle avec trente livres d’eau amniotique et plus prête à adopter un petit Colombien qu’à passer des tests de fertilité.

Nous cherchons son auto pendant dix minutes dans le stationnement, Alexandre Le Grand dit j’ai peut-être trop bu, nous nous arrêtons pour qu’il mange un fish and chips hyper gras, et je lui montre mes souliers, en remontant un peu mes skinny jeans, et je lui dis tu vois le talon, je me le suis rentré au moins deux fois dans la chatte, même après avoir marché dans le gravier avec, tu m’aimes han.