Archive for the ‘family power’ Category

Roquefort javellisé et écriture

juillet 27, 2012

Le lundi, je vous dis tout ce que j’aime, en vrac, comme ça, parce que je partage mes découvertes et mes joies super facilement. Je trouve toutefois que je ne vous écris plus assez, et pour me motiver à rester devant mon ordinateur au lieu de manger des croustilles à la crème sûre, j’ai décidé de thématiser deux autres journées : le mercredi sera le mercredi maternité, je pourrai parler de ma vie de ma maman sans avoir peur que vous me trouviez endormante et le jeudi sera le jeudi envies, j’écrirai sur mon cul, sur le cul des autres, sur les photos sexy que je trouve sur le web, sur la saveur du foutre d’Alexandre Le Grand – c’est rarement la même saveur, parfois je préfère quand il est tout léger, au yogourt glacé citronné genre, mais parfois je veux qu’il goûte fort, qu’il goûte le saucisson, la bière qu’il a avalée, les cornichons et le roquefort javellisé.  Et parfois, je reviendrai ici avec mes petites histoires de Pom Pom Girl dans un bar ou de souper entre amis.

À bientôt! Bisous soufflés au Perrier!

Mélodie

Changhong et de la chance

juillet 26, 2012

Nous avons décidé de partir à Cuba sur un coup de tête, sans savoir si j’allais retrouver mon passeport facilement dans le désordre de l’appartement, ni si Mini Fée allait apprécier les vagues et les petits poissons sur ses pieds, le sable collé sur sa peau et les voix étrangères qui nous réveillent au petit matin.

J’ai lu d’excellents conseils sur comment voyager avec un bébé, j’ai oublié de faire comme la fille qui se prend en photo all the time dans les toilettes en avion, nous avons bu des smoothies aux fruits de la passion tous les jours, Mini Fée adorant ouvrir grand la bouche pour y accueillir le liquide si froid de melons et d’ananas si frais, nous avons écouté de mauvaises émissions de télé quand Mini Fée dormait – aux deux-trois heures, sous le soleil, elle s’endort rapidement -,  nous avons rigolé de la marque de la télévision – Changhong, voir que ça existe pour vrai un nom de marque comme ça – , et un touriste voulait toujours nous montrer une étoile de mer au moment même où Mini Fée chiait son déjeuner, la classe, nous n’avons pas vu d’étoile de mer finalement.

Ça m’a inspirée une chronique pour Canoé et l’envie de partir deux mois dans un autre pays, genre la Thaïlande ou le Vietnam ou le Brésil, encore juste avec Mini Fée et Alexandre Le Grand, à vivre à un autre rythme que le mien, celui du soleil et des siestes de ma petite chérie.

J’aime les licornes mais pas pour sortir

juillet 6, 2012

Mon mec arrive, il retire ses pantalons, garde sa chemise, enfile un bermuda beige et me dit qu’il aimerait bien boire une bière à la Succursale, même si nous ne devions pas, encore une fois, boire pendant quelques jours. J’attends quelques secondes avant de lui répondre : « Je cherche quelques jouets pour Mini Fée et je suis prête. »

Je me change dans la chambre, je ne veux pas rester en short et t-shirt à motif de licornes d’Urban Outfitters. Je mets une jupe dorée, que je n’ai pas mis depuis deux ans, et un wife-beater noir. Une ceinture complète ma tenue, pendant cinq minutes, avant que Mini Fée ne décide de la bouffer et de la défaire.

 Je bois lentement ma Pom Pom Girl, je raconte des histoires à Mini Fée, je regarde Alexandre Le Grand en souriant, en me répétant que je suis chanceuse, chanceuse et fatiguée, mais surtout chanceuse. Je bois mon drink pendant qu’Alexandre Le Grand boit deux pintes de bière. Après avoir placoté avec un des proprios de la Succursale, nous allons acheter du saucisson à la boucherie des Deux Gaulois, juste à côté.

À l’appartement, nous décidons de commander du japonais. Sur la galerie, la porte entrouverte pour entendre Mini Fée si elle se réveille, nous nous partageons un verre de chardonnay. Je me penche vers son épaule, son corps tout entier penche vers moi, je l’embrasse sur la joue, il me prend dans ses bras et il me répète qu’il m’aime. J’ai besoin de ses je t’aime, qu’il les dise à tout moment, sur l’oreiller, dans un courriel, en coupant des morceaux de saucisson, j’ai besoin de ses je t’aime, depuis presque sept ans, ça ne change pas.

Une petite bouche affamée

juillet 2, 2012

Mini Fée n’aime pas les biberons et je ne suis pas très pressée de lui apprendre à bien boire au verre. Les jours de grande chaleur, elle boit un peu d’eau, mais elle bouffe surtout plein de morceaux de melon d’eau gorgés de liquide, et mon lait.

Parfois, quand elle est dans les bras de son papa, elle cherche à téter, elle cherche sous sa chemise l’odeur du lait qu’elle ne trouve pas, elle s’énerve, elle tire sur les boutons de sa chemise, fait des ronds de salive sur le tissu, puis se retourne vers moi. Alexandre Le Grand dit toujours que ça lui ferait plaisir de lui donner du lait, mais que c’est évidemment impossible.

Je croyais aussi que c’était impossible, avant de lire un article d’Agnès Giard sur des hommes qui allaitent. C’est incroyable. J’avoue que j’aurais de la difficulté à partager ma Mini Fée, à tendre sa bouche affamée vers son papa, alors que j’aime tant son regard quand elle est à mon sein, et caresser ses cheveux, et rigoler de ses pieds qui donnent des coups, de ses mains qui attrapent un jouet, mais je trouve ça très beau, lire sur l’allaitement des hommes, particulièrement le cas déchirant du Sri Lankais B. Wijeratne.

« Le plus célèbre, rapporté par l’Agence France Presse, est celui du Sri Lankais B. Wijeratne. En 2002, il perd sa femme qui meurt en couche, laissant au monde une petite fille de 18 mois et un nouveau-né orphelin. Les deux enfants refusent de boire du lait de vache. «Elles le rejetaient chaque fois que je les nourrissais au biberon, raconte Wijeratne. Alors, incapable de supporter leurs cris, je leur ai offert ma poitrine et je me suis aperçu que je pouvais les nourrir.» »

Source photo:http://ilovecharts.tumblr.com/post/5841383337

Maternité et fellation

juillet 2, 2012

Je crois que ma copine Mariposa reçoit cent courriels de lecteurs par jour, moi c’est très rare, et ceux que je reçois sont habituellement adorables. Je viens de commencer à correspondre avec une fille vraiment extra, qui passe un an à faire le tour de l’Europe en caravane. Je sais que ce serait typiquement un rêve d’Alexandre Le Grand, de parcourir le monde en famille. Je suis vraiment plus sédentaire que lui, qui a travaillé en Californie et en Arabie Saoudite, juste après la guerre du Koweit.

 Anyway, un message que j’ai reçu m’a total charmée et je voulais le partager avec vous, parce que j’espère que vous pensez la même chose que cette gentille cochonnette :

« Je le lis régulièrement avec mon mec et tous les deux on trippe fort sur tes textes cochons. Je suis aussi très contente de voir qu’enfin un blog parle autant de bébé, maternité que de fellation. »

Merci à vous tous de me lire! Je me sais très chanceuse de partager mes joies et jouissances avec vous!

T-shirt pour décourager les dragueurs

juin 26, 2012

Miss Lyon, ma belle-fille de seize ans, arrive bientôt au Québec pour un mois de vacances. Elle est too much sweet – même si je suis sûre qu’elle n’écrit pas que des trucs chouettes sur moi dans son journal intime – , elle vient de jouer Juliette dans Roméo et Juliette à son lycée, et elle a les plus gros seins du monde entier. Si je n’avais pas eu d’augmentation mammaire, je serais super jalouse.

Mon frère Philippe a recommandé à Alexandre Le Grand d’acheter des t-shirts taille large à Miss Lyon et d’y faire inscrire Mon père mesure plus de six pieds et il aime se battre.

Se saouler au champagne en parlant de bébés

juin 21, 2012

Je me remaquille rapidement après qu’Alexandre Le Grand m’ait baisée devant le miroir de la salle de bain, une jambe en l’air, son regard direct sur mes fesses. Je cherche mes boucles d’oreilles Betsey Johnson, celles en forme de cœur avec des petits pois rouges à l’intérieur. Je regarde mes cheveux, je me demande si je dois les attacher ou non, toutes les filles sur Crescent ce soir auront payé pour des mises en plis pendant l’après-midi et moi ça fait un an que je ne suis pas allée voir un coiffeur.

Jujubes et champagne

En auto, nous n’écoutons pas de musique, nous parlons des jujubes que j’ai achetés à mes parents qui gardent Mini Fée, de mes talons hauts que je trouve extraordinaires, « C’est super facile de marcher avec, je pourrais courir jusqu’au resto si je n’avais pas peur de foncer sur quelqu’un qui spillerait sa bière de dépanneur sur le tissu de ma robe. » Alexandre Le Grand me dit que ça lui a fait du bien de se vider en moi et qu’il aimerait bien me lécher en revenant ce soir. Je prédis que je serai trop saoule pour écarter mes jambes sans avoir envie de faire pipi.

Au Newton, je montre des photos de Mini Fée à tout le monde. Lena Roxane et Corinne s’extasient et en oublient la prétention des hôtesses qui ne les croyaient pas quand elles leur disaient avoir réservé une table. Je bois un verre de champagne en deux minutes, « Ça fait une éternité que je n’ai pas bu, je suis trop heureuse, Mini Fée ne se réveille plus pour boire à une heure du matin, alors j’ai le droit de boire du champagne comme si c’était du Perrier à la lime! » Mona trinque avec moi. Elle me parle du livre qu’elle enregistre présentement pour les aveugles : « C’est un livre avec beaucoup de phrases en japonais, prononcées par un anglophone, alors je ne sais pas du tout ce que je raconte. »

Je chausse maintenant du 9 au lieu du 8

Je bois un autre verre de champagne en attendant mon entrée de pétoncles. James a commandé le même plat que moi. Alexandre Le Grand, le même que Mona. Nous plaisantons sur l’échangisme et je ne sais plus où poser les yeux.  James dit à la serveuse qu’elle ressemble à une actrice. Elle échappe de l’eau glacé de son pichet sur moi : « On dit souvent que je ressemble à Eva Mendes ou à Jessica Alba. »

Lena Roxane et moi parlons de la grosseur de nos seins et de pieds après une grossesse. Je dois me rendre à la salle de bain, je me trompe d’étage, puis je tente de me prendre en photo avec mon cellulaire parce que ma robe est vraiment trop jolie, mais je suis trop saoule et les toilettes sont trop sombres pour que je réussisse à prendre une photo d’autre chose que ma face.

Une énorme queue à goûter

À la table, Richard a une énorme queue de homard devant lui. Il répète que sa queue pèse une livre et demi. Alexandre Le Grand dit qu’il est bien prétentieux. Il demande à Lena Roxane si la queue de Richard est aussi grosse. Je ne l’entends pas répondre parce que je demande en même temps un verre de vin blanc à la serveuse. À la fin du repas, je pique le verre de vin rouge d’Alexandre Le Grand. Je repousse mon dessert parce qu’il est trop sucré et que j’ai envie de manger le reste de flan dans le réfrigérateur à l’appartement.

Alexandre Le Grand me dit que je suis la plus belle, « J’espère ne pas être trop fatigué pour te baiser encore tantôt. », et je me jure de ne boire que de l’eau pendant une semaine, en écoutant les autres filles parler du nom de leur chien.

(Oh et finalement mes talons n’étaient pas si extraordinaires que ça: je les ai retirés pour marcher jusqu’à l’auto parce que j’avais super mal aux pieds. Je pense que le champagne fait gonfler les pieds.)

Les robes à enfiler et les pommes à avaler

Mai 15, 2012

C’était ma première fête des mamans, dimanche dernier. Je n’ai pas pleuré. Je suis tellement sensible que j’étais certaine de pleurer, juste parce que c’était ma première fête des mamans, mais je n’ai pas pleuré.

J’ai câliné toute la journée ma chérie, je l’ai habillée en petite robe blanche à fleurs grises, je l’ai trouvée si jolie, je l’ai embrassée sans lui dire que je la mangerais tout cru parce que j’ai peur qu’elle ne comprenne ce que ça veut dire et qu’elle ne croit que ce soit vrai, que je la mangerais bien tout cru.

Ma maman à moi est venue me voir, avec mon papa, il n’avait pas vu Mini Fée depuis deux semaines, avant son voyage en bicyclette en Virginie. Il y a quelques jours, il avait cogné à ma fenêtre, j’étais au salon et il avait cogné à la fenêtre du salon, il me voyait, et il voulait voir Mini Fée, mais elle dormait, et il était parti au théâtre sans avoir vu sa petite fille.

J’ai donné à ma maman un cadeau, rien d’extravagant parce qu’elle n’aime pas quand je dépense trop pour elle, et une carte, une carte dans laquelle je lui rappelais que maintenant nous étions rarement toutes les deux toutes seules, que lorsque nous nous voyions, il y a la famille, mes frères, mon papa, mon chéri, Élisa Chloé, ma petite fille à moi, ma petite chérie que je prends dans mes bras, que j’embrasse, que je change, elle sait, ma maman, elle sait ce que je fais, parce qu’elle a déjà tout fait ces trucs pour moi, quand j’étais sa petite Mélodie à elle.

J’ai souvent lu qu’avoir un enfant changeait notre propre perception de nos parents, et c’est effectivement vrai, je ne pouvais pas imaginer, avant, les réveils la nuit, les inquiétudes, les miettes de biscuits aux bananes à ramasser trois fois par jour, la température du bain à vérifier, les massages, les rires et le visage qui devient tout rouge de pleurs. Nous ne gardons pas de souvenirs de nos premiers mois, si peu de nos premières années, mais tout est si marquant, et fragile, et je remercie ma maman d’avoir fait attention à moi, comme je le fais maintenant avec ma petite fille à moi.

Je l’aime, ma maman, elle le sait, et j’ai hâte, égoïstement, que Mini Fée me dise qu’elle m’aime, elle me le dit, tous les jours, avec ses sourires si gros qu’elle pourrait avaler une pomme d’un coup, elle me laisse la serrer si fort contre moi, si fort, elle m’aime et je l’aime et je vous souhaite tous d’aimer comme ça.

J’aime les tulipes noires

avril 10, 2012

Je suis déménagée fin septembre, il y a un peu plus d’un an, et depuis, tout est trop merveilleux. Depuis mon déménagement, je suis tombée enceinte – après avoir essayé pendant trois ans, et vous savez tous comme j’aime essayer, dans toutes les positions, tant que je n’avale pas je garde tout bien au fond de ma chatte – je me suis trouvée un nouveau travail, un nouveau bar préféré, une nouvelle librairie préférée (Limasson, love ya!), un Starbucks a ouvert à deux minutes de chez moi, et je croise tous les jours des gens qui parlent du chat qu’ils viennent d’adopter, de la bottine qu’ils ont trouvée et accrochée à une clôture blanche, de Mini Fée qui est plus intéressante à regarder que la télé ou des spéciaux sur les caleçons en vente dans une boutique qui ferme bientôt.

Aujourd’hui, en allant acheter du gâteau breton, Mini Fée dans le porte-bébé, sa tête entre mes seins, un homme m’a arrêtée et il m’a tendu un livre sur les bébés animaux. Il a tout simplement dit : « Pour votre petite. » et il est parti.

Même si je n’ai pas encore de potager ou de tulipes devant chez moi, je trouve que ma vie est fucking magique.

Trois semaines plus tard, mon temps des Fêtes

janvier 11, 2012

Je pensais que Suzie Frisette, c’était un film super bon. Personne ne l’a écouté, finalement, encore moins moi, qui regardait des photos des autres Noël, de moi avec le visage recouvert d’un très mauvais fond de teint (Noël 2009) et de mes frères qui entourent mes épaules de fille qui adore le patinage artistique et souper d’une salade au saumon tous les soirs de la semaine (Noël 2004).

Alexandre Le Grand et sa fille de quinze ans ont préféré écouter Kiss Kiss Bang Bang en mangeant des chocolats aux noisettes. Belle-Fille Princesse, elle, dessinait dans la fenêtre, puis effaçait les cacas que son papa avait dessiné, parce que son papa a beaucoup d’humour et qu’il trouvait ça très marrant d’ajouter des cacas avec des mouches autour, dans le paysage féérique de Noël créé par Belle-Fille Princesse.

Et les journées passaient comme ça, pendant deux semaines, à rigoler de Jimmy Fallon, à manger trop de cassoulet, à boire un verre de chardonnay sous la douche en me rasant la chatte, à ne pas tricher en jouant à Mille Bornes, à changer les draps des lits quand des amis arrivaient, à boire du mousseux italien qui sent la rose, à embrasser la famille et à expliquer à un petit de six ans que oui, le bébé dans mes bras est bien mon bébé à moi, et à écouter ce petit de six ans me dire que la mère de son meilleur ami a de plus gros seins que moi et qu’ils sont gros comme ça.