Des ballons en forme de clitoris et des cupcakes à la vanille française

novembre 23, 2009

                   

Je me rase la chatte sous la douche, je mets du glaçage à la vanille française sur mes tétons et sur des petits gâteaux, et aussi des Smarties de toutes les couleurs, je m’habille avec une petite robe à pois qui m’écrase les seins. Je propose à Alexandre Le Grand de m’aider pour gonfler les ballons en forme de Mickey Mouse et en forme de clitoris, ils sont tellement minuscules, même une fois gonflés ils sont pas plus gros que des couilles.

Belle-fille Princesse croque des morceaux de pizza froide avec des croustilles ondulées dessus, en attendant les voisines pour fêter les quatre ans de Paprikalicious. Mes parents arrivent, avec mon frère Philippe et un cadeau pour ma chatte. Philippe me dit qu’il est allé ce weekend au Pied de Cochon, avec Claire, et que Claire est restée au lit, ce matin, parce qu’elle s’est trop saoulée la veille. Je suis toute déçue, je voulais parler des abdos de Britney Spears avec elle et lui montrer ma nouvelle veste de Forever 21. Philippe me précise qu’elle a écrit un poème pour Paprikalicious et il commence à me le lire, pendant que je range son manteau dans la garde-robe, dans l’entrée, Paprika, toi qui sent le tapioca, Nous ne voulons point être tes adversaires, en ce jour de ton anniversaire, Nous comprenons ton malaise, d’être aussi obèse, Tu n’es pas une chatte ingrate, mais tu aimes trop les tartes.

Je hurle elle n’est pas grosse, et ma maman dit elle a un joli minois, c’est vrai, mais regarde-la courir, son ventre bouge de droite à gauche, elle est légèrement trop grosse, et toi tu n’as pas grossi un peu, tu ne fais plus de jogging et de yoga? Je soupire très fort et je l’oblige à manger un cupcake dans une gamelle. Elle dit une chance que Paprika n’est pas enceinte, tu l’imagines?

Belle-Fille Princesse saute sur mon frère, elle l’embrasse sur les joues, il se débat, elle le retient et reste sur ses genoux, avant de déballer les cadeaux de Paprikalicious. Elle déballe un joli cadre blanc, en forme de face de chaton, acheté chez Ben et Tournesol, et une petite souris à ressorts. Paprikalicious se jette sur la petite souris, Philippe la regarde et il dit wouah c’est une chatte normale, et mon papa ajoute ouais une chatte normale prise dans un corps d’éléphant.

Je vais chercher les cupcakes, je passe à côté d’Alexandre Le Grand, que j’appelle papa, par erreur, tout le monde rigole, et Alexandre Le Grand dit elle m’a appelé comme ça toute la nuit, elle disait daddy, oh daddy, prends-moi plus fort. Je me retourne vers mon mec, je suis toute rouge, et je dis c’est pas vrai. Je dépose les cupcakes devant les fillettes et je dis à Belle-Fille Princesse de souffler sur les bougies sans cracher sinon tout le monde va être malade. Ma maman choisit son petit gâteau avant qu’ils soient tous contaminés, je verse du lait dans le verre des voisines, et j’offre à Philippe une clémentine.

Dans la cuisine, Alexandre Le Grand me pousse contre le réfrigérateur, j’ai encore la pinte de lait dans les mains, je retiens mon souffle, il passe sa main sous ma robe et il me dit que je suis toute douce, qu’il a envie de dire à tout le monde de partir tout de suite, pour qu’il puisse me prendre, les jambes écartées, la culotte sur le côté, le glaçage à la vanille française tout proche.  Je l’embrasse rapidement et j’entends une de nos voisines dire qu’elle a hâte qu’il neige enfin, parce que la neige, ça goûte aussi bon que les hot-dogs.

Je suce mes majeurs en mouillant comme une putain de groupie

novembre 22, 2009

Je regarde la vidéo de Carmen Electra, elle danse, les yeux charbonneux, avant de se coucher à côté d’une brunette et de sucer une grosse queue, et je regarde aussi Tila Tequila, en bustier rouge et noir, jouer à la stripper, sur la chanson I like to fuck, je me suce le majeur en fredonnant les paroles, Baby don’t take it personal, when I go and fuck these whores, let’s talk about the world fuck for a second, I make love to you, don’t get it fucked up baby you’re my queen, even though I go and put my dick in everything. Je me crosse dans mon lit, trois fois de suite, avec de nouvelles piles dans mon vibrateur, et je pense au chien de Tila Tequila, et aux seins de Tila Tequila, je voudrais de plus gros seins, je pense que je vais rappeler mon chirurgien bientôt, je veux des seins de pornstar, trop gros pour mes cent trois livres, et plein de tatouages, un diadème dans le cou, et une phrase de Josée Yvon ou de Shakespeare dans le bas du dos, comme tramp stamp.

Avant de me crosser, je me regarde dans le miroir, je retire mes bas American Apparel, mes bas rouges à bandes blanches, et je fais la moue, avec mon rose fushia MAC sur les lèvres, je tente de danser comme Amanda Blank, en première partie de Peaches, mardi dernier, je shake mon cul et je vérifie qu’il soit encore total bandant, et pas plein de cellulite, je secoue mes cheveux, comme dans une publicité de shampoing, je lèche la glace, et je vais sous mes draps, avec mon vibrateur, je ne vois plus Tila Tequila, ou Amanda Blank, j’imagine juste que vous êtes près de moi, tellement près de moi, la bite à deux centimètres de ma face, ou le clito presque sur ma langue, et je me tends, j’ai les yeux fermés, et je fredonne encore I like to fuck everyday every night, I like to fuck when it’s wrong when it’s right, I like to fuck if she’s black if she’s white, I like to fuck if it’s loose it it’s tight, je trouve que ma chatte est totale trop mouillée et rasée pour que ce soit que mes doigts qui en profitent, je me caresse, je pense à vous, vraiment, et au khôl autour de mes yeux, j’espère que vous aimez, j’espère que vous êtes capable de jouir aussi vite que moi, dans trois minutes, deux minutes, après nous pouvons recommencer, ma chatte n’est jamais assez irritée pour être ignorée, je peux être baisée plus de vingt fois par jour, no worry.

Vidéo de Tila Tequila : http://www.youtube.com/watch?v=BTzQdeqhF08

Affamées de chocolat et de blacks à queue de cinquante centimètres

novembre 16, 2009

Après avoir mangé une omelette florentine à la Cafeteria, rigolé devant un monsieur qui se peignait la frange devant la fenêtre pendant trois minutes, et avalé un espresso et trois martinis à la vodka, Amandine me raconte qu’elle est encore sous le choc de s’être faite traitée de hippie par un mec qu’elle fréquente. Elle dit merde je mange peut-être bio et je me fais des salades presque à tous les jours, et je suis membre de Greenpeace, mais ça, il ne le savait pas, quand il m’a dit que j’étais presque hippie, je lui ai demandé s’il m’avait vue une fois avec du poil sous les bras, ou avec un ostie de paréo attaché dans les cheveux, je lui ai rappelé que j’allais me faire coiffer chez Orbite, aucune hippie va chez Orbite, et ok je suis sortie avec un rasta, mais c’était un faux rasta, il se lavait avec du savon et tout, et je me maquille, regarde mes cils, ils sont longs han, j’ai essayé le nouveau mascara vibrant de Lancôme. Elle soupire et elle dit je commencerai pas à manger des hot chicken en buvant de la bière pour l’exciter.

Nous sortons, elle m’entraîne dans un Renaud-Bray, sur la rue St-Denis, elle cherche un livre de psycho pop pour mieux comprendre comment elle peut se projeter en hippie quand elle est la fille la plus superficielle du monde après moi. Je feuillette un livre de photos de Helmut Newton pour Playboy, et The Big Penis Book. J’ai le regard fixé sur un black qui a une queue de cinquante centimètres, toute mince et courbée à la fin, son gland est comme une tête de serpent. Un mec passe derrière moi et je me sens rougir. Amandine me rejoint, avec le livre La dynamique amoureuse entre désirs et peurs plaquée contre sa poitrine.

Elle me dit as-tu déjà lu Le Secret, c’est vraiment plate, et elle s’interrompt, elle crachote sur la photo du black, elle dit ça se peut pas, c’est un montage, je dis nan, c’est un vrai mec, et une vraie bite. Et elle dit mais il peut pas la rentrer au complet dans une chatte, et comment une fille peut baiser on top, c’est impossible, elle doit se mettre debout genre. Nous regardons d’autres photos de queue, et elle me demande, à chaque page, as-tu déjà baisé avec un gars qui en avait une comme ça? Elle dit ma copine Camille n’est plus avec son mec, il a rompu parce qu’elle refusait de le sucer, elle a jamais sucé de sa vie. Je dis oh my God mais c’est bon, sucer, c’est quoi, elle pense qu’elle a une bouche trop petite ou que ça goûte mauvais?

Bras dessus, bras dessous, nous marchons dehors, il fait noir dehors, déjà, Amandine dit j’ai envie de chocolat, hier j’ai fait une tarte aux pommes et je l’ai mangée au complet, toute seule, et là j’ai envie de faire des truffes à la noix de coco, ou de boire un chocolat chaud à la citrouille. Nous nous arrêtons à Suite 88 Chocolatier, parce que même si Amandine mange jamais de hot chicken en buvant une bière, elle se gave anytime de friandises, sans jamais que ses joues à la Kate Moss grossissent comme celles d’un écureuil gourmand. Elle dit je crois que je suis en manque de cul, la dernière fois que j’ai vu mon mec, ça fait trois jours, il m’emmerdait un peu, alors je l’empêchais de me parler, je lui rentrais mes doigts dans la bouche et on a baisé partout, sur une chaise, sur la table, sur la sécheuse, dans son lit, et je ne sais pas quand je vais le revoir, j’ai besoin de boire un chocolat chaud, faut que je compense, viens avec moi. J’accepte mais je dis on peut aussi aller aux toilettes et je te joue avec le clito cinq minutes, pauvre chouette.

Téléréalité mouillante, sur une île déserte près de celle de Johnny Depp

novembre 16, 2009

               

Bientôt, à Robert ne veut pas lire, je publierai un roman numérique, Bronze ou crève. Je vous tease avec un résumé de ma téléréalité mouillante: http://carnet.robertneveutpaslire.com/?p=236

Vous pouvez aussi voir mon éditeur parler des projets de Robert ne veut pas lire, et de vidéos pornos, et me voir aussi, dix secondes, avec des cheveux de journée venteuse et un cerveau sans expresso : http://www.ztele.com/webtele/video/8255/appareil-photo-projecteur-uncharted-2-among-thieves/

Et je vous donne le premier paragraphe de Bronze ou crève. C’est Tamara, une ex pornstar accroc à son vibrateur et à la vodka Grey Goose, qui raconte :

« Il pleut quand je pose mes pieds french manicurés hors de l’avion, mes grosses lunettes Chanel retenant mes cheveux, ma petite culotte mouillée prise entre mes fesses, et ma main se refermant sur celle de Travis. Il est trop chou, il s’est endormi en écoutant trop fort du Kylie Minogue, et quand il s’est réveillé, il m’a regardée, avec zéro bave aux commissures des lèvres, et il m’a demandé si je pouvais lui donner ma portion de salade de fruits surgelés. J’ai décidé qu’il serait mon meilleur ami. »

Citation sagement craquante de la semaine

novembre 11, 2009

                           revjen 

Reverend Jen c’est la performeuse new-yorkaise qui porte toujours des oreilles d’elfe, la créatrice de la revue ASS et du Troll Museum, la trentenaire qui passe une journée à nettoyer des appartements à moitié à poil, et le reste de la semaine à organiser des orgies dans son bain et à s’habiller comme un garçon, avec une fausse moustache, et des chaussettes dans les petites culottes pour faire semblant d’en avoir une grosse.

Et c’est la pétasse qui va tout tenter une fois, sodomie compris. Pas juste parce que ça l’excite de sentir son petit œil de bronze s’élargir, mais par respect pour tout ce qui est rejeté : « I’m for anal the way I’m for the underdog. I don’t like to see anything dismissed or maligned just out of ignorance or fear. » (Live Nude Elf)

Elle a le cul revendicateur, Reverend Jen. Et après s’être rentrée la langue d’un copain et un vibrateur entre les fesses, elle s’est prise une grosse queue, elle a aimé, et elle a trouvé son trou superbe, une fois tout ouvert, et spermeux.

You want a piece of me?

novembre 9, 2009

mnearrings

J’ai une copine extra qui fait les bijoux les plus exquis, avec des pièces vintage et féminissimes. J’ai l’honneur de voir mon nom accolé à une de ses dernières créations. Vibrantes et chaudes, ces boucles d’oreilles ont même un médaillon, mes lectrices pourront y glisser un peu de coke. Génial.

Boutique de ma copine extra: http://www.etsy.com/view_listing.php?listing_id=34095455

Filles à basculer dans un lavoir! Filles à doigter dans un bar! Filles sur qui renverser du coca zéro!

novembre 9, 2009

J’ai reçu un commentaire d’un lecteur totalement obsédé qui voulait connaître des places à Montréal ou trouver des filles faciles (il dit des filles avec mon genre de fantasmes, je traduis ça par filles ouvertes et faciles et sexys). Il est super chou, dans son commentaire, mais il fait l’erreur que dix mille d’entre vous font : je ne me prends pas pour une fille branchée parce que je sors trois soirs par semaine. En fait, je ne suis pas une fille si branchée que ça. Une fille branchée aurait déjà de nouvelles bottes pour l’hiver, une fille branchée irait chez le coiffeur plus qu’une fois aux six mois (c’est pas ma faute, je m’ennuie trop rapidement, à ne pas bouger, et à ne pas pouvoir me crosser, sur une chaise de coiffeur), et une fille branchée parlerait cul juste après trois-quatre gin tonic, pas seulement après l’espresso du matin.

C’est pour ça que je mets son commentaire direct en billet de blogue, en espérant que des filles cools et des gars super chouettes aideront mon lecteur obsédé dans sa quête de cochonnettes. Merci y’all.

« Toi qui connait tout de l’inconscient des filles montréalaises… branchée comme tu es et à l’affut… avec tes antennes… quels sont les meilleur cafés pour rencontrer des filles larguées qui ont envie vite fait de se faire faire dare-dare des choses très très prononcées…du genre de tes fantasmes à toi, mettons. Ou encore mieux, les meilleurs lavoirs du genre « ah, j’ai plus d’mec, j’emmerde la terre entière et j’ai une sale gueule de bois, mais bon, j’ai envie qu’un mec ramasse ma culotte par terre, lui faire la moue, mais qu’il me parle et ensuite monter et allez Hop!.. »

bises xx »

Est-il trop tard pour que je vous parle de British girls, de pirates et d’eucharistie à la cigarette Popeye?

novembre 7, 2009

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Jagerbombs et bas-jarretteles

Vers vingt heures, le 31 octobre, il vente super fort, dehors, Paprikalicious miaule pour avoir de la nourriture molle à saveur de thon, et moi j’avale deux Jagerbombs, en bas-jarettelles roses, avec une perruque blonde sur la tête. Alexandre Le Grand, en costume de curé rouge, doré et crème, loué chez Eva B, veut que je le suce, avant que nous allions dans le Vieux-Montréal se saouler avec des vampires.

À genoux dans la cuisine, je prends sa queue dans ma bouche. Alexandre Le Grand me donne des coups de chapelet sur les joues, je le regarde dans les yeux et je lui apprends, super désolée, qu’il ne peut pas me faire un facial, parce que je n’ai pas le temps de me maquiller après, et je ne veux pas être une infirmière cochonne avec du sperme séché sur le visage à la place de fard à joue MAC. Il vient rapidement, j’avale tout, je me remets du gloss brillant et je mets une dizaine de suçons à la cerise dans ma sacoche rose électrique.

Nous prenons l’autobus, aucun passager n’est déguisé et Alexandre Le Grand se moque de moi en disant que tout le monde me regarde parce que j’ai l’air d’une vraie pute, pas d’une infirmière. J’ouvre mon manteau de fourrure en léopard et je pointe mon badge, je dis c’est écrit nurse sur mon téton, c’est la preuve que je suis pas une vraie pute.

French sur un banc d’église

Mes sandales blanches achetées dans un sexshop claquent sur les trottoirs jusqu’à chez Valliers, ou je prends, un martini poire-citron et Alexandre Le Grand, une bière blonde. Assis au bar, nous regardons les autres clients, certains ont des masques, mais sinon ils sont tous super plates. Claire en disco girl, mon frère Philippe en producteur porno des années 70, Khéphren en pirate et Perrine, la brunette chérie de Khéphren, en policière dangereusement sexy, arrivent, et nous allons au Confessionnal. Nous sommes les premiers clients, j’en profite pour piquer plein de boites de cigarettes Popeye.

Je commande un gin tonic à une serveuse déguisée en héroïne de X-Men, Claire réalise son fantasme d’embrasser un mec, les jambes écartées, sur un banc d’église, et je me regarde dans le miroir et je trouve que j’ai l’air d’une transexuelle avec ma perruque. Je la réajuste. Deux gais à la raie de cheveux sur le côté droit de leur tête embrassent Alexandre Le Grand et lui chuchotent à l’oreille. Une belly dancer se plante devant moi, je ne reconnais Persia qu’après quelques secondes, et je lui dis oh my God tu es superbe, et elle réponds j’ai pas osé manger de toute la journée. Elle m’annonce que Betty et Sadek arrivent bientôt, elle devine ma surprise et elle dit ouais, il l’a téléphonée cette après-midi et là je crois qu’elle est en train de le sucer pendant qu’il cherche une place de stationnement.

Eucharistie, filles à genoux, et hystérie

Je danse avec Persia, je touche son petit cul avec mes mains gantées. Betty nous embrasse, elle me prend un suçon à la cerise et elle demande si nous trouvons que son costume de chatte sado-maso lui écrase trop les seins. Alexandre Le Grand baisse ma robe, il dit que tout le monde regarde mon cul et qu’un des gais lui a touché la bite. Je l’embrasse sur la bouche et je lui dis qu’il est trop craquant, en curé. Il commence à proposer l’eucharistie à toutes les filles du Confessionnal, en leur posant sur la langue un morceau d’ostie d’épicerie. Deux British girls se mettent à genoux, devant lui, suivie de la fille du vestiaire, trop adorablement sexy déguisée en étudiante de collège privé. Il croise un Jésus à la barbe crissement trop fournie et il fait semblant de pleurer devant lui, content de retrouver son Sauveur.

Moi je m’excite pour un mec déguisé en Snoopy, je veux trop lui tirer la queue. Philippe vient me voir, il dit qu’il va devoir déjà partir parce que Perrine menace Khéphren de lui renverser sa vodka-jus d’orange dessus parce qu’il a regardé Wonder Woman trente secondes de trop. Betty et moi nous entraînons Perrine aux toilettes, en passant à côté d’une fée des étoiles mulâtre et irrésistible, et d’un mec qui a un pénis rouge en jelly, de vingt centimètres, coincé dans ses pantalons. Betty tente de raisonner Perrine, pendant que moi j’essaie de me convaincre, devant la glace, que je n’ai pas l’air d’une transexuelle.

Je sors des toilettes, Persia danse avec un pimp et un vampire aux yeux dangereusement étourdissants, et je dis à Philippe et Claire que Betty est en train de convaincre Perrine que son mec regardait une bouteille de champagne, et non les seins de Wonder Woman. Claire, au bord des larmes, me demande si je pense que Tina Turner est jolie. Elle m’explique que quelqu’un l’a arrêtée, en lui disant qu’elle ressemblait à Tina Turner et que Philippe a dit que Tina Turner était une petite grosse laide. Je la prends dans mes bras et je lui dis que je sais pas du tout si Tina Turner est encore vivante, et si elle est rendue grosse, mais qu’avant, elle était un sex symbol aux jambes trop parfaites.

Sous la djellaba, et insécurités d’une fausse transexuelle

Sadek m’interrompt, en m’attirant vers lui. Il soulève sa djellaba, et je me retrouve dessous, au niveau de sa braguette, j’embrasse rapidement, en rigolant, ses jeans, et je me pousse, vers mon curé, et ma réserve de suçons. Je danse avec une fille déguisée en Lady Gaga, et avec Betty, et je vois un Égyptien se coller à Alexandre. J’ai trop mal aux pieds, ça me fait trop chier d’être une putain de travelo qui a mal aux pieds à deux heures du matin, en sandales à talons de quatre pouces et demie, alors je me casse du dancefloor et je me colle à mon mec. L’Égyptien a l’air total crâneur, il se penche vers moi et au lieu de répondre à mon sourire, il me demande si je suis insécure, je comprends pas alors je lui demande de répéter, et Alexandre Le Grand me dit de retourner danser.

Je me commande un autre gin tonic, je le sirote en branlant la paille, et en trempant des cigarettes Popeye dedans. Je m’emmerde un peu, Snoopy n’est plus là, la fée des étoiles danse sur les tables, et l’Égyptien continue de dire à mon mec qu’il a envie de le baiser dans les toilettes. Quand Alexandre Le Grand vient me rejoindre, j’ai déjà sucé toutes les glaces de mon gin tonic, et je lui dis que fuck il n’est pas obligé d’expliquer qu’il n’est pas gai pendant trente minutes à chaque fois qu’un mec le cruise. Il répond qu’il trouve que les gais ont beaucoup de courage, de l’approcher comme ça, et qu’il est désolé de pas avoir envie de se faire enculer, sinon il se les ferait, pendant que je regarde, c’est sûr. Je l’embrasse et je lui dis qu’il est un putain d’obsédé. Il me giffle et il fait un signe de la main à l’étudiante d’un collège privé. Il me dit c’est à elle que je vais me penser en me crossant tous les matins, sous la douche, pendant une semaine au moins.

Je jouis comme un chihuahua poméranien insupportable

novembre 2, 2009

Je trouve ça total injuste de pas me réveiller comme les stars dans les films, la peau lumineuse et les faux cils encore en place. Moi ce matin j’ai les tétons tout durs, la peau sèche parce que j’étais trop paresseuse pour me démaquiller hier, après cinquante Jagerbomb, les cheveux plus plats que la poitrine de Charlotte Gainsbourg, et le vernis tout écaillé sur mes ongles. Je me trouve laide, et ça m’arrive genre une fois par année seulement, c’est le drame.

J’avale un verre de jus de pamplemousses, je me recouvre le visage de lotion Super Restorative Wake-Up de Clarins, je lèche la face de Kim Kardashian dans le Cosmopolitan de novembre, et je demande à Alexandre Le Grand de me remplir la chatte. Il me propose une ballade, il fait soleil, un supplément de vitamines D et du sperme, ça peut que me rendre totale heureuse. Je mets ma perruque de prostituée-transexuelle-wannabe-infirmière-cochonne, portée deux jours auparavant, à l’Halloween, et un manteau à pois lilas.

Nous passons devant de jolies pétasses à queue de pouliche, en chemises à carreaux déboutonnées, et devant un parc à chiens. Je fais la conne et j’aboie. Je suis sûre que dans une autre vie j’étais genre le chihuahua poméranien d’une princesse. Un setter anglais avec une balle dans la gueule s’approche. Alexandre Le Grand me pousse, il me dit qu’on retournera se faire baver dessus par des chiens de chasse tantôt. Il m’entraîne dans un chemin de traverse, vers un parc plus isolé.

Il dit qu’il ne fait pas encore trop froid pour arrêter de baiser dehors. Je le regarde, les yeux brillants, à travers des mèches blondes de ma perruque de prostituée-transexuelle-wannabe-Playmate. Je l’avertis que je veux pas m’étendre dans les feuilles mortes. Il me prend le cou, et m’oblige à avancer vers un arbre. Je plaque mes mains sur le tronc, Alexandre Le Grand soulève ma jupe et baisse mes bas collants. Il se branle entre mes fesses. Il commence à me pénétrer le cul, je lui dis arrête je vais trop sentir la merde après, tous les chiens vont s’énerver. Je me cambre un peu plus, et j’écarte les lèvres de ma chatte avec mes doigts gelés, aux ongles mal limés, et Alexandre Le Grand s’enfonce dans ma chatte.

Je tourne la tête, je regarde mon mec, et je retiens un petit cri de chihuahua poméranien, je me mords la langue. Je jouis, et je dis maintenant je veux sentir ton sperme couler sur mes cuisses et dans mes bas collants.

Sperme, bisous soufflés, rhum et coca zéro

octobre 28, 2009

melodienelson

Je ne suis pas capable de bien me sécher les cheveux, ni de programmer mon réveille-matin. J’ai une intelligence très concentrée qui me permet de :

1. Donner un bain à Paprikalicious.

2. Sucer.

3. Me faire jouir quatre fois de suite avec un vibro.

4. Magasiner pour des robes trop serrées.

5. Faire des grilled-cheese.

Et, évidemment, écrire des cochonneries. Tcheckez ce que j’écris maintenant pour l’incontournable 33mag :

http://www.33mag.com/fr/magazine/melodie-nelson/en-manque-de-doigts-pour-ecrire-sucer-des-bonbons-en-diamant-et-me-crosser