Archive for the ‘reading is sexy’ Category

Cocktails, voix sweet et nouvelles coupes de cheveux

Mai 11, 2011

La dernière fois que j’ai fait une lecture à la Librairie Raffin, j’avais une voix nerveuse et sweet en lisant une de mes nouvelles publiées dans la revue Zinc, et j’étais jalouse de ma copine extra Aimée, parce qu’elle avait mangé des sushis, avant de s’acheter le livre Comment éduquer son chien pour les nuls.

Vendredi prochain, je lirai encore une fois à la Librairie Raffin, sur la rue St-Hubert, à Montréal, grâce à une invitation de Steph Rivard à me joindre à l’événement Présences : Dave St-Pierre. Schémas corporels. Cocktail, lectures publiques, discussion et coupes de cheveux gratuites toute la soirée. Really. C’est vrai. Vous pouvez m’écouter lire des extraits cochons et émouvants de mon livre Escorte, tout en vous faisant couper une frange. Dès 17h30.

Pour infos : 514-274-2870

Photo : Rita-Adèle Beaulieu

Tout est fascinant

Mai 7, 2011

 J’adore emprunter des livres pour enfants et adolescents à la bibliothèque. Récemment, j’ai emprunté Rien ne va plus, de Marie Desplechin, et j’y ai remarqué un passage trop mignon, sur un amour naissant. 

« Oh, j’adore ce garçon. Il me raconte ses histoires de quand il était petit, et moi je fais pareil. Il faut vraiment être fou d’amour pour écouter quelqu’un vous raconter pendant des heures ses souvenirs de Noël de quand il avait quatre ans. Normalement, on devrait en avoir super marre et le jeter hors du lit au bout de dix minutes. Mais non. Tout ce que je trouve à dire, c’est :

– Et le Noël de tes cinq ans ? »

Petites annonces avant que je n’avale un deuxième litre de lait au chocolat

mars 30, 2011

Merci à Marie-Andrée Guimont de suggérer mon blogue sur Divine.ca!

Lisez l’article pour découvrir d’autres blogues qui parlent d’amourrrrrrr : http://www.divine.ca/fr/fr/amour/articles/c_18_i_4242/blogues-amour-sur-la-toile-1.html

Si vous voulez me rencontrer et m’entendre lire une histoire, rendez-vous à la Librairie Raffin, au 6330 rue St-Hubert, à Montréal, le 8 avril. J’y serai dans le cadre de l’événement Présences : Anaïs Barbeau-Lavalette. Écrire Montréal, en compagnie d’autres auteurs, dont Mathieu Arsenault et Aimée Verret, ma copine-extra-nouvelle-maman-d’un-chien-qui-fait-pipi-sur-la-face-de-Harper-dans-les-journaux.

Pour en savoir plus : http://www.facebook.com/#!/event.php?eid=196019470432316

Roadtrip quasi fatal Montréal-Sherbrooke

mars 30, 2011

Jeudi dernier, ma maman est allée me chercher à une station de métro, pour un mini roadtrip Montréal-Sherbrooke. Nous avons mangé des skittles et des amandes fumées, terrorisées par des conducteurs méchants, et nous sommes arrivées à l’hôtel Le Président, mes talons hauts piétinant dix centimètres de neige.

Invitée par l’équipe du RÉAL de l’Université Sherbrooke (merci à la Sex on the beach queen Arianne Berteau!), je me suis rendue au Duplessis, pour participer à une lecture, et parler de mes habitudes d’écriture (genre je me rends dans un café quand mon mec sacre trop fort près de moi et je m’offre un épisode télé de Pretty Little Liars comme récompense quand j’écris plus de deux heures).

J’étais super stressée parce que les étudiants qui ont lu avant moi étaient extra bons (ma maman a eu un coup de cœur pour un texte sur un fanatique de pâté chinois), et que je n’avais pas la possibilité de boire deux-trois bières avant de lire et d’être capable de faire semblant d’être Paris Hilton et de connaître le Russe. Une fille du RÉAL m’a racontée que l’an dernier, l’invité d’honneur était Gaétan Soucy et qu’il s’était crissement saoulé. Il avait chanté pendant que les étudiants lisaient leur texte, et une fois sur scène, il a dit n’importe quoi pendant une heure. Ça m’a beaucoup aidée à me sentir mieux. Je pouvais lire trop rapidement, répéter le mot sodomie trois fois, je ne pouvais pas avoir l’air moins pro que Gaétan Soucy.

Après ma lecture et une Becks sans alcool, un peu avant minuit, j’ai convaincu ma maman de manger du Mc Donald dans notre chambre d’hôtel. En mangeant un cheeseburger extra ketchup, j’ai montré mon ventre à ma maman, et j’ai lu les textos de mon Alexandrichou, il me souhaitait bonne chance, me disait que je lui manquais, et que tous ses amis, au W et au Philémon, me baisaient les joues.  

Photo avec Alexandre Demers, le créateur du webmag Es : http://www.adproductions.ca/esculture/

Je rêve à des filles trop bleachées, à McDonald, et à repulper mes lèvres pour mieux sucer

mars 10, 2011

Je rêve que je participe à l’émission de téléréalité Loft Story, avec mes deux frères, et Alexandre Le Grand, et beaucoup de filles aux cheveux aussi bleachés que ceux de Kate Winslet sur le Vogue du mois d’avril. Philippe et Alexandre Le Grand sont les premiers candidats à se faire éliminer : Philippe parce qu’il a mal joué au soccer, et Alexandre Le Grand parce qu’il a fait semblant de se crosser devant une autre concurrente. Alexandre Le Grand me donne un gros Calinours jaune pour que je pense à lui tout le temps-tout le temps. Je m’ennuie trop de mon enfant, que mes parents babysittent, alors j’en parle aux filles bleachés et elles me trouvent trop chiante. Je deviens hystérique et je crie : « Vous ne pouvez pas comprendre, vous n’êtes pas maman. »

Quand je me réveille, je raconte à Alexandre Le Grand mon rêve, et j’ajoute que j’ai aussi rêvé que je mangeais au McDonald. Nous nous rendons avec Cécile, sa grande fille de quatorze ans, au McDonald, et ils me mettent au défi de manger un Double Big Mac. Je le mange en moins de quinze minutes, en me jurant d’avaler bientôt un smoothie poires-topinambours-pommes-framboises-légumes verts pour que Bébé Le Grand-Nelson devienne autant addict aux topinambours qu’aux frites.

Nous allons ensuite aux glissades sur tubes des Pays d’en Haut. Je frenche Alexandre Le Grand et je me réfugie dans la cafétéria parce que j’ai très peur de faire peur à Bébé Le Grand-Nelson en gueulant comme une folle dans les glissades sur tubes. Les enfants de cinq ans sont dix mille fois plus courageux que moi. Je ne sais pas comment j’ai fait à 15 ans pour embrasser ma passe de La Ronde et rester des heures dans des manèges comme le Monstre, l’Astronef – qui n’existe plus, bouhou – et l’Ovni – qui t’arrache carrément le cerveau pour le coller contre des murs de gommes ballounes.

À la cafétéria, entourée de mecs qui cachent leurs cheveux avec d’énormes tuques et qui sentent la cigarette, d’enfants qui courent et s’asseoit nu pieds sur les tables – WTF? – , je tente d’écrire, mais je préfère lire War Dances, de Sherman Alexie. Il raconte qu’il a un tué un black, entré par effraction chez lui, avec un bâton de baseball, acheté pour son fils de huit ans, un petit bâton de baseball, il ne pensait pas tuer, il ne voulait pas tuer, mais le black est mort, et Sherman Alexie se défend à la télé en disant « Je ne suis pas un autre mec blanc qui tue un black, je suis un Indien de la Tribu Spokane. » C’est triste, beau, parfois drôle, et fier, même quand l’auteur écrit sur une copine qui l’a laissé parce qu’il n’était pas un hibou, même quand il écrit sur son père qui boit trop de vodka et qui doit se faire amputer d’un pied.

Je regarde parfois par la fenêtre, je ne parviens pas à voir ni Cécile, ni Alexandre Le Grand, mais je pense, toute joyeuse, au tube de gloss Shunga Plaisir Oral Divin que j’ai retrouvé sous mon oreiller, au chalet de mes parents. Je pensais l’avoir perdu. Après avoir sucé Alexandre Le Grand plus tard, ce soir, après les glissades et après avoir jouer au plombier parce que la plomberie chez mes parents menace genre d’exploser, je sais que je ne réverai pas encore une fois à Loft Story.

Un million de semaines sans martini

mars 7, 2011

Un livre qui me sauve la vie présentement (même si j’ai avalé SANS FAIRE EXPRÈS un shooter cette semaine) : Newly Non-Drinking Girl’s Guide to Pregnancy. Les mockails proposés sont tellement chous que j’oublie qu’il n’y a pas d’alcool dedans. Mais sans joke, ça ne me manque pas tant que ça, l’alcool. Tant que je peux manger des cheeseburgers et des gâteaux au fromage.

J’ai aussi parlé récemment de livres avec Chloé Savoie-Bernard et Élisabeth de Niverville, les animatrices d’une webtélé originale, Baise-Livres. J’y parle du livre que j’ai quasi honte d’avoir lu au complet. Ma copine Anita m’a envoyé le commentaire le plus merveilleux du monde, après avoir regardé quelques secondes de l’entrevue : « J’ai eu le temps de voir que wow fuck t’es belle dans ça. J’serais toute gouine de toi genre. » Love her, encore plus que les mocktails.

Baise-Livres : http://www.youtube.com/watch?v=7Me1hhhRiq4 et http://www.baiselivres.com/

Petite fripone

janvier 11, 2011

À lire dans la section Style de Vie de MSN, un article qui mentionne un sextoy qui stimule le clitoris avec un turbobooster, des condoms de luxe, un calculateur de calories brûlés lors d’une baise, le fétichisme relié aux costumes d’animaux poilus, et mon blogue, qualifié de fripon – j’adore! – :  http://styledevie.ca.msn.com/amour-sexualite/article.aspx?cp-documentid=27070427&page=3

Tucker ne baise pas d’hamburgers déjà trop mastiqués

décembre 28, 2010

J’ai reçu Fragments, les écrits de Marilyn Monroe, comme cadeau de Noël, mais juste feuilleter ce livre, et les quelques extraits que j’avais lu dans un Vanity Fair, il y a un mois ou deux, me donnent envie de pleurer. Et pas question que mon mascara Benefit coule par-dessus mon fond de teint MAC. Pendant les Fêtes, je ne fais que rigoler, et dormir longtemps, et laver des verres de champagne en chantant du Rihanna avec ma maman.

Ma lecture de choix pour rigoler? Assholes Finish First, de Tucker Max, un mec qui ne change de t-shirts qu’aux trois jours, même si celui qu’il porte est taché de vomissures, et qui s’est payé un billet d’avion juste pour assister à une convention de nains (et pour avoir la possibilité de baiser une naine, of course).

Un extrait de la sagesse de Tucker Max:

« I generally prefer vaginal sex over anal sex for many reasons, the main one being that it’s way, way better. There have been a few girls who are exceptions:

Tucker “I want to fuck you in the ass again.”

Girl “You and the anal sex. What is it with you?”

Tucker “It’s not me, it’s you. You are the only girl I’m like this with. Your ass is way better than your vagina.”

Girl “I wonder why.”

Tucker “Probably because you’re such a huge whore, your pussy has the consistency of chewed hamburger. Your ass has less miles on it.” »

Un basset, un ex et trois bouteilles de rosé

décembre 16, 2010

Dans le dernier numéro de la revue littéraire Zinc, il y a une entrevue avec une vendeuse de Tupperware, un texte sur la Major Eating League, et une de mes nouvelles, Du rosé et des poils de basset. Une fille qui fantasme sur Jonathan Adler rencontre au supermarché son ex et sa nouvelle amoureuse, habillée en Juicy Couture.

Je fais mon agace en vous donnant le premier chapitre. Pour la suite, faut absolument vous procurer la revue dans une librairie.

Je tente de faire comprendre au gérant de l’épicerie que mon basset doit m’aider à choisir ma tourtière et mon sel de mer : « Elle angoisse dès qu’elle est séparée de moi. Vous ne pouvez pas m’obliger à l’attacher ici. Elle a peur des automobiles aussi, et des grosses madames. » Le gérant se caresse les sourcils en me répondant qu’il ne peut pas me laisser promener mon chien dans les allées de l’épicerie. Je soupire bruyamment. Je prends Chuckie dans mes bras, je la sers très fort contre mes 34D et je l’embrasse : « Maman va revenir très, très vite et elle va t’acheter une oreille de Christ. 

Site de la revue Zinc: http://www.revuezinc.com/zinc_site_web-index_002.htm

Comédien à grosses lunettes, épouvante et Spirou

novembre 22, 2010

Au Salon, en plus d’avoir eu très peur et d’avoir rigolé (« Il est trois heures et demie du matin et tu veux parler de nous? C’est quoi ce bordel, Régis? Tu as des éjaculations nocturnes et personne pour laver les draps? ») en lisant Plasma, le thriller psychique de Jac Barron, j’ai rencontré des personnes formidables : des garçons super polis qui voulaient des sucettes en forme de cœur, une brunette qui aime les éditions de Ta Mère et qui me propose de faire du striptease sur la table réservée aux dédicaces, des dames très charmantes qui me parlent de courage, une fille qui a hâte de lire mon livre après avoir embrassé la signature du créateur de Spirou, un blogueur qui aime le foot, la cuisine et Don Meyer, des jeunes filles adorables qui me posent des questions sur mon expérience, une fille qui ressemble trop à la meilleure amie de Claire et qui a un prénom quasi identique, une fille qui veut étudier en théâtre ou en littérature – je lui dis théâtre, théâtre -, une fille que je jalouse parce qu’elle a un teint parfait et qu’elle n’a jamais utilisé de fond de teint de toute sa vie sauf à son bal de finissants, cette fille me parle de Duras, et de sa maman, qui lit Escorte en même temps qu’elle, en utilisant un mouchoir comme signet, un mec trop chou qui achète mon livre au lieu du dernier Houellebecq, un couple sympa qui me pose mille questions – dont l’inévitable est-ce que tu veux faire un trip à trois -, un comédien qui me fait rougir, et un ex client, surpris de me voir sans talons hauts, très gentil, qui me parle de lui, de Violet Blue, de cupcales, et de mon anglais, et il me dit que si être escorte m’a autant aidée à être moi-même, lui, son expérience avec différentes escortes l’a aussi aidé.

Avant il était gêné, et il craignait les filles. Je le regarde, je lui demande de me répéter ça, parce que c’est impossible, de deviner son ancienne timidité, et ça me rend très heureuse, de savoir, de la bouche d’un ex client, que les escortes sont utiles à autre chose qu’à faire gicler du sperme dans un condom.

Blogues de deux personnes rencontrées au Salon :

http://50livres365jours.blogspot.com/

http://cacawetsblog.blogspot.com/