Archive for the ‘copines extras’ Category

Je trouve ça très gentleman de faire pipi dans un lac pour réchauffer l’eau

août 22, 2009

                        melodienelson

Kim Kardashian en legging rouge

Je parle pendant cinq minutes de mon amour du pain doré, et Claire revient de la salle de bain, elle dit ça sentait trop le numéro deux et il y a une fille qui a un cul deux fois plus gros que celui de Kim Kardashian, je vais te la montrer quand elle va passer proche de nous. Claire, c’est ma seule copine qui dit ­numéro deux au lieu de caca, et petit coin au lieu de toilettes. Je la trouve trop mignonne, pour ça, et pour son vernis fushia sur ses ongle. Gabriel dit moi au travail il y a un gars qui sacre tout le temps quand il est aux toilettes, la première fois je trouvais ça assez bizarre, et j’ai attendu qu’il sorte pour savoir cétait qui le gars qui gueulait tabarnak en chiant, et j’ai su que c’était un autiste, quand il travaille il donne des coups de brocheuse à son ordinateur et il amène chez lui tous les crayons avec le logo de la compagnie dessus. Claire me dit de me retourner, et Alexandre Le Grand et moi on fixe la wannabe Kardashian, au cul bombé et au camel toe extra visible dans son legging rouge. Alexandre Le Grand dit elle me rappelle une latino que j’ai baisée, je m’ennuie pas des gros culs.

Je pique des confitures au caramel et aux fraises, je donne mes morceaux d’ananas à Philippe, et Claire et moi on met cinquante sous dans une distributrice de bijoux en plastique, à l’entrée d’Obodum. Claire gagne une bague trop petite pour tous ses doigts, et moi je suis super déçue parce que je reçois pas une chaîne dorée style pimp-dès-l’âge-de-cinq-ans. Les mecs nous laissent devant des boutiques à Saint-Sauveur et ils vont acheter de la bière et du rosé. Claire et moi on traîne à la pharmacie, on teste des correcteurs de teint sur nos mains et du vernis émeraude sur nos ongles.

Je suis une future championne olympique des water sports

Au chalet, il est à peine deux heures, et Gabriel avale sa deuxième Stella Artois, Philippe se crosse sous la douche en pensant à Jessica Simpson et à Claire déguisées en cowgirls, il utilise mon putain de revitalisant John Frieda pour ça, et Alexandre Le Grand me demande si je peux lui mettre de la crème solaire dans le dos. Claire et moi on se trouve trop grosses à cause du pain doré et du bacon, alors on se fait vomir avant de mettre nos bikinis.

Dehors je m’étends sur le ventre sur la serviette d’un tournoi de tennis repentignois de genre 1990, et je me fais bronzer en lisant Cosmopolitan. Mes frères me convainquent d’essayer de faire du wakeboard. Alexandre Le Grand dit moi je ne fais pas de tripe, j’ai encore le prépuce autour des couilles tellement ça allait vite et que ça sautait sur l’eau, hier. Je glisse mes jambes dans l’eau après avoir mis un gilet de sauvetage pas du tout sexy, mais je suis la pire des pétasses, je supporte pas l’eau froide, il me faut des douches bouillantes à tous les matins, même si c’est extra mauvais pour la peau. Je dis à mon mec, j’ai trop froid, peux-tu faire pipi dans l’eau, près de moi ?

Il s’assoit à côté de moi, sur le bateau, et il met ses mains dans l’eau, puis me caresse les jambes, et le ventre et les bras, il tire sur le gilet de sauvetage pour me pincer les tétons, et il me dit tu vas être super bonne. Mes frères ajoutent si tu réussis pas à faire du wakeboard, tu n’es pas une vraie Nelson et on va te renier. Je reste vingt secondes debout sur l’eau, assez pour être super fière de moi, et me souler au rosé et à la sangria après, en jouant à Scattergories et en m’obstinant qu’épinards pourris est une bonne réponse pour chose que l’on jette qui commence par la lettre e.

Une émission de télévision me donne envie de sucer

Mes frères se couchent tôt parce qu’ils jouent au golf demain, je reste avec mon mec dans le salon, à écouter Wife Swap. Une diseuse de bonnes aventures qui souhaitent faire de ses fils des danseurs de claquettes et qui se fait sécher les cheveux par son mari passe deux semaines dans une famille dont la maman carbure aux bonbons et passe ses soirées au casino. Même si la troisième bouteille de rosé me donne juste envie de me vernis les ongles tranquille sur le fauteuil, je me blottis contre Alexandre Le Grand, et je lui demande d’ouvrir son pantalon. Je dis moi je vais toujours bien faire le ménage à la maison, et je vais apprendre à bien repasser tes chemises, sans les brûler, et je vais te sucer tous les jours, alors tu voudras jamais m’échanger contre une autre femme. Il dit tu es mieux de faire tout ça, salope, rends-moi dur et change de poste, je veux écouter Pulp Fiction, pas tes conneries du Canal Vie.

Il a encore un peu mal au dos, mais pas assez pour pas me lécher

août 11, 2009

Mon mec est venu me chercher au travail, juste pour me lécher le plus tôt possible, avant que Marissa n’arrive avec des sacs de Simons plein à craquer, elle a décidé de nous offrir des nappes et des napperons et des serviettes parce qu’elle trouve les nôtres à chier.

Alexandre Le Grand me lèche la chatte, il me montre sa langue, je n’ai jamais vu ma mouille aussi blanche, il l’étale sur mon ventre, à chaque nouvelle lapée. Il me pénètre, il dit je veux te remplir, je veux t’en foutre partout, et il revient à côté de moi, il me mordille un sein et joue avec mon clito, son visage est tout près du mien quand je jouis, il me baise, je continue de me toucher, et Marissa arrive, quand je fais la sieste, je ne l’entends même pas entrer, mes jambes écartés, le sperme qui coule de ma chatte, sous les draps, je me réveille quand je l’entends demander à Alexandre Le Grand s’il peut lui préparer un Bloody Ceasar.

Une sex symbol à lunettes + un vietnamien bouddhiste = des cris toute la nuit

août 10, 2009

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Les asiatiques à diamants aux oreilles sont attirants

Je suce mon mec encore couché au lit, ça fait deux jours qu’il se plaint d’avoir mal au dos, juste pour pas avoir à me lécher pendant trente minutes, ou juste pour profiter de Marissa et moi déguisées en infirmière pour lui. Je pars juste après avoir trouvé mes petits souliers de Cendrillon-meets-Marilyn-Monroe-at-a-roller-derby-game et je rejoins Molly à la station Sherbrooke.

Nous traversons le Square St-Louis, des anglos aux cheveux gras nous lancent des baby can I follow you, et Molly dit je mangeais là tous les midis, pendant mon stage à l’ITHQ, à la fontaine, avec un livre ou mon journal intime, et c’est là que Ai Quoc me voyait à tous les jours, et moi je le voyais pas, j’étais tellement écoeurée des mecs, et jamais j’aurais pensé attirer un asian guy avec des diamants aux oreilles, tellement pas mon genre.

En voyant des gens sexys manger à la Cafeteria, nous décidons d’y entrer, une serveuse super pouliche nous donne les menus, elle a des seins plus gros que ceux de Pamela Anderson, et des cheveux bruns passés au fer plat très chaud, et des petites dents qui s’emboitent l’une sur l’autre. Moi je la trouve belle, dès qu’une fille est mince et qu’elle a de gros seins et qu’elle me sourit, je me change en lecteur de Playboy et mon clito sort de son capuchon, mais Molly dit qu’elle a l’air d’un petit chien perdu.

Les pompiers qui jouent au hockey se retrouvent seuls à se branler dans un club de Laval

Nous oublions de consulter le menu, Molly a trop de choses à me raconter, sa nouvelle auto, sa rupture avec Jonathan, qui, une fois devenu pompier, l’a impressionnée mais total déprimée parce que ses seuls désirs étaient de s’enduire d’huile pour bronzer et de jouer à des jeux vidéos en ligne, ses projets de condo à Anjou, sa putain d’histoire avec un Écossais à la queue grosse comme une cannette de coca zéro, elle l’adorait, il lui disait qu’il ne voulait pas de blonde, et puis, sept mois plus tard, elle rencontre Ai Cuoc, et l’Écossais la rappelle, et il lui dit je t’aime, je veux te présenter ma famille, et elle lui dit je suis offensée que tu aies attendu autant de temps, je suis avec quelqu’un, et il y a aussi Karel, un mec super maigre qui joue au poète-peintre-sculpteur tourmenté mais qui ne connait même pas Denis Vanier, il est revenu de Paris, il a cessé de fréquenter une vieille, et il veut la revoir, je lui dis no way, il est nul ce mec, et je suis sûre qu’il n’est pas capable de bander, quand je travaillais avec lui, il a toujours refusé de me baiser, mais elle lui a quand même refilé son nouveau numéro de téléphone.

Un serveur vient nous voir, il nous parle en anglais, puis en français, il est charmant comme tout, et Molly se mord les lèvres en lui demandant c’est quoi du thon ahi et est-ce que tu es Italien ? Elle commande une salade niçoise, et moi une omelette florentine, avec un verre de martini melon splash. Molly dit est-ce que tu trouves que j’ai grossi, j’ai recommencé à manger depuis que je suis avec Ai Cuoc. Je dis je te trouve toute petite, et elle me montre une photo d’elle à la plage, elle dit regarde j’ai des bourrelets en bikini, et je dis tout le monde a des bourrelets assis dans le sable. Elle dit ouais, c’est vrai, Ai Cuoc est trop merveilleux, il m’encourage a arrêté de fumer, à être vraiment heureuse, il est bouddhiste, et musclé et il veut plein de bébés, et nous allons nous marier sous un saule pleureur, dans un an.

Attendre une semaine avant de baiser se révèle parfois pas trop traumatisant

Je prends une gorgée de martini, pendant que le serveur portugais-pas-italien propose de la sangria à Molly, elle dit Ai Cuoc est parfait, il a attendu une semaine avant de me baiser, c’est sweet han mais j’avais super peur que ce soit parce que genre il était difforme. Elle ajoute mais j’aime toutes les queues, je lui ai dit, et il sait tellement bien me toucher, j’ai jamais joui autant, son coloc l’a foutu dehors parce qu’il m’entendait trop souvent crier.

Nous piquons les banquettes d’un couple, après avoir avalé des shotters surettes, et Molly demande une suggestion de vin au serveur, en précisant qu’elle ne supporte pas le Pinot Grigio dans des verres comme ça, le serveur lui recommande un chardonnay fruité, et Molly sourit, I’ll drink it all if you say it’s good for me. Je prends un martini-vodka Grey Goose, j’en renverse sur mon menton et Molly fait ouh la la je pensais que j’étais sexy quand j’échappais des gouttes de mon drink sur moi, mais c’est vraiment pas joli, fais attention Mélodie, c’était mieux quand tu brisais des verres d’eau, à quatre pattes sur une table à l’Après-Cours, quand le décor avait été refait pour genre ressembler à un décor de Watatatow, et que je m’étais brûlé les sourcils, à tenter d’allumer une clope, sous la table, je sais pas si je te l’avais dit, mais dans les toilettes, une fille t’avait insultée, elle avait dit que tu étais une vraie salope parce que tu me frenchais, et moi j’avais dit mais on s’aime, et la fille avait fait oh pardon, vous êtes cutes alors.

Une cochonne est une fille qui mange la moitié de deux desserts en léchant bien sa petite cuillière

Molly commande deux desserts, une crème brûlée citronnée et une mousse au chocolat. Elle regarde l’heure, elle dit j’ai promis à Ai Cuoc que je boirais qu’un verre et que je ne rentrerais pas trop tard, et que je porterais plus jamais de souliers de baskets, si lui ne portait plus de souliers blancs. Le serveur me donne une cuillère, pour partager les desserts de Molly, je dis non merci, je n’ai vraiment plus faim, et je prends un autre martini-vodka Grey Goose. Elle suit des yeux le serveur, qui parle avec un mec aux cheveux de Jon Bon Jovi et une fille extra maigre avec un manteau en cuir couleur icepresso. Elle lui sourit, il passe tout droit devant nous, et caresse le dos de la pouliche qui nous avait accueillies plus tôt à la Cafeteria.

Je laisse les noyaux des olives de mon martini sur la table. Molly fait un petit signe de la main au serveur, style Miss Canada dans un défilé. Il s’approche de nous et elle lui dit tu me trouves trop cochonne avec mes desserts, et il dit, avec son accent craquant, je devine que tu es cochonne, pas juste pour la mousse au chocolat et la crème brûlée, et il se détourne, et Molly ferme son cellulaire, et elle se lève, et je la vois entraîner le serveur dans le corridor qui mène aux toilettes.

Je regarde mes souliers pendant cinq minutes, je les trouve trop princesse, avec les petits cœurs creusés, sur le côté, et je regarde aussi un beau mec qui court vers sa voiture, juste devant le resto, pour éviter une contravention. Molly revient, je lui dis tu t’es appliquée du gloss ou tu t’es faite baisée par le serveur ? Elle s’assoit à côté de moi, elle me rentre sa langue dans la bouche et elle dit tu goûtes son sperme, tu goûtes son sperme, il m’a poussée à me mettre à genoux, à bouffer ses couilles, tu peux regarder si j’ai pas des poils entre les dents, et après je l’ai sucé, et il m’a demandé mon nom juste après que j’aie tout avalé, faut que je commande un autre verre de chardonnay pour cacher l’odeur d’eau de javel, avant de rejoindre Ai Cuoc.

Marissa mange du popcorn presque toute nue

août 9, 2009

Marissa arrive à vingt-deux heures trente, en sonnant comme une malade parce qu’elle a oublié le code de la porte, à l’entrée. Elle dit pardon, je suis désolée, elle laisse tomber son sac de gym Lululemon rempli de condoms à la menthe, de condoms minis pour ses clients asiatiques, de condoms Mr Big pour ses clients français et blacks, de lubrifiants, de sa trousse de maquillage, de son fer plat, d’un spray à cheveux qu’elle met toujours sous le lit, pour brûler les yeux d’un client violent, c’est jamais arrivé, mais faut savoir se protéger, un peu, et dans son sac de gym il y a aussi une bouteille d’eau à saveur de raisins, ses souliers à talons hauts, sa petite culotte trempée, sa minijupe noire avec du sperme séché dessus, et sa camisole noire avec des paillettes, et un Summum avec Bianca Beauchamp sur le cover, et un In Style.

Elle court aux toilettes, elle laisse la porte ouverte, et elle crie, mon dernier client m’a comme enfoncé mon tampon jusque dans les seins, je suis sûre, j’ai commencé à être menstrue et j’avais pas d’éponge et je voulais pas aller voir Amber, l’autre fille qui travaillait avec moi, dans un appart au-dessus du mien, elle est chiante et elle fait de l’acné, je pouvais pas continuer de travailler comme ça jusqu’à minuit, à juste proposer des pipes.

Je sers une bière à Alexandre Le Grand, avec vraiment trop de mousse, et je lui dis tu veux continuer à écouter The Wrestler? Marissa arrive avec son lapin brun en peluche, au moment ou Alexandre Le Grand soulève ma jupe pour regarder mon cul et me donner une mini fessée. Elle dit oh popcorn et vin rosé, est-ce qu’on peut recommencer le film au tout début, vous êtes merveilleux, je vous aime, demain matin je vous prépare le petit-déjeûner. Elle m’accompagne à la cuisine en laissant sa peluche sur les genoux de mon mec, et nous ouvrons une bouteille de rosé, elle me sert dans ses bras, et elle me dit tu sens le cul, tu t’es rentrée des doigts? Je lui dis ta gueule pétasse, et elle trempe sa langue dans son verre de rosé, avant de me la passer doucement sur les lèvres.

Sur le sofa, presque trop petit pour trois, je m’installe entre elle et Alexandre Le Grand, mes cuisses touchants les leurs. Alexandre Le Grand est total fasciné par le film, c’est la deuxième fois qu’il le voit, et il n’arrête pas de plaindre Mickey Rourke et son visage, il dit dans Barfly, il était beau. Marissa dit j’ai juste baisé avec des gros mecs aujourd’hui, ils avaient tous des visages de poupons de quarante ans, je les trouve trop craquants. Marissa est assise, ses jambes sous elle, ses genoux vers moi, et elle laisse traîner une main sur ma jupe Tristan America.

Je sais que mon mec remarque la main de Marissa, il n’est pas super content qu’elle soit avec nous, mais il accepte qu’elle s’installe, avec ses vêtements dans notre garde-robe et ses tisanes diurétiques, à la reine-des-prés et au fucus, sur le comptoir de la cuisine. Je me penche pour prendre mon verre de rosé, Marissa glisse sa main dans mon dos et tire sur ma culotte tanga. Je me retourne vers elle, et elle sourit, en roulant ses longs cheveux noirs autour de ses doigts, pour se faire un chignon. Elle plaque son lapin en peluche entre ses jambes et elle me demande quand tu étais petite, tu te frottais aussi contre tes toutous ? Et je dis juste avec mon basset, il avait le nez usé, mais je me sentais coupable, il puait trop la chatte et je pouvais pas demander à ma maman de le laver.

Alexandre Le Grand dit et vous vous touchiez entre copines, à l’âge de dix ans ? Et Marissa dit jamais, j’ai même pas joué au docteur avec mes cousins, mais si ça vous dérange pas, les amours, vous êtes merveilleux, pouvez-vous faire une pause, j’ai pas joui de la journée et j’ai trop besoin de me branler, je peux aller dans votre lit, ça fait trop bizarre d’utiliser un vibrateur dans une chambre pour enfants.

Tout le monde suce, même dans les livres pour enfants

août 8, 2009

melodieaucent

Je travaille à la librairie aujourd’hui, avec Adèle, une poupée de porcelaine qui tripe sur les robes vintage et Carson McCullers. Elle me raconte qu’elle va à nouveau à New-York au mois d’octobre, elle y logera chez un professeur de quatre-vingt ans, elle l’aime bien, elle l’appelle Grandpa, et elle voudrait bien qu’il la présente à son voisin, un professeur de cinéma, elle dit depuis que je suis petite, je répète à ma maman que mon rêve c’est d’habiter à New-York, je me prendrais un appart à Brooklyn, j’ai déjà regardé dans les petites annonces. Je l’interromps et je dis et tu pourrais voir des vedettes dans tous les Starbucks et elle dit tu es la seule personne que je connaisse qui peut apprécier ce potin, mais j’ai vu Mary Kate Olsen dans un Starburks du Vieux-Montréal, il y a quelques semaines, elle était comme dans les photos des paparazzis, avec un Venti, et des lunettes plus grosse que la moitié de sa face, et des fringues de sans-abri à plus de dix mille dollars. Je dis wouah est-ce que tu l’as suivie après ?

Je regarde les nouveautés, en prédisant à Adèle qu’elle serait trop une parfaite New-Yorkaise, il faut qu’elle s’inscrive à un tirage de green card tout de suite. Je tombe sur un livre trop mignon : Mélodie aux cent sucettes. Je dis OMG et je lis l’album pour enfants à Adèle, assise sur mes genoux : « D’aussi longtemps qu’elle se souvienne, Mélodie a été attirée par les sucettes. C’est un peu la faute de ses parents… » Fuck les parents de la petite Mélodie de l’histoire cultivaient des sucettes dans leur jardin, entre une rangée de carottes et une rangée de betteraves, et ils en faisaient pousser dans un arbre magique, et ils avaient aussi des poules qui pondaient des œufs cachant des sucettes aux fraises.

Si le rêve d’Adèle c’est de vivre à New-York, le mien c’est de découvrir le secret des arbres à sucettes, je serais trop comblée. J’ai regardé une autre nouveauté, La petite guenon futée, un conte des Caraïbes, et je dis, ça non, ça me ressemble pas du tout.

Source photo : http://www.hurtubisehmh.com/

Je m’imagine pas avec une coloc qui se brosse les dents pendant que je me rase la chatte

août 7, 2009

En buvant un coca zéro, je me change, je laisse une pile débile de robes sur ma commode antique. Je demande à Alexandre Le Grand si ma robe Guess noire est trop serrée, il dit non, tu peux déboutonner un peu, voilà, tu aurais de bons pourboires si tu travaillais au Quartier. Je lui montre mon cul, il dit qu’il a envie de me fourrer le t-shirt que j’ai porté pendant la journée dans la bouche et de m’enculer rapidement avant d’aller chez Élise et Jean-Pascal, mais je dis nan, je suis sale, tu en aurais pour quinze minutes à te laver la queue après de toute ma merde.

Dans l’auto, je me remaquille et je me joue dans les cheveux en me regardant dans le miroir, j’adore faire semblant d’être aussi sexy que Dita Von Teese. Nous arrivons à Habitat 67 et mon mec me dit que nous allons dans le bloc sous celui d’Élise et Jean-Pascal, parce que le leur est utilisé pour un tournage de film, Funkytown, avec Patrick Huard.

Élise vient vers nous, elle m’embrasse et me dit que je suis toute belle, et si Élise dit que je suis belle, c’est comme le compliment ultime, c’est ma copine extra la plus classe, celle à qui je voudrais le plus ressembler si j’étais pas plus racaille blanche que noblesse, elle est toujours plus que jolie, avec son sourire, ses ceintures qui prouvent sa fashion attitude et sa taille de guêpe à l’épreuve de toute grossesse, ses trouvailles chez Winners, même si elle dort que cinq heures, avant de donner du lait à son Calvin chéri, même si elle danse sept heures par jour le Hokey Pokey, avec son Calvin chéri, il a un an et demi et il est trop charmant, mais épuisant.

J’embrasse aussi Rita, la mère de Jean-Pascal, nous sommes dans son cube, avec trois chats trop poilus et en attente de caresses, et je regarde le contenu de sa bibliothèque, c’est une bibliothécaire à la retraite, et elle a putain trop de livres sur le viol, rangés entre genre L’Odissée, et des romans de Denise Bombardier. Rita nous montre des photos de Jean-Pascal à quatre ans, avec des lunettes grosses comme un béluga et des photos de Bertrand Gervais, un ami de Jean-Pascal quand il avait une barbe, et mon ancien prof de littérature américaine contemporaine. Pour prouver que je suis une fille avec une morale vraiment inébranlable, je dis au moins dix étudiantes par cour voulaient le baiser, c’était nul, je baiserais jamais un prof qui se sait trop désiré, et il est sorti avec la mère de Misha, alors ewww, je peux pas me comparer à la mère de Misha, les jambes écartées.

Élise me dit pardon mille fois avant de programmer un épisode de Baby TV sur sa télévision, je rigole, mais fuck, je la trouve trop bonne, d’être sous aucune médication, et d’écouter les putains de marionnettes chantonner et tout. Rita change de poste et elle tombe sur une émission honorant la Reine Élizabeth. Elle dit ses chapeaux, ses chapeaux, et moi je la coupe et je dis j’aime trop Lady Diana, grâce à elle je pourrais me dévouer à vie pour genre les sidéens ou le Prince Harry.

Je bois du rosé jusqu’à dire que je veux me marier avec Élise, et devenir musulmane, pour avoir plein de femmes genre, et toujours avoir du poulet shish taouk sur la table, avec du riz mixé à du ketchup et du tabasco. Je promets à Élise d’être fidèle, de pas lécher aucune autre chatte que la sienne, et de magasiner tous le lundis avec elle, et de pas regarder trop intensément ses seins quand elle allaite Calvin.

Mon cellulaire sonne quand je lui dis que je peux essayer de donner du lait à Calvin moi aussi. C’est Marissa, elle est toute affolée, je reconnais même pas sa voix, et je suis trop alcolo pour bien lire l’heure, mais il est tard, et elle me dit un client m’a suivie, chez moi, il faut que je partes, je peux plus donner de la sauce à spaghetti à mes voisins, je peux plus rester là, sans store, à splasher de la peinture sur le plancher et à rester toute nue toute la journée, je sais pas quoi faire, je te jure, je l’ai reconnu, c’est celui qui n’a pas été capable de me baiser, il avait juste du pré-cum, il était pas capable d’être assez dur pour que je lui enfile un condom avec ma bouche, il y a une semaine, il a préféré me parler de décalage horaire, j’ai sa carte, il m’a donné sa carte, je sais pas quoi faire, il a pas sonné chez moi, mais je l’ai vu, il a acheté un sandwich au Couche-Tard, juste à côté, et il a bouffé son sandwich devant chez moi, direct devant chez moi, je pouvais même pas me faire bronzer en buvant de l’eau aux raisins, je peux dormir chez toi, quelques jours, s’il te plaît ?

Une drunkwhorexic en vacances n’oublie pas d’amener des bas-jarretelles dans ses valises

juillet 28, 2009

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Au chalet, il y a quelques chattes en chaleur

En petite camisole blanche bien moulante, Claire ouvre la porte, elle voit mon visage, direct entre les jambes d’Alexandre Le Grand, je me tourne à peine vers elle, elle s’excuse, elle dit d’habitude je prends cette chambre-là, avec ton frère, et elle referme la porte. Je continue à sucer Alexandre Le Grand, il est dix fois plus dur depuis que Claire a rougi devant lui, il propose que je me couche sur le ventre, il aimerait bien me prendre comme ça, à plat, les jambes serrées l’une contre l’autre. Il fouille mon cul avec ses doigts, il dit je sais pas si je veux ta chatte ou ton cul, je m’ouvre la chatte avec deux doigts, et je supplie baise-moi. Il me pénètre et je joue avec mon clito et je ferme les yeux en gémissant. Juste avant de jouir, il se retire de ma chatte, je reste sur le ventre, et je sens son sperme dans le bas de mon dos. Je l’embrasse et il demande quel t-shirt il devrait mettre, je lui dis celui avec l’inscription Mr Lucky en noir, avec des petits dés à jouer dessous. Je m’étire, je me lisse les cheveux, je me choisis des boucles d’oreilles en argent super délicates, et une robe à motifs d’imprimés léopards, en gris perle et noir, et des sandales incrustés de faux bijoux en cristal, la tenue parfaite pour clasher lors d’un barbecue au bord d’un lac.

Je rejoins Claire et Philippe et les belles-filles dans la cuisine, Claire s’excuse encore, je dis arrête, c’est correct. Mon frère caresse Paprikalicious, qui passe ses journées au chalet cachée dans les plantes araignées de ma maman, et il dit est-ce que tu penses que ton chat voudrait maigrir ? Je dis Paprikalicious n’est pas grosse, et je lui donne même pas de gâteries, et Philippe me dit c’est la chatte la plus grosse que j’ai jamais vue, deux fois plus grosse que Garfield, est-ce que vous lui donnez assez d’affection ? Je me sers un rhum et coca zéro, je dis il fait soleil, je vais aller sur le quai, avant que les autres n’arrivent pour la fête de la Princesse.

La vie parfaite se passe dans une petite cabane en bois, à tailler des pipes à des écureuils

Mon autre frère, Marky Mark, arrive avec trois amis super cutes et bronzés, et de la bière Budweiser que je fais semblant de me verser sur les seins, et de la Tremblay aussi, et des croustilles assaisonnées. Marky Mark dit j’ai trop bu hier, faut que je te raconte, j’ai vu mon ex, dans un bar, et je l’interromps, Mark, Mark, il y a des canards, et je cours, en sandales incrustés de faux bijoux, jusqu’au chalet, pour prendre du vieux pain pita et le lancer aux canards. J’ai un grave problème avec les canards, je suis total maniaque, si Alexandre Le Grand acceptait d’en adopter un, ça me dérangerait pas de plus jamais prendre de bain, je réserverais tous mes produits Bella Pella pour le plumage de mon canard chéri. Je nourris les canards, deux bébés, avec du duvet, et la maman, avec des ailes mauves et bleues, je prends un bébé dans mes mains et je le relâche tout de suite, totale prédatrice à la Lenny de Steinbeck, je commence à pleurer, c’est le rhum, le coca zéro, le soleil, et je dis la maman canard n’aime plus son bébé canard , elle va l’abandonner à cause de moi, et Marky Mark me donne une tape dans le dos, il dit mais non Mélodie, et un de ses amis, à la beauté typée des Syriens, me pince les tétons et il me dit tu as de beaux seins et j’arrête de pleurer et je propose d’aller chercher d’autres bières pour tout le monde.

Dans l’entrée, je vois Gaspard, avec sa copine Béatrice, sa fillette de dix ans Sabrina, et des boissons alcoolisées à la lime. Sabrina me dit que Paprikalicious, c’est le chat le plus gros qu’elle a jamais vu et que cet été, après ses deux semaines de gym, sa semaine avec sa maman en Ontario, et sa semaine de vacances à l’Ile-du-Prince-Édouard, elle aura peut-être un chien, le même que Barack Obama. Nous bouffons des hamburgers, sur la terrasse, et je monte dans un arbre pour terminer le mien, pour montrer que je suis très forte et que même grande, je reste une petite fille qui souhaite juste avoir une maison en bois, construite par son papa, dans un arbre, une maison en bois à partager avec des écureuils, des geais bleus et des godemichets. Je dois balancer mes sandales par terre avant de descendre, je rigole, je crie, Mark, Mark, aide-moi, je veux pas me briser une jambe, tu m’imagines avec un plâtre, un mois handicapée, jamais. Les amis de mes frères sont trop gênés, ils disent que je porte pas de culotte et je crie encore, oui, oui, j’ai un bikini, c’est juste que la culotte est toute petite et qu’elle me rentre vraiment trop dans la fente.

Je ne fume pas de joint mais je me fais sauter pour des bonnes causes

Je vois belle-fille Princesse qui joue avec une nouvelle Barbie, Alexandre Le Grand m’apprend qu’elle a déjà déballé ses cadeaux, en cachette, toute seule, je la trouve trop chipie, mais elle est adorable, à baigner sa Barbie dans le lac, alors je dis rien, je touche la queue de mon mec, j’imagine ses couilles dans ma bouche, et je me sers un autre rhum et coca zéro. J’accompagne Nicolas, l’ami de mes frères qui a un mohawk sur la tête, dans son auto pour fumer un joint, je lui parle, je lui dis je suis fatiguée, et il dit que lui aussi, je dis je sais pas si je vais toujours être fatiguée comme ça, c’est débile han, je veux dire, je me verrais te sucer, là, et m’endormir la tête sur tes jambes tout de suite après, pendant que les autres font de la moto-marine, ou qu’ils bouffent du mauvais gâteau au chocolat, je te jure, il y a trop de glaçage, je l’ai vu, le gâteau c’est pas bon, on est mieux de rester ici, un peu, et Nicolas, il s’endort avant que je descendes son maillot. Je passe par-dessus lui pour sortir de l’automobile, en l’embrassant sur le front.

Sur le quai, je demande à Philippe s’il ne peut pas aller vite vite en bateau, j’ai envie du vent, et j’ai envie de crier de frayeur. Je propose ma robe comme serviette de plage à Sabrina, qui sort toute gelée de l’eau, pour être gentille, mais surtout pour pouvoir retirer ma robe et montrer à tout le monde mes seins dans mon bikini doré Marciano. Dans le bateau, je me penche sur l’épaule de Claire et je dis que je passe une belle journée. Elle me demande combien ont coûté mes boucles d’oreilles. Je dis que j’ai envie de sauter dans l’eau. J’oblige Claire à se lever, Philippe va super vite en bateau, je prends la main de Claire et je dis à go, on saute, dans l’eau, pour genre les enfants du Darfour, d’accord, ou pour la légalisation de la prostitution, ou pour les souliers à talons hauts qui ne donnent pas d’ampoules, tu choisis, un, deux, trois.

Le yoga m’ouvre la chatte aussi bien qu’un spéculum

juillet 24, 2009

Au métro Laurier, à la sortie St-Joseph, j’étais toute seule assise sur un banc, à lire Ça, c’est un baiser, de Philippe Djian, l’auteur français le plus sauvagement américain, j’attendais Misha, et je me rappelais qu’il fallait que je téléphone mes parents, avant leur départ pour Prague, dans deux jours.

J’ai suivi Misha jusqu’au studio Equilibrium, pour un cours de yoga Kripalu, elle me racontait que Travis avait trop pris de sangria au party d’Amandine, il avait eu envie de vomir toute la journée, jusqu’à ce qu’ils décident d’aller au cinéma ensemble, le lendemain, et de se bourrer de popcorn. J’ai dit moi j’étais en super forme, j’ai dormi quatre ou cinq heures, et après j’ai lu sur le balcon, et je me suis masturbée plein de fois, j’ai regardé des vidéos sur youporn.com, des vidéos de filles qui se crossaient à six dans un lit, d’un mec qui se faisait sucer par une fille, sous la douche, pendant qu’il en doigtait une autre, avec des marques de bronzage trop évidentes, et d’une fille qui s’ouvrait le cul à l’aide d’instruments gynécologiques, sauf que je suis total traumatisée parce qu’Amandine m’a dit que je lui avais donné une entité négative, je te jure, elle m’a raconté que sa médium l’avait téléphonée pour la prévenir, samedi en la serrant contre mes faux seins, j’ai laissé un esprit la pénétrer ou un truc comme ça. J’ajoute, Amandine m’a donné le numéro de sa médium, pour que je la contacte, et elle m’a invitée à une soirée martinis, mais elle ne veut pas me voir, tant qu’elle n’est pas certaine que mon corps est sain et sans entités négatives, fuck, j’ai tué une abeille ce matin, elle s’attaquait à Paprikalicious, tu crois que c’est une entité qui m’a donné ce pouvoir meurtrier? Je suis total trop nerveuse pour appeler une médium sans gueuler au téléphone que j’ai peur de mourir avant mes trente ans et que je suis sûre d’être réincarnée en chihuahua.

Misha dit tu n’es pas obligée d’y croire, à tout ça, tu vas suer en faisant du yoga, ça va te débarrasser de toutes tes entités impures, tu verras. À Equilibrium, je me change devant Misha, je lui montre encore une fois avec fierté mon soutif sportif jaune fluo, et nous rejoignons Travis, déjà en état méditatif sur son tapis Lululemon. Je montre à Misha un petit chien qui fait pipi, sur St-Laurent, et je rigole, je dis je serai pas capable de faire du yoga aujourd’hui, j’ai trop envie de déconner, et elle me fait une grimace, et je regarde les appartements juste en face du studio, il y a un mec musclé qui passe l’aspirateur, je voudrais qu’il se déshabille, mais il fait juste passer l’aspirateur, et le cours de yoga commence, et je dois me concentrer sur ma putain de respiration, et sur ne pas péter, absolument ne pas péter pendant une heure et demie de yoga.

Je m’endors pendant les dernières minutes de méditation, et je prends une dizaine de minutes à attacher comme il faut mes sandales spartiates. Misha m’amène au resto Aux Vivres, et me conseille le sandwich Mekong, en me murmurant qu’une comédienne est juste derrière moi, je me retourne, je ne la reconnais pas, Misha remarque, nous écoutons jamais de séries québécoises, peut-être qu’on manque quelque chose, et moi je dis fuck la sauce aux arachides coule partout, ça pue.

Je frenche Misha avant de marcher jusqu’au métro, je pourrais marcher des heures comme ça, le ventre plein d’un sandwich trop cochon, et la pluie qui tombe, juste un peu, ça ne me dérange pas que mes cheveux frisottent, je voudrais juste croiser plein de mecs qui me disent que je suis jolie comme ça, habillée tout en noir, le regard vague, des papillons comme boucles d’oreilles, plein de mecs qui devinent comment je voudrais que mon cul soit défoncé, sur le bord d’un lit, moi à genoux, je ne peux pas bouger, ni hurler, j’ai la bouche rempli par mon poing, et j’ai les yeux qui tournent, je suis prête à remercier Dieu comme ça, les jambes à peine écartées, mais je marche jusqu’au métro, et personne n’ose me violer, faut trop que je retourne chez moi me faire jouir encore devant les vidéos les mieux cotés de youporn.com, je veux juste être jolie, vraiment, et me caresser le clito en regardant des filles qui ont des cheveux plus plats que les miens.

Il faut profiter du célibat pour tester des strap-on

juillet 23, 2009

Je matche mes vêtements à ma fatigue et je prends ma température en me rentrant un Mister Freeze dans le petit trou

Je n’écoute plus la télévision, je ne me promène plus en petite culottes, depuis quelques jours, je ne fais pas tomber des écailles de pistaches sur le plancher, Alexandre Le Grand n’est pas là, il est parti chez un ami, à la frontière des États-Unis, et il me laisse à écouter du Britney Spears, et à boire de la vodka. Je crois que j’ai un rhume, je passe une heure dans le bain, rempli de bulles Bella Pella à la rose et à la cardamone, à m’épiler les sourcils et à prendre une gorgée de vodka au citron, et une gorgée de tisane au miel, et encore une gorgée de vodka au citron.

Avec mes cernes qui matchent avec mon soutif et mes petites culottes, je contacte Betty, je lui dis tu vas me trouver laide, mais est-ce que je peux te voir, je m’inquiète, tu ne me donnes plus de nouvelles, depuis que Sadek t’a laissée, par courriel, le salaud. Elle accepte, je la rejoins devant un dépanneur, à Verdun, elle a des envies de Mister Freeze, et moi de barbe-à-papa. Dès que je la vois, j’ai envie de l’amener sous les draps, de rien faire sauf la réchauffer, elle grelotte, sous une petite pluie, avec un chandail noir, trop serré. Elle dit je suis sortie hier, au Business, il n’y avait pas beaucoup de monde, j’étais avec Persia, j’ai dansé et un mec a dansé avec moi et il m’a frenchée, c’était même pas bon, il avait des boutons, il était, je sais pas, too much, et son haleine, et une fille m’a pris la main, elle s’est présentée, trois fois, je comprenais pas son nom, like Erin or something like that, et elle m’a payé un gin tonic, je voyais même plus Persia, je pense qu’elle était avec un groupe de mecs, je les connaissais pas, et la fille m’a embrassée.

Les étudiantes de l’Université McGill mordent

Je l’arrête, je me lèche les doigts tout collants de barbe-à-papa rose et bleue, et je dis tu es tellement pétasse, tu vas finir par me demander d’assister à ton mariage avec une fille, je t’imagine trop, espèce de fausse lesbienne. Betty dit mais elle était sexy, super mince, elle avait l’air d’une étudiante de McGill, tu sais, leggings, bandeau en coton, tunique, pas de maquillage, elle me mordait le cou et la bouche, et un mec nous a sorti du Business, parce qu’elle me collait trop, you would have love to see that, on était couchées, sur les banquettes, et j’avais pas bu, je me sentais trop bien juste à la suivre, jusqu’à chez elle, elle me suçait la langue, elle me plaquait contre la vitrine des magasins fermés, elle s’appuyait contre moi, et me demandait si je trouvais joli notre reflet, dans la vitrine, et elle me passait ses doigts sous ma robe, tu sais ma petite robe noire, avec des boutons en cœur, que j’ai acheté chez Frivole avec toi, au mois de mars, elle me rentrait des doigts et après elle les léchait, les gars que nous croisions arrêtaient pas demander plus de kisses and everything, moi je rigolais au début, mais pas elle, elle ne regardait pas les mecs, que moi, elle s’assurait que je pouvais marcher encore un peu, que j’avais pas mal aux pieds.

Marc Jacobs contre l’odeur de cigarettes

Nous nous assoyons dans des balançoires, au parc, juste en face du dépanneur, et Betty dit j’aurais dû prendre un Mister Freeze à la bubble gum, c’était mes préférés quand j’avais dix ans, à la fin de la journée d’école, j’allais chez une amie et sa mère nous demandait de choisir entre du fudge et un Mister Freeze. Betty a soupiré, anyway, je suis arrivée chez la fille, son appart était trop en désordre, il n’y avait presque pas de lumière, ses colocs fumaient devant un film en noir et blanc. Je dis oh fuck, parce que je sais que Betty ne supporte pas les personnes qui ont un doctorat, les animaux malades, et surtout, l’odeur de la cigarette. Mais Betty continue, tu sais j’ai déjà couché avec des filles, mais c’était spécial, là, elle m’a encore pris la main, so sweet, et elle a refermé la porte de sa chambre et elle m’a fait sentir son parfum Daisy, de Marc Jacobs, je savais pas quoi faire, je me suis assise sur son lit, c’était sombre aussi dans sa chambre, je ne voyais rien, que plein de livres sur sa table de chevet, et des papiers, et j’ai commencé à regarder les photos sur son mur, c’était toutes des photos floues, de filles qui se roulent sur le gazon et qui ont des plumes de paon sur leur t-shirt, je lui ai dit que c’était joli, et elle m’a baissé les culottes, j’étais sûre que ça sentait trop la sueur, et la mouille, et je me suis laissée tomber sur le lit, la tête près des oreillers, les bras, comme ça, dans ses cheveux.

Strap-on VS vraie bite

Betty boit le jus de son Mister Freeze et se balance un peu, Erin m’a demandé d’écrire mon numéro de téléphone dans son agenda, et elle continuait de me lécher, c’était presque violent, elle mordait pas mon clito, mais elle le suçait tellement fort, je voulais lui dire d’être plus douce, je m’imaginais avec le clito gonflé et tout rouge pendant une semaine, après, mais j’ai pas osé, et j’ai joui tellement rapidement, et fort, et elle m’a demandé de crier, pour que ses colocs m’entendent, et après elle s’est étendue sur moi, elle a rigolé, elle a dit que ses colocs, they would go crazy, mais qu’ils ne viendraient pas nous déranger, ils sont trop polis, ou gênés, même si elle me faisait crier comme ça encore une fois, avec un strap-on, je voulais m’évanouir, elle m’a baisée comme une chienne, avec un strap-on, merde, c’était la première fois, j’étais already open and dripping, c’était bon. Je l’ai regardée, salope, tu seras quand même jamais lesbienne, tu aimes trop sucer les queues, mais c’est tant pis pour Sadek, putain je peux pas croire pour son courriel de rupture, en vacances, dans un autre pays, sans te bourrer une dernière fois, oh le strap-on c’était mieux ou pas que la queue de Sadek, dis-moi?

Sarah Lee me préfère en robe courte, elle

juillet 22, 2009

Je revenais du Starbucks, j’allais voir Sarah Lee, elle recommençait à travailler, après un deux semaines de vacances, à Edmonton, avec sa belle-famille, et je croise Francis, à la librairie, des livres de science-fiction dans les mains, je suis super contente de le voir, ça fait des mois, et il me raconte qu’il n’est plus avec sa copine, qu’il va enseigner théâtre et cinéma, à la session prochaine, mais ça ne le tente pas. Il n’a même pas le regard allumé d’un mec qui voudrait venir se coucher entre Misha et moi, comme il y a quelques années, quand je lui dis que j’aimerais bien le revoir bientôt, que je m’ennuie de lui.

Je l’embrasse, je souris aux agents de sécurité, et je retrouve Sarah Lee, dans une petite salle réservée aux employés. Elle m’accueille avec un j’ai perdu mon sommeil, j’ai perdu mes orgasmes, et je suis de très mauvaises humeur. Mais Sarah Lee est une personne trop gentille, alors elle me parle même pas de ses problèmes avant de m’avoir posé dix mille questions, genre est-ce que tu visites encore des maisons, est-ce que ça va avec les belles-filles, est-ce que je peux essayer tes lunettes, est-ce que j’ai l’air vraiment 80’s avec tes lunettes et est-ce que tu sais s’il y a des raisons scientifiques, là, qui nuisent à l’atteinte de l’orgasme? Je dis j’en sais rien, je peux appeler à Info-Santé si tu veux, c’est peut-être que tu étais mieux à Edmonton qu’ici? Moi fuck ça m’arrive rarement mais je sais total ce qu’elle veut dire, par perdre ses orgasmes, l’autre jour, j’étais dans l’autobus, juste avant d’aller travailler, j’avais lu quelques passages trop chaud de Spin the bottle, un livre érotico-soft, et je me croisais les cuisses, en coinçant mon clito, et je décroisais les cuisses, et je fermais les yeux, et je savais que je crémais ma culotte, mais je voulais plus, je voulais jouir sans mes doigts, sans une queue, juste avec mes cuisses bien serrées, et je pensais à moi, à genoux sur des draps tout propres, à moi qui se penchait vers une bite, qui me la prenait un peu entre les lèvres, et puis qui me l’enfonçait dans le cul, lentement, et je pensais à des mains qui écartaient mon cul, pour mieux voir, et je voulais jouir, mais j’y suis pas arrivée, et je suis sortie de l’autobus, total frustrée qu’un vibrateur invisible et sans bruit n’existe pas, parce que j’étais tellement proche, vraiment, de gémir dans un autobus bondé.

Sarah Lee ajoute mais j’adore ma belle-mère, elle ne dit pas fuck you, elle est vraiment anglo, comme je pensais,  mais elle me trouve exotique et elle m’adore, et elle a trois maisons, et Jude Law m’a dit de prendre ce que je voulais dans ses garde-robes, et j’ai une robe à pois trop jolie, et plein de sacoches vintage, et je l’adore, le matin elle écoutait, tous les jours, une émission avec une preacher américaine qui criait et qui chantait, et il y avait genre quarante mille personnes dans son audience, et avant que je revienne au Québec, au dernier repas, elle a un peu bu et elle m’a bénie, et elle a béni Jude Law, et tu vas pas juste boire ton café han, tu manges pas un peu, et j’adore ma belle-mère, mais je suis trop de mauvaise humeur, j’espère que mes orgasmes vont revenir, la vie est injuste.