Une des raisons pour laquelle j’aime mon mec et qu’il me fait rigoler: il agence ses caleçons et ses bas. Quasi tous les jours.
Archive for the ‘Alexandre La Graine’ Category
Caleçon multicolore à agencer absolument
juin 10, 2013Se faire comparer à un moine par son amoureux
avril 18, 2013Subject: Journée de fou
From: Alexandre Le Grand
To: Mélodie Nelson
Journée de fou mais je t’aime.
Subject: Poils
From: Mélodie Nelson
To: Alexandre Le Grand
Pauvre chou, courage! Moi je viens de tenter de me raser la chatte. Je pense que je n’ai pas trop bien réussi…ma chatte a sûrement l’air plus ridicule que bien tondue. Ne juge pas trop ce soir.
Subject: Re: Poils
From: Alexandre Le Grand
To: Mélodie Nelson
Lol, tu es comme le moine qui se coupe le crâne avec maladresse dans l’émission Vikings!!!!!
Subject: Re: Re: Poils
From: Mélodie Nelson
To: Alexandre Le Grand
Fuck! Tu vas me faire pleurer. Je ne me raserai plus jamais.
Remède contre la tristesse
avril 8, 2013Un dimanche soir sur deux, Alexandre Le Grand reconduit Belle-Fille Princesse chez sa maman, après un weekend de carpaccio, de bicyclette dans la ruelle et de chansons de Jean-Louis Aubert.
Quand il revient il a toujours l’air très triste.
Ce soir, quand il est arrivé, il y a environ une heure, il s’est collé contre moi, son visage sur mon épaule.
– Oh tu as besoin d’un câlin, han?
D’une voix de petit gars qui fait pitié, il a dit :
– J’aurais surtout besoin que tu me suces la graine.
L’amour aujourd’hui ou pour la vie
février 13, 2013Avant, quand il n’était pas sûr d’aimer toujours, il m’écrivait je t’aime aujourd’hui, et je mangeais des clémentines, le corps presque trop mince contre un calorifère, dans un condo sans meuble, dans un condo en attente de nous.
Quand il m’écrit je t’aime pour toute ma vie, maintenant, je sais que ce ne sont pas des mots que n’importe quel amoureux aurait pu m’écrire trop rapidement, je sais qu’il connait ces mots, qu’ils ont été durs pour lui, qu’ils sont peut-être parfois encore durs pour lui, quand je parle bêtement à sa fille de huit ans, ou quand il souhaite vivre ailleurs, deux fois par année, je ne sais pas pourquoi, ça lui arrive, de vouloir partir, avec ou sans moi, de tout recommencer, comme si c’était possible, de tout recommencer.
Je ne peux pas m’imaginer recommencer quoi que ce soit sans lui.
Un orgasme comme déclencheur
octobre 10, 2012Mes seins étaient contre la poitrine de mon chou, quand la terre a tremblé hier, à minuit passé. Nous étions couchés, j’étais par-dessus lui, il venait de se vider, et pendant un instant, alors que moi je croyais que la sécheuse des voisins était détraquée, lui pensait avec fierté que son orgasme avait déclenché un tremblement de terre.
De nouvelles petites culottes bientôt
août 10, 2012Oh man. J’aimerais passer une journée à boire du vin, lentement, du rosé, du blanc sec peut-être, le rouge je le laisse à Alexandre Le Grand, au lit, à manger, au lit aussi, à me raser la chatte et à me la faire manger après. Je voudrais donner un weekend Mini Fée à mes parents, même si je suis contente de claironner n’importe quand que je ne vois pas la nécessité de lui donner un biberon, même si Mathieu Gratton vient demander mon opinion quand j’attends l’autobus, discutant avec une gentille dame, ma chérie contre moi, dans son porte-bébé, l’animateur de télé vient me demander ce que je pense d’un nouveau produit qui réchauffe le lait, dans le cadre de l’émission Le banc d’essai du peuple, et je dis « Euh c’est bien, mais le sein, c’est mieux. » et il me dit « Évitons un nouveau débat. », mais en fait, je veux pas de débat, les mamans font ce qu’elles veulent, c’est que c’est vraiment plus facile, de sortir un sein et de le donner direct à Mini Fée, je n’ai pas besoin d’un biberon qui réchauffe le lait pour les ballades en forêt.
Je voudrais bien porter de beaux soutifs, qui ne s’ouvrent pas, qui font juste me coller et me remonter les seins bien haut dans le cou, je voudrais bien porter mes robes, en acheter des nouvelles, avoir des seins qui sortent et qui donnent envie, je les aime, mais les porter libres, comme ça, dans des t-shirt au col qui s’agrandit, ça commence à me fatiguer, faudrait que je passe quelques journées topless avec de jolies culottes, et je me trouverais à nouveau super sexy – oh oui, demain au lieu de magasiner un nouveau pyjama pour Belle-Fille Princesse, je vais m’acheter des petites culottes too much jolies et je vais les porter avec classe même quand les stores ne seront plus fermés pour la nuit.
Demain, je photographierai mes petites culottes, je les enverrai en texto à mon mec, et je les mettrai plus tard ici, et je toucherai mes seins devant le miroir comme je le faisais avant, pour mesurer leur lourdeur, pour me répéter qu’ils sont à moi et qu’ils sont parfaits, je les toucherai avant d’endormir ma chérie, et de rejoindre Alexandre Le Grand, un verre de rosé à la main, pas pour toute la journée, mais à huit heures du soir, ou huit heures trente si Mini Fée est surexcitée et qu’elle veut toucher toutes les peintures et icônes sur les murs. Ce ne sera pas au lit que je le boirai, ce sera devant le téléviseur, je l’avalerai et après, je prétexterai un changement de chaîne et je me mettrai à quatre pattes, je n’aurai plus de short, plus de jeans Guess ou de robe couleur pastel, je serai en petite culotte, et je la tasserai sur le côté, pour montrer mes petits trous à mon chéri.
Chocolatine et bulles
août 9, 2012Chaque été, nous célébrons l’anniversaire de Belle-Fille Princesse avec une pinata remplie de bonbons, à attaquer sans frapper de gamins. Cette année, il y avait près cinquante personnes au chalet, toutes affamées et assoiffées après être restées un minimum de deux-trois heures dans le trafic. Colin avait amené des croissants aux amandes avec lui, certain d’arriver au petit déj, mais il est finalement arrivé alors que l’après-midi était déjà bien entamé.
J’ai passé l’après-midi à reluquer des verres de vodka-Red Bull sugarfree, à faire des bulles de savon à vaisselle, à trouver tout le monde très chou en maillot de bain, à être tellement tellement heureuse que Mini Dée aie un crush sur le gros toutou bouvier bernois de ma copine Isadora et à remercier mes petits frères d’amener tous les enfants en bateau pour faire du wakeboard. Le chéri de Sarah Lee en a fait, malgré sa peur de l’eau, et il a ainsi découvert son inner surfer.
Quand Mini Fée s’est couché, j’ai obligé Richard à ouvrir des bouteilles de mousseux et je me suis assise avec Alexandre Le Grand, sous un parasol, avec de la citronnelle sur notre peau, nous avons parlé de littérature érotique, de Kofi Annan et du voyage à Paris de Charlène. Colin, triste qu’une copine dessinatrice soit partie, a demandé aux neuf-dix personnes qui restaient si quelqu’un avec du pot. Personne n’en avait, alors il s’est versé un verre de pinot noir, et je lui ai demandé s’il voulait partager une chocolatine avec moi.
Photo: Vera Rivken
Changhong et de la chance
juillet 26, 2012Nous avons décidé de partir à Cuba sur un coup de tête, sans savoir si j’allais retrouver mon passeport facilement dans le désordre de l’appartement, ni si Mini Fée allait apprécier les vagues et les petits poissons sur ses pieds, le sable collé sur sa peau et les voix étrangères qui nous réveillent au petit matin.
J’ai lu d’excellents conseils sur comment voyager avec un bébé, j’ai oublié de faire comme la fille qui se prend en photo all the time dans les toilettes en avion, nous avons bu des smoothies aux fruits de la passion tous les jours, Mini Fée adorant ouvrir grand la bouche pour y accueillir le liquide si froid de melons et d’ananas si frais, nous avons écouté de mauvaises émissions de télé quand Mini Fée dormait – aux deux-trois heures, sous le soleil, elle s’endort rapidement -, nous avons rigolé de la marque de la télévision – Changhong, voir que ça existe pour vrai un nom de marque comme ça – , et un touriste voulait toujours nous montrer une étoile de mer au moment même où Mini Fée chiait son déjeuner, la classe, nous n’avons pas vu d’étoile de mer finalement.
Ça m’a inspirée une chronique pour Canoé et l’envie de partir deux mois dans un autre pays, genre la Thaïlande ou le Vietnam ou le Brésil, encore juste avec Mini Fée et Alexandre Le Grand, à vivre à un autre rythme que le mien, celui du soleil et des siestes de ma petite chérie.
J’aime les licornes mais pas pour sortir
juillet 6, 2012Mon mec arrive, il retire ses pantalons, garde sa chemise, enfile un bermuda beige et me dit qu’il aimerait bien boire une bière à la Succursale, même si nous ne devions pas, encore une fois, boire pendant quelques jours. J’attends quelques secondes avant de lui répondre : « Je cherche quelques jouets pour Mini Fée et je suis prête. »
Je me change dans la chambre, je ne veux pas rester en short et t-shirt à motif de licornes d’Urban Outfitters. Je mets une jupe dorée, que je n’ai pas mis depuis deux ans, et un wife-beater noir. Une ceinture complète ma tenue, pendant cinq minutes, avant que Mini Fée ne décide de la bouffer et de la défaire.
Je bois lentement ma Pom Pom Girl, je raconte des histoires à Mini Fée, je regarde Alexandre Le Grand en souriant, en me répétant que je suis chanceuse, chanceuse et fatiguée, mais surtout chanceuse. Je bois mon drink pendant qu’Alexandre Le Grand boit deux pintes de bière. Après avoir placoté avec un des proprios de la Succursale, nous allons acheter du saucisson à la boucherie des Deux Gaulois, juste à côté.
À l’appartement, nous décidons de commander du japonais. Sur la galerie, la porte entrouverte pour entendre Mini Fée si elle se réveille, nous nous partageons un verre de chardonnay. Je me penche vers son épaule, son corps tout entier penche vers moi, je l’embrasse sur la joue, il me prend dans ses bras et il me répète qu’il m’aime. J’ai besoin de ses je t’aime, qu’il les dise à tout moment, sur l’oreiller, dans un courriel, en coupant des morceaux de saucisson, j’ai besoin de ses je t’aime, depuis presque sept ans, ça ne change pas.









