Petite collation

avril 12, 2012

J’adore les fruits séchés. Et ces poires me font penser à des chattes. La mienne est plus jolie mais elle est moins sucrée.

Carré rouge sur chemise bleue

avril 12, 2012

Même si Alexandre Le Grand préfère crier « So-so-sodomie! » plutôt que « So-so-solidarité! », il porte son petit carré rouge, donné par une étudiante qui l’a battue au billard, alors qu’il avait trop bu et trop répété de mots cochons.

Faut que je nettoie le tapis de douche

avril 10, 2012

Au lit, je ne suis pas encore démaquillée parce que je veux monter en amazone mon mec et je ne trouve pas que je suis super sexy quand mon visage sent ma crème de nuit – mon mec est d’accord, il dit que je sens la mémé – . Je me colle contre lui, il remonte son t-shirt gris pour sentir mes seins contre son torse. Ce matin, Alexandre Le Grand s’est réveillé avec le corps tout rouge et des marques de griffures. Je lui ai dit que c’était un genre de stigmates, un genre de cadeaux du Christ, mais il a préféré blâmer les sulfites d’un nouveau vin bu la veille. Je tente de ne pas le toucher aux endroits qui lui feraient mal – j’ai l’air douce et gentille comme ça, mais c’est parce que je l’ai caressé mille fois à de mauvais endroits pendant la journée et qu’il fait pitié, Alexandre Le Grand, quand il crie de douleurs juste parce que je passe ma main dans le bas de son dos. Je lève la tête et je commence à le questionner sur des sujets super profonds.

– Tu préfères mes seins ou mon cul? Je veux dire qu’est-ce qui t’excite le plus, mes seins ou mon cul?

– Je sais pas. Les deux. Je sais que tu as peur que je viennes dans ton petit cul. Tu te retiens. Je passe mon gland, un doigt, tu te retiens, tu fais pareil avec ta chatte.

– C’est parce que tu es parti presque une semaine. Je suis redevenue vierge et ta queue est trop grosse pour me dévierger.

– Arrête de jouer avec mon nombril.

– Si tu me la mettais dans le cul maintenant, comment me prendrais-tu? À quatre pattes? Sur le dos, sur le ventre?

– Je commencerais à venir par-dessus toi quand tu es sur le dos. Comme ça tu peux bien me voir et je sais que tu as moins peur et je jouerais avec ton clito pour que tu ne te rendes même pas compte que je m’enfonce de plus en plus en toi.

– L’autre jour je t’imaginais me prendre dans la salle de bain, je serais à quatre pattes sur le tapis de douche. Faudrait tellement que je le lave avant parce qu’il est vraiment pas propre. J’ai échappé de la teinture dessus.

– Je t’aime.

– Je te monte dessus ou tu me laisses te goûter?

– Et si je te faisais jouir? Après tu viendras sur moi.

J’aime les tulipes noires

avril 10, 2012

Je suis déménagée fin septembre, il y a un peu plus d’un an, et depuis, tout est trop merveilleux. Depuis mon déménagement, je suis tombée enceinte – après avoir essayé pendant trois ans, et vous savez tous comme j’aime essayer, dans toutes les positions, tant que je n’avale pas je garde tout bien au fond de ma chatte – je me suis trouvée un nouveau travail, un nouveau bar préféré, une nouvelle librairie préférée (Limasson, love ya!), un Starbucks a ouvert à deux minutes de chez moi, et je croise tous les jours des gens qui parlent du chat qu’ils viennent d’adopter, de la bottine qu’ils ont trouvée et accrochée à une clôture blanche, de Mini Fée qui est plus intéressante à regarder que la télé ou des spéciaux sur les caleçons en vente dans une boutique qui ferme bientôt.

Aujourd’hui, en allant acheter du gâteau breton, Mini Fée dans le porte-bébé, sa tête entre mes seins, un homme m’a arrêtée et il m’a tendu un livre sur les bébés animaux. Il a tout simplement dit : « Pour votre petite. » et il est parti.

Même si je n’ai pas encore de potager ou de tulipes devant chez moi, je trouve que ma vie est fucking magique.

Le cul bien moulé, mais la chatte rasée

mars 30, 2012

Je boycotte pas American Apparel parce que c’est possiblement un pervers qui dirige ces boutiques. Nope, je rêve d’avoir toujours le cul bien moulé dans du coton, mais la dernière fois que je suis entrée dans un American Apparel, au Cours Mont-Royal, Mini Fée n’a pas aimé la musique, elle a pleuré, elle ne voulait pas cesser de pleurer, et je suis allée m’acheter un collier chez Olivia plutôt qu’une jupe qui cache tout juste ma chatte  quand je me mets sur la pointe des pieds pour ramasser mon courrier.

Pour avoir du plaisir devant de la pub et des poils pubiens : http://fashionista.com/2011/01/american-apparels-most-provocative-ads-from-1995-to-the-present-an-evolution/

Sprinkle Sprinkle little star

mars 30, 2012

L’autre jour j’étais super heureuse parce que j’avais trouvé un site web qui attribuait des noms de licornes à everybody. J’étais très fière de mon nom de licorne, et des copines ont commencé à parler de noms de porn star. Vous connaissez la règle du nom de votre animal de compagnie additionné à la rue de la maison de votre enfance qui donnerait votre superbe identité de porn star? Évidemment, ça ne donne pas toujours des résultats excitants.

J’ai trouvé un article dans lequel certaines stars de la porno racontent comment elles ont choisi leur nom d’artiste. Très intéressant. Et même intello : un professeur de linguistique à l’Université de Stanford y expose ses théories. Wahou.

Un extrait: « Porn icon Annie Sprinkle remembers the process of shedding her old name for a new porn one and a new persona in 1973. “I didn’t want to use my real name, Ellen Steinberg. That was not sexy,” Sprinkle recalled. “I was lying in bed, I needed new name, and I heard a voice that said, ‘Sprinkle.’ I liked that word because I’ve always liked swimming and I fancied myself a mermaid,” Sprinkle remembers. The most practical reason for the porn name, however, is to keep family and friends unaware of the porn star’s new line of work, one that would be an unwelcome surprise to many family members.

People assumed that I was golden shower girl because I had a name like ‘Sprinkle.’ »

Pour en lire plus : http://www.salon.com/2012/02/28/the_porn_identity/singleton/

Photo:  Annie Sprinkle, Bosom Ballet, 1984-1991

Des faces de canard pour lui dire bonne nuit

mars 30, 2012

Mon mec est parti en France pour quelques jours, il ne voulait pas me réveiller, hier matin, quand il a su que son parrain était décédé, je m’en veux, qu’il n’ait pas voulu me réveiller, j’aurais aimé le prendre dans mes bras – malgré mon mascara plaqué contre mes paupières et les minutes de sommeil que j’ai en extra parce que je n’ai pas à me doucher avant quinze heures trente tous les jours si ça me plaît.

Il est parti et je n’écoute pas de musique dépressive et je ne mange pas trois poutines au poulet par jour, mais il me manque et je pense à lui, et j’espère qu’il n’a pas envie de s’endormir au volant et que sa maman lui raconte des trucs intéressants quand il roule, et non des trucs qui se rapportent à l’argent.

Je lui envoie des photos de moi qui fais des faces de canard, en guise de bisous de bonne nuit, et des photos de notre fille, qui se tortille par terre pour se foutre dans la bouche mon Marie Claire du mois de mars. Je bois une cannette de bière à 4,5% d’alcool qu’il a laissée dans le réfrigérateur et une heure après, je suis plus saoule que lorsque je m’enfilais deux gin tonic en trente minutes au Confessionnal.

Je parle avec un ami de chicks qui mouillent beaucoup de literie en éjaculant et j’ai envie de faire des œufs Cadbury homemade.

Pour faire des œufs Cadbury homemade : http://notwithoutsalt.com/2011/04/07/homemade-cadbury-creme-eggs/

Une victoire partielle qui permet d’espérer plus

mars 27, 2012

Ce matin, juste avant midi, le jugement du procès Canada VS Bedford a été annoncé. Les maisons closes, ainsi que la possibilité de vivre de la prostitution, sont maintenant légales en Ontario, grâce à la persévérance et au courage de Madame Bedford. J’ai célébré en buvant un verre de champagne en compagnie de ma copine May, qui avait des ongles superbes, zébrés, comme un des jouets préférés de Mini Fée.

Voici le communiqué de presse de Stella, un organisme qui soutient les droits des travailleuses du sexe:                                                                                         

Jugement de la cour d’appel de l’Ontario :

Victoire partielle : le jugement laisse tomber les travailleuses et travailleurs du sexe de la rue

C’est avec un mélange de  joie et de déception que nous recevons la décision émise par les 5 juges de la cour d’appel de l’Ontario qui reconnait l’inconstitutionnalité de l’article sur les maisons de débauche, ainsi que celui sur le proxénétisme, sauf dans les cas d’exploitation. C’est une victoire en soi que de pouvoir travailler légalement de l’intérieur, seule ou en groupe et de pouvoir s’entourer de personnes qui augmentent notre sécurité; réceptionniste, chauffeur, gérant/gérante, patron/patronne, etc.

Là où le bât blesse; 3 juges sur 5 s’entendent pour maintenir au Code criminel l’interdiction de communiquer en public dans le but de se livrer à la prostitution, ce qui ne fait pas de sens pour nous, puisque les personnes qui travaillent sur la rue sont justement celles qui subissent le plus la répression et les abus de leurs droits humains qui en découlent. À cet effet, dans leur opinion dissidente, 2 juges reconnaissent l’inconstitutionnalité de cet article stipulant que ce n’est pas le fait de travailler sur la rue qui est dangereux, mais bien l’article sur la communication qui engendre et contribue à exposer les travailleuses et travailleurs du sexe à des actes de violence. D’ailleurs,  2 rapports commandés par le Département de Justice (1989, 1994) pour évaluer l’impact de l’article sur la communication ont conclu que la criminalisation des travailleuses et travailleurs du sexe de la rue et de leurs clients contribue à la violence contre les travailleuses et travailleurs du sexe.

Mr. Harper maintient le fait que les lois canadiennes ne sont pas responsables de la violence faite aux travailleuses et travailleurs du sexe et qu’il n’a pas la responsabilité de protéger ces personnes. Il ne nous considère donc point comme des citoyens et citoyennes à part entière.

D’après Émilie Laliberté, directrice de Stella : « Nous croyons qu’il est gravement temps que toutes les lois sur le travail du sexe, tant à l’intérieur que sur la rue, soient invalidées en Cour Suprême. Celles-ci briment nos droits fondamentaux : le droit à la vie, la sécurité et la liberté. La décriminalisation du travail du sexe sauve des vies. »

Nous,  les travailleuses et travailleurs du sexe québécois, nous rallions aux travailleuses et travailleurs du sexe du reste du Canada en espérant que le Canada décriminalise le travail du sexe, nous permettant de travailler en santé, en sécurité et avec dignité.

Stella honore et remercie les trois travailleuses du sexe de Toronto pour leur courage et leur détermination dans la défense des droits des travailleuses et travailleurs du sexe.

Pour plus d’informations sur pourquoi le travail du sexe doit être décriminalisé au Canada, lire le rapport :  « Out of the Shadows »: http://www.firstadvocates.org/out-shadows-why-canada-must-decriminalize-adult-consensual-sex-work

Une souffrance attentionnée

mars 23, 2012

C’est triste mais Alexandre Le Grand peut rarement me donner la fessée, par peur de réveiller notre petite chérie. Mes fesses s’ennuient des rougeurs provoquées par les mains ou les jouets en cuir d’Alexandre Le Grand, mais moi je tente de vivre par procuration la souffrance attentionnée qui me manque.

J’ai découvert un site web avec des photos choisies par une soumise qui adore bien obéir à son maître. Elle propose sa vision de l’érotisme grâce à des photos (style lettres de Scrabble qui forme le mot spank sur de jolies fesses) et à des petits textes pervers mais empreints d’une volonté d’honnêteté et d’adoration, qu’elle compose elle-même ou qu’elle emprunte à des auteurs plus connus dans l’art de l’asservissement.

Attention : il n’y a pas que des chatons qui se font des câlins et des séances de doigtage très excitantes. Il y a aussi des photos qui pourraient vous perturber, mes chouchous et mes chouettes, car elles suggèrent une certaine violence. Si vous ne voulez pas voir une fille au mascara qui coule lorsqu’elle suce, ne cliquez pas sur le lien du site web.

La Soumise : http://hislilslut.tumblr.com/  

Un autre site web pour amateurs de fessées : http://artflan.blogspot.ca/

Une nudité éblouissante

mars 23, 2012

Sylva et Lucky, deux artistes américaines, ont décidé de faire connaître leurs réalisations en commençant un projet qui durera toute une année : 365 journées sans vêtements. Une des filles – qui adore les diètes santé qui nettoient bien l’organisme et l’alpinisme et le yoga – pose nue tous les jours, tandis que l’autre la photographie. Parfois les photos ne sont pas très inspirées, mais habituellement elles sont éblouissantes, intimes mais peu racoleuses.

Soyez intrigués : http://www.ayearwithoutclothes.com/