Archive for the ‘reading is sexy’ Category

Une prochaine fois, le latex?

novembre 21, 2010

17 novembre 2010

Dès que j’entre au Salon, je passe à côté du stand de La Courte Échelle, Marie Hélène Poitras y fait jouer une chanson de Katy Perry. Je souris, je me retiens pour ne pas commencer à danser, et je me dis que tout est merveilleux. Je pense à ma maman, qui m’a demandé de lui envoyer une photo de la robe que je porte ce soir. Je pense à ma maman, qui m’a accompagnée au Salon du Livre, le weekend, de mes huit ans à mes quinze ans. La première fois, j’avais demandé à Gilles Tibo de signer une affiche et j’avais demandé à Henriette Major ce que je devais faire pour devenir auteure quand je serai plus grande.

(Elle ne m’avait pas dit de coucher avec plein de mecs, elle m’avait dit de tenir un journal intime, et d’y écrire, tous les jours. Mes deux premiers journaux intimes sont vraiment palpitants – histoires de chicanes avec des copines et de parties de cache-cache. Wouhou. Scandale.)

Je pense aussi à l’heure que j’avais passé à attendre que Marie Laberge me dédicace Quelques Adieux, quand j’avais seize ans (après avoir lu ce livre, je voulais déménager à Québec et baiser avec des professeurs). Et à l’an dernier, alors que je travaillais au stand de la Bibliothèque Nationale, dans une petite robe noire à boutons dorés, à me répéter que la prochaine fois que je me rendrais au Salon, ce serait habillée en latex, pour signer mes livres.

(Je ne me suis pas habillée en latex. Mea culpa.)

J’ai hâte qu’on me présente autrement qu’en ex escorte

novembre 21, 2010

17 novembre 2010

Avant d’aller au Salon du Livre, habillée d’une robe noir et blanc Boodwär, je lis un article dans Vanity Fair sur le cancer de Christopher Hitchens – It made me wonder if perhaps there was room for a short handbook of cancer etiquette. After all, I have hardly been reticent about my own malady. But nor do I walk around sporting a huge lapel button that reads: ASK ME ABOUT STAGE FOUT METASTASIZED ESOPHAGEAL CANCER, AND ONLY ABOUT THAT. – et je bois une Red Bull avec un peu de vodka au Houston. Je suis nerveuse, sans savoir pourquoi, je me demande si des copies de mon livre seront là, si c’est grave que j’aie oublié d’amener plusieurs tubes de rouge à  lèvres pour des bisous en dédicaces, si je croiserai mes auteurs préférés, si j’aurai le temps de sucer plus d’une sucette à la cerise, je suis nerveuse, parce que je sais que ça ne peut pas être parfait, et parce que j’ai déjà hâte au Salon de l’an prochain, parce que c’est chiant, parfois, être juste une ex escorte.

Cheville quasi cassée, murmures dans une église, et prostitution

novembre 21, 2010

Il y a quelques semaines, alors que je pouvais encore sortir dehors sans manteau à pois et foulard, j’ai passé une entrevue avec Valérie Schmaltz, pour le journal Nord Info, suite au jugement Himel, en Ontario, par rapport à la décriminalisation possible de la prostitution.

Habillée presque identiquement comme la journaliste – chandail gris, jeans, bottes rouges – j’ai abordé avec elle mon expérience comme escorte, mais aussi, plus généralement, mon expérience dans l’industrie du sexe, comme animatrice de webcam, par exemple :

«Ça me plaisait beaucoup. Le client demande un visionnement en privé, puis on produit différents actes sexuels. Après un laps de temps, j’ai cessé de le faire pour une raison très simple. À force de regarder l’écran, j’ai développé beaucoup de conjonctivites, explique-t-elle en éclatant de rire. Mais, j’ai eu la piqûre, je trouvais ça excitant.»

Pour la suite de l’article : http://www.nordinfo.com/Actualites/2010-11-19/article-1978357/Quand-le-plaisir-du-sexe-a-un-prix/1

Pour le visionnement vidéo de l’entrevue – et pour me voir tourner autour d’un arbre comme si c’était mon activité favorite : http://www.nordinfo.com/Actualites/2010-11-19/video-1978357/Quand-le-plaisir-du-sexe-a-un-prix/1

Je vous promets des bisous en dédicaces

novembre 14, 2010

Je vous supplie à genoux de venir me voir au Salon du Livre de Montréal. J’y serai mercredi, jeudi, et vendredi, de 19h00 à 21h00, avec du baume Pink Poodle de MAC sur les lèvres, des sucettes, et peut-être du Baileys. Au stand 220.

http://www.salondulivredemontreal.com/

À crémer entre les cuisses

novembre 14, 2010

Récemment Jean-Luc Audet et Cindy Cinnamon ont suggéré des livres coquins à l’émission Famille 2.0. Cindy a parlé d’Escorte, j’étais trop contente, et d’Un Peu Après Minuit, écrit par Julie Beaulieu. Hot exposant mille.

À moi maintenant de vous suggérer un roman érotique, à lire dans l’autobus au lieu de vous endormir sur l’épaule de votre voisin, ou au lit, avec un gode bien enfoncé dans un trou : Ma reddition, de Toni Bentley.

Le résumé? Bien plus qu’un récit autobiographique, ce livre est avant tout un hymne à l’abandon. Abandon de soi quasi mystique afin de se livrer corps et âme à l’être aimé par le biais de ce que la chair a de plus intime, de plus secret à offrir : la jouissance anale. L’héroïne de ce bouleversant témoignage livre durant deux cent cinquante et quelques pages une ode passionnelle et passionnée à la sodomie dans ce qu’elle a de plus charnel et mystique à la fois.

Site de Cindylicious : http://cindycinnamon.wordpress.com/2010/11/09/v-tele-famille-2-0-television-planetx-presente-litterature-erotique/

Je ne séduis pas en pyjama taché de ketchup

novembre 10, 2010

Entre un épisode de Dexter, la lecture d’un article trop émouvant dans Vanity Fair (deux alpinistes de vingt-deux ans meurent en escaladant le Mont Blanc, lors d’une journée parfaite), et les caresses que je donne à tous les matous de mon quartier, je donne une entrevue à Marilyne Veilleux, journaliste à l’Impact Campus.

En voici un extrait :

MV : Votre désir de plaire aux hommes est palpable dans Escorte. La séduction a-t-elle toujours une aussi grande place dans votre vie actuelle?

MN : Je ne sais pas si la séduction est aussi importante pour moi aujourd’hui. Sans doute. Je m’affiche beaucoup sur mon blogue, et ça me rend heureuse quand les gens font des commentaires positifs sur mon moi. Mais c’est de la séduction dans un contexte ludique. Je m’amuse avec mes limites, avec un personnage qui est moi et pas moi. Je trouve ça important de me trouver belle. Je me maquille même si je reste chez moi pendant la journée, et je suis incapable d’écrire si je suis habillée en pyjama ou en jeans tachés par du ketchup de cheeseburgers.

Pour la suite : http://impactcampus.qc.ca/index.php?etat=section&section=1&article=279

Je suis prête à me faire sodomiser par un vampire anytime

octobre 30, 2010

Grâce à ma copine Sarah Lee, je bois un verre de Perrier aux pamplemousses roses en lisant Living Dead in Dallas, de Charlaine Harris, un livre ambiance Halloween (des vampires! des grosses boules! des croyants déments! des cimetières!), avant de sortir danser très tard.

Et je suce des sucettes qui donnent à ma langue une couleur dégueulasse. (Pas de photos pour ça, no worry les chéris.)

Je n’ai pas de fuck-me boots en latex rouge

octobre 15, 2010

Quand j’étais escorte, je recevais environ une fois par mois un client du Texas, dans un appartement à Montréal. Il disait que de passer un weekend à Montréal, c’était la cure anticancer parfaite. Et son médecin était d’accord! J’en ai parlé avec Daphnée Tranchemontagne, ainsi que des différents types de prostitution à Montréal. Il n’y a pas que des filles fuck-me boots en latex rouge sur la rue Sainte-Catherine, guys.

À lire : http://www.faubourgvillemarie.ca/Actualites/Grands-dossiers/2010-10-14/article-1849047/Montreal%2C-metropole-du-sexe!/1

Photo par Joseph Jew Chouchou Elfassi

De chatte à cunt

octobre 13, 2010

Il y a quelques jours, j’ai reçu des exemplaires de mon livre Escorte, traduit en anglais. J’étais super contente, ça fait drôle de lire autant de cunt et de dick dans un texte.

J’aime bien le résumé du livre, en quatrième de couverture: She was nineteen, studying literature at university, married to a nice guy, and living in a basement apartment in Montreal with two ugly but very cuddly cats. She came from a good home with loving parents. she had never been abused, and she didn’t do drugs. But she needed money, she wanted to feel pretty, desired, and she loved sex. What’s a girl to do?

D’ici fin novembre, Escort Girl sera disponible au Canada, aux États-Unis et au Royaume-Uni. Mon livre n’aurait jamais été traduit si vous ne m’aviez pas autant encouragée. Merci mille fois à vous tous!

Heureuse d’avoir un égo bien joli

octobre 10, 2010

C’est incroyable comme cette critique de mon livre, trouvée sur le site de Montreal Escort Review Board, me rend super heureuse. Je sais que ce n’est pas tout le monde qui serait content de se faire comparer à une Barbie égocentrique, mais moi ça me fait sourire. J’aime comment le lecteur a décidé de voir mon livre. Ce n’est pas à moi de vous dire comment me lire. Vous choisissez. Je trouve ça chouette qu’une personne voit Escorte comme un livre cochon, mais ça me réjouit tout autant si une autre pense plutôt que c’est un livre divertissant, sur une girl-next-door-qui-aime-le-sexe-et-en-redemande.

« Apparemment, Mélodie Nelson aurait un des blogs les plus lus au Québec. Je ne sais pas si c’est vrai, mais son livre Escorte a fait un petit tapage publicitaire lors de sa sortie.

Je viens de le lire. D’abord, soyons clair, ce n’est pas un livre érotique quoiqu’il y soit fréquemment question de sexe. Ce n’est pas non plus un livre sur la vie des escortes, ni une étude sur la business des escortes. Non, le livre est très clairement sur un seul sujet : Mélodie Nelson. Une superficielle non-repentie (de son propre aveu) qui a exercé le métier d’escorte (surtout incall) pendant quelques mois.

C’est l’histoire d’une fille essentiellement normale, avec des parents normaux, une vie totalement normale d’étudiante à l’université. Comme bien des jeunes femmes de son âge, elle est obsédée par la mode et le livre est un véritable compendium de marques de commerce de mode, de parfums et de coquetteries. Mélodie Nelson a été escorte pour se payer le kit de Barbie. Tant mieux pour elle. Il n’y a rien à critiquer. Mélodie Nelson aborde tout le sujet sans repentir et souligne tous les aspects positifs de son métier pour elle et pour les autres. Elle aime le sexe et en redemande.

Si Mélodie Nelson vous intéresse, ce livre a de bonnes chances de vous intéresser. S’il n’y a que le sexe que vous cherchez, le livre vous ennuiera rapidement. Comme l’auteure l’admet dans le livre, il s’agit d’un livre égocentrique. Heureusement qu’il s’agit d’un égo bien joli…

Il faut aussi souligner que ce livre est superbement bien écrit et qu’il démontre un style bien personnel. Cette auteure est à suivre…»