Archive for the ‘Alexandre La Graine’ Category

Fellation, shopping et Jimmy Dean

janvier 3, 2010

Musique : Manu Militari, Ménage à Trois

Lecture : Kate Torgovnick, CHEER!: Inside the Secret World of College Cheerleaders

Colliers à grelots et balles anti-stress en forme de tétons

Après un réveillon de Noël avec toute ma famille, et Paprikalicious qui portait un charmant collier à grelots et rubans à carreaux vert et rouge, après avoir été super jalouse de mon frère Gabriel parce qu’il avait reçu comme cadeaux des balles anti-stress en forme de tétons, après avoir chialé deux-trois-quatre fois que c’était chiant être belle-mère, après avoir recommandé à mon frère Gabriel d’amener des capteurs de rêve en France pour faire semblant d’être un chef amérindien et devenir populaire auprès des gamines françaises, après avoir convaincu Belle-Fille Première qu’elle ne voulait pas un quatrième verre de champagne, après avoir entendu mon frère Philippe et ma cousine Cheryl avouer qu’ils lisaient mes journaux intimes dès que j’allais faire pipi ou tchecker un bouton ou mes gros sourcils dans le miroir de la salle de bains, adolescente, après avoir eu crissement peur que Belle-Fille Princesse meurt d’une allergie aux noix d’acajou, après avoir brisé mon vibrateur préféré, après avoir joué aux cartes le premier de l’An, avec Betty et des jeunes filles mineures, après avoir su que 2010 prévoyait mon mariage avec Jenna Jameson, et celui de Betty avec George Clooney, après avoir regretter de ne pas avoir écouté Bad Santa, après avoir baisé deux fois moins que d’habitude parce que je ne suis pas capable de ne pas hurler, j’avais besoin de dormir plus de dix heures, et de me crosser en regardant Dita Von Teese et sa taille de vingt­-deux pouces en corset extra serré.

Et de faire du shopping.

Fourrure de yéti, Jonas Brother et pipi dans des sacs en plastique

Alexandre Le Grand, pas douché depuis deux jours, et moi, en manteau aux manches trois-quart en fausse fourrure de yéti, nous sommes allés magasiner avec Belle-Fille Première, une future mannequin ou une future scientifique-qui-découvrira-les-vaccins-contre-toute-les-maladies-du-monde, elle a treize ans et elle mesure 5pi8, tout en récoltant des A dans toutes les matières scolaires. Je l’admire. Même si elle fait semblant de détester des films comme Rock Camp et qu’elle a un crush sur un des Jonas Brothers.

En nous dirigeant vers Forever 21, j’ai raconté à Belle-Fille Première les histoires que le gérant de la boutique m’a racontées sur des filles qui ne voulaient pas perdre leur place dans la file d’attente pour essayer des vêtements, alors elles faisaient pipi dans la cabine et laissait leur pipi dans un sac en plastique derrière elles. Le gérant m’avait aussi dit que plein de filles se déshabillaient dans la boutique, devant les miroirs et devant les autres clients, et que sur un total d’environ vingt-cinq culs de pétasses exhibitionnistes, un seul lui avait donné des cauchemars.

Je fais la styliste personnelle de Belle-Fille Première, en lui tendant des lainages aqua et des jupes style années folles, en mouillant pour un autre manteau en fausse fourrure. J’attends devant sa cabine d’essayage avec Alexandre Le Grand, nous regardons les orteils vernis couleur pêche d’une fille dans la cabine d’à côté. Alexandre Le Grand se touche le pantalon, en faisant semblant de se crosser, et je lui demande d’arrêter, je ne veux pas être sortie de la boutique avant que Belle-Fille Première s’achète des pantoufles zébrées. Il m’entraîne dans une cabine vide, il m’embrasse et il me demande pourquoi je n’ai jamais voulu avoir de piercings sur les tétons. Je réponds rien et je baisse son pantalon.

Pervers jusqu’à la prochaine décennie

Je dis ça fait longtemps que tu n’es pas venu dans ma bouche, comme ça, tu magasines pas assez souvent avec moi chéri. Je lèche son gland, en espérant qu’il va me faire goûter à son foutre rapidement, je ne veux pas qu’une vendeuse nous dérange, ou que sa fille le traite de pervers jusqu’à la prochaine décennie. Il me demande de retirer mon manteau, je le dépose sur un crochet, et je remonte mon chandail bleu foncé au-dessus de mes seins. Il met sa main autour de sa queue et se branle dans ma bouche. J’aime ses coups de bite dans mon palais. Je lève les yeux et je lui dis tu penses à la pédicure de la pétasse de tantôt ? Il grogne et il crache non je pense à ta chatte que je vais défoncer tantôt, dans le garage, je laisserai ma fille monter, je lui dirai d’essayer encore une fois ses nouveaux vêtements et de donner de la nourriture molle à Paprikalicious, et je te baiserai à quatre pattes par terre, tes mains sur le ciment, dans la neige toute sale, et la pisse de chiens de nos voisins qui sont trop paresseux pour aller les promener dehors. Je dis no way, et il me remet sa queue direct dans la bouche, ta gueule ma belle et suce-moi bien.

Son sperme coule dans ma gorge genre quarante-cinq secondes chrono après, je me regarde dans le miroir et je m’essuie les lèvres, je lui dis que je vais regarder les accessoires, je veux me trouver du vernis à ongles ou un collier, et je l’attends à la caisse, derrière une vingtaine de pétasses. Belle-Fille Première arrive et dit qu’elle veut trop avaler un sandwich à la viande fumée, au Nickels tout proche, et j’approuve, prête à bouffer les millions de calories du cheeseburger Jimmy Dean, en espérant qu’Alexandre Le Grand me donnera la fessée dans le garage, en me traitant de grosse cochonne, mais qu’il oubliera de me pousser par terre dans la pisse de chiens.

Les ailes de raies frites me rendent total spirituelle

décembre 15, 2009

Je retire mon manteau, je le donne à Alexandre Le Grand, il l’accroche sur un cintre. Je saute dans les bras de Misha, elle me dit de faire attention, ma robe bleu royal dévoile presque mes tétons, et j’embrasse Travis, je leur demande s’ils nous ont attendu longtemps. Misha me précise que ça fait seulement dix minutes qu’ils sont au Bistro Isakaya, et qu’elle trouve jolis mes cheveux, je gémis mais je voulais être comme Ashley Simpson bouhouhou.

Nous sommes assis à côté d’une plante enterrée dans un gros pot rouge qui porte l’inscription salade de fruits en lettres blanches et d’un Super Lucky Cat qui tient une bouteille de bière. Alexandre Le Grand dit je croyais que c’était coréen, comme tradition. Je dis moi il me fait crissement peur le chat, je vais lui donner toute ma monnaie pour être sûre qu’il ne me lance pas de mauvais sorts. Je commande une entrée d’ailes de raies frites parce que je suis assez fatiguée pour dire ouais je vais manger de la raie, en me trouvant super drôle et spirituelle.

J’annonce que j’ai mal au cul parce que je me suis crossée trois fois de suite cet après-midi et quand je jouis, je crois que je sers trop les fesses. Travis dit qu’un des candidats à la présidence du Chili s’est fait enlever les poches sous les yeux et qu’il en a profité pour en parler dans un talk show. Misha laisse Travis prendre sa soupe miso, elle dit qu’elle s’est déjà empoisonnée à la soupe miso, et un serveur nous verse du saké dans des petits verres. Je lui demande des nouvelles de sa collègue qui s’enfile des boules chinoises, et elle m’apprend que la fille de sa collègue obsédée sexelle est enceinte après avoir participé à un gang bang, elle ne sait pas qui est le père et elle ne désirait pas garder l’enfant, mais elle était trop paresseuse pour appeler une clinique d’avortement et maintenant, c’est trop tard, elle aura une petite fille qu’elle va sans doute appeler Eden Soleil Crystal. Travis dit il faut que tu l’enregistres, quand elle te parle, c’est incroyable, c’est quoi l’autre jour elle t’a raconté qu’elle avait mal au dos, elle a passé la journée au lit, sur le dos, à appeler son mec toutes les heures, aie viens que je te suce mon gros.

Nous rigolons, je montre mon vernis gris perle à Misha, je lui dis Megan Fox avait la même nuance sur ses ongles, dans un Glamour. Alexandre Le Grand plaque sa main entre mes jambes, pendant que je parle, il me dit de manger un morceau de thon rouge, il pousse son poing contre ma chatte. Il baisse le haut de ma robe, il dit tes seins sont aussi beaux que ceux de Megan Fox, j’ai hâte que tu me donnes du lait. Travis dit il y a des pompes pour ça, même quand tu n’es pas enceinte, tu te pompes les seins, et ça produit du lait. Alexandre Le Grand a l’air super emballé. Misha dit que sa maman a un biberon de lait qui date de dix ans dans son congélateur.

Nous sommes tous traumatisés et Alexandre Le Grand dit qu’il faut absolument qu’il rencontre la maman de Misha bientôt. Je demande à Misha comment vont ses dix autres frères et sœurs, et elle dit qu’ils vont tous bien, mais que Marilyne l’appelle parfois, pour lui dire qu’elle s’ennuie, à sept ans, elle s’ennuie et elle veut que Misha lui propose des jeux, au téléphone. Nous mangeons de la crème glacée au gingembre et au thé vert, je tente de pas regarder le Super Lucky Cat qui me fait crissement peur, et je dis, parfois je voudrais manger des sushis à tous les jours, et croire qu’il ne suffit que ça, pour que je sois heureuse, et me vernir les ongles, à tous les jours, d’une couleur différente, rouge ou gris perle ou crème brûlée, et je n’aurais besoin de rien d’autre, sauf d’une bouteille de vodka, et d’une revue à potins, mais ça ne fonctionne pas, j’ai déjà tenté, j’ai déjà juste bouffé des sushis, à tous les jours, et il manque toujours quelque chose, et j’ai peur de leurs putains de bibelots, Misha, arrête de sourire et de plisser les yeux comme les Super Lucky Cat, s’il te plaît.

Le restaurant ferme, je me lève, je lisse ma robe, je souhaite bonne fête d’avance à Misha, et je promets de faire attention, quand je marcherai dehors, légèrement saoule, dans mes souliers vernis, à talons trop hauts pour les trottoirs enneigés, j’ai envie de boire encore du saké, et que Misha caresse encore mes cheveux trop courts.

Je veux un chien que je pourrais habiller avec des mini fringues de designers

novembre 27, 2009

               

Alexandre Le Grand m’invite à rejoindre Jean-Pascal au Keg, sur la rue St-Paul. Il me laisse changer de bas-collants, ceux que je porte sentent trop fort le sperme, et j’embrasse Paprikalicious, et Marissa, elle est dans le bain, à lire La guerre de la Conquête

Je m’assois dans l’auto, ma petite culotte me rentre dans la fente, je relève ma mini robe noire, et je me rentre un doigt, avant de faire goûter ma mouille à mon mec. Il me demande si j’ai mis du savon antibactérien sur mes doigts et je lui dis fuck you. Il se stationne et je vois Jean-Pascal parler au cellulaire. Il nous salue de la main, et raccroche. Il dit qu’il parlait à sa douce, elle revient de sa deuxième échographie, c’est une fillette qu’elle a dans le ventre. Je l’embrasse sur les joues et je lui dis félicitations, un garçon, puis une fille, vous allez avoir la famille parfaite.

Le Keg est rempli de gens super bien sapés, les serveuses se promènent en robe plongeante satinée, en offrant des hors d’œuvres à tout les clients. Je commande un martini à la vodka et la serveuse m’énumère dix sortes de vodka. Je choisis Grey Goose. Jean-Pascal me demande si j’essaie encore d’être engrossée, Alexandre Le Grand dit oui, tous les jours. Jean-Pascal trinque à notre matelas de lit et il se tourne vers Alexandre Le Grand, il dit peut-être que tu la baises pas dans le bon trou? Je soupire, je dis je veux plus de bébé, je veux adopter un chien, et courir avec lui dehors cinq fois par jour, et lui acheter des biscuits bio.

Je donne une grosse olive verte gorgée de Grey Goose à mon mec. Il pointe Colin, de l’autre côté du bar, il est avec sa copine. Laetitia est la plus belle femme au monde, mais elle ne veut pas de bite dans ses fesses et elle ne parle que de yoga et de vinaigre à ajouter sur des boules de crème glacée, alors nous les ignorons et nous les laissons s’embrasser sur des fauteuils en cuir.

Je m’excuse et je soulève encore ma robe, pour réajuster ma petite culotte. Je suis classe et discrète qu’un jour par mois, et c’est pas ce jour-là. Alexandre Le Grand me dit qu’on voit mon grain de beauté à travers ma petite culotte. Je garde ma robe levée, et je le regarde, inquiète, est-ce qu’il est trop gros, je devrais mettre du fond de teint dessus quand tu me lèches? Il dit baisse ta robe, laisse-moi finir ma bière avant de te faire sortir du bar.

Pour l’adoption d’un chien vieux, laid, ou impopulaire: http://underdogclub.org/

Au lit avec mon mec et ma merde

novembre 23, 2009

Putain tu es juteuse qu’il me dit, en tirant la langue, le menton recouvert de ma mouille. Je dis c’est ton sperme aussi, j’ai tout gardé en moi depuis ce matin, quand je faisais semblant de dormir et que tu m’as baisée, cochon. Je tends la main et je caresse ses couilles, il se place entre mes jambes, je saisis mon Us weekly avec Angelina Jolie sur le cover et je le jette sur le plancher. Il tire sur mes lèvres et colle son nez dans ma chatte, il me tire encore sa langue. Je lui demande de se toucher, il prend sa bite, et me montre son gland, tout gros et violacé.

Alexandre Le Grand me rentre sa queue dans la chatte et se penche vers moi. Il écrase mes seins. Je mords son épaule. Il se retire de ma chatte et me lèche, il dit je veux que tu jouisses, et après, je te défonce dans le cul avec ton gros jouet. Je tourne la tête, je le regarde me lécher, dans le miroir, mes jambes sont belles, toutes ouvertes, et son dos est beau, j’adore son dos, et sa langue, je ferme les yeux, il enfonce deux doigts dans ma chatte, il me chatouille le trou du cul avec son pouce. Je jouis fort, rapidement, je me redresse, je pousse sa tête, je veux qu’il reste avec sa langue sur mon clito encore quelques secondes, et puis je relâche la pression de ma main sur sa tête, je lui demande de venir en moi, maintenant. Il veut que je sois à quatre pattes sur le lit, je continue à me toucher le clito, j’attends sa queue en gémissant comme une pétasse.

Il me pénètre et il me demande ou est mon gros jouet, je dis il est dans la garde-robe, je pouvais pas le laisser sur la commode, ce weekend, je veux pas me lever, reste dans ma chatte, plus tard, ce soir, tu me baiseras avec. Il me donne une fessée et il me dit lève-toi salope, va le chercher. Je prends mon jouet, et je me remets à quatre pattes, il laisse couler un peu de lubrifiant dans ses mains et entre mes fesses, il rentre le jouet et je crie câlisse trop fort, parce que le putain de gland en jelly déchire mon cul. Il s’excuse, et il glisse ses doigts plein de lubrifiant dans mon mini trou. Je me détends, je ne fais plus le dos rond, et je le laisse m’enfoncer encore le jouet.

Je prends sa bite dans une main et je la dirige vers ma chatte, il tente de me pénétrer, mais le jouet prend trop de place, je suis super serrée, il réussit, je me sens trop bien prise, trop bien remplie, avec sa bite et mon dildo de cinquante centimètres. Il jouit et je sens sa bite gonfler, pousser le jouet hors de mon cul. Je me lève et je vais laver le jouet tout souillé de ma merde, avant de me verser mon premier rhum et coca zéro de la journée.

Cheers y’all!

Est-il trop tard pour que je vous parle de British girls, de pirates et d’eucharistie à la cigarette Popeye?

novembre 7, 2009

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Jagerbombs et bas-jarretteles

Vers vingt heures, le 31 octobre, il vente super fort, dehors, Paprikalicious miaule pour avoir de la nourriture molle à saveur de thon, et moi j’avale deux Jagerbombs, en bas-jarettelles roses, avec une perruque blonde sur la tête. Alexandre Le Grand, en costume de curé rouge, doré et crème, loué chez Eva B, veut que je le suce, avant que nous allions dans le Vieux-Montréal se saouler avec des vampires.

À genoux dans la cuisine, je prends sa queue dans ma bouche. Alexandre Le Grand me donne des coups de chapelet sur les joues, je le regarde dans les yeux et je lui apprends, super désolée, qu’il ne peut pas me faire un facial, parce que je n’ai pas le temps de me maquiller après, et je ne veux pas être une infirmière cochonne avec du sperme séché sur le visage à la place de fard à joue MAC. Il vient rapidement, j’avale tout, je me remets du gloss brillant et je mets une dizaine de suçons à la cerise dans ma sacoche rose électrique.

Nous prenons l’autobus, aucun passager n’est déguisé et Alexandre Le Grand se moque de moi en disant que tout le monde me regarde parce que j’ai l’air d’une vraie pute, pas d’une infirmière. J’ouvre mon manteau de fourrure en léopard et je pointe mon badge, je dis c’est écrit nurse sur mon téton, c’est la preuve que je suis pas une vraie pute.

French sur un banc d’église

Mes sandales blanches achetées dans un sexshop claquent sur les trottoirs jusqu’à chez Valliers, ou je prends, un martini poire-citron et Alexandre Le Grand, une bière blonde. Assis au bar, nous regardons les autres clients, certains ont des masques, mais sinon ils sont tous super plates. Claire en disco girl, mon frère Philippe en producteur porno des années 70, Khéphren en pirate et Perrine, la brunette chérie de Khéphren, en policière dangereusement sexy, arrivent, et nous allons au Confessionnal. Nous sommes les premiers clients, j’en profite pour piquer plein de boites de cigarettes Popeye.

Je commande un gin tonic à une serveuse déguisée en héroïne de X-Men, Claire réalise son fantasme d’embrasser un mec, les jambes écartées, sur un banc d’église, et je me regarde dans le miroir et je trouve que j’ai l’air d’une transexuelle avec ma perruque. Je la réajuste. Deux gais à la raie de cheveux sur le côté droit de leur tête embrassent Alexandre Le Grand et lui chuchotent à l’oreille. Une belly dancer se plante devant moi, je ne reconnais Persia qu’après quelques secondes, et je lui dis oh my God tu es superbe, et elle réponds j’ai pas osé manger de toute la journée. Elle m’annonce que Betty et Sadek arrivent bientôt, elle devine ma surprise et elle dit ouais, il l’a téléphonée cette après-midi et là je crois qu’elle est en train de le sucer pendant qu’il cherche une place de stationnement.

Eucharistie, filles à genoux, et hystérie

Je danse avec Persia, je touche son petit cul avec mes mains gantées. Betty nous embrasse, elle me prend un suçon à la cerise et elle demande si nous trouvons que son costume de chatte sado-maso lui écrase trop les seins. Alexandre Le Grand baisse ma robe, il dit que tout le monde regarde mon cul et qu’un des gais lui a touché la bite. Je l’embrasse sur la bouche et je lui dis qu’il est trop craquant, en curé. Il commence à proposer l’eucharistie à toutes les filles du Confessionnal, en leur posant sur la langue un morceau d’ostie d’épicerie. Deux British girls se mettent à genoux, devant lui, suivie de la fille du vestiaire, trop adorablement sexy déguisée en étudiante de collège privé. Il croise un Jésus à la barbe crissement trop fournie et il fait semblant de pleurer devant lui, content de retrouver son Sauveur.

Moi je m’excite pour un mec déguisé en Snoopy, je veux trop lui tirer la queue. Philippe vient me voir, il dit qu’il va devoir déjà partir parce que Perrine menace Khéphren de lui renverser sa vodka-jus d’orange dessus parce qu’il a regardé Wonder Woman trente secondes de trop. Betty et moi nous entraînons Perrine aux toilettes, en passant à côté d’une fée des étoiles mulâtre et irrésistible, et d’un mec qui a un pénis rouge en jelly, de vingt centimètres, coincé dans ses pantalons. Betty tente de raisonner Perrine, pendant que moi j’essaie de me convaincre, devant la glace, que je n’ai pas l’air d’une transexuelle.

Je sors des toilettes, Persia danse avec un pimp et un vampire aux yeux dangereusement étourdissants, et je dis à Philippe et Claire que Betty est en train de convaincre Perrine que son mec regardait une bouteille de champagne, et non les seins de Wonder Woman. Claire, au bord des larmes, me demande si je pense que Tina Turner est jolie. Elle m’explique que quelqu’un l’a arrêtée, en lui disant qu’elle ressemblait à Tina Turner et que Philippe a dit que Tina Turner était une petite grosse laide. Je la prends dans mes bras et je lui dis que je sais pas du tout si Tina Turner est encore vivante, et si elle est rendue grosse, mais qu’avant, elle était un sex symbol aux jambes trop parfaites.

Sous la djellaba, et insécurités d’une fausse transexuelle

Sadek m’interrompt, en m’attirant vers lui. Il soulève sa djellaba, et je me retrouve dessous, au niveau de sa braguette, j’embrasse rapidement, en rigolant, ses jeans, et je me pousse, vers mon curé, et ma réserve de suçons. Je danse avec une fille déguisée en Lady Gaga, et avec Betty, et je vois un Égyptien se coller à Alexandre. J’ai trop mal aux pieds, ça me fait trop chier d’être une putain de travelo qui a mal aux pieds à deux heures du matin, en sandales à talons de quatre pouces et demie, alors je me casse du dancefloor et je me colle à mon mec. L’Égyptien a l’air total crâneur, il se penche vers moi et au lieu de répondre à mon sourire, il me demande si je suis insécure, je comprends pas alors je lui demande de répéter, et Alexandre Le Grand me dit de retourner danser.

Je me commande un autre gin tonic, je le sirote en branlant la paille, et en trempant des cigarettes Popeye dedans. Je m’emmerde un peu, Snoopy n’est plus là, la fée des étoiles danse sur les tables, et l’Égyptien continue de dire à mon mec qu’il a envie de le baiser dans les toilettes. Quand Alexandre Le Grand vient me rejoindre, j’ai déjà sucé toutes les glaces de mon gin tonic, et je lui dis que fuck il n’est pas obligé d’expliquer qu’il n’est pas gai pendant trente minutes à chaque fois qu’un mec le cruise. Il répond qu’il trouve que les gais ont beaucoup de courage, de l’approcher comme ça, et qu’il est désolé de pas avoir envie de se faire enculer, sinon il se les ferait, pendant que je regarde, c’est sûr. Je l’embrasse et je lui dis qu’il est un putain d’obsédé. Il me giffle et il fait un signe de la main à l’étudiante d’un collège privé. Il me dit c’est à elle que je vais me penser en me crossant tous les matins, sous la douche, pendant une semaine au moins.

Je jouis comme un chihuahua poméranien insupportable

novembre 2, 2009

Je trouve ça total injuste de pas me réveiller comme les stars dans les films, la peau lumineuse et les faux cils encore en place. Moi ce matin j’ai les tétons tout durs, la peau sèche parce que j’étais trop paresseuse pour me démaquiller hier, après cinquante Jagerbomb, les cheveux plus plats que la poitrine de Charlotte Gainsbourg, et le vernis tout écaillé sur mes ongles. Je me trouve laide, et ça m’arrive genre une fois par année seulement, c’est le drame.

J’avale un verre de jus de pamplemousses, je me recouvre le visage de lotion Super Restorative Wake-Up de Clarins, je lèche la face de Kim Kardashian dans le Cosmopolitan de novembre, et je demande à Alexandre Le Grand de me remplir la chatte. Il me propose une ballade, il fait soleil, un supplément de vitamines D et du sperme, ça peut que me rendre totale heureuse. Je mets ma perruque de prostituée-transexuelle-wannabe-infirmière-cochonne, portée deux jours auparavant, à l’Halloween, et un manteau à pois lilas.

Nous passons devant de jolies pétasses à queue de pouliche, en chemises à carreaux déboutonnées, et devant un parc à chiens. Je fais la conne et j’aboie. Je suis sûre que dans une autre vie j’étais genre le chihuahua poméranien d’une princesse. Un setter anglais avec une balle dans la gueule s’approche. Alexandre Le Grand me pousse, il me dit qu’on retournera se faire baver dessus par des chiens de chasse tantôt. Il m’entraîne dans un chemin de traverse, vers un parc plus isolé.

Il dit qu’il ne fait pas encore trop froid pour arrêter de baiser dehors. Je le regarde, les yeux brillants, à travers des mèches blondes de ma perruque de prostituée-transexuelle-wannabe-Playmate. Je l’avertis que je veux pas m’étendre dans les feuilles mortes. Il me prend le cou, et m’oblige à avancer vers un arbre. Je plaque mes mains sur le tronc, Alexandre Le Grand soulève ma jupe et baisse mes bas collants. Il se branle entre mes fesses. Il commence à me pénétrer le cul, je lui dis arrête je vais trop sentir la merde après, tous les chiens vont s’énerver. Je me cambre un peu plus, et j’écarte les lèvres de ma chatte avec mes doigts gelés, aux ongles mal limés, et Alexandre Le Grand s’enfonce dans ma chatte.

Je tourne la tête, je regarde mon mec, et je retiens un petit cri de chihuahua poméranien, je me mords la langue. Je jouis, et je dis maintenant je veux sentir ton sperme couler sur mes cuisses et dans mes bas collants.

Si c’était pas un rêve je me serais évanouie avant d’être déchirée

octobre 22, 2009

J’ouvre la porte de la salle de bains, mon mec y est déjà, je dis tu es mignon quand tu t’essuies la graine après avoir fait pipi. Il dit tu es mignonne quand tu me suces la graine, je te laisse les dernières gouttes? Et je me mets à genoux, sa bite pue la pisse, ma mouille, et un peu mon sang. Je le lèche, il est encore tout mou.

Il me pousse, il veut se brosser les dents, et se raser, il doit partir, dans trente minutes. J’insiste je dis tu ne peux pas partir tout de suite, je vais devoir me crosser vingt fois avant que tu reviennes, j’ai besoin de ta bite, quatre ou cinq minutes, je peux même te brosser les dents, pendant que tu me baises.

Je m’assois sur le comptoir, j’écarte mes jambes, je me rentre deux doigts, je lui dis je réussis même pas à me toucher le point G, je suis nulle, viens en moi Alexandre Le Grand, j’ai rêvé que je me faisais prendre par dix mecs, j’étais dans une chambre super sombre, sur un tapis qui matchait avec mes petites culottes, je trouvais ça super cool, et ils commençaient à me rentrer des jouets dans la chatte, et dans le cul, ils voulaient voir si mes trous s’ouvraient beaucoup, et ils voulaient que je jouisse, ils voulaient me voir jouir, et ils répétaient qu’ils allaient trop me faire mal, tout de suite après, j’avais peur, mais c’était trop bon, et ils ont baissé leur pantalon, pour que je vois leur bite, et ils avaient tous des bites plus grosses que genre ton poing.

Alexandre Le Grand crache sur ses mains et se caresse la bite. Il me dit de continuer de parler, et de laver le miroir pendant la journée, il est vraiment trop sale. Il me pénètre et mord mon cou. Je pousse un petit cri, je m’agrippe à ses épaules, et je dis j’ai joui très rapidement, même si j’avais peur, j’avais mes doigts sur mon clito, et ils me passaient des jouets tellement rapidement dans la chatte, je pensais exploser je te jure, dans mon rêve c’était comme si j’allais trop jouir, c’était comme quand tu continues à me sucer le clito quand j’ai joui, je te demande d’arrêter, ça fait mal, ça fait putain de mal et tu le sais, mais j’aime ça, et là dans mon rêve, j’ai fermé les yeux avant de jouir, et ils m’ont giflée et foutu des coups parce que je n’avais pas le droit de fermer les yeux, et un mec a rentré sa bite dans mon cul, et il a rentré un jouet aussi, j’étais total déchirée, tu aimes ça, m’imaginer déchirer han.

Alexandre Le Grand m’oblige à me remettre à genoux sur le plancher de la salle de bains, j’ouvre la bouche, je goutte son sperme direct sur ma langue, et j’en laisse tomber sur mon menton, et sur mes seins. Il m’embrasse sur le front et juste avant de partir, il dit qu’il aime quand mes cheveux sont un peu frisottés.

Shooters de vodka devant une madame à quatre seins

octobre 17, 2009

citation de la journée : « There are two kinds of people I don’t trust : people who don’t drink and people who collect stickers. » Chelsea Handler

Marissa et moi nous avons décidé de passer la journée en jupette de collégienne, à manger que des poires, à avaler des litres de thé vert, et à faire les tests de personnalité dans tous les magazines féminins qui traînent dans ma chambre. Mais dès cinq heures pm, j’ai trop faim, je commence à avaler des amandes au miel à un rythme olympique et Marissa se prépare un verre de vodka-jus de melon d’eau.

Nous comparons le gras de nos bras en décidant de passer la journée de demain avec les mains sur la taille parce que nos bras ont l’air plus musclés comme ça. Nous déroulons nos tapis de yoga devant le téléviseur, et nous choisissons d’écouter un épisode super émouvant de Dr 90210, le chirurgien brésilien opère gratuitement une maman super pauvre qui a quatre seins. Je dis j’espère qu’elle va écouter le chirurgien et cesser de fumer avant l’opération sinon c’est super dangereux, elle pourrait mourir. Marissa dit ouais et j’espère qu’elle va se trouver une job de danseuse nue après parce que ça doit être l’enfer d’habiter dans une roulotte plus petite que ta salle de bains, fuck.

Nous faisons des redressements assis et à chaque vingt-cinq redressements assis, nous avalons un shooter de vodka. La maman super pauvre dit en espagnol à la caméra qu’elle a hâte de pouvoir s’acheter des soutifs sexys pour exciter son mec. Marissa dit il lui faut une lipo aussi. Alexandre Le Grand arrive avec des sacs d’épicerie plein de moules, et il nous tend un petit sac brun avec deux danoises aux fraises dedans. Marissa et moi nous l’embrassons chacune sur une joue, très proche de la bouche, et je lui fais promettre de m’aimer même quand je vais être super grosse à cause des danoises aux fraises qu’il m’oblige à bouffer.

Le cellulaire de Marissa commence à vibrer, elle le plaque contre ma chatte pour rigoler et y répond immédiatement après, elle dit hello, je réussis à la voir sourire, et elle va s’asseoir sur un divan, un coussin entre les jambes, pour continuer sa conversation. Je chuchote à Alexandre Le Grand, c’est son mec, on devrait l’inviter à souper, bientôt, je veux le rencontrer, faut juste promettre à Marissa de pas faire de blagues sur les putes avec lui, elle nous étoufferait avec des condoms à la noix de coco.

Alexandre Le Grand dit ouais et je te promets de pas la frencher pendant le souper. Il commence à me caresser les seins, Marissa nous lance un coussin, et elle nous fait des gros yeux. Mon mec me retire mon t-shirt d’Alice aux Pays des Merveilles, il me pousse vers Marissa, je m’assois à ses pieds, j’écarte les jambes, Alexandre Le Grand relève ma jupette de collégienne, il me rentre des doigts, je me mords les lèvres. Marissa me fout un coup de pied dans le dos, elle dit au téléphone ouais moi aussi j’aime ça le café à la citrouille. Alexandre Le Grand me lèche la chatte, il joue avec mon petit trou avec ses doigts, il me rentre le pouce dans le cul, je sers les jambes de Marissa très fort, j’ai envie de laisser les traces de mes dents sur elle, pour l’entendre dire à son mec qu’elle a une petite chatte violente à ses pieds.

Ça m’excite de ne même pas pouvoir gémir, je me tends, j’écrase la face d’Alexandre Le Grand dans ma chatte, je veux qu’il y reste jusqu’à ce que je jouisse, il me regarde, il regarde sous la jupe de Marissa aussi, je devine que ça le rend dur en crisse, je me demande dans quelle bouche il voudra venir, après.

Je ne bave pas, mais presque, quand je suis trop excitée

octobre 9, 2009

 

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La prochaine fois, je m’habillerai en petite collégienne

Je suis pas du tout certaine que les leggings en simili latex, que la chanteuse Rihanna porte depuis deux mois, me font bien. J’hésite, je me dis que je devrais peut-être me mettre une robe trashy style patineuse-artistique-réincarnée-en-pole-dancer, mais Alexandre Le Grand est pressé de boire une bière au Quartier, alors je reste en fashion victim au cul bien moulé.

Alexandre Le Grand réussit à se stationner devant le Beaver Club et un club de danseuses. Nous marchons jusqu’au Quartier, à la rencontre de Jean-Pascal qui fume une tope dehors. À l’intérieur, l’éclairage est super tamisé, la musique est forte et il y a des entrevues de joueurs de baseball diffusées sur des grands écrans de télévision.  Je me couche sur un de leurs fauteuils rouges, mais Alexandre Le Grand me traîne au bar, il m’indique que Sadek est déjà là. Je me précipite sur Sadek, je peux pas m’empêcher de faire le plus gros sourire du monde entier, c’est rare que je sors avec Sadek, depuis qu’il fréquente moins ma copine Betty, et depuis qu’il traîne dans les bars que passé minuit le soir genre.

Masseuses, escortes et crossage avec la main gauche

Je me commande un gin tonic extra gin et je demande à Sadek comment il va, il répond qu’il est en manque, il est épuisé de se crosser, il voudrait se faire la serveuse d’un petit restaurant turque, près de son boulot. Il dit mais je viens de découvrir un salon de masseuses, c’est des copains qui me l’ont suggéré, les filles sont belles, jeunes et douces, il y a un spa, ça me coûte deux cent dollars et après j’en ressors détendu, vidé et huilé à l’eau de rose, faut que tu viennes avec moi, Alexandre, à deux ça peut être bien. Mon mec dit nan, je reste avec ma petite salope à moi, j’ai déjà essayé avec toi, tu te souviens à ta fête, je t’avais payé deux escortes, une asiatique et une blonde, et tu les avais refusé, parce que c’était aussi le jour de ton anniversaire de mariage, espèce de lâche, il a fallu que je me fasse les deux, à l’Hotel InterContinental.

Sadek rigole, il dit mais tu ne racontes pas à ta douce la fois ou on était chez toi, quand tu habitais sur Saint-Paul, on s’était appelé deux escortes, elles étaient magnifiques, les seins gros comme ça, et tu n’as même pas réussi à en baiser une, tu étais trop bourré. Je fais les gros yeux à mon mec, je dis Oh My God tu devais être gravement saoul, parce que je me souviens pas de la fois ou tu n’as pas bandé après que je t’aie sucé ou rentré un doigt dans le cul.

Je suis toute excitée par des bas-jarretelles à grosse boucle rouge

Je dis j’ai pas bouffé de la journée, j’ai faim, on peut aller se trouver un resto sur McGill? Les mecs sont d’accord, et dès que nous sortons du Quartier, nous voyons le dos d’une fille gorgeous, je ne peux pas me retenir, je la prends en photo de dos, pour imiter son style vestimentaire à ma prochaine sortie. Elle a des bottillons aves des étoiles, des bas-jarretelles noirs, avec une grosse boucle rouge, une minijupe en jeans et un hoody. Alexandre Le Grand me dit qu’il faut absolument que je me trouve des bas-jarretelles identiques, et Sadek parle trop fort, il dit que c’est le coup de foudre et tout et tout. Je dis c’est pas poli de parler dans le dos des autres, va lui dire à la fille que tu l’as trouve jolie, et demande-lui ou elle magasine! Sadek va la voir, il placote avec elle, et puis elle se tourne vers moi, elle dit d’une voix douce c’est à Miami que j’ai acheté mes bas.

Moi après Dieu, et le créateur des Chupa Chups, la personne que j’idolâtre le plus, c’est Anne-Marie Losique

Arrivés devant le restaurant Boris, nous lui souhaitons une bonne soirée et moi, dans les marches, je mets les deux mains sur mes joues, style Macauley Culkin dans Maman j’ai raté l’avion, et je gueule Oh My God, c’était Anne-Marie Losique, c’était Anne-Marie Losique! Ni Sadek ni Alexandre Le Grand ne l’avaient reconnue. Mon mec me persuade d’arrêter de gueuler comme une groupie dans les vapes et de me présenter à mon idole. Elle est encore sur McGill, harcelée par un policier, les mecs décident de jouer ses bodyguards, et moi je dis moi aussi je veux jouer la bodyguard, nous t’escortons jusqu’ou tu vas, d’accord, et nous nous présentons, je lui dis que j’adore tout ce qu’elle fait, au moins mille fois, et c’est pas les six gin tonic qui me font répéter tout ça, c’est juste la joie de la rencontrer live, de la voir toute gentille, et belle, plus belle que sur n’importe quelle photo glacée.

Elle nous remercie, elle dit je rencontre souvent ce policier, et il est correct, il me harcèle pas, mais bon, je dois rencontrer une amie au Holder, et il me retenait un peu, vous venez avec moi? Nous la suivons, j’ai trop envie de lui tenir la main, et elle parle au gérant super sweet de Holder, mais il n’y a pas de place nulle part pour nous, je veux trop pleurer, mais elle m’embrasse sur les joues, alors j’oublie de faire la drama queen.

Nous entrons chez Vallier, juste à côté, Alexandre Le Grand fait semblant que nous avons une réservation, je veux continuer à gueuler que j’ai embrassé Anne-Marie Losique, mais j’avale un martini poire-citron à la place, j’en renverse sur les jeans d’Alexandre Le Grand, il me tire les cheveux pour que je fourre ma face dans son entre-jambe et que je lèche mon dégât. J’hésite entre un pâté chinois au canard et un méga burger, puis je m’excuse et je sors de table, je vais à la salle de bains, je croise un couple qui se frenche au ralenti, et je téléphone mon frère Marky Mark. Je lui demande ce qu’il fait, il dit qu’il est à la bibliothèque de l’Université Sherbrooke, il étudie, et après il a une game de hockey, à vingt-trois heures. Je dis c’est malade, tu vas être crevé, et je lui dis que j’ai rencontré Anne-Marie Losique, il comprend que pour moi, c’est comme rencontrer le Père-Noël quand tu as quatre ans, et il me dit je suis content pour toi soeurette, tu vas faire de beaux rêves ce soir, et je dis ouais, je pense que je vais écrire mes initiales et les siennes avec mon rouge à lèvres, sur la porte des toilettes.

Le site glam et sexy d’Anne-Marie Losique : http://www.amlosique.com/

Une soirée de pétasses à la voix de Miss Texas et de mecs wannabe geeky-chic

octobre 6, 2009

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Les chauffeurs de taxi s’imaginent parfois que je suis une fille qui facture les pipes

Je me penche devant le miroir, pour voir si ma nouvelle robe dévoile mes seins trop facilement. Je vois mes tétons tout durs, mais je m’en fouette, finalement, ma robe est belle, j’ai l’air d’une pétasse très chaude, ce que je devrais toujours être anyway, que je sorte au Confessionnal ou que je m’étende devant la télé.

Après avoir appelé mon  mec pour le prévenir que j’arrivais dans quinze minutes, je m’applique un peu de parfum Very Irresistible dans la craque de seins, et dans le creux des coudes. Le chauffeur de taxi me demande si je vais travailler, et je suis total outrée un moment, il me prend pour une pute ou une danseuse, quand, au fond, je vais juste me saouler aux gin tonic mixés au sperme des amis de mon mec au bar. Je soupire et je dis nan, je ne vais pas travailler, les putes se mettent jamais de parfum, c’est trop chiant pour les clients, ils doivent expliquer à leur femme après pourquoi ils sentent aussi fort la rose et le gardénia. Le chauffeur de taxi me parle ensuite d’un buffet à six dollars, ou il vient tout juste d’aller souper, il aime le poulet et il aime sa femme, il dit ça fait quarante-trois ans que je suis avec elle et elle m’appelle bébé.

Même si je suis une pétasse exhibitionniste, j’ai pas de patience pour les autres pétasses en manque d’attention

Il me souhaite une bonne soirée, je le remercie et j’entre dans le Confessionnal en souriant au portier, il est trop mignon dans le genre grosse brute sympa. Je cherche Alexandre Le Grand, je ne le vois pas. Tous les mecs me matent les seins. Je m’éclipse aux toilettes et j’appelle mon mec, en cherchant dans ma sacoche mon correcteur de teint Benefit, mon mec dit qu’il est dehors, il parle à sa plus jeune fille, elle lui confie des trucs genre sa professeure de première année est trop grosse. Je rejoins Gaspard et ses autres copains, ils sont au bar, à discuter avec une barmaid aux cheveux à la Pocahontas. Je les embrasse, Olivier me dit qu’il adore ma robe, dès que je lui montre mes tétons tout durs, en me penchant pour poser ma sacoche à leurs pieds. Je me commande un gin tonic et Pascal, une Smirnoff Ice au citron, il dit j’aime que les drinks de filles.

Une fille-qui-crie-plus-fort-que-moi-quand-je-suis-totale-bourrée me bouscule et saute dans les bras d’Emrick, elle dit ça fait longtemps my love, et elle saute dans les bras de Pascal aussi, elle gueule wouah je suis trop contente de te voir ici my sweety. Pascal me confie la dernière fois que je l’ai vue, j’avais bu du champagne toute la soirée, et ma blonde m’avait appelé à trois heures du matin pour me dire qu’elle accouchait. Je roule les yeux, j’essaie de me fouetter de la fille surexcitée, aux cheveux brillants et lissés, même si elle continue à me donner des coups sur les bras avec sa sacoche encore plus grosse que la mienne.

Je craque pour les mecs à lunettes, et pour ceux qui me paient des gin tonic

Olivier prend les lunettes d’un mec et les essaie, il me demande si c’est beau. Je dis j’adore, Emrick me chuchote à l’oreille tu trouves pas qu’il a l’air geeky? Je dis c’est charmant, il a l’air moins player, plus innocent, les filles vont trop vouloir lui lécher les couilles pour lui enlever un peu de sa gène, et tous les mecs essaient les lunettes et se regardent dans le miroir au bar, pendant que j’affecte un air de pétasse-qui-sait-tout-sur-les-couilles-des-mecs-en-pantalon-et-chemise-bien-repassés, en sirotant un deuxième gin tonic.

Des filles trop bronzées mais super allumées, sorties d’un casting à la Occupation Double, se shakent le cul près de nous. Alexandre Le Grand arrive, il me pince les tétons, et il dit que ma robe est trop longue. Il se prend cinq litres de bière blonde dans un espèce de tonneau. Emrick demande à Alexandre Le Grand combien il paie pour une coupe de cheveux, il trouve que Gaspard paie crissement trop cher, soixante dollars la coupe. Olivier dit à ce prix là, je veux que la coiffeuse me vienne sur la tête, je veux qu’elle soit topless et qu’elle me suce, il y a des danseuses qui sucent à vingt dollars. Je caresse les cheveux de Gaspard, je dis oh je suis sûre qu’elle est super sympa et sexy et qu’elle lui explique la raison des guerres en Afrique, ça vaut soixante dollars. Olivier dit non, deux Africaines, je veux deux Africaines, à poils, qui se lèchent et qui se rentrent des ciseaux de coiffure dans la plotte pour ce prix-là.

J’achète en ligne que des trucs de pouffiasse cheap

Gaspard nous quitte, un peu gêné, il doit aller promener son chien, un bouvier bernois aveugle de quatre mois. Les mecs se montrent des photos de filles toutes nues, photoshoppées en repas fastfood, sur leur Iphone, genre entre les fesses des filles il y a de la salade, une tranche de tomate et de fromage Kraft, et de la viande juteuse. Ça me donne juste trop envie de manger une poutine, alors je pousse Alexandre Le Grand à me suivre au McGill Hot-Dog, juste à côté du Confessionnal. Il dit à ses amis que nous revenons dans quinze minutes, il veut me baiser devant le doorman.

Dehors, je lui dis que j’ai reçu des cuissardes, commandées en ligne, elles montent jusqu’en haut des genoux et elles sont à motifs léopards. Il dit pourquoi tu ne les as pas mises ce soir. Je dis oh c’est à porter au lit, plus tard. Il pisse sa bière à côté de l’entrée du McGill Hot-Dog, et il dit nous y allons tout de suite, et on se commandera la poutine après, j’ai envie de te prendre sur le comptoir de la cuisine, avec tes jambes bien écartées, toute nue, sauf pour tes bottes de salope.