Diadèmes et Sucettes et jumper de Guess

juillet 24, 2010

Vous savez y’all que j’aime me branler le clito, sucer, fantasmer sur le correcteur de teint qui camouflerait bien mes cernes, manger des cheeseburgers, prendre des bains moussants qui durent des heures, rêver à kidnapper tous les petits chiens que je vois, mais j’aime aussi me faire filmer en train de poser des questions savantes style « Quel est ton bar de danseuses préférées? » et « Est-ce que tu trouves que mes cheveux sont beaux? »

Avec Étienne Gervais, réalisateur de films de mariages musulmans, et auteur des Chroniques conjugales d’un mâle en mal de mots, j’ai commencé une webtélé, Diadèmes et Sucettes. Le but : Me promener le plus souvent possible avec un diadème sur la tête, et vous faire découvrir des trésors urbains, coquins, ou en fausse peau de crocodile.

Première capsule avec Matthieu Bonneau, un des proprios et fondateurs de L’Emporte-Pièce : http://www.youtube.com/watch?v=mXKRT9jPpw8&feature=player_embedded

Et après je suis partie en oubliant de payer mon cappuccino glacé

juillet 24, 2010

Marie-Julie Gagnon a eu une idée vraiment intéressante pour un nouveau blogue : mettre les auteurs du Québec en valeur, les montrer autrement que sur un quatrième de couverture, et les inviter à parler de leur premier livre, qu’ils en aient publiés un seul ou cinquante.

Le premier auteur qu’elle a rencontré est Patrick Dion, au café Art Java. Pendant qu’elle lui posait des questions, je lisais avec des gros yeux découragés The Porn Trap, et je jouais avec la paille de mon cappuccino glacé. Je m’étais remis du gloss sur les lèvres, et j’avais suivi Marie-Julie Gagnon sur la terrasse extérieure du café, pour lui parler de Jésus, de mon visage que je regarde dans un miroir quand j’écris, de Calinours, et de mes rêves de petite fille.

Admirez mes grosses boules : http://prefaces.wordpress.com/2010/07/23/melodie-nelson-vivre-dans-une-chanson-de-gainsbourg/

Je ne veux pas voir de cochons qui s’accouplent

juillet 22, 2010

Un mec vraiment cool, qui va se marier au mois de septembre et qui a déjà écouté l’émission Watatatow avec moi quand j’avais dix ans, m’a dit aujourd’hui qu’un mec s’était jamais vraiment fait sucer, tant qu’il n’avait pas eu à payer pour une fellation.

Il m’a aussi dit que les fermiers coupaient la queue des cochons, sinon ils se l’arrachaient eux-mêmes, et que les couilles de cochons c’est monstrueux. Quand leur sperme gicle, c’est plus que des litres et plus que tous les martinis que je bois en une soirée.

Louis Garrel en érection et champignon portobello

juillet 21, 2010

Vous êtes tous hot, chers lecteurs, mais certains d’entre vous tombez sur mon blogue en tapant de drôles de mots sur votre clavier. Et pour la personne qui me lit parce qu’elle a écrit « blogue immature » sur Google, je comprends juste pas.

1. Gratuit lesbienne toute nue avec vaccin

2. Champignon portobello trop mouillé

3. Elle me suce en robe de mariée

4. Elle a vraiment mordu la bite à Soprano

5. Jack Daniels Iphone

6. Un foulard sur la tête une bite dans le cul

7. Louis Garrel en érection

8. « Applique-toi pétasse »

9. Pisser dans ses jeans

10. Sperme dans le popcorn

Amandine est amoureuse du Prince Charles et de son maître

juillet 20, 2010

Amandine, en mini robe noire achetée à la Braderie de la Mode, se plaint de la peau toute irritée au-dessus de sa lèvre supérieure: « Je reviens de me faire épiler à la cire, d’habitude mon esthéticienne enlève mes poils avec du chocolat, c’est moins sensible, là j’ai super mal, je devais me faire épiler les jambes aussi mais je suis partie. » Je regarde ses jambes, je n’avais pas remarqué mais elle a longs poils noirs. Je lui dis que ça ne paraît pas du tout, et nous nous dirigeons vers le restaurant Aux Folies. Nous croisons un militant de Greenpeace, je le traite d’extrémiste parce que les seuls membres de Greenpeace que je connaisse sont une lesbienne qui m’a attaquée dans son lit après que j’aie répété une pièce de théâtre avec elle, et un fétichiste de machines à laver.

Nous changeons trois fois de place au restaurant, nous retrouvant finalement au centre de la terrasse des Folies. Amandine me demande si l’écriture de mon prochain livre va bien, et si elle devrait offrir un massage ou un certificat cadeau chez Toys  »R » Us à une copine qui accouche dans un mois. Je commande une omelette florentine, et Amandine demande à la serveuse s’il y a quoi ce soit dans le menu sans gluten. La serveuse lui dit que les assiettes de fruits sont sans gluten. Amandine se tourne vers moi et me dit que l’ananas est son fruit préféré parce qu’il brûle les mauvais gras. Elle commande anyway des œufs bénédictines au fromage suisse et asperges.

Amandine m’apprend qu’elle a rencontré le futur père de ses enfants, il y a deux jours à peine : « Je ne suis pas allée chez Oblic, par sa faute, si mes cheveux sont horribles, c’est à cause de lui. J’ai préféré prendre un café avec lui plutôt que de me rendre à mon rendez-vous chez le coiffeur. » Je mords dans un morceau d’orange, aspergeant la fille tatouée tout proche de zeste. Je m’excuse piteusement, je ne réussis jamais à bien manger des fruits juteux en public. Amandine continue : « J’étais sur la rue Saint-Laurent, et un mec m’arrête. Il me demande si j’ai du feu. Je lui réponds juste que je ne fume pas et il me dit que lui non plus, il ne fume pas, et il pointe derrière lui, il dit c’est pour lui que je demandais ça. Et je regarde et c’est son chien, et je trouve ça mignon, de prendre son chien comme excuse pour approcher quelqu’un. Il était super beau son chien, tout gris et digne, un Weimaraner, je crois, c’est un chien de chasse allemand ou en tout cas. »

Je pousse un cri : « J’adore les Weimaraner! » Amandine prend une bouchée de mon omelette florentine, elle avale, et elle me raconte que le mec l’a ensuite invitée à prendre un café chez Juliette et Chocolat. Ils sont restés ensemble trois heures, pendant que Prince Charles, le chien, buvait à même un verre d’eau. Je suis toute joyeuse pour Amandine, qui, après une aventure avec un menteur qui l’a trompée avec une fille qu’il disait être sa sœur, a de nouveau les yeux brillants et la volonté de faire du yoga cinq fois par semaine pour avoir le corps parfait pour n’importe quelle position sexuelle.

Amandine me rappelle toutefois, presque tristement, qu’elle s’en va bientôt à Monaco, jusqu’en janvier, afin de réaliser un stage en journalisme international : « Je me suis trouvée une chambre, dans une villa, à moins d’un kilomètre de la plage. La voyante que je consulte m’a dit que c’était la bonne décision, et je sais que je vais adorer, mais je trouve ça dommage, de rencontrer un mec vraiment trop sympa, et de devoir le quitter, comme ça, je connais même pas sa couleur préférée, ni genre s’il se commande du Amir quand il est trop saoul, je sais rien, sauf qu’il aime son chien, qu’il est allergique au beurre d’arachide, et qu’il aime le volleyball. »

Tout est politique anyway, même les lavements anaux

juillet 19, 2010

Romain Blachier, Adjoint au Maire de Lyon et membre de l’Église Réformée, défend la liberté sexuelle et la légalisation de la prostitution. Il m’a posé quelques questions, sur mon expérience d’ex-escorte, et même sur la politique.

Voici un extrait de son interview, auquel j’ai répondu dans un café Starbucks, à côté d’une Française exilée au Québec parce qu’elle a trouvé l’amour dans le lit d’un agent de sécurité québécois qui adore les films pornos :

RB : Tu t’intéresse à la politique ? Si oui quelles sont tes opinions.

MN : Je m’intéresse à la politique, mais j’ai plus de difficultés à en discuter. Je suis capable de décrire un lavement anal, le durcissement de mes tétons dans un café trop climatisé, ou mes couleurs de vernis préférés, mais lorsqu’il est question de politique, ou d’argent, je suis plus pudique. Je crois que tout citoyen a comme devoir de bien s’informer, je lis plusieurs journaux par jour, mais je ne signe pas de pétitions, ni ne participe à des manifestations. Je m’investis plus pour la cause de la décriminalisation de la prostitution, la défense des animaux et la recherche sur le sida. 

À lire : http://www.romainblachier.fr/2010/07/interview-de-melodie-nelson-auteure-du-livre-escorte.html

Je suis toujours gentille avec les canards, mais pas avec les mecs louches

juillet 19, 2010

J’ai été assez sociable pendant le weekend, sauf quand je me suis évanouie en jouant aux cartes parce que j’avais trop bu de sangria et de bières à la lime. Ça n’a pas dérangé personne, parce que je suis jolie, évanouie, exposant mes tétons, ma robe glissée jusqu’à mon nombril. Mes nouveaux meilleurs amis sont les canards Albert et Gédéon, une libellule brune, une ex ballerine addict au fer plat, une fille qui gueule à 4h00 am et qui me reconnaît parce que sa mère est abonnée au magazine 7 jours, et les copains de mon frère Philippe, tous super chous.

Sauf le copain faux étudiant en médecine.

J’aime pas le faux étudiant en médecine qui est entré dans ma chambre alors que je regardais mes ongles d’orteils, sous prétexte qu’il cherchait le maquillage de sa chick-de-Laval-qui-pique-de-l’argent-aux-mecs-qu’elle-sert-dans-des-bars-et-qui-parle-de-son-poids-non-stop-en-s’appliquant-du-vernis-à-ongles-pendant-que-le-reste-du-monde-mange-des-hot-dogs.

J’espère être assez subtile right now pour ne plus revoir le faux étudiant en médecine à moins de dix mètres de moi ever.

Mystère souillé dans les Laurentides

juillet 19, 2010

Depuis trois semaines, je me rends au chalet de mes parents tous les weekends. Et depuis trois semaines, il y a les mêmes caleçons de mecs dans le stationnement, accrochés à un arbre. Je veux savoir à qui ils appartiennent. (Et je veux que le voisin qui a un pit-bull, un labrador et un teckel vienne plus souvent.)

Manucure, Paxil et strap-on

juillet 16, 2010

Dans le métro, trois mecs parlent d’un de leurs amis, descendu une station plus tôt après leur avoir répété qu’ils ne servaient à rien du tout: « C’est à cause de sa mère qu’il est comme ça. Elle l’a rendu stérile. » Je cherche de la gomme à mâcher dans ma sacoche, j’ai oublié de me brosser les dents après avoir bu une tasse de café, j’ai honte.

Je m’en vais dans un centre commercial au centre-ville, rejoindre Betty. Elle a un rendez-vous dans un salon d’esthétique cheap, pour sa manucure hebdomadaire. Dès que nous nous voyons, nous nous embrassons et nous disons à l’autre qu’elle a la plus jolie robe du monde entier, le plus beau teint d’Italienne ever, les grains de beauté les mieux placés, les dents extra blanches, et les bras plus musclés que la semaine dernière.

Je prends six minutes de bronzage dans une cabine debout, même si Betty me rappelle que c’est moi qui parle de cancer-de pénétration de vitamine D sur le gazon près du Musée d’Art Contemporain-de la peau de Lindsay Lohan qui vieillit prématurément à cause de sa tanning addiction. J’interromps Betty : « C’est l’alcool et les implants dans ses joues qui donnent à Lindsay Lohan l’air d’avoir trente-quatre ans. Et je bois un peu moins, moi, je mets pas de vodka dans mes bouteilles d’eau Perrier. »

Je m’applique de la crème rapidement, et je rentre dans la cabine. Je ferme les yeux. Je me touche un peu, juste pour agacer mes tétons, et mon clito. Je me sens total détendue, quand je ressors, ensuite, et je m’assois à côté de Betty. Je regarde ses ongles, j’adore la couleur, un rose glacé. La manicuriste se tourne vers moi : « Le vernis s’appele Juarez. »

Betty continue sa conversation avec la manicuriste, devenue sa meilleure amie en moins de dix minutes. Cette dernière explique qu’elle fréquente un mec adorable, ils baisent vraiment super souvent depuis qu’elle n’est plus chiante : « Je prends des antidépresseurs, des Paxil, ça a changé ma vie, je pense juste à me taper mon mec trois fois par heure maintenant. Le seul problème avec lui c’est qu’il écoute trop de films de transgenre, je sais pas s’il va me demander de porter un strap-on un jour. Je me vois pas trop faire ça. » Betty l’assure que ça peut être super agréable : « I love to be soumise, mais mon ex, Sadek, m’a déjà offert a strap-on and I used it one time avec lui, c’était vraiment spécial to know and feel that I had power over him. After he came, he still asked for spaghetti et je suis redevenue sa petite pétasse. »

Elle soupire, me regarde en battant des cils, et je me demande si elle va toujours garder cette envie, de retourner vite-vite chez Sadek, pour lui faire ses repas, son repassage et des fellations dans la baignoire.

Passion foutre

juillet 13, 2010

Vous devez lire ma dernière chronique pour 33mag, intitulée Je suis en manque de conseils pour un mec qui aime too much goûter le foutre des autres. Je tente de trouver des réponses à donner à un gentil lecteur qui me demande pourquoi certaines personnes trouvent ça total à gerber de le voir frencher une fille qui a déjà le sperme de 13 mecs dans la bouche.

Enjoy le bukkake power : http://www.33mag.com/en/magazine/melodie-nelson/je-suis-en-manque-de-conseils-pour-un-mec-qui-aime-too-much-gouter-le-foutre