Archive for the ‘alcololo’ Category

Vin rouge, food fight et clitoris

décembre 14, 2009

         

J’adore collaborer à 33mag, tout le monde est super cool. À leur party de Noël, lundi dernier, un mec gentil a piqué des bouteilles de vin rouge à moitié entamées pour moi et des nouvelles copines, nous avons fait une food fight (je suis meilleure pour parler cul et billets de cent dollars cachés dans des bottins téléphoniques que pour viser un mec avec un morceau de pain), mes sandales rouges ont été acceptées parce que j’ai rappelé que le Elle Québec d’il y a quelques mois indiquait que c’était in de porter des sandales avec des bas collants opaques l’hiver, j’ai bu assez de vin rouge, de gin tonic et de rhum et coca au Salon Officiel pour dire que je tripais piercing sur les lèvres et pour oublier que j’avais sauté sur mon mec dès que j’étais arrivée à l’appartement, je l’avais baisé on top avec une haleine de merde, en répétant trois fois ce que j’avais bouffé.

Tcheckez ma dernière chronique sur 33mag : http://www.33mag.com/en/magazine/melodie-nelson/je-suis-en-manque-de-conseils-pour-une-copine-qui-oublie-que-son-clitoris-ex

Je suce avec un diadème sur la tête et je bois mon café avec du Baileys

décembre 10, 2009

Je magasine chez Sephora, au centre Rockland, pour des petits cadeaux de Noël de pétasse coquette. J’essaie un baume Philosophy à la rootbeer, et je sens mon cellulaire vibrer dans la poche de mon manteau Miss Sixty. Je réponds, je raccroche accidentellement, le téléphone vibre encore, je tends l’oreille et j’entends Marissa me traiter de conne en rigolant. Elle me dit qu’elle vient de terminer de travailler, elle a eu une journée à chier, elle voudrait bien qu’on se rejoigne dans un café pour placoter et verser du Baileys dans des grosses tasses en porcelaine blanche. J’approuve son idée, et je la rejoins une trentaine de minutes plus tard, dans un Java U downtown.

Elle m’attend à une table, camouflée dans un gros chandail de laine et des leggings imitation denim, un sac en tissu de la SAQ à ses pieds. Elle me dit j’avais besoin de rien foutre, de parler, juste à toi, pas devant Alexandre Le Grand, j’ai eu que des clients de merde aujourd’hui, à part un super sweet qui m’a donné des fleurs, je les ai oubliées. Je dis pauvre chouette et je vais rapidement me chercher un café. Elle sacre et elle m’explique que tous les mecs se rhabillaient super lentement après l’avoir tellement baisée qu’elle en a la chatte qui brûle, et sa patronne l’a engueulée parce qu’elle trouvait que Marissa restait trop longtemps avec les clients. Elle dit fuck c’est pas ma faute, ils se plaindraient si je leur disais de décrisser après avoir jeté leur condom tout plein de foutre dans la poubelle, il faudrait que je me repose un peu, que je recommence l’école, mais j’ai raté la date d’inscription pour faire une nouvelle maîtrise, et il faisait crissement froid dans l’appartement, un problème de chauffage, je sais pas, mais je me suis gelée toute la journée, câlisse c’est pas parce que je frenche les clients que je vais m’enrhumer, mais parce qu’il fait moins dix degrés dans l’appartement.

Je lui montre une photo de moi en train de sucer Alexandre Le Grand avec un diadème sur la tête, pour la divertir, et une photo du pitbull que je veux adopter. Elle m’arrache la photo du pitbull, elle dit je meurs, je meurs, elle est trop mignonne, une vraie princesse à la mâchoire trop grosse. Elle dépose la photo et me regarde, plus sérieuse. Elle m’annonce qu’elle cherche un autre appartement, elle va déménager bientôt, elle sait que ce sera difficile, les vacances, avec les filles d’Alexandre Le Grand avec nous. Elle dit je veux pas dormir sur le fauteuil du salon. Je dis tu es conne, tu vas dormir dans notre lit, il est assez grand, et de toute façon, tu es jamais là, toujours chez ton Arnaud. Elle me prend la main, elle dit je t’adore, mais tu pensais pas que j’allais vous demander de m’adopter comme une gentille chienne de la SPCA? Je fais semblant de bouder, je répète whatever deux fois, et elle dit je donne une pute en cadeau à Arnaud pour Noël, comme tu m’avais suggéré, et après je lui dis que je me fais payer encore plus que la pute, d’habitude, je vais commencer 2010 en fille super honnête, larguée par mon mec ou non.

Je prends une mini bouteille de Baileys et je dis cheers, bella, moi je promets que d’ici 2010, je te lèche pendant une heure.

Concombres au gin et threesome à planifier

décembre 9, 2009

 

                 

Lecture: James Frey, Bright Shiny Morning

Groupe Facebook préféré: I say “Fuck” all the time, and I’m STILL CLASSY

Isadora s’excuse, elle dit je voulais être super jolie pour toi, mais quand je me suis levée, à six heures du matin, j’avais pas envie de mettre mes bottes à talons hauts pour aller travailler. Je la regarde, je lui dis que sa robe noire, avec ses bottes de combat, c’est classe, et je l’embrasse sur les joues, mes lèvres sont froides et laissent un peu de rose Lancôme sur sa peau pâle.

Elle me laisse m’asseoir sur la banquette, aux Folies, et nous regardons la sélection de drinks Absolutely Fabulous. Je choisis un martini aux concombres, et Isadora, un martini aux framboises. Nous trinquons à son nouveau travail, dans une maison d’édition montréalaise, et à ma démission, je dis wouah, je vais m’ennuyer des enfants, et de Lola, et de Pamela, et de Britanny, mais my God que je suis contente de pouvoir me coucher à deux heures du matin, tous les soirs, sans angoisser parce que je n’ai pas assez d’illuminateur de teint pour ne pas avoir l’air malade à la librairie le lendemain. Nous potinons sur ses nouveaux patrons, des mecs super gentils, et elle me raconte son entrevue d’embauche. Alors qu’elle remplissait un questionnaire, le chien d’un de ses futurs collègues la rejointe à la cuisine et a vomit juste à côté d’elle.

Je demande à Isadora de décider pour moi mon repas, parce que je ne sais pas si je veux des pâtes, un burger à l’agneau ou un croque-monsieur. Isadora me dit de prendre le burger, et je dis oh non j’ai trop envie d’un croque-monsieur classique avec plein de frites et de mayonnaise. J’ai envie de trop manger, pour que mes seins débordent total de ma robe style Prom Queen. Je prends les morceaux de concombre au fond de mon verre de martini avec mes doigts et je les croque, juteux, ils goûtent le gin Bombay Sapphire.

Nous parlons de ses cours de baladi, d’Alexandre Le Grand qui me doigte total plus souvent depuis que nous écoutons Cathouse, une téléréalité qui se passe dans un bordel au Nevada, et de son mec qui fantasme sur un trip à trois, avec une fille ronde. Elle dit mais je ne sais pas, je trouve belle Angelina Jolie, mais je n’ai jamais mouillé pour une fille. Je lui dis que si elle prend une escorte, la fille va peut-être beaucoup plus s’occuper d’elle que de son mec, et que ça peut-être trop cool, se louer une chambre d’hôtel, au centre-ville, et se commander une pute qui livrerait champagne et pizza. Elle dit mon mec ne veut pas aller à l’hôtel, il veut le faire à l’appartement. Je dis ewww, de quoi penser à la face de ton mec qui jouit dans la chatte d’une autre fille à chaque fois que tu baises dans ton lit, après.

Je me commande un premier gin tonic, un deuxième gin tonic, je pisse à toutes les deux minutes, en maudissant le putain de client qui est allé aux chiottes trente secondes avant moi et qui a laissé plein de pisse sur le bol. Isadora sirote un verre d’eau, elle dit demain je dois me motiver à faire du jogging dehors, avant d’aller travailler, nous payons, et je dis Gorgeous je prends pas le métro ni l’autobus pour rentrer chez moi ce soir, j’ai trop envie de baiser, Alexandre vient de me texter, il a écrit qu’il m’attendait avec une palette en cuir de vache, je prends un taxi, tu m’accompagnes?

Je veux un chien que je pourrais habiller avec des mini fringues de designers

novembre 27, 2009

               

Alexandre Le Grand m’invite à rejoindre Jean-Pascal au Keg, sur la rue St-Paul. Il me laisse changer de bas-collants, ceux que je porte sentent trop fort le sperme, et j’embrasse Paprikalicious, et Marissa, elle est dans le bain, à lire La guerre de la Conquête

Je m’assois dans l’auto, ma petite culotte me rentre dans la fente, je relève ma mini robe noire, et je me rentre un doigt, avant de faire goûter ma mouille à mon mec. Il me demande si j’ai mis du savon antibactérien sur mes doigts et je lui dis fuck you. Il se stationne et je vois Jean-Pascal parler au cellulaire. Il nous salue de la main, et raccroche. Il dit qu’il parlait à sa douce, elle revient de sa deuxième échographie, c’est une fillette qu’elle a dans le ventre. Je l’embrasse sur les joues et je lui dis félicitations, un garçon, puis une fille, vous allez avoir la famille parfaite.

Le Keg est rempli de gens super bien sapés, les serveuses se promènent en robe plongeante satinée, en offrant des hors d’œuvres à tout les clients. Je commande un martini à la vodka et la serveuse m’énumère dix sortes de vodka. Je choisis Grey Goose. Jean-Pascal me demande si j’essaie encore d’être engrossée, Alexandre Le Grand dit oui, tous les jours. Jean-Pascal trinque à notre matelas de lit et il se tourne vers Alexandre Le Grand, il dit peut-être que tu la baises pas dans le bon trou? Je soupire, je dis je veux plus de bébé, je veux adopter un chien, et courir avec lui dehors cinq fois par jour, et lui acheter des biscuits bio.

Je donne une grosse olive verte gorgée de Grey Goose à mon mec. Il pointe Colin, de l’autre côté du bar, il est avec sa copine. Laetitia est la plus belle femme au monde, mais elle ne veut pas de bite dans ses fesses et elle ne parle que de yoga et de vinaigre à ajouter sur des boules de crème glacée, alors nous les ignorons et nous les laissons s’embrasser sur des fauteuils en cuir.

Je m’excuse et je soulève encore ma robe, pour réajuster ma petite culotte. Je suis classe et discrète qu’un jour par mois, et c’est pas ce jour-là. Alexandre Le Grand me dit qu’on voit mon grain de beauté à travers ma petite culotte. Je garde ma robe levée, et je le regarde, inquiète, est-ce qu’il est trop gros, je devrais mettre du fond de teint dessus quand tu me lèches? Il dit baisse ta robe, laisse-moi finir ma bière avant de te faire sortir du bar.

Pour l’adoption d’un chien vieux, laid, ou impopulaire: http://underdogclub.org/

Est-il trop tard pour que je vous parle de British girls, de pirates et d’eucharistie à la cigarette Popeye?

novembre 7, 2009

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Jagerbombs et bas-jarretteles

Vers vingt heures, le 31 octobre, il vente super fort, dehors, Paprikalicious miaule pour avoir de la nourriture molle à saveur de thon, et moi j’avale deux Jagerbombs, en bas-jarettelles roses, avec une perruque blonde sur la tête. Alexandre Le Grand, en costume de curé rouge, doré et crème, loué chez Eva B, veut que je le suce, avant que nous allions dans le Vieux-Montréal se saouler avec des vampires.

À genoux dans la cuisine, je prends sa queue dans ma bouche. Alexandre Le Grand me donne des coups de chapelet sur les joues, je le regarde dans les yeux et je lui apprends, super désolée, qu’il ne peut pas me faire un facial, parce que je n’ai pas le temps de me maquiller après, et je ne veux pas être une infirmière cochonne avec du sperme séché sur le visage à la place de fard à joue MAC. Il vient rapidement, j’avale tout, je me remets du gloss brillant et je mets une dizaine de suçons à la cerise dans ma sacoche rose électrique.

Nous prenons l’autobus, aucun passager n’est déguisé et Alexandre Le Grand se moque de moi en disant que tout le monde me regarde parce que j’ai l’air d’une vraie pute, pas d’une infirmière. J’ouvre mon manteau de fourrure en léopard et je pointe mon badge, je dis c’est écrit nurse sur mon téton, c’est la preuve que je suis pas une vraie pute.

French sur un banc d’église

Mes sandales blanches achetées dans un sexshop claquent sur les trottoirs jusqu’à chez Valliers, ou je prends, un martini poire-citron et Alexandre Le Grand, une bière blonde. Assis au bar, nous regardons les autres clients, certains ont des masques, mais sinon ils sont tous super plates. Claire en disco girl, mon frère Philippe en producteur porno des années 70, Khéphren en pirate et Perrine, la brunette chérie de Khéphren, en policière dangereusement sexy, arrivent, et nous allons au Confessionnal. Nous sommes les premiers clients, j’en profite pour piquer plein de boites de cigarettes Popeye.

Je commande un gin tonic à une serveuse déguisée en héroïne de X-Men, Claire réalise son fantasme d’embrasser un mec, les jambes écartées, sur un banc d’église, et je me regarde dans le miroir et je trouve que j’ai l’air d’une transexuelle avec ma perruque. Je la réajuste. Deux gais à la raie de cheveux sur le côté droit de leur tête embrassent Alexandre Le Grand et lui chuchotent à l’oreille. Une belly dancer se plante devant moi, je ne reconnais Persia qu’après quelques secondes, et je lui dis oh my God tu es superbe, et elle réponds j’ai pas osé manger de toute la journée. Elle m’annonce que Betty et Sadek arrivent bientôt, elle devine ma surprise et elle dit ouais, il l’a téléphonée cette après-midi et là je crois qu’elle est en train de le sucer pendant qu’il cherche une place de stationnement.

Eucharistie, filles à genoux, et hystérie

Je danse avec Persia, je touche son petit cul avec mes mains gantées. Betty nous embrasse, elle me prend un suçon à la cerise et elle demande si nous trouvons que son costume de chatte sado-maso lui écrase trop les seins. Alexandre Le Grand baisse ma robe, il dit que tout le monde regarde mon cul et qu’un des gais lui a touché la bite. Je l’embrasse sur la bouche et je lui dis qu’il est trop craquant, en curé. Il commence à proposer l’eucharistie à toutes les filles du Confessionnal, en leur posant sur la langue un morceau d’ostie d’épicerie. Deux British girls se mettent à genoux, devant lui, suivie de la fille du vestiaire, trop adorablement sexy déguisée en étudiante de collège privé. Il croise un Jésus à la barbe crissement trop fournie et il fait semblant de pleurer devant lui, content de retrouver son Sauveur.

Moi je m’excite pour un mec déguisé en Snoopy, je veux trop lui tirer la queue. Philippe vient me voir, il dit qu’il va devoir déjà partir parce que Perrine menace Khéphren de lui renverser sa vodka-jus d’orange dessus parce qu’il a regardé Wonder Woman trente secondes de trop. Betty et moi nous entraînons Perrine aux toilettes, en passant à côté d’une fée des étoiles mulâtre et irrésistible, et d’un mec qui a un pénis rouge en jelly, de vingt centimètres, coincé dans ses pantalons. Betty tente de raisonner Perrine, pendant que moi j’essaie de me convaincre, devant la glace, que je n’ai pas l’air d’une transexuelle.

Je sors des toilettes, Persia danse avec un pimp et un vampire aux yeux dangereusement étourdissants, et je dis à Philippe et Claire que Betty est en train de convaincre Perrine que son mec regardait une bouteille de champagne, et non les seins de Wonder Woman. Claire, au bord des larmes, me demande si je pense que Tina Turner est jolie. Elle m’explique que quelqu’un l’a arrêtée, en lui disant qu’elle ressemblait à Tina Turner et que Philippe a dit que Tina Turner était une petite grosse laide. Je la prends dans mes bras et je lui dis que je sais pas du tout si Tina Turner est encore vivante, et si elle est rendue grosse, mais qu’avant, elle était un sex symbol aux jambes trop parfaites.

Sous la djellaba, et insécurités d’une fausse transexuelle

Sadek m’interrompt, en m’attirant vers lui. Il soulève sa djellaba, et je me retrouve dessous, au niveau de sa braguette, j’embrasse rapidement, en rigolant, ses jeans, et je me pousse, vers mon curé, et ma réserve de suçons. Je danse avec une fille déguisée en Lady Gaga, et avec Betty, et je vois un Égyptien se coller à Alexandre. J’ai trop mal aux pieds, ça me fait trop chier d’être une putain de travelo qui a mal aux pieds à deux heures du matin, en sandales à talons de quatre pouces et demie, alors je me casse du dancefloor et je me colle à mon mec. L’Égyptien a l’air total crâneur, il se penche vers moi et au lieu de répondre à mon sourire, il me demande si je suis insécure, je comprends pas alors je lui demande de répéter, et Alexandre Le Grand me dit de retourner danser.

Je me commande un autre gin tonic, je le sirote en branlant la paille, et en trempant des cigarettes Popeye dedans. Je m’emmerde un peu, Snoopy n’est plus là, la fée des étoiles danse sur les tables, et l’Égyptien continue de dire à mon mec qu’il a envie de le baiser dans les toilettes. Quand Alexandre Le Grand vient me rejoindre, j’ai déjà sucé toutes les glaces de mon gin tonic, et je lui dis que fuck il n’est pas obligé d’expliquer qu’il n’est pas gai pendant trente minutes à chaque fois qu’un mec le cruise. Il répond qu’il trouve que les gais ont beaucoup de courage, de l’approcher comme ça, et qu’il est désolé de pas avoir envie de se faire enculer, sinon il se les ferait, pendant que je regarde, c’est sûr. Je l’embrasse et je lui dis qu’il est un putain d’obsédé. Il me giffle et il fait un signe de la main à l’étudiante d’un collège privé. Il me dit c’est à elle que je vais me penser en me crossant tous les matins, sous la douche, pendant une semaine au moins.

Shooters de vodka devant une madame à quatre seins

octobre 17, 2009

citation de la journée : « There are two kinds of people I don’t trust : people who don’t drink and people who collect stickers. » Chelsea Handler

Marissa et moi nous avons décidé de passer la journée en jupette de collégienne, à manger que des poires, à avaler des litres de thé vert, et à faire les tests de personnalité dans tous les magazines féminins qui traînent dans ma chambre. Mais dès cinq heures pm, j’ai trop faim, je commence à avaler des amandes au miel à un rythme olympique et Marissa se prépare un verre de vodka-jus de melon d’eau.

Nous comparons le gras de nos bras en décidant de passer la journée de demain avec les mains sur la taille parce que nos bras ont l’air plus musclés comme ça. Nous déroulons nos tapis de yoga devant le téléviseur, et nous choisissons d’écouter un épisode super émouvant de Dr 90210, le chirurgien brésilien opère gratuitement une maman super pauvre qui a quatre seins. Je dis j’espère qu’elle va écouter le chirurgien et cesser de fumer avant l’opération sinon c’est super dangereux, elle pourrait mourir. Marissa dit ouais et j’espère qu’elle va se trouver une job de danseuse nue après parce que ça doit être l’enfer d’habiter dans une roulotte plus petite que ta salle de bains, fuck.

Nous faisons des redressements assis et à chaque vingt-cinq redressements assis, nous avalons un shooter de vodka. La maman super pauvre dit en espagnol à la caméra qu’elle a hâte de pouvoir s’acheter des soutifs sexys pour exciter son mec. Marissa dit il lui faut une lipo aussi. Alexandre Le Grand arrive avec des sacs d’épicerie plein de moules, et il nous tend un petit sac brun avec deux danoises aux fraises dedans. Marissa et moi nous l’embrassons chacune sur une joue, très proche de la bouche, et je lui fais promettre de m’aimer même quand je vais être super grosse à cause des danoises aux fraises qu’il m’oblige à bouffer.

Le cellulaire de Marissa commence à vibrer, elle le plaque contre ma chatte pour rigoler et y répond immédiatement après, elle dit hello, je réussis à la voir sourire, et elle va s’asseoir sur un divan, un coussin entre les jambes, pour continuer sa conversation. Je chuchote à Alexandre Le Grand, c’est son mec, on devrait l’inviter à souper, bientôt, je veux le rencontrer, faut juste promettre à Marissa de pas faire de blagues sur les putes avec lui, elle nous étoufferait avec des condoms à la noix de coco.

Alexandre Le Grand dit ouais et je te promets de pas la frencher pendant le souper. Il commence à me caresser les seins, Marissa nous lance un coussin, et elle nous fait des gros yeux. Mon mec me retire mon t-shirt d’Alice aux Pays des Merveilles, il me pousse vers Marissa, je m’assois à ses pieds, j’écarte les jambes, Alexandre Le Grand relève ma jupette de collégienne, il me rentre des doigts, je me mords les lèvres. Marissa me fout un coup de pied dans le dos, elle dit au téléphone ouais moi aussi j’aime ça le café à la citrouille. Alexandre Le Grand me lèche la chatte, il joue avec mon petit trou avec ses doigts, il me rentre le pouce dans le cul, je sers les jambes de Marissa très fort, j’ai envie de laisser les traces de mes dents sur elle, pour l’entendre dire à son mec qu’elle a une petite chatte violente à ses pieds.

Ça m’excite de ne même pas pouvoir gémir, je me tends, j’écrase la face d’Alexandre Le Grand dans ma chatte, je veux qu’il y reste jusqu’à ce que je jouisse, il me regarde, il regarde sous la jupe de Marissa aussi, je devine que ça le rend dur en crisse, je me demande dans quelle bouche il voudra venir, après.

Making-of d’une wannabe Bunny girl

octobre 16, 2009

Joseph Elfassi sonne chez moi, il vient me filmer, pour une vidéo promo de votre blogue préféré, je l’accueille, déjà habillée en Bunny, dans une nuisette noire et avec des oreilles de lapin ajustées sur la tête, et les lèvres luisantes de gloss. Alexandre Le Grand lui propose un café, je lui montre les petites culottes que j’ai mises sous ma nuisette, kiss me imprimé sur le tissu, au niveau du cul, et je dis elles sont déjà tachées de foutre.

Joseph me suit dans ma chambre, il me demande pourquoi Alexandre ne veut pas être filmé pendant que je le suce, et je dis, il aurait voulu, mais avec un masque, et nous n’avons pas eu le temps de passer chez son ami Gaspard pour lui emprunter un masque de brute sexuelle sado-maso. Je m’étends sur le lit, et Joseph me dit de mettre une main sur mon ventre, puis de la baisser, sur ma chatte. Il me filme, jouissant faussement, shakant ma petite queue de lapine cousue à même ma nuisette noire, et il me dirige dans la salle de bains. Le miroir est à chier, à force de cracher dessus quand je me brosse les dents pendant qu’Alexandre Le Grand m’encule. J’avale un shooter de vodka, Joseph n’aime pas le résultat, il change d’angle pour filmer et il me demande de me servir un autre shooter, je grimace, je dis fuck je te jure je me saoule pas d’habitude à neuf heures du matin.

Nous parlons du dernier livre de Chuck Palahniuk, et des pornstars que Joseph photographie parfois, elles sont belles, et elles font la split mieux que n’importe quelle gymnaste, avec deux doigts dans la chatte en extra.  Je lèche un suçon à la cerise. Joseph me demande ce que fait Alexandre Le Grand, il est juste à côté de nous et il sacre au téléphone. Je dis il est dans la mafia. Joseph me dit nous avons le temps de filmer encore, j’ai une idée, on devrait filmer à la Dexter, tu sais le générique de cette émission est génial, tout les meurtres, c’est sanglant,  toi on pourrait te filmer en train de crosser la porte de ton réfrigérateur, ou de sucer ton séchoir, pour suggérer des trucs sexuels.

J’applaudis, j’aime l’idée, et il me dit de me changer, je lui demande comment, il dit en culottes garçonnes et t-shirt blanc, je réponds no way, Mélodie Nelson dort toute nue ou en nuisette ou en Blanche-Neige, pas en t-shirt. Je lui montre le contenu de ma garde-robe, et il choisit une nuisette jaune poussin. Nous pensons à des trucs routiniers qui pourraient avoir l’air sexuel, genre je pèse sur mon réveille-matin comme si c’était un clito, ou un gros téton, et je me verse du lait sur les seins, je suis gelée, et toute collée, je me verse tellement de lait, ça coule partout, comme si j’en pissais.

Et devinez quoi? Les deux vidéos sont en ligne, je préfère le premier, quand je fais la Bunny, parce que dans le deuxième, même si j’espère que certains vont se crosser en tcheckant mes tétons extra extra durs, mon visage est total trop en gros plan et j’ai besoin d’un meilleur correcteur de teint, c’est sûr.

Mélodie en Bunny : http://www.youtube.com/watch?v=Bb3XZk7S_wI

Mélodie en pétasse au grain de peau pas beau : http://www.youtube.com/watch?v=6y5e6YxAqVM&feature=related

Retour d’une escorte en fausse fugue de trois jours

octobre 13, 2009

Vers six heures, après mon deuxième verre de chardonnay, le visage recouvert d’un masque au chocolat qui sent juste divinement trop bon, j’entends Marissa rentrer. Elle va direct dans sa chambre, et referme la porte, je ne cogne pas, je rentre, je lui saute presque dessus, elle est déjà couchée dans son lit, toute habillée. Je lui dis tu étais ou pétasse, je me suis inquiétée pendant trois jours, je pensais qu’on allait te retrouver défigurée dans une chambre de motel cheap, elle dit oh il faut que je fasse une sieste Mélodie, please, pretty please comme tu dis, j’étais chez Arnaud, l’ami du cousin du meilleur ami de ma copine April, je veux dormir, trente minutes, une heure, après tu me réveilles et je te raconte tout. J’accepte et elle me dit je te lécherais la face, tu sens le chocolat au lait, mais putain que tu fais peur avec ton masque, on dirait que tu as de la merde écrasée sur la face, va te laver avant de me réveiller.

Je me verse un troisième verre de chardonnay, j’annule une sortie prévue ce soir, je devais aller voir Jennifer’s Body avec deux copines, mais je veux trop rester avec Marissa, et Marissa n’aime pas les cinémas parce que ça lui donne des migraines de sentir du beurre brûlé pendant deux heures. Je me lave le visage, je m’applique de la crème hydratante partout sur le corps, je reste toute nue, le temps que la crème pénètre bien ma peau, je donne de la nourriture molle à Paprikalicious, pour qu’elle cesse de miauler en me regardant avec ses petits yeux verts épeurants, je me tchecke la craque de fesses pour voir si je me suis bien rasée, et je vais me coucher à côté de Marissa, avec une tasse de thé vert au miel, pour elle.

Elle dit pétasse, je baiserai pas avec toi, j’ai baisé non stop avec Arnaud, c’était bon, j’en ai la chatte irritée, je dois être toute rouge, la peau presque à vif, je déteste les condoms, ça me fait moins mouiller. Je me blottis contre elle, je dis je veux pas me mettre un strap-on, je suis juste trop contente que tu sois là, je me suis ennuyée, pour vrai, ce week-end il y avait la princesse, et Alexandre Le Grand a passé ses journées à dessiner des éléphants et des chatons avec elle, je me suis crossée au moins dix fois toute seule, le vibro à la vitesse minimum, pour pas faire trop de bruit. Marissa se tourne vers moi, et elle dit pauvre chérie, j’ai même pas pensé à toi, je crois que je suis presque en amour, j’ai rencontré Arnaud il y a un mois environ, tu sais, quand je suis allée à l’anniversaire d’April, j’étais vraiment saoule parce que j’avais rien bouffé de la journée sauf des framboises, entre deux clients, c’était un samedi super plate, j’étais sortie en bottes d’eau, en skinny jeans et avec mon maquillage de pute-trop-occupée-pour-retoucher-son-mascara-qui-coule-à-chaque orgasme, j’avais laissé Arnaud me baiser le cul dans la salle de bains du bar, sans joke, j’avais quasi rien senti et sa bite est super grosse, j’étais juste vraiment trop saoule et je me souvenais même plus de lui avoir donné mon numéro de cellulaire.

Je m’exclame oh my God, est-ce que tu te souvenais de quoi il avait l’air, est-ce qu’il est cute au moins? Elle rigole, je me souvenais qu’il avait les cheveux un peu frisé, et une bouche plus grosse que la mienne, c’est tout, il m’a laissé un message sur mon répondeur, il y a trois jours, et j’ai passé la soirée chez lui, et j’ai dormi chez lui, et il m’a laissée regarder la télé toute la journée pendant qu’il travaillait, et après il m’a baisée dans genre dix positions et nous avons passé toute la fin de semaine nus à se dire que la sueur de l’autre était aphrodisiaque.

Elle soupire et elle dit mais je ne sais pas quand je le revois, demain je travaille et je vais être super fatiguée, après je vais dans un nouveau spa, dans les Laurentides, je t’invite si tu veux, et c’est con et je vais avoir super honte de te dire ça après l’avoir dit, mais whatever, tu m’étoufferas avec un oreiller, j’adore quand il prononce mon prénom, mon vrai prénom, au lit, c’est pas que c’est plus excitant que Marissa, mais ça me fait du bien, ça faisait longtemps, tu sais. Je lui souris, sans rien ajouter, et je la regarde boire son thé, à petites gorgées, il est encore trop chaud.

Je ne bave pas, mais presque, quand je suis trop excitée

octobre 9, 2009

 

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La prochaine fois, je m’habillerai en petite collégienne

Je suis pas du tout certaine que les leggings en simili latex, que la chanteuse Rihanna porte depuis deux mois, me font bien. J’hésite, je me dis que je devrais peut-être me mettre une robe trashy style patineuse-artistique-réincarnée-en-pole-dancer, mais Alexandre Le Grand est pressé de boire une bière au Quartier, alors je reste en fashion victim au cul bien moulé.

Alexandre Le Grand réussit à se stationner devant le Beaver Club et un club de danseuses. Nous marchons jusqu’au Quartier, à la rencontre de Jean-Pascal qui fume une tope dehors. À l’intérieur, l’éclairage est super tamisé, la musique est forte et il y a des entrevues de joueurs de baseball diffusées sur des grands écrans de télévision.  Je me couche sur un de leurs fauteuils rouges, mais Alexandre Le Grand me traîne au bar, il m’indique que Sadek est déjà là. Je me précipite sur Sadek, je peux pas m’empêcher de faire le plus gros sourire du monde entier, c’est rare que je sors avec Sadek, depuis qu’il fréquente moins ma copine Betty, et depuis qu’il traîne dans les bars que passé minuit le soir genre.

Masseuses, escortes et crossage avec la main gauche

Je me commande un gin tonic extra gin et je demande à Sadek comment il va, il répond qu’il est en manque, il est épuisé de se crosser, il voudrait se faire la serveuse d’un petit restaurant turque, près de son boulot. Il dit mais je viens de découvrir un salon de masseuses, c’est des copains qui me l’ont suggéré, les filles sont belles, jeunes et douces, il y a un spa, ça me coûte deux cent dollars et après j’en ressors détendu, vidé et huilé à l’eau de rose, faut que tu viennes avec moi, Alexandre, à deux ça peut être bien. Mon mec dit nan, je reste avec ma petite salope à moi, j’ai déjà essayé avec toi, tu te souviens à ta fête, je t’avais payé deux escortes, une asiatique et une blonde, et tu les avais refusé, parce que c’était aussi le jour de ton anniversaire de mariage, espèce de lâche, il a fallu que je me fasse les deux, à l’Hotel InterContinental.

Sadek rigole, il dit mais tu ne racontes pas à ta douce la fois ou on était chez toi, quand tu habitais sur Saint-Paul, on s’était appelé deux escortes, elles étaient magnifiques, les seins gros comme ça, et tu n’as même pas réussi à en baiser une, tu étais trop bourré. Je fais les gros yeux à mon mec, je dis Oh My God tu devais être gravement saoul, parce que je me souviens pas de la fois ou tu n’as pas bandé après que je t’aie sucé ou rentré un doigt dans le cul.

Je suis toute excitée par des bas-jarretelles à grosse boucle rouge

Je dis j’ai pas bouffé de la journée, j’ai faim, on peut aller se trouver un resto sur McGill? Les mecs sont d’accord, et dès que nous sortons du Quartier, nous voyons le dos d’une fille gorgeous, je ne peux pas me retenir, je la prends en photo de dos, pour imiter son style vestimentaire à ma prochaine sortie. Elle a des bottillons aves des étoiles, des bas-jarretelles noirs, avec une grosse boucle rouge, une minijupe en jeans et un hoody. Alexandre Le Grand me dit qu’il faut absolument que je me trouve des bas-jarretelles identiques, et Sadek parle trop fort, il dit que c’est le coup de foudre et tout et tout. Je dis c’est pas poli de parler dans le dos des autres, va lui dire à la fille que tu l’as trouve jolie, et demande-lui ou elle magasine! Sadek va la voir, il placote avec elle, et puis elle se tourne vers moi, elle dit d’une voix douce c’est à Miami que j’ai acheté mes bas.

Moi après Dieu, et le créateur des Chupa Chups, la personne que j’idolâtre le plus, c’est Anne-Marie Losique

Arrivés devant le restaurant Boris, nous lui souhaitons une bonne soirée et moi, dans les marches, je mets les deux mains sur mes joues, style Macauley Culkin dans Maman j’ai raté l’avion, et je gueule Oh My God, c’était Anne-Marie Losique, c’était Anne-Marie Losique! Ni Sadek ni Alexandre Le Grand ne l’avaient reconnue. Mon mec me persuade d’arrêter de gueuler comme une groupie dans les vapes et de me présenter à mon idole. Elle est encore sur McGill, harcelée par un policier, les mecs décident de jouer ses bodyguards, et moi je dis moi aussi je veux jouer la bodyguard, nous t’escortons jusqu’ou tu vas, d’accord, et nous nous présentons, je lui dis que j’adore tout ce qu’elle fait, au moins mille fois, et c’est pas les six gin tonic qui me font répéter tout ça, c’est juste la joie de la rencontrer live, de la voir toute gentille, et belle, plus belle que sur n’importe quelle photo glacée.

Elle nous remercie, elle dit je rencontre souvent ce policier, et il est correct, il me harcèle pas, mais bon, je dois rencontrer une amie au Holder, et il me retenait un peu, vous venez avec moi? Nous la suivons, j’ai trop envie de lui tenir la main, et elle parle au gérant super sweet de Holder, mais il n’y a pas de place nulle part pour nous, je veux trop pleurer, mais elle m’embrasse sur les joues, alors j’oublie de faire la drama queen.

Nous entrons chez Vallier, juste à côté, Alexandre Le Grand fait semblant que nous avons une réservation, je veux continuer à gueuler que j’ai embrassé Anne-Marie Losique, mais j’avale un martini poire-citron à la place, j’en renverse sur les jeans d’Alexandre Le Grand, il me tire les cheveux pour que je fourre ma face dans son entre-jambe et que je lèche mon dégât. J’hésite entre un pâté chinois au canard et un méga burger, puis je m’excuse et je sors de table, je vais à la salle de bains, je croise un couple qui se frenche au ralenti, et je téléphone mon frère Marky Mark. Je lui demande ce qu’il fait, il dit qu’il est à la bibliothèque de l’Université Sherbrooke, il étudie, et après il a une game de hockey, à vingt-trois heures. Je dis c’est malade, tu vas être crevé, et je lui dis que j’ai rencontré Anne-Marie Losique, il comprend que pour moi, c’est comme rencontrer le Père-Noël quand tu as quatre ans, et il me dit je suis content pour toi soeurette, tu vas faire de beaux rêves ce soir, et je dis ouais, je pense que je vais écrire mes initiales et les siennes avec mon rouge à lèvres, sur la porte des toilettes.

Le site glam et sexy d’Anne-Marie Losique : http://www.amlosique.com/

Une soirée de pétasses à la voix de Miss Texas et de mecs wannabe geeky-chic

octobre 6, 2009

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Les chauffeurs de taxi s’imaginent parfois que je suis une fille qui facture les pipes

Je me penche devant le miroir, pour voir si ma nouvelle robe dévoile mes seins trop facilement. Je vois mes tétons tout durs, mais je m’en fouette, finalement, ma robe est belle, j’ai l’air d’une pétasse très chaude, ce que je devrais toujours être anyway, que je sorte au Confessionnal ou que je m’étende devant la télé.

Après avoir appelé mon  mec pour le prévenir que j’arrivais dans quinze minutes, je m’applique un peu de parfum Very Irresistible dans la craque de seins, et dans le creux des coudes. Le chauffeur de taxi me demande si je vais travailler, et je suis total outrée un moment, il me prend pour une pute ou une danseuse, quand, au fond, je vais juste me saouler aux gin tonic mixés au sperme des amis de mon mec au bar. Je soupire et je dis nan, je ne vais pas travailler, les putes se mettent jamais de parfum, c’est trop chiant pour les clients, ils doivent expliquer à leur femme après pourquoi ils sentent aussi fort la rose et le gardénia. Le chauffeur de taxi me parle ensuite d’un buffet à six dollars, ou il vient tout juste d’aller souper, il aime le poulet et il aime sa femme, il dit ça fait quarante-trois ans que je suis avec elle et elle m’appelle bébé.

Même si je suis une pétasse exhibitionniste, j’ai pas de patience pour les autres pétasses en manque d’attention

Il me souhaite une bonne soirée, je le remercie et j’entre dans le Confessionnal en souriant au portier, il est trop mignon dans le genre grosse brute sympa. Je cherche Alexandre Le Grand, je ne le vois pas. Tous les mecs me matent les seins. Je m’éclipse aux toilettes et j’appelle mon mec, en cherchant dans ma sacoche mon correcteur de teint Benefit, mon mec dit qu’il est dehors, il parle à sa plus jeune fille, elle lui confie des trucs genre sa professeure de première année est trop grosse. Je rejoins Gaspard et ses autres copains, ils sont au bar, à discuter avec une barmaid aux cheveux à la Pocahontas. Je les embrasse, Olivier me dit qu’il adore ma robe, dès que je lui montre mes tétons tout durs, en me penchant pour poser ma sacoche à leurs pieds. Je me commande un gin tonic et Pascal, une Smirnoff Ice au citron, il dit j’aime que les drinks de filles.

Une fille-qui-crie-plus-fort-que-moi-quand-je-suis-totale-bourrée me bouscule et saute dans les bras d’Emrick, elle dit ça fait longtemps my love, et elle saute dans les bras de Pascal aussi, elle gueule wouah je suis trop contente de te voir ici my sweety. Pascal me confie la dernière fois que je l’ai vue, j’avais bu du champagne toute la soirée, et ma blonde m’avait appelé à trois heures du matin pour me dire qu’elle accouchait. Je roule les yeux, j’essaie de me fouetter de la fille surexcitée, aux cheveux brillants et lissés, même si elle continue à me donner des coups sur les bras avec sa sacoche encore plus grosse que la mienne.

Je craque pour les mecs à lunettes, et pour ceux qui me paient des gin tonic

Olivier prend les lunettes d’un mec et les essaie, il me demande si c’est beau. Je dis j’adore, Emrick me chuchote à l’oreille tu trouves pas qu’il a l’air geeky? Je dis c’est charmant, il a l’air moins player, plus innocent, les filles vont trop vouloir lui lécher les couilles pour lui enlever un peu de sa gène, et tous les mecs essaient les lunettes et se regardent dans le miroir au bar, pendant que j’affecte un air de pétasse-qui-sait-tout-sur-les-couilles-des-mecs-en-pantalon-et-chemise-bien-repassés, en sirotant un deuxième gin tonic.

Des filles trop bronzées mais super allumées, sorties d’un casting à la Occupation Double, se shakent le cul près de nous. Alexandre Le Grand arrive, il me pince les tétons, et il dit que ma robe est trop longue. Il se prend cinq litres de bière blonde dans un espèce de tonneau. Emrick demande à Alexandre Le Grand combien il paie pour une coupe de cheveux, il trouve que Gaspard paie crissement trop cher, soixante dollars la coupe. Olivier dit à ce prix là, je veux que la coiffeuse me vienne sur la tête, je veux qu’elle soit topless et qu’elle me suce, il y a des danseuses qui sucent à vingt dollars. Je caresse les cheveux de Gaspard, je dis oh je suis sûre qu’elle est super sympa et sexy et qu’elle lui explique la raison des guerres en Afrique, ça vaut soixante dollars. Olivier dit non, deux Africaines, je veux deux Africaines, à poils, qui se lèchent et qui se rentrent des ciseaux de coiffure dans la plotte pour ce prix-là.

J’achète en ligne que des trucs de pouffiasse cheap

Gaspard nous quitte, un peu gêné, il doit aller promener son chien, un bouvier bernois aveugle de quatre mois. Les mecs se montrent des photos de filles toutes nues, photoshoppées en repas fastfood, sur leur Iphone, genre entre les fesses des filles il y a de la salade, une tranche de tomate et de fromage Kraft, et de la viande juteuse. Ça me donne juste trop envie de manger une poutine, alors je pousse Alexandre Le Grand à me suivre au McGill Hot-Dog, juste à côté du Confessionnal. Il dit à ses amis que nous revenons dans quinze minutes, il veut me baiser devant le doorman.

Dehors, je lui dis que j’ai reçu des cuissardes, commandées en ligne, elles montent jusqu’en haut des genoux et elles sont à motifs léopards. Il dit pourquoi tu ne les as pas mises ce soir. Je dis oh c’est à porter au lit, plus tard. Il pisse sa bière à côté de l’entrée du McGill Hot-Dog, et il dit nous y allons tout de suite, et on se commandera la poutine après, j’ai envie de te prendre sur le comptoir de la cuisine, avec tes jambes bien écartées, toute nue, sauf pour tes bottes de salope.