Archive for mai 2011

Cocktails, voix sweet et nouvelles coupes de cheveux

mai 11, 2011

La dernière fois que j’ai fait une lecture à la Librairie Raffin, j’avais une voix nerveuse et sweet en lisant une de mes nouvelles publiées dans la revue Zinc, et j’étais jalouse de ma copine extra Aimée, parce qu’elle avait mangé des sushis, avant de s’acheter le livre Comment éduquer son chien pour les nuls.

Vendredi prochain, je lirai encore une fois à la Librairie Raffin, sur la rue St-Hubert, à Montréal, grâce à une invitation de Steph Rivard à me joindre à l’événement Présences : Dave St-Pierre. Schémas corporels. Cocktail, lectures publiques, discussion et coupes de cheveux gratuites toute la soirée. Really. C’est vrai. Vous pouvez m’écouter lire des extraits cochons et émouvants de mon livre Escorte, tout en vous faisant couper une frange. Dès 17h30.

Pour infos : 514-274-2870

Photo : Rita-Adèle Beaulieu

Je ne regarde pas que mes seins

mai 10, 2011

Pour voir des photos de chicks toute nue avec une chainsaw, des tatouages style born dead, des masques, des chicks qui font des grimaces et qui ont des poils pubiens. Et pour voir aussi des photos de petits chats qui sniffent des talons hauts : http://jcaldwell.tumblr.com/

Photo ci-dessus: Miranda (Daidzein) for the Chemical Bonds series © J Caldwell

Gâteries du dimanche

mai 9, 2011

Belle-Fille Princesse a eu son premier vélo ce weekend, et mon mec a décidé de se gâter aussi et de s’offrir une bicyclette de type chopper. Il s’imagine déjà aller au boulot, en roulant sur ces deux roues, en complet.

Moi je suis trop peureuse en bicyclette, j’ai peur de tomber sur mon énorme ventre, alors je me gâte en mangeant des Cheetos. Et j’oblige Belle-Fille Princesse à m’appeller « Belle-Maman chérie d’amour de mon coeur ».

Des girls next door qui demandent de l’argent contre une fellation avec condom

mai 7, 2011

Je trouve remarquable la campagne publicitaire irlandaise de Turn Off the Blue Light. Des travailleuses du sexe sont sur des affiches, et elles ressemblent toutes à des femmes ordinaires, que nous croiserions à l’épicerie en train de regarder la date de péremption d’un jus boosté à l’Omega 3, ou que nous croiserions en bas de pyjama, retournant le film The King’s Speech, regardé la veille, en compagnie de son amoureux ou de son teckel.

L’objectif : défier la perception trop négative, ou trop positive, des filles qui travaillent dans l’industrie du sexe, montrer simplement une perception plus réaliste qui ne montre pas une fille triste et battue, ni une fille glamour avec un grand sourire aux dents blanchis et aux boucles d’oreilles valant plus de dix mille dollars.

À voir : http://www.turnoffthebluelight.ie/about/poster-campaign/

Tout est fascinant

mai 7, 2011

 J’adore emprunter des livres pour enfants et adolescents à la bibliothèque. Récemment, j’ai emprunté Rien ne va plus, de Marie Desplechin, et j’y ai remarqué un passage trop mignon, sur un amour naissant. 

« Oh, j’adore ce garçon. Il me raconte ses histoires de quand il était petit, et moi je fais pareil. Il faut vraiment être fou d’amour pour écouter quelqu’un vous raconter pendant des heures ses souvenirs de Noël de quand il avait quatre ans. Normalement, on devrait en avoir super marre et le jeter hors du lit au bout de dix minutes. Mais non. Tout ce que je trouve à dire, c’est :

– Et le Noël de tes cinq ans ? »

Douchebags, brioches et pompiers

mai 7, 2011

Un dimanche ensoleillé, je suis allée rejoindre Jasmine au restaurant Dans la Bouche. Nous avons parlé un peu de cul, un peu de la sexiness de mon copain, un peu de la couleur de cheveux du sien, et beaucoup de chiens et de pompiers. Elle s’est excusée une fois de se mettre du rouge à lèvres à table, mais elle était trop chou avec son petit miroir, toute concentrée. Et grâce à elle, mes ongles sont aujourd’hui super pimpants, vernis Sephora couleur It’s All About Me, même sur la peau du pouce. Oh well.

Pour lire sur ma rencontre avec Jasminette : http://www.lebreakfastblog.com/2011/05/dans-la-bouche.html

Histoires de gang de filles féroces et de cul bien défoncé

mai 5, 2011

Je passe la journée dans mon cocon, à lire au lit Foxfire : Confessions of a Girl Gang de Joyce Carol Oates, à m’appliquer du vernis It’s All About Me de Sephora, un cadeau de Jasmine, la super chick qui tient le blogue des meilleurs brunchs ever – http://www.lebreakfastblog.com/ – à boire du thé aux agrumes, et à regarder les dernières vidéos que mon mec a reçu de son collègue cochon.

Celle qui m’a fait le plus réagir? Le Passage du Bâton, disponible sur http://www.evilangel.com/, talaaaaam. Une fille se fait rentrer un ostie de gros jouet sexuel dans le cul, puis une main poilue retire le jouet, ce qui laisse le trou du cul de la fille total ouvert et énorme. Une autre fille, en tenue zébrée, se place au-dessus des fesses de la première fille, puis pousse comme si elle allait accoucher d’un koala ou d’une montre en diamant. Elle pousse encore et un méga gros jouet sexuel sort de chatte et tombe direct dans le trou du cul de la fille dépucelée par le premier jouet.

Parce que nous sommes chanceux

mai 2, 2011

 

Je ne sais pas ce que ça voulait dire, je ne sais pas si c’était pour nous montrer que nous serions toujours des gamins, la peur au ventre, l’envie de fuir tout en sachant que nous nous ne pouvions pas courir plus loin que dans les bras de l’autre, les oreillers blancs sur la tête, comme des masques, comme des menaces, je ne peux plus t’écouter, parfois, tu ne peux plus m’écouter, parfois.

Je ne sais pas si c’était pour nous montrer que nous serions toujours des kamikazes dans l’amour, des bêtes qui se griffent le dos avant de se mettre à genoux, pour se dire je t’aime.

Tu étais si beau, ta main sur la mienne, ma main sur ta cuisse, je ne sais pas si tu avais envie de pleurer, comme moi, en regardant Louise Lecavalier et Patrick Lamothe, ni si tu sais comme je veux te remercier de préférer les spectacles de danse aux spectacles d’humour, et de me trouver belle, plus grosse et pleine de toi, de nous, chaque jour.

L’an dernier j’étais laide, même lorsque je sautais sur le lit d’un hôtel, en écoutant Ciara, en te regardant terminer une Corona light, j’étais laide, même les ongles parfaitement vernis et la peau légèrement hâlée, je te rejoignais à ton travail, je m’arrêtais avant au salon de bronzage, je gardais les yeux fermés, chaude, et je me demandais si tu me pardonnerais.

En quittant l’Usine C, nous avons marché dans les ruelles, je cherchais un chat à caresser, et  je voulais m’acheter de la crème glacée aux pacanes, mais surtout je voulais bien croire que j’étais capable de danser, et j’ai repris ta main, j’étais contre toi, sur la pointe des pieds parce que je ne porte plus que rarement des souliers à talons hauts, et tu m’as embrassée, doucement, nos bouches à peine entrouvertes, et je sais que toi aussi, à ce moment-là, tu disais pareil comme moi, nous sommes chanceux d’avoir l’autre, et nous sommes allés trop loin pour nous perdre, je me le ferai tatouer, dans quelques mois.

Ma chatte ne ressemble pas à un crapaud

mai 1, 2011

Travis, le futur mari de ma copine extra Misha, m’a appris récemment, avant une overdose de Skittles, qu’en espagnol, le vagin n’était pas une chatte, mais un sapo. Et sapo ça veut dire crapaud. Genre la petite bête visqueuse ? No way. Je me vois juste pas dire à mon mec que je me suis rasée le crapaud et que je veux sa langue dessus.