Archive for Mai 2010

Espresso et lubrifiant

Mai 15, 2010

Je sèche pas mes cheveux et je rejoins Marissa au Café Méliès. Elle m’attend, à la terrasse, et dès qu’elle me voit, elle se lève et me dit : « Je dois aller aux toilettes, je pense que j’ai commencé à être menstruée, je veux pas tacher la chaise. »

Je prends un espresso, je regarde les passants, un mec avec des bottines à talons hauts passe devant moi, et Marissa revient, en tirant vers le bas sa mini robe noire. Elle m’embrasse, « Fausse alerte, c’était de la mouille qui me coulait sur les cuisses, pas du sang. », et elle demande à une serveuse deux plats d’œufs norvégiens. Elle dit : « Je suis allée en République Dominicaine avec un client, je t’avais pas dit, c’était à la dernière minute, c’est pour ça que je ne suis pas allée à ton lancement. Ça me fait quand même drôle de savoir que tu m’as appelée comme toi, quand tu faisais la pute. J’aurais bien voulu me taper des clients avec toi. »  Je caresse sa cuisse avec le talon de mon soulier : « Ouais et on aurait fait des concours de qui-a-le-plus-beau-clito-gagne-vingt-dollars-en-bonis. »

Nous regardons les couples dans la rue : « Arnaud a une nouvelle copine. Je le revoyais depuis qu’il avait rompu avec moi, je passais des weekends avec lui, il recommençait même à prendre ma main dans la rue, il me disait qu’il me pardonnait de lui avoir caché que j’étais pute pendant d’aussi longs mois, mais du jour au lendemain, il a bloqué mon numéro de téléphone, et je l’ai croisé, deux jours après mon retour de République Dominicaine, avec une fille à la teinture rousse crissement mal faite. J’ai pas pu m’empêcher d’aller les voir, et de prévenir la fille de jamais utiliser l’éponge dans la douche d’Arnaud, parce qu’il s’en sert juste pour son cul et ses pieds. »

Je lui dis que j’ai déjà des ampoules aux pieds, ça craint pour l’été qui s’en vient, et je lui demande comment c’était, son voyage. Elle dit : « Je serais restée un mois de plus, c’était avec un client trop gentil, qui se crossait plus souvent qu’il ne me baisait. Et quand il se crossait, il utilisait toujours plein de lubrifiant, ou de la vaseline, mais une fois, il s’est trompé, et il a pris mon savon désinfectant antibactérien whatever pour les mains et sa bite a chauffé toute une journée, le pauvre. Je suis partie faire de la plongée sous-marine pendant qu’il pleurait dans la chambre. »

Je trempe un morceau de croissant dans la sauce hollandaise : « Tu es une peste Marissa. » Elle me donne un coup sous la table, je lui lance mon morceau de croissant, direct sur ses petits seins caché sous sa mini robe noire : « Tu sais que je voudrais faire maintenant? Aller dans un hotel tout près avec toi, piquer des sachets de thé à la réception et faire semblant qu’on est deux princesses enfermées dans un château. » Elle fouille dans sa sacoche : « J’ai le cash. Mais toi, tu es mieux d’avoir une chatte toute rasée. »

Mais quand je suçotte un gland, je pense pas à ma promo

Mai 12, 2010

À mon lancement au Gymnase, j’étais trop heureuse et tout s’est passé trop vite, en compagnie de copines et de copains extras qui aiment la barbe à papa, de ma famille, de l’équipe de Transit Éditeur et d’Emo, le chien Husky mascotte de l’équipe de Transit Éditeur, d’une escorte qui sentait la vanille, de mecs qui tripaient sur les bas de nylon, de journalistes, d’une stripper qui avait des ongles trop beaux, et de certains d’entre vous, chers  lecteurs toujours lovely. J’ai reçu des biscottis homemade de la part de Sarah Lee, des fleurs de ma cousine aka la-plus-belle-fille-au-monde, une bouteille de vodka glissée subtilement dans ma sacoche rose sirène d’une fille trop chouette et sexy, et un dossier Cundum des Minutes Pontificales Sur Le Préservatif d’un blondinet cochonnet.

La journée d’après, je participais à un Yullblog spécial blogueurs sexxxys à la Quincaillerie, j’ai bu des mojitos et signé des seins et un torse poilu, admiré le décoletté de Miss Klektik, parlé de vodka Ketel One avec deux mecs trop cools, et d’Anne-Marie Losique avec un mec encore plus fan que moi de la pretty business girl, et Thoma Daneau s’est quasi dénudé complètement sur une table en bois, afin que je lui donne Escorte. J’ai léché une sucette, qu’un admirateur pas secret a remis sous son papier d’emballage, afin d’avoir ma salive tout près de lui forever. Je ne lui ai pas dit que j’étais enrhumée.

Demain, jeudi le 13 mai, je vais être de 16h00 à 18h00 à la boutique PlanetX, au 1963 Frank Carrel, à Québec, pour une séance de dédicaces. Ensuite je participerai à l’émission Radio XXX animée par Mario Tremblay, sur les ondes de Choi.

Je vous attends à Québec mes chous! Bisous! (Et merci pour vos encouragements, vous êtes tous merveilleux!)

Stripper de la Quincaillerie : http://www.mieuxconnaitre.com/

Sucette bien sucée : http://homme-cherche-femme.blogspot.com/2010/05/je-veux-etre-un-sucon.html

Seins signés au Rouge Revlon : http://gingembre1.wordpress.com/page/2/

Fabulous décolleté : http://miss-klektik.blogspot.com/

Les vergetures et moi

Mai 12, 2010

« T’es un fantasme national et t’as des vergetures? Et tu pleures? Moi je vois ça comme foutrement encourageant pour mon pauvre corps de jeune multipare. Viva tes vergetures. Et vive le jour où tu vas le dire dans un de tes livres, et que les hommes deviendront fétichistes de vergetures grâce à toi. »

Anita

En regardant ma copine Anita manger un gâteau au fromage et pralines, au Café République, devant des mecs de la construction et des filles boudinées dans des robes style années-80-et-overdose-d’héroïne-soon,  je lui confie que je dois porter un soutif la nuit quand j’en porte pas le jour, et m’appliquer plein de crème hydratante sur les seins, parce que je viens de me rendre compte que je commence à avoir des vergetures. C’est la situation la plus injuste du monde entier après les déversements de pétrole dans les yeux des poissons.

(J’ai tchecké des photos de Jenna Jameson sur le web et j’ai constaté qu’elle en avait elle aussi, des vergetures sur le côté de ses implants. Ça m’a rassurée.)

Défi niveau pipi-caca-cul

Mai 12, 2010

Au Bar Inc, sur la rue Mont-Royal, je bois un gin tonic pendant une heure, mon manteau en faux cuir encore sur les épaules, pas possible de dévoiler mes supers seins comprimés dans ma robe de la boutique Le Château, parce que j’ai froid malgré mon sang de bûcheronne-fausse aristo-pétasse. Mon mec me met au défi de me mettre un doigt dans le cul. Je vais à la salle de bain, je rigole devant le tableau noir, parfait pour les grafitis éphémères. Je nettoie mes mains, je mouille mon majeur et je me le rentre doucement. Je le mets sous mon nez, il sent rien, ni le foutre ni la merde, je me le rentre à nouveau dans le cul, et je sors, pour montrer que je suis peut-être une frileuse, mais que je sais bien relever les défis.

Vin, déguisements, et fente bien doigtée

Mai 9, 2010

Betty retire son chemisier noir satiné, lentement, bouton rond par bouton rond, en regardant les tasses et les assiettes et les ustensiles dans l’évier. Elle me montre, sur son omoplate, un nouveau tatouage, une fée superbe, aux cheveux très très longs, et à la bouche plus rouge que mon rouge à lèvres Revlon. Je caresse son dos, je lui dis I should get one soon, but I know I’ll get scared and I don’t know if anyone voudrait venir me tenir la main while I’m getting inked.

Betty retient ma main et la fait glisser sur sa taille, no worry babe, I’ll go with you and if you don’t cry, je te donnerai la plus grosse sucette ever. Elle remet son chemisier. Je prends la bouteille de vin qu’un copain m’a recommandé, un Barbera d’Alba 2007, et je me verse un verre. Je m’asseois sur le comptoir en marbre de sa cuisine, les fesses mouillées par de l’eau ou des gouttes de vin ou de la mouille qui coule de ma chatte à mon cul. Betty remplit à nouveau son verre aussi, elle me raconte qu’elle a trop bu hier soir, avec un mec qu’elle a rencontré sur un site de rencontres. Elle dit dès que je l’ai vu, je savais que j’allais pas baiser avec lui, il m’attendait au restaurant, et je l’ai embrassé, et j’ai vu ses mains, I didn’t like them, and pendant toute la soirée, je m’imaginais ses mains sur moi et I was disgusted, encore plus quand il a commencé à se toucher la queue en me parlant de la mère de son ex girlfriend.

Elle prend ma main et m’entraîne vers sa chambre. Elle ouvre sa garde-robe et elle lance des t-shirts trop serrés, des robes de boutiques de designers torontoises, et des bustiers de chez Il Bolero. Elle me donne une robe qu’elle ne porte plus, I wore it at last year Bal en Blanc, and now I have too many kilos en trop, I can’t wear it anymore. Je dis shut up, mais je me déshabille super vite parce que je trouve la robe blanche en maille trop belle et j’espère qu’elle me fera. Betty est trop généreuse, elle recoud et repasse les vêtements qu’elle donne à ses copines à toutes les semaines.

Betty repousse ses deux chats, couchés sur son lit, et s’étend sur la couverture, pour me regarder. Je saute sur son lit, je lui demande is it hot, elle se redresse, s’accroche à mes jambes, et me fait tomber sur elle. Je rigole et je lui dis I’m so tired, I need to drink more if tu veux que je te lèche pendant trente minutes, slutty. Elle me pince une fesse avec ses longs ongles manucurés, je sursaute, slutty, slutty, je rigole encore plus et je l’embrasse, doucement, parce que personne peut se montrer trop sauvage avec Betty, elle est une petite poupée qu’il faudrait caresser des heures, qu’il faudrait caliner en léchant chacun de ses doigts pour deviner lesquels elle se rentre dans la chatte pour se faire jouir.

Elle passe une main dans mes cheveux, elle me pousse vers ses jambes, ouvertes, sa jupe, couverte de poils de chats, retroussée jusqu’au nombril. Je caresse distraitement son clito, j’ai envie de lui fourrer ma langue dans la chatte, mais j’ai aussi envie de lui rentrer un gode, face à sa garde-robe, en me demandant quelle autre robe serait parfaitement ajustée à mes cuisses et à mon petit cul bombé.

Pour des suggestions de vin total excellentes, faut lire David Santerre : http://maverik.ca/article/bieres-vins-et-spiritueux/l-equilibre-parfait

Je parle de moi plus souvent que je ne passe l’aspirateur

Mai 5, 2010

Sî vous n’êtes pas déjà en train de lire mon autobiographie (my Gosh, j’avoue que je me sens quasi prétentieuse à chaque fois que j’utilise le terme), vous pouvez lire des articles que j’ai trouvé très intéressants en ligne, sur moi et ma démarche et mon esthétique bling bling (je dois une bière à Mathieu Bédard pour l’utilisation du terme, c’est noté).

http://www.facteurpub.com/2010/05/melodie-nelson-faire-sa-marque.html

http://www.clindoeil.ca/societe/article/13819236/2

Futur fétichiste des jambes extra hydratées?

Mai 5, 2010

J’étais habillée en fille très chaste et sage hier à mon lancement, mais ça n’a pas empêché Jay St-Louis de goûter à ma crème hydratante.

Le droit de choisir de se promener en wet t-shirt blanc trop serré

Mai 4, 2010

« My big rant with the feminist movement these days is that if they cannot legitimatize the existence of sex work as a pay field, we will not get anywhere. We have to stop making sex a battlefield. So many of the old-wave feminists are shown to be very humorless, very joyless, and there’s truth to it. I really think the feminists of today would do very well to embrace a little more of the sex radicalism, the ultimate sex positiveness in their own lives. It helps you reach joy and understanding, letting go of the anger. If you can cultivate pleasure and joy in your life, and if it happens to be from sex, so much the better. »

Nina Hartley

Moi ce que j’en comprends et ce que je souhaite crier avec le mot slut écrit sur un wet t-shirt blanc trop serré c’est que tant que le mouvement féministe n’acceptera pas la légitimité du travail du sexe, le mouvement se retrouvera dans une impasse. Si le cul amène autant de plaisir que de faire du compost ou du birkham yoga pour certaines, let it be.

Je le répète ici : j’ai choisi d’être escorte, c’est pas la mafia, les motards, ou le cinéma hollywoodien qui m’y a poussée, j’ai choisi d’être escorte et c’était la meilleure décision de ma vie.

Blogue d’une copine aussi géniale que bien boulée: http://toutmefaitchier.wordpress.com/2010/04/09/beyond-chick-lit/

Blogue de mon éditeur-qui-me-prend-en-photo-quand-je-fais-du-phone-sex-avec-des-recherchistes: http://editeur-a-montreal.over-blog.com/

Pas poétique, juste vrai-style-in-your-face

Mai 4, 2010

C’est vrai que c’était facile de recevoir des mecs, de les écouter me parler de leur patron, de leurs parties de golf, de leur bateau, de leur prochain voyage, d’ouvrir mes jambes, de lécher leurs couilles, de magasiner pour des mini shorts chez Guess et de souliers léopards chez Browns, de jeter des condoms dans un sac poubelle, de compter mon argent, de donner la moitié de mon argent à une agence, d’appeler un taxi, de revenir chez moi, et de manger du viet devant un épisode de NipTuck.

Mais mentir, ou ne rien dire, rester secrète, et muette, c’est pénible. Bien plus que cent vaginites et une gifle.

http://postsecret.blogspot.com/

Il me reste à choisir mes souliers et ma petite culotte chanceuse

Mai 3, 2010

Je pensais que j’étais du genre à choisir un an à l’avance une tenue pour un événement important, mais j’avais pas encore acheté ma tenue pour le lancement d’Escorte – demain. J’ai essayé dix robes XS chez Unicorn, rue Saint-Laurent, et j’en ai trouvé une parfaite (tant que je la tache pas en renversant dessus le premier martini que j’avalerai demain.)

Bonus à ma séance shopping: deux filles se changeaient et comparaient la grosseur de leurs boules dans la cabine d’à-côté.