Posts Tagged ‘Russie’

Porno et propagande russe

février 23, 2015

sasha Grey  2

Sasha Grey a laissé la porno pour aller sauver les Rebelles pro-Russes qui se battent en Ukraine. Elle est devenue une gentille infirmière, militante et sexy et courageuse et drapé du drapeau russe en tout temps, même lorsqu’elle suçait des médecins, avant de mourir, brutalement tuée par l’armée du gourvernement ukrainien.

Tout ça est faux. Mais je ne suis pas la première à raconter ça, les mensonges ont été répétés, afin de faire de la propagande anti-Ukraine. Un journal moscovite a même raconté que l’ex pornstar avait été filmée avant de se faire découper en petits morceaux.

Pour en savoir plus sur la campagne de propagande étrange, qui implique même Mengele, un officier SS durant la deuxième Guerre Mondiale, mort depuis 1979, je vous invite à lire cet article.

Sasha Grey

 

La faiblesse de la cervelle ou un concombre entre les fesses

mars 12, 2014

buy_me_beauty_web

Diman & Lenin

 

Il y a une semaine, j’ai demandé à Alexandre Le Grand si les Jeux Olympiques étaient terminés. Je ne les avais pas suivis, boycottant à cause de Poutine, de son attitude envers la communauté LGBT. À cause aussi d’un reportage de l’émission Enquête, que j’avais suivie avec de gros yeux ronds, avant que Mini Dragon se réveille avec le souhait de faire du kung-fu à 23h.

Même si je ne les ai pas suivis, ces jeux d’hiver m’ont permis de découvrir un artiste d’origine russe que je trouve d’un trouble intéressant.

Slava (signifiant gloire ou célébrité) Mogutin, est le premier Russe à s’être réfugié aux États-Unis pour cause de persécution homophobique.  C’est un artiste qui touche à tout, au collage, aux photos Polaroïd, à l’écriture.

En reprenant des mots de Rimbaud, la morale est la faiblesse de la cervelle, il choisit de montrer des trucs très hard, qui, pour lui, dévoilent à la fois du hard et de l’innocence, cachée sous la vulnérabilité de ses sujets. Des mamelons brûlés par une cigarette, du sperme sur des abdos, du group sex homo, un gâteau d’anniversaire écrasés sur les couilles d’un fêtard…C’est choquant, oui, mais c’est aussi attirant, à la fois hors-normes, d’une exhibition fantasque éclatante, mais parfois totalement dans le réel.

“I’ve always enjoyed breaking taboos and stereotypes. I think that’s what real art is about, and I’ve paid my dues for expressing myself in the most radical and honest way.” Slava Mogutin

Aventures à L’Assomption Part Trois : Watatatow et la Vierge

septembre 20, 2010

Tous les anciens élèves sont invités à visiter les locaux ou ils ont laissé de la gomme sous les pupitres. Je marche avec des copines, trop saoule, rigolant pour rien et lisant La Huitième Gorgée, de Valérie Carreau, dès que je trouve ça plate, être debout à regarder des murs beiges.

(Il n’est pas nécessaire de boire pour apprécier La Huitième Gorgée. C’est touchant, ça fait parfois frissonner comme le bruit d’une craie sur un tableau, et c’est vrai que le style fait Raymond-Chandler-se-déguise-en-Martha-Stewart.)

En descendant dans la crypte, ou plein d’anciens prêtres sont enterrés, Magalie me raconte comment elle a rencontré son mec : « Je venais de déménager en Gaspésie. De la fenêtre de mon bureau, je voyais un gars de la construction qui avait une super belle paire de fesses. Un de ses amis nous a suggéré de luncher ensemble et depuis nous avons deux enfants. J’ai accouché il y a trois mois, c’est pour ça que je suis encore grosse. » Je lui dis qu’elle est toute rayonnante, et c’est vrai, elle a l’air vraiment heureuse et bien et ça me donne trop envie de donner des calins à tout le monde, de voir quelqu’un de sincèrement heureux et bien. Je m’approche d’une statue de la Vierge Marie, je dépose un verre de vin comme offrande à ses pieds, je l’entoure de mes bras, et fuck, je la fais basculer de son socle. J’ai peur intensément pendant trois secondes et une gentille copine m’aide à la soulever et à la replacer : « Mais euh tu as brisé son chapelet. »

De retour dans la salle ou nous avons mangé des pâtes noyées dans de la sauce fluo, une des organisatrices de la soirée, vêtue d’une jolie robe crème, annonce des concours : « Faut que vous chantiez la chanson de Watatatow! » et « Faut que vous me nommiez des poètes que nous avons étudié dans nos cours de français! » Elle ne me croit pas quand je dis que nous avons analysé Rimbaud. Trop saoule, je commence à frustrer et à faire le gros bébé : « Mais le professeur avait adoré mon analyse du poème Voyelles. Et nous parlions de Jean Leloup et de Nadine Bismuth ensemble.» De peur que je recommence à crier « Salope! » comme une heure plus tôt, elle accepte que je sois la surdouée des souvenirs de poètes étudiés.

Vanessa me propose d’appeler mon frère pour qu’il vienne nous chercher, parce qu’elle est en manque de Sudafed, et que moi j’ai l’air trop white trash. Nous sortons de la salle, ou une secrétaire nous attend, souhaitant que nous signions le livre d’or du Collège. Je fais pas trop attention, et je signe Mélodie Nelson, sur le tiers d’une page, avec un cœur sur le i. La madame commence à me disputer parce que j’ai écrit trop gros mon nom et je n’en reviens juste pas, de me faire critiquer sur ma signature, je lui réponds des conneries – oubliées depuis, thank God – . Vanessa me prend le bras, et m’entraîne à l’extérieur du Collège. Deux mecs me parlent de génie civil, de mon image sur Twitter et de feux d’artifices. Je me calme et je suis Vanessa, jusqu’à l’auto de mon frère, qui nous attend, à la sation-service.

Nous allons reconduire Vanessa, puis je supplie Philippe de s’arrêter au McDonald. Nous nous rendons finalement au Tim Hortons. Je me sens tout à coup super bien, encore saoule, mais en sécurité, dans ma petite bulle à moi, à écouter mon frère parler de Jack Daniels et de la Russie, et j’oublie mon beigne extra costarde dans son automobile.

Fin des aventures à L’Assomption – De retour aux séances de masturbation demain.