Une soirée de pétasses à la voix de Miss Texas et de mecs wannabe geeky-chic

octobre 6, 2009

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Les chauffeurs de taxi s’imaginent parfois que je suis une fille qui facture les pipes

Je me penche devant le miroir, pour voir si ma nouvelle robe dévoile mes seins trop facilement. Je vois mes tétons tout durs, mais je m’en fouette, finalement, ma robe est belle, j’ai l’air d’une pétasse très chaude, ce que je devrais toujours être anyway, que je sorte au Confessionnal ou que je m’étende devant la télé.

Après avoir appelé mon  mec pour le prévenir que j’arrivais dans quinze minutes, je m’applique un peu de parfum Very Irresistible dans la craque de seins, et dans le creux des coudes. Le chauffeur de taxi me demande si je vais travailler, et je suis total outrée un moment, il me prend pour une pute ou une danseuse, quand, au fond, je vais juste me saouler aux gin tonic mixés au sperme des amis de mon mec au bar. Je soupire et je dis nan, je ne vais pas travailler, les putes se mettent jamais de parfum, c’est trop chiant pour les clients, ils doivent expliquer à leur femme après pourquoi ils sentent aussi fort la rose et le gardénia. Le chauffeur de taxi me parle ensuite d’un buffet à six dollars, ou il vient tout juste d’aller souper, il aime le poulet et il aime sa femme, il dit ça fait quarante-trois ans que je suis avec elle et elle m’appelle bébé.

Même si je suis une pétasse exhibitionniste, j’ai pas de patience pour les autres pétasses en manque d’attention

Il me souhaite une bonne soirée, je le remercie et j’entre dans le Confessionnal en souriant au portier, il est trop mignon dans le genre grosse brute sympa. Je cherche Alexandre Le Grand, je ne le vois pas. Tous les mecs me matent les seins. Je m’éclipse aux toilettes et j’appelle mon mec, en cherchant dans ma sacoche mon correcteur de teint Benefit, mon mec dit qu’il est dehors, il parle à sa plus jeune fille, elle lui confie des trucs genre sa professeure de première année est trop grosse. Je rejoins Gaspard et ses autres copains, ils sont au bar, à discuter avec une barmaid aux cheveux à la Pocahontas. Je les embrasse, Olivier me dit qu’il adore ma robe, dès que je lui montre mes tétons tout durs, en me penchant pour poser ma sacoche à leurs pieds. Je me commande un gin tonic et Pascal, une Smirnoff Ice au citron, il dit j’aime que les drinks de filles.

Une fille-qui-crie-plus-fort-que-moi-quand-je-suis-totale-bourrée me bouscule et saute dans les bras d’Emrick, elle dit ça fait longtemps my love, et elle saute dans les bras de Pascal aussi, elle gueule wouah je suis trop contente de te voir ici my sweety. Pascal me confie la dernière fois que je l’ai vue, j’avais bu du champagne toute la soirée, et ma blonde m’avait appelé à trois heures du matin pour me dire qu’elle accouchait. Je roule les yeux, j’essaie de me fouetter de la fille surexcitée, aux cheveux brillants et lissés, même si elle continue à me donner des coups sur les bras avec sa sacoche encore plus grosse que la mienne.

Je craque pour les mecs à lunettes, et pour ceux qui me paient des gin tonic

Olivier prend les lunettes d’un mec et les essaie, il me demande si c’est beau. Je dis j’adore, Emrick me chuchote à l’oreille tu trouves pas qu’il a l’air geeky? Je dis c’est charmant, il a l’air moins player, plus innocent, les filles vont trop vouloir lui lécher les couilles pour lui enlever un peu de sa gène, et tous les mecs essaient les lunettes et se regardent dans le miroir au bar, pendant que j’affecte un air de pétasse-qui-sait-tout-sur-les-couilles-des-mecs-en-pantalon-et-chemise-bien-repassés, en sirotant un deuxième gin tonic.

Des filles trop bronzées mais super allumées, sorties d’un casting à la Occupation Double, se shakent le cul près de nous. Alexandre Le Grand arrive, il me pince les tétons, et il dit que ma robe est trop longue. Il se prend cinq litres de bière blonde dans un espèce de tonneau. Emrick demande à Alexandre Le Grand combien il paie pour une coupe de cheveux, il trouve que Gaspard paie crissement trop cher, soixante dollars la coupe. Olivier dit à ce prix là, je veux que la coiffeuse me vienne sur la tête, je veux qu’elle soit topless et qu’elle me suce, il y a des danseuses qui sucent à vingt dollars. Je caresse les cheveux de Gaspard, je dis oh je suis sûre qu’elle est super sympa et sexy et qu’elle lui explique la raison des guerres en Afrique, ça vaut soixante dollars. Olivier dit non, deux Africaines, je veux deux Africaines, à poils, qui se lèchent et qui se rentrent des ciseaux de coiffure dans la plotte pour ce prix-là.

J’achète en ligne que des trucs de pouffiasse cheap

Gaspard nous quitte, un peu gêné, il doit aller promener son chien, un bouvier bernois aveugle de quatre mois. Les mecs se montrent des photos de filles toutes nues, photoshoppées en repas fastfood, sur leur Iphone, genre entre les fesses des filles il y a de la salade, une tranche de tomate et de fromage Kraft, et de la viande juteuse. Ça me donne juste trop envie de manger une poutine, alors je pousse Alexandre Le Grand à me suivre au McGill Hot-Dog, juste à côté du Confessionnal. Il dit à ses amis que nous revenons dans quinze minutes, il veut me baiser devant le doorman.

Dehors, je lui dis que j’ai reçu des cuissardes, commandées en ligne, elles montent jusqu’en haut des genoux et elles sont à motifs léopards. Il dit pourquoi tu ne les as pas mises ce soir. Je dis oh c’est à porter au lit, plus tard. Il pisse sa bière à côté de l’entrée du McGill Hot-Dog, et il dit nous y allons tout de suite, et on se commandera la poutine après, j’ai envie de te prendre sur le comptoir de la cuisine, avec tes jambes bien écartées, toute nue, sauf pour tes bottes de salope.

Faites la moue et rayonnez, les pétasses!

octobre 3, 2009

 

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J’ai déjà sucé avec un bonbon à la menthe dans la bouche, et par dessus un condom à la gomme balloune, mais jamais avec la bouche recouverte de baume Sexy Mother Pucker. Ça ne change pas grand chose, ça me fait pas mieux sucer, mais dans ma tête, grâce aux slogans débiles sur le carton d’emballage, (L’attirance sexuelle dépend de la taille des lèvres!, La nouvelle technologie Powerfill remplit vos lèvres de fierté!) je deviens genre la déesse sublime de la pipe, mes lèvres collent aux poils pubiens de mon mec, je sors la langue et ça goûte le cacao et les petits fruits toxiques. Je deviens irrésistiblement jouissante quand je m’applique la bouche repulpée sur le bout du gland et que je souris en étant totale sûre que ma bouche est trois fois plus charnue qu’une minute auparavant.

Whatever. Alexandre Le Grand tripe pas sur ses poils pubiens badigeonnés de baume à lèvres à la crazy glue chocolatée, mais si je lui saute dessus pour le sucer anytime durant la journée, il ne se plaint pas et il me doigte le cul, sa tête reposant sur trois oreillers.

Des rouquines même pas teintes traînent dans les clubs échangistes de Montréal

octobre 2, 2009

Quand je rentre dans l’auto de Betty, elle est en train de parler à un mec au cellulaire, elle dit I can’t suck you tonight, I’m going out with some friends, tomorrow I can be at your place after work with some spaghetti and my new fuck-me boots. Elle raccroche, elle m’embrasse et me demande un suçon, je lui en donne un au melon d’eau, je lui dis j’adore ta robe, et elle dit I love yours, et nous nous contorsionnons dans son auto, pour retirer nos robes et nous les échanger, devant un panneau d’arrêt. Elle me demande si j’ai déjà pensé à me faire percer les tétons, je dis non, elle dit je t’imagine bien, tu serais trop sexy.

Nous dépassons un camion de pompiste avec l’inscription Fier d’être dans le pompage inscrit en lettres moulées sur le côté, et Betty se stationne juste devant le restaurant-traiteur Fino. Nous nous assoyons au bar, le barman est super content de revoir Betty, il dit j’ai inventé des martinis, ils viennent tout juste d’être rajoutés au menu, faut que vous goûtiez mon South Peach Martini. J’en prends une gorgée, c’est bon, sucré, presque pas alcoolisé, j’imagine une barbotine au goût identique, à déguster tous les après-midi. Je dis à Betty I’m sure you’re peach is as good. Elle me répond tout de suite yes but it’s not fuzy.

Un autre client s’installe près de nous, il dit qu’il vient tout juste d’arriver du Maroc, le barman nous raconte qu’il voyage partout, et le client dit oui, mais ma ville préférée c’est vraiment Montréal, je vivrais pas ailleurs, même en hiver, je me sens calme ici, et les filles sont trop jolies pour que j’épouse une Russe.

Le barman nous sert des mojitos aux framboises, je jouis presque, je dis à Betty, faut pas trop manger, nos robes sont trop serrées, on peut se partager un tartare de saumon? Persia arrive au restaurant, alors que Betty dit au serveur que nous avons terminé de manger, même si l’assiette est encore à moitié pleine de salades et de morceaux de pain grillé. Persia s’extasie devant mes souliers Browns à motifs de léopards et à talons de cinq pouces, elle dit my thong matches with your shoes.

Je l’oblige à commander un mojito aux framboises, et Betty commence à parler à voix basse, elle dit je pense que je reconnais un couple, là-bas, sur les banquettes, près des toilettes, ne vous retournez pas tout de suite, j’ai accompagné deux copines l’autre soir dans un club échangiste, c’était leur première fois et elles m’ont demandé de venir aussi, pour être plus à l’aise, ça faisait longtemps que j’étais pas allée dans un club, la dernière fois c’était like six months ago. Je l’interromps et je dis j’ai envie de boire des kir royale, j’en commande trois, Betty dit je dois prendre un verre d’eau, ou un suçon, avant, je me sens dizzy. Je me tape deux kir royale pendant que Betty suce un suçon aux cerises et qu’elle raconte que ses copines ont nagé un peu dans la grosse piscine chlorée du bar échangiste et qu’après elles se sont tout de suite trouvées des mecs pour les bourrer, dans des chambres privées.

Betty continue, elle dit j’avais pas envie de baiser ce soir-là, je dansais sur la piste de danse, j’étais toute seule, et un couple me fixait, la fille était super belle, elle avait les cheveux roux, ils sont venus danser avec moi, après avoir passé genre trente minutes à me regarder, et le gars, un peu gêné, m’a dit que je le faisais bander et qu’il aimerait bien me voir lécher sa blonde. Je lui ai expliqué que je n’étais pas là pour ça, ce soir, je lui ai demandé si c’était la première fois qu’il venait ici, et il a dit oui, mais au lieu de comprendre que je voulais juste danser et placoter, fuck j’étais menstruée, et fatiguée, je voulais pas me rentrer la face dans la chatte qui sent fort d’une vraie rousse, il est devenu énervant, il comprenait pas, il disait que je trouvais pas sa blonde excitante, et je disais c’est pas ça, j’ai pas envie, et je suis pas restée à l’écouter, je l’ai laissé sur une chanson plate, et je suis rentrée dans une pièce, il y avait trois gars qui se faisaient sucer par la même fille, c’était mouillant.

Persia passe sa langue sur ses lèvres, elle dit oh j’aime les rouquines, moi, mais j’en ai juste lécher des fausses. Nous trinquons aux pétasses qui utilisent pas de Miss Clairol à toutes les six semaines, et nous décidons de nous chercher un club vidéo encore ouvert pour se louer des films pornos humoristiques.

Je bouffe pas juste des queues

octobre 1, 2009

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Je sais que vous en rêvez tous les jours, de me voir dans une robe de patineuse artistique à grosse boules manger un pogo. C’est bon les pogos. Surtout quand c’est Jenna Jameson qui en bouffe un juste pour prouver qu’elle n’est pas en phase anorexique, ou quand c’est moi, après une lecture au Café Chaos, légèrement saoule de bières blondes, comme lundi dernier, au OFF-Festival international de littérature.

Les anglos à kippa rougissent quand je remarque la taille de leurs condoms

septembre 30, 2009

Proche de l’autoroute Décarie, devant une vieille maison, mon agente immobilière m’embrasse sur les joues et sert très fort Alexandre Le Grand contre ses 40DD. Elle dit j’ai pensé à vous l’autre semaine, j’assistais avec ma fille à un spectacle burlesque, il y avait plein de monde tout nu sur le stage, des grosses, des maigres, ça se frottait et ça se frenchait, je m’attendais pas à ça du tout, mais c’était super le fun, et les filles étaient super bien habillées, et je me disais que toi Mélodie tu saurais ou je pourrais me trouver des pasties à Montréal, j’en veux avec des brillants, en forme de trèfle à quatre feuilles ou en forme de coeur.

Je promets à mon agente immobilière cochonne de lui envoyer des adresses de boutiques et je l’encourage à s’inscrire à des cours de danse avec Mlle Oui Oui Encore. Nous cognons à la porte du logement au premier étage du duplex, c’est un homme habillé en joueur de golf qui nous répond, avec un airedale qui vient tout de suite se loger la face dans l’entre-jambe d’Alexandre Le Grand. Deux de ses fils arrivent, ils ont environ douze et quatorze ans, mignons comme tout, les cheveux blonds et frisottés. Le plus jeune dit qu’il va aller au parc, et il s’en va, avec un furet albinos dans le cou, et un longboard.

Je souris au mec de quatorze ans, je m’imagine très bien en proprio perverse, descendant du deuxième logement au premier, prétextant avoir besoin de crème à raser pour ma chatte ou de crème pour un milkshake. Les blondinets aux cheveux frisés, c’est craquant, ça me rappelle quand j’avais seize ans et que je parlais de fellation devant les amis de mes petits frères, pour les faire bander dans leurs jeans de skater.

Nous entrons dans une chambre, un troisième fiston y est, torse nu devant son ordi, il a dix-sept ou dix-huit ans. Il y a une kippa sur sa table de chevet, à côté d’un bong et d’une boite de condoms Trojan. Je lui souris, et je marche vers lui, je bute sur une bouteille de bière vide. Il s’excuse du désordre, et je fais exprès de regarder direct sa boite de condoms Trojan. Je crois deviner qu’il rougit, il se lève et il sort de la chambre, en frôlant mes fesses.

 Je suis le blondinet frisotté dans la cuisine, je lui demande depuis quand il habite ici et si son daddy accepte qu’il dorme avec sa petite copine. Il me répond qu’il n’a pas de petite copine, que les filles c’est trop compliqué, ça fait une semaine qu’il se crosse devant son ordinateur. Je m’appuie contre le lave-vaisselle, je lui dis et c’est quoi le genre de vidéos cochons que tu regardes sur le net? En fixant le plafond, il répond j’aime les blondes qui se font défoncer par trois gars en même temps, un gars par trou, ou deux gars dans le même trou.

L’airedale vient bouffer dans sa gamelle, je me penche pour le caresser, et je demande au blondinet, et ça t’excite les salopes qui se font lécher par des animaux, qui se rentrent de la bouffe pour chiens dans la chatte? Il fait semblant de pas comprendre, il me demande de répéter, et son papa rentre dans la cuisine et il m’explique l’origine d’une fissure dans le plancher.

Mon agente immobilière s’extasie dix fois devant les fenêtres antiques et nous partons. Je remarque une super affiche dans le corridor, une feuille de marijuana avec l’inscription Spiritual high. J’adore les mecs religieux, et ça me fait crissement mouiller de m’imaginer sucer un mec qui se roule un joint, une kippa sur la tête.

Des jouets à partager

septembre 28, 2009

Musique : Scout Niblett, Pom Poms

Nombre de rhum et coca zéro depuis une heure : 0

Marissa me montre sa laisse en cuir noir, elle me demande si j’en ai une, je dis oui et j’ai aussi un collier de chienne qui va avec, il est super beau, avec de gros anneaux. Je dépose ma boite de jouets sur le lit, je sors mes anal beads, mes menottes dont je n’ai pas la clé, Alexandre Le Grand les garde cachées, quand il est fâché contre moi il me met les menottes et je reste prise comme ça, je sors aussi mes nipple clamps, mon clit clamp, mes boules chinoises glow-in-the-dark, mon vibro en jelly rose perle et mon collier de chienne. Marissa l’attache autour de mon cou et elle me reluque, elle dit tu es sexy, tu devrais porter ça quand tu travailles à la librairie.

Je me couche sur le lit et Marissa fixe la laisse à un des anneaux de mon collier de chienne. Elle s’assoit sur moi en califourchon, ses genoux contre mes genoux, sa jupe s’étire et remonte un peu, je vois ses petites culottes noires. Elle tire sur la laisse, elle dit c’est un client qui m’a demandé de m’en acheter une, il vient me voir une fois par semaine, depuis deux mois peut-être, et hier il m’a donné des pommes, fuck, des pommes qu’il avait cueillies avec sa famille, il a deux petites filles, je l’ai trouvé gentil, je lui ai dis que j’allais faire une croustade grâce à lui, il était bandé super dur, moi je pense que les mecs fantasment plus sur moi quand ils m’imaginent cuisiner ou jogger en short de coton une taille trop grande pour mon petit cul.

Elle prend mon vibro en jelly rose perle et l’appuie contre ma chatte, je mouille en crisse. Elle repousse mes petites culottes fleuries sur le côté et pince mon clito, elle fait ronronner le vibro comme si j’avais un tracteur qui démarrait entre mes jambes et elle dit tu veux que je te fasse jouir, et je dis ok. Je sais pas quoi regarder quand elle me touche, son sourire, ses yeux cerclés d’un trait de khôl Minted de MAC, ses seins qui pointent sous son chemisier serré ou ses mains. Je sers très fort mon oreiller, je bouge pour que ma chatte touche presque la chatte de Marissa. Elle s’amuse à me rentrer un doigt, puis à me le montrer, tout brillant de mouille, elle me le fourre dans la bouche.

Je mords son doigt, je sais que je vais bientôt jouir, elle dit oh oui, et elle fait des mini ronds avec le vibro, contre mon clito, je me sens tellement brûlante, et je jouis, les yeux fermés, et je les rouvre, j’entends Marissa répéter oh fuck, oh fuck, et je vois mon mec, le visage recouvert de gel à raser Gillette, et je ris en jouissant, encore, et il dit je t’ai pas fait débander han, vous êtes belles les pétasses, continuez à jouer, je vais me raser les joues et les couilles avant de vous rejoindre.

Bisous Nelly

septembre 26, 2009

I am involved in a freedom ride protesting the loss of the minority rights belonging to the few remaining earthbound stars. All we demanded was our right to twinkle.

(Marilyn Monroe)

Je ne voulais pas être blonde, j’avais pas le droit, fallait que je garde mes cheveux longs, et foncés, et mes seins tout plats, déjà qu’on me disait, à l’école, tu écris sur le cul, tu te prends pour Nelly, je voulais pas rivaliser avec Nelly, j’avais seize ans, ou dix-sept ans, j’ai toujours retranché une année ou deux, moi aussi, à mon âge, j’aimais Nelly, je la trouvais belle, dangereuse et brillante dans ses angoisses, mais je ne connaissais pas son monde à elle, j’étais gratuite, moi.

A sex symbol becomes a thing. I just hate to be a thing.

(Marilyn Monroe)

Personne pouvait se comparer à Nelly, tout le monde pouvait l’aimer, encore plus maintenant qu’elle est morte, tout le monde pouvait la détester, la rendre fausse, la critiquer, répéter qu’elle était une whore, trop blonde, et qu’elle portait des jupes trop courtes, mais Nelly était plus vraie que vraie, je ne la connaissais pas, pas vraiment, je la connaissais à la croiser, parfois, et grâce à ceux qui me parlaient d’elle, qui prenaient un verre avec elle, ou qui l’avaient baisée, she was exceptionnal, but cold.

Si Nelly était obsédée par Marilyn, moi j’étais obsédée par Nelly, et même à quatre pattes, dans une chambre d’hôtel, je posais des questions, how much was she asking for a bbjtc?

Dans ses livres, j’indiquais mon nom, puis la date de mon achat, et ce que je portais ce jour-là, pour Folle c’était une robe avec des poissons tropicaux, et pour À Ciel Ouvert, des skinny jeans Miss Sixty et un t-shirt blanc, et dans À Ciel Ouvert, il y a des pages cornées, avec des traces de chardonnay, je voulais faire comme ses personnages, qui se saoulaient toujours au Plan B.

Je m’étais finalement teint les cheveux en blonds, trop platine, c’était un gai qui n’aimait pas mon maquillage qui me coiffait, et qui me comparait à Marilyn, je disais non, ce n’est pas moi, elle, et je continuais à me comparer, à regarder Nelly sur des photos, à vouloir sa bouche, à trouver dommage de n’avoir demandé à mon chirurgien que des 34C, Nelly avait des plus gros seins que moi, Nelly devait avoir des plus beaux mamelons que moi, Nelly serait toujours plus blonde que moi. 

C’est un ami, ce matin, qui m’a envoyé un courriel, dans lequel il me demandait de lui téléphoner, dès que j’aurais lu son message. J’avais mal à la tête, même si je n’avais pas bu la veille, et j’avais mal composé son numéro deux fois, avant de lui parler, il y avait derrière lui beaucoup de bruits, je ne lui ai pas demandé ou il était, et il m’a dit je ne pouvais pas te l’écrire, Nelly Arcan s’est suicidée. Nous avions parlé d’autres trucs, de son weekend à Québec, du livre que je lisais, Hos, Hookers, Call-Girls, and Rent Boys: Prostitutes Writing on Life, Love, Work, Sex, and Money, et je sentais des larmes sur mes joues, mais je voulais rire, je ne voulais pas raccrocher tout de suite, je ne voulais pas qu’après Nelly, il n’y ait plus rien.

Marilyn suicidée sera la seule à comprendre la nature de mes attentes.

(Carole Massé, Les petites-filles de Marilyn)

J’avais retouché mon gloss Mother Pucker vingt mille fois, pendant la journée, je m’étais promise d’être jolie, avec mes méga boucles aux oreilles, en forme d’étoiles filantes, et de ne pas oublier Nelly, pas aujourd’hui, ni demain, ni jamais, parce qu’elle avait tout risqué, plusieurs fois, le risque comme unique vérité, sur une table d’opération, dans une chambre d’hôtel ou devant un ordinateur, et chez elle, finalement, chez elle, je ne sais pas comment, et j’espérais qu’au ciel, elle était bercée, comme une petite-fille de Marilyn, par ceux qui la reconnaissaient, avec ses yeux de shtroumphette qui ne connaîtrait plus ni détresse, ni chardonnay.

J’ignore ce que je deviendrai.

Je n’ai pas le choix de devenir ce que je deviendrai, et que j’ignore pour l’instant.

On est obligé de faire ce que l’on fait sans même y penser.

Alors partir ou rester, ça revient au même.

Alors je le répète, j’aime ceux qui partent.

Pourtant ils n’ont pas plus le choix de partir que je ne l’ai de rester.

Mais j’ai choisi de l’accepter.

 (Carole Massé, Les petites-filles de Marilyn)

Le matin je ne fais pas de jogging, je me crosse

septembre 22, 2009

Mon cul est super bien moulé dans mes pantalons bleu marin Lux, mais il est encore plus beau une fois que je laisse Alexandre Le Grand me retirer mes pantalons bleu marin Lux, et mes petites culottes Betsey Johnson, et qu’il me plaque contre le mur recouvert de miroirs, dans la cuisine. Mon cul devient rapidement tout rouge, avec toutes les fessées que mon mec me donne, juste parce que j’ai osé m’habiller avant qu’il ne me baise deux fois ce matin.

Il me caresse le clito en me pénétrant, et il sort mes tétons de mon soutif en dentelle, il ralentit, je m’accroche à ses cuisses, il ramène mes mains contre le mur et il dit tu veux que je jouisse tout de suite cochonne, et je secoue la tête, je dis tu choisis, tu veux que je me couche sur la table, et il cesse de jouer avec mon clito, il me baise plus vite, à grands coups de bassin, et je regarde son visage quand il jouit, sa bouche tordue, ses dents prêtes à mordre mes épaules, et mon cou, je le trouve beau.

En s’essuyant la queue dans la nappe, il dit tu peux te rhabiller, ils te font bien tes pantalons, et il me propose un espresso. Je l’embrasse et je dis tu es gentil, je reviens dans quelques minutes, faut que je perde cent-douze calories, sous les draps, avec mon nouveau vibrateur en jelly rose perle.

Grand-maman, je suis un grand garçon maintenant

septembre 22, 2009

                  meganfox

Ce que je trouve excitant ? Megan Fox. Me regarder dans le miroir et me trouver mince, et belle, même pas maquillée, même pas crémée pour cacher de futures varices. Mon mec dans une chemise bleu pâle. Mes cheveux, quand ils sont plus blonds, après une teinture homemade, à minuit. Un doigt, dans ma bouche, et les autres, sur ma joue, quand je fais la gamine, et la gaffeuse. Une queue, qui enfle, sous un pantalon, soudainement trop serré. Un costume d’infirmière. Un costume de Marie-Antoinette. Y Tu Mama Tambien. Des robes soldées chez Marciano. Des cuissardes, dans lesquelles je suis capable de courir, pour pas manquer le métro. Mais jamais, jamais, une grand-mère légèrement perverse, prête à voir son petit-fils tout nu, comme dans cette anecdote que je pique au Cosmopolitan du mois d’octobre :

« While I lived with my parents, I got into the habit of walking around the house buck naked whenever they were gone. One day, I was home alone and about to hop in the shower. As I walked down the hallway toward the bathroom door, it swung open. My grandma had decided to drop by unannounced! My room was too far away to hurry back easily, so I just stood there in front of her, completely nude. To make things even more awkward, she acted like nothing was wrong, gave me a hug, and made a comment about how much older I looked since the last time she saw me. »

Comment profiter de notre petit trou sale et serré?

septembre 21, 2009

« Reports that anal sex will damage your rectum are not backed up by medical fact as long as you use lots of lube and leave your crowbar in the toolshed. »

Paul Joannides, Guide To Getting It On

Une lectrice super chouette m’a écrit récemment, parce qu’elle avait besoin de conseils niveau queue dans le cul. Elle a trop mal quand elle se fait sodomiser, mais la pratique l’excite anyway. J’ai demandé à des amis s’ils avaient des conseils persos à lui donner.

Voilà leurs réponses, très excitantes et généreuses :

G. : « Centimètre par centimètre…Avec une amie en dessous, prête à lubrifier à tous les trois aller-retour. »

R. : « Lube, lube, butt-plugs. »

D. : «  Un bon cunnilingus (des W et des F avec la langue sur le clite, c’est l’idéal) tout en baisant, mordillant parfois l’entre chatte-anus, beaucoup de salive, un doigté léger et quelque peu retenue dans la région désirée, le tout jusqu’à l’orgasme clitoridien. Du coup, les muscles se relâchent et on retourne à l’abordage tout en douceur sur le côté avec des baisers dans le cou et des petites phrases cochonnes… »

D. : « Trouver un chum moins membré ? »

A. : «  Beaucoup de lube. »

S. : «  Just relax. »

J. : «  Vider une bouteille de vodka et BEAUCOUP de lubrifiant !!! »

Mais parfois, du lubrifiant, ce n’est pas suffisant, et c’est difficile de se sentir complétement calme quand tu as déjà saigné du cul avant. Et je suis totale d’accord pour me souler avant de m’écarter les fesses, vous me connaissez, mais lors des premières sodomies, mieux vaut pas boire la bouteille de vodka au complet, sinon la débutante ressentira peut-être zéro douleur, la tête enfoncée dans un oreiller, le cul plein de la bite lubrifiée de son copain, mais le lendemain, ouh la la, ça peut être dangereux de marcher.

Moi aussi au début, j’avais mal, et je crois que c’est bien de commencer par se rentrer soi-même des doigts, des jouets, et de laisser après son mec nous pénétrer avec un butt-plug, et après avec sa bite. Genre une semaine de doigtage, une semaine d’anal beads, et finalement la bite hyper lubrifiée. Certaines positions sont moins douloureuses que d’autres, la queue pénétrant à moitié le cul. Les premières fois, pour être moins nerveuse, je demandais à Alexandre Le Grand de me la rentrer dans le cul alors que j’étais sur le dos, comme ça je le voyais bien s’enfoncer en moi. Je trouve vraiment bien le conseil de se faire lécher avant la pénétration anale. Déjà excitée et la mouille qui coule jusqu’entre les fesses, la future accroc de la sodomie ouvrira plus facilement son petit trou.

Autres suggestions :

Dans le Guide To Getting It On, il y a un chapitre consacré à tous les jeux anaux, Anal sex-up your bum. L’auteur recommande de commencer à se doigter le cul dans la douche, car l’eau lave les ongles plein de miettes de chips crème sûre et oignons, et lubrifie aussi. Pour décontracter son sphincter, la pétasse enculée peut pousser, comme si elle se préparait à chier. L’auteur rappelle aussi que si c’est trop douloureux, ou inconfortable, il ne faut jamais se sentir mal de demander à son mec de se retirer de notre oeil de bronze presque vierge.

Tristan Taormino, une Phi Beta Kappa experte en sexe anal, a publié le Ultimate Guide to Anal Sex for Woman, et enregistré une vidéo d’éducation sexuelle pour Vivid Entertainment, Expert Guide to Anal Sex.

Je souhaite bonne chance à ma lectrice super chouette ! Je prie pour toi et ton petit cul bientôt défoncé !