Archive for the ‘reading is sexy’ Category

Et il y a aussi une photo de Sébastien Diaz et la révélation que Forever 21 loves Jésus

octobre 7, 2010

Latex. Leçon de diction et de fellation. Exfoliant au kiwi. Vibro en forme de Merlin l’Enchanteur. Parfum Victoria Beckham. Cupcakes.

Tout ça dans ma nouvelle Fesses contre fesses à un futur bal des finissants, publiée dans la revue Zinc spécial mode.

L’histoire : Prada, Charline et Cerise se font compétition dans une téléréalité, afin de savoir quelle pétasse accompagnera Jérémie de Lanteigne, un acteur qui joue dans des films de zombie, à son bal de fin d’études.

Lisez-moi, avant de vous rentrer un doigt.

Site de la too much chouette revue Zinc : http://www.revuezinc.com/zinc_site_web-index_002.htm

Je me vante en buvant du Gatorade aux framboises bleues

septembre 26, 2010

Je suis très fière de vous montrer mon premier livre. À trois ans et quatre mois! Ça s’appellait, selon ma maman, « L’histoire d’une grosse madame avec une robe très colorée ». Je vous montre la première page. La dernière: la grosse madame part magasiner avec une copine et elles ont toutes les deux des grosses sacoches. À pois.

J’ai aussi trouvé un vieux t-shirt avec la face de Johnny Depp dessus. Il ne me fait plus bouhouhou. Mais je pense le garder comme doudou.

Ma chatte aime les zèbres

septembre 24, 2010

Après-midi shopping de culottes total flashy. Deux coupées à la garçonne: une motifs de zèbre et une lignée bleu électrique. Et une tanga mauve à gros pois noirs, avec une petite boucle. Comme si mes fesses étaient un joli cadeau. Oh oui?

(Je me suis aussi faite une réserve de livres, à lire de Montréal à Repentigny et de Repentigny à Sherbrooke – je vais assister à la collation des grades de mon petit frère Marky Mark. Je suis une grande soeur très fière, prête à applaudir très fort, entre deux pages de Guilty Pleasures, Imperial Bedrooms et Une Vie à Aimer.)

Bon weekend y’all!

Shakez vos boobies, les girls! Et videz vos grosses couilles, les mecs!

En demande: sosie d’Émile Nelligan à dépeigner dans un lit

septembre 21, 2010

Aimée Verret, je la connais depuis l’époque où je portais des soutifs extra rembourrés et des nuisettes pour me rendre à mes cours de création littéraire à l’Université du Québec à Montréal. Toujours en train d’écrire des poèmes pour une revue, ou de se teindre les cheveux en rouge-mauve-platine, ou de parler de son amour des Gilmore Girls et de Family Guy, elle m’a fait craquer, lors d’un cours de danse contemporaine. Même si nous n’avons pas fait des trucs cochons sous la douche, dans les vestiaires, après les cours de danse contemporaine, je l’adore et je veux qu’elle soit mon amie forever and ever.

Je suis très très très heureuse pour elle, car elle vient tout juste de publier son premier recueil de poésie, aux éditions Triptyque : Ce qui a brûlé.

Mélodie Nelson : Pourquoi écris-tu de la poésie ?

Aimée Verret : Parce que je trouve ça trop compliqué d’écrire de la narration, j’ai l’impression de faire du remplissage, alors qu’en poésie, on peut tout superposer et laisser le lecteur faire le gros du travail. 😉

MN : Quelles sont tes inspirations et qui sont tes modèles ?

AV : Je ne sais pas si on peut vraiment parler d’inspirations, mais je lis beaucoup de poésie québécoise contemporaine, je surveille les recueils qui sortent. J’adore Renée Gagnon, mais ce que je fais est assez différent. J’admire aussi Bukowski parce qu’il est capable de nous parler de choses complètement triviales, voire abjectes, et de rendre ça beau rien qu’avec des mots ordinaires. Tout le monde peut lire du Bukowski.

MN : Mouillais-tu genre en secondaire deux quand tu regardais les photos d’Émile Nelligan ?

AV : C’est-tu moi ou Émile Nelligan était comme le plus bel homme du monde? Avec ses cheveux dépeignés… Wouah, tellement mon genre.

MN : Est-ce que tu écris habillée ou toute nue ou déguisée en Bella de Twilight ?

AV : Ça dépend des fois, j’ai pas de rituel. Comme j’écris souvent dehors, je suis habillée la plupart du temps! Et je ne me déguiserais jamais en Bella, c’est pas mon genre d’avoir l’air de m’emmerder et au bord du suicide.

MN : Comment c’était la première fois que tu as baisé ?

AV : Bien, c’était pas très mémorable parce que je me rappelle pas vraiment. Je sais c’était avec qui (au moins!) et je sais que j’ai saigné genre les 5 premières fois… Pas des super bons souvenirs, finalement! Heureusement, ça a bien changé depuis!

Blogue d’Aimée : http://toutmefaitchier.wordpress.com/

Aventures à L’Assomption Part Trois : Watatatow et la Vierge

septembre 20, 2010

Tous les anciens élèves sont invités à visiter les locaux ou ils ont laissé de la gomme sous les pupitres. Je marche avec des copines, trop saoule, rigolant pour rien et lisant La Huitième Gorgée, de Valérie Carreau, dès que je trouve ça plate, être debout à regarder des murs beiges.

(Il n’est pas nécessaire de boire pour apprécier La Huitième Gorgée. C’est touchant, ça fait parfois frissonner comme le bruit d’une craie sur un tableau, et c’est vrai que le style fait Raymond-Chandler-se-déguise-en-Martha-Stewart.)

En descendant dans la crypte, ou plein d’anciens prêtres sont enterrés, Magalie me raconte comment elle a rencontré son mec : « Je venais de déménager en Gaspésie. De la fenêtre de mon bureau, je voyais un gars de la construction qui avait une super belle paire de fesses. Un de ses amis nous a suggéré de luncher ensemble et depuis nous avons deux enfants. J’ai accouché il y a trois mois, c’est pour ça que je suis encore grosse. » Je lui dis qu’elle est toute rayonnante, et c’est vrai, elle a l’air vraiment heureuse et bien et ça me donne trop envie de donner des calins à tout le monde, de voir quelqu’un de sincèrement heureux et bien. Je m’approche d’une statue de la Vierge Marie, je dépose un verre de vin comme offrande à ses pieds, je l’entoure de mes bras, et fuck, je la fais basculer de son socle. J’ai peur intensément pendant trois secondes et une gentille copine m’aide à la soulever et à la replacer : « Mais euh tu as brisé son chapelet. »

De retour dans la salle ou nous avons mangé des pâtes noyées dans de la sauce fluo, une des organisatrices de la soirée, vêtue d’une jolie robe crème, annonce des concours : « Faut que vous chantiez la chanson de Watatatow! » et « Faut que vous me nommiez des poètes que nous avons étudié dans nos cours de français! » Elle ne me croit pas quand je dis que nous avons analysé Rimbaud. Trop saoule, je commence à frustrer et à faire le gros bébé : « Mais le professeur avait adoré mon analyse du poème Voyelles. Et nous parlions de Jean Leloup et de Nadine Bismuth ensemble.» De peur que je recommence à crier « Salope! » comme une heure plus tôt, elle accepte que je sois la surdouée des souvenirs de poètes étudiés.

Vanessa me propose d’appeler mon frère pour qu’il vienne nous chercher, parce qu’elle est en manque de Sudafed, et que moi j’ai l’air trop white trash. Nous sortons de la salle, ou une secrétaire nous attend, souhaitant que nous signions le livre d’or du Collège. Je fais pas trop attention, et je signe Mélodie Nelson, sur le tiers d’une page, avec un cœur sur le i. La madame commence à me disputer parce que j’ai écrit trop gros mon nom et je n’en reviens juste pas, de me faire critiquer sur ma signature, je lui réponds des conneries – oubliées depuis, thank God – . Vanessa me prend le bras, et m’entraîne à l’extérieur du Collège. Deux mecs me parlent de génie civil, de mon image sur Twitter et de feux d’artifices. Je me calme et je suis Vanessa, jusqu’à l’auto de mon frère, qui nous attend, à la sation-service.

Nous allons reconduire Vanessa, puis je supplie Philippe de s’arrêter au McDonald. Nous nous rendons finalement au Tim Hortons. Je me sens tout à coup super bien, encore saoule, mais en sécurité, dans ma petite bulle à moi, à écouter mon frère parler de Jack Daniels et de la Russie, et j’oublie mon beigne extra costarde dans son automobile.

Fin des aventures à L’Assomption – De retour aux séances de masturbation demain.

La preuve que j’ai les lecteurs les plus cool du monde entier

septembre 6, 2010

Quapryce Basque, un chroniqueur du journal L’Itinéraire, rencontré au Benelux par un après-midi venteux, aux histoires fascinantes et à l’enthousiasme séduisant, me compare à Alice au Pays des Merveilles et à Betty Grable. Juste pour ça, vous devez vous procurer le dernier numéro de L’Itinéraire, avec Marina Orsini sur le cover, assise quasi suggestivement sur une chaise en bois.

Sinon je reçois parfois des courriels trop chous de votre part. Je vous en remercie too much. Mon cœur a craqué et ma chatte s’est contractée quand j’ai lu les doux messages d’Anaïs et de Julien.

Anaïs : « Je t’écris simplement pour te remercier d’avoir fait en sorte que mon voyage Québec / Nouvelle-Écosse ait été si intéressant et excitant. Sérieusement, je lisais ton livre durant l’aller et jai passé le voyage dans les toilettes du train à me doigter et Dieu merci j’avais pris mon gode dans mon sac! Les gens devaient croire que j’avais le mal des transports! »

Julien : « T’es la seule nana que je connaisse qui sache parler de sexe, de façon très crue et détaillée sans être vulgaire. Qui a été deux ans escort girl sans même que ça nous effleure l’esprit de dire que t’étais une pute. C’est pas une belle performance littéraire ça? »

http://www.leblogdejulienpetitjean.fr

Son écriture fait peur mais ses fellations sont fruitées

septembre 6, 2010

Jac Barron aime les chats, est fan de sa concierge qui piste son mari avec un GPS nanotechnologique et écrit des thrillers psychiques redoutablement étonnants et angoissants. Son premier roman, Les Cicatrices, publié il y a quelques mois, relate l’histoire d’un jeune homosexuel kidnappé, gardé en otage par un bourreau qui torture d’autres adolescents devant lui.

C’est aussi un mec que j’adore, le seul avec qui je parle de Dieu et de fellations au melon d’eau. Il me donne toujours des conseils très sages.

[9:14:42 AM] Jac Barron: Il faut éviter l’ananas.

[9:14:46 AM] melodie nelson: Pourquoi?

[9:14:59 AM] Jac  Barron: Trop de fibres qui rappellent les poils de cul drus

Bande Annonce de Les Cicatrices : http://vimeo.com/11461692

Je suis triste de pas avoir reçu l’offre de poser en tenue indécente sur le cover d’un magazine

août 26, 2010

Je me retrouve dans le numéro du Libraire août-septembre, dans une vidéo de la splendide Cindy Cinnamon et dans Merb, le site préféré des amateurs d’escortes de Montréal. J’étais toute joyeuse de savoir, grâce à un ex client fier de moi, qu’il y avait une discussion à propos de mon livre Escorte sur ce site.

Je vous copie-colle un des commentaires retrouvés sur Merb:

Pat98 : « Hé, hé trop drôle ! Je viens aussi de commencer ! J’ai pogné le livre à Renaud Bray il y a quelques jours.

Pour l’instant (genre 2-3 chapitres), je trouve le style épuré, pas vulgaire et ça se lit bien et facilement. C’est très direct, presque comme un gars qui parle (et c’est bien!)
Ce que je trouve intéressant, pour l’instant (très loin d’avoir fini) c’est de ressentir son vécu et donc de voir le « hobby » de son côté de fille… »

Merci Pat98!

Chronique vidéo de Cindy Cinnamon et Jean-Luc Audet :

http://joseyarsenault.com/fr/blogue/cindyjean-luc/vendredi-sexe-2010-08-18.html

Escorte en ebook :

http://librairie.immateriel.fr/fr/ebook/9781926745428/escorte

Le journaliste a même indiqué que j’avais une voix sexy

août 23, 2010

J’ai pas voulu me rendre toute seule au dépanneur pour acheter le journal Photo Police, parce que je suis sur le cover et que le gros titre est Escorte pendant deux ans Mélodie Nelson – native de Repentigny – prépare un autre bouquin à succès. Mon frère Gabriel a décidé de m’accompagner et de crier dans le dépanneur : « Aie c’est ici qu’on venait s’acheter des bonbons quand on était petit. Aie c’est ma sœur dans le Photo Police! » Je suis devenue rouge rouge rouge, mais j’ai trouvé cute mon frère d’attirer l’attention de la jolie caissière et de tous les vieux messieurs en chemises à carreaux.

Nous avons fait les mots croisés à la fin du journal, après avoir lu l’article sur moi au complet, et l’article sur le pharmacien qui disait à ses employés de toucher son pénis.

La bière ça ne brûle pas

août 18, 2010

Ma copine Misha m’a prêté un livre d’Amin Maalouf, et à l’intérieur du livre, j’y ai trouvé cette carte. Le message à l’intérieur: « Cargoes may get damages; ships may get stuck, cranes may get broken, Stevedores may go on stroke, all things may go wrong, but as long as there is spirit, there will always be spirit of celebration. Thanks for the drinks guys. »