Archive for the ‘family power’ Category

Deux bébés Jack Russell en 2011?

décembre 29, 2010

Mes parents m’ont donné un coussin Laissez Lucie Faire pour Noël. J’ai décidé que je n’avais pas le choix d’avoir deux vrais bébés Jack Russell pour matcher avec le coussin. Quelques verres de champagne plus tard, mon frère Philippe a brandi un sac devant moi et il m’a dit que c’était de la coke. Trop fatiguée pour y voir quoique ce soit d’autre que de la neige, je lui ai juste demandé combien ça lui avait coûté. Il m’a donné un coup – mon frère est très physique, il fait des calins à ma maman chaque dix secondes, et moi je récolte les bleus -, puis il m’a fait remarquer que c’était un sac rempli de mini guimauves à ajouter dans une tasse de chocolat chaud.

Quand je suis fatiguée et saoule, je ne suis bonne qu’à flasher mes boules – mais pas en famille – et qu’à manger les chocolatines prévues pour le lendemain matin.

Coussins extra hot : http://www.laissezluciefaire.com/

ADN de voyeuse?

décembre 2, 2010

J’attends ma maman, sagement, en jupe longue et cache-cœur orange mangue. Elle vient luncher avec moi, chez Soupsoup, et après nous bouquinerons sur la rue Masson. Elle veut se trouver un dictionnaire de Scrabble.

(Mes parents sont fanas de Scrabble depuis un an, c’est le plus beau couple du monde entier, même quand ils se chicanent par rapport à l’orthographe d’un mot.)

Quand ma maman arrive, elle dit qu’elle doit absolument me montrer un mec qui écoute la télé chez lui, tout nu: « Ses rideaux sont pas fermés. Mais il est cute. C’est pas offensant pour les yeux. »

Fierté au café espagnol extra sucré

septembre 26, 2010

Après quelques discours vides à la « Je sais que vous avez un bel avenir parce que vous avez tout un alliage de qualités » et « Être un homme, c’est être responsable. », et des discours plus cool que j’ai raté parce que je lisais Imperial Bedrooms et que je prenais en photo mon verre de café, mon frère Gabriel me demande si j’ai trouvé certains étudiants mignons. Je dis : « No way, ils sont tous trop jeunes. Et les professeurs, trop vieux. Une des filles qui a étudié avec toi a un mec qui a une superbe chemise mauve, mais il se ronge vraiment trop les ongles. »

Gabriel embrasse quelques pétasses, je montre ma bague en capsule de bière à quelques personnes, et nous nous rendons tous ensuite au Da Toni, boire du vin qui sent le grand-père, et se délecter du meilleur et plus sucré café espagnol du monde entier.

J’aurais voulu rencontrer un chien sherbrookois

septembre 26, 2010

 

Mon frère Philippe et moi suivons un pick-up avec un orignal mort pendant deux heures, avant de finalement arriver à l’Université Sherbrooke. Nous passons devant la Taverne Alexandre, l’Animalerie Pacha et le Tapageur : « Un mec sympa m’a recommandé de sortir là ce soir ! Hey il n’y a pas de chiens dans la rue. Est-ce qu’il y a des chiens à Sherbrooke ? »

Devant un écran qui montre une vidéo d’élèves couchés dans l’herbe qui étudient, d’élèves à la bibliothèque qui étudient, d’élèves dans les escaliers qui étudient, je bois une boisson énergétique. Je trouve ça dommage qu’il n’y ait pas de vidéo d’élèves qui se saoulent ou qui sont déguisés spécialement pour des initiations. Mon papa trouve la chanson qui accompagne la vidéo, Time of your life de Green Day, très belle. Il a déjà quasi les larmes aux yeux, en pensant à mon frère Gabriel qui se prépare à recevoir son diplôme de bacchelier en droit.

Je me vante en buvant du Gatorade aux framboises bleues

septembre 26, 2010

Je suis très fière de vous montrer mon premier livre. À trois ans et quatre mois! Ça s’appellait, selon ma maman, « L’histoire d’une grosse madame avec une robe très colorée ». Je vous montre la première page. La dernière: la grosse madame part magasiner avec une copine et elles ont toutes les deux des grosses sacoches. À pois.

J’ai aussi trouvé un vieux t-shirt avec la face de Johnny Depp dessus. Il ne me fait plus bouhouhou. Mais je pense le garder comme doudou.

Moi je ris trop

septembre 26, 2010

Après avoir mangé trop de croissants et bu du vin rouge comme si c’était aussi essentiel que du café au lait un dimanche d’après-midi, je regarde des dessins que ma maman a conservé dans des boites. Je trouve qu’à cinq-six-sept ans j’étais très bonne et pleine d’imagination (des canettes d’Orange Crush qui poussent dans des arbres ! des Calinours invités à des parties de balle-molle !)

Pendant que je me demande pourquoi je ne suis pas devenue illustratrice de livres pour enfants ou designer de mode, ma maman corrige des rédactions de ses élèves de neuf ans. Elle m’en lit des extraits : « J’adore tricher. », « Je suis célèbre parce que je mets des vidéos sur youtube. ». Et un plutôt tristounet : « Je suis mature parce que je ne ris pas beaucoup. »

Aventures à L’Assomption Part Trois : Watatatow et la Vierge

septembre 20, 2010

Tous les anciens élèves sont invités à visiter les locaux ou ils ont laissé de la gomme sous les pupitres. Je marche avec des copines, trop saoule, rigolant pour rien et lisant La Huitième Gorgée, de Valérie Carreau, dès que je trouve ça plate, être debout à regarder des murs beiges.

(Il n’est pas nécessaire de boire pour apprécier La Huitième Gorgée. C’est touchant, ça fait parfois frissonner comme le bruit d’une craie sur un tableau, et c’est vrai que le style fait Raymond-Chandler-se-déguise-en-Martha-Stewart.)

En descendant dans la crypte, ou plein d’anciens prêtres sont enterrés, Magalie me raconte comment elle a rencontré son mec : « Je venais de déménager en Gaspésie. De la fenêtre de mon bureau, je voyais un gars de la construction qui avait une super belle paire de fesses. Un de ses amis nous a suggéré de luncher ensemble et depuis nous avons deux enfants. J’ai accouché il y a trois mois, c’est pour ça que je suis encore grosse. » Je lui dis qu’elle est toute rayonnante, et c’est vrai, elle a l’air vraiment heureuse et bien et ça me donne trop envie de donner des calins à tout le monde, de voir quelqu’un de sincèrement heureux et bien. Je m’approche d’une statue de la Vierge Marie, je dépose un verre de vin comme offrande à ses pieds, je l’entoure de mes bras, et fuck, je la fais basculer de son socle. J’ai peur intensément pendant trois secondes et une gentille copine m’aide à la soulever et à la replacer : « Mais euh tu as brisé son chapelet. »

De retour dans la salle ou nous avons mangé des pâtes noyées dans de la sauce fluo, une des organisatrices de la soirée, vêtue d’une jolie robe crème, annonce des concours : « Faut que vous chantiez la chanson de Watatatow! » et « Faut que vous me nommiez des poètes que nous avons étudié dans nos cours de français! » Elle ne me croit pas quand je dis que nous avons analysé Rimbaud. Trop saoule, je commence à frustrer et à faire le gros bébé : « Mais le professeur avait adoré mon analyse du poème Voyelles. Et nous parlions de Jean Leloup et de Nadine Bismuth ensemble.» De peur que je recommence à crier « Salope! » comme une heure plus tôt, elle accepte que je sois la surdouée des souvenirs de poètes étudiés.

Vanessa me propose d’appeler mon frère pour qu’il vienne nous chercher, parce qu’elle est en manque de Sudafed, et que moi j’ai l’air trop white trash. Nous sortons de la salle, ou une secrétaire nous attend, souhaitant que nous signions le livre d’or du Collège. Je fais pas trop attention, et je signe Mélodie Nelson, sur le tiers d’une page, avec un cœur sur le i. La madame commence à me disputer parce que j’ai écrit trop gros mon nom et je n’en reviens juste pas, de me faire critiquer sur ma signature, je lui réponds des conneries – oubliées depuis, thank God – . Vanessa me prend le bras, et m’entraîne à l’extérieur du Collège. Deux mecs me parlent de génie civil, de mon image sur Twitter et de feux d’artifices. Je me calme et je suis Vanessa, jusqu’à l’auto de mon frère, qui nous attend, à la sation-service.

Nous allons reconduire Vanessa, puis je supplie Philippe de s’arrêter au McDonald. Nous nous rendons finalement au Tim Hortons. Je me sens tout à coup super bien, encore saoule, mais en sécurité, dans ma petite bulle à moi, à écouter mon frère parler de Jack Daniels et de la Russie, et j’oublie mon beigne extra costarde dans son automobile.

Fin des aventures à L’Assomption – De retour aux séances de masturbation demain.

Aventures à L’Assomption Part One : tracteurs et armes à feu

septembre 20, 2010

Mon frère Philippe vient me chercher dans le stationnement du centre commercial de Place Versailles. Je suis avec Vanessa, à parler de ma robe qui m’empêche de respirer sinon elle va se déboutonner all the way down jusqu’à ma petite culotte, et du rêve étrange que j’ai fait la veille.

(Dans mon rêve, j’étais chez mes parents et j’avais invité des copines de l’école secondaire à faire un débat « Pour ou contre les armes à feu? ». J’étais pour et je me moquais de celles qui étaient contre, même si leurs arguments étaient bons. Nous nous sommes toutes changées dans ma chambre. Rendues au pré-conventum dans des robes de mariées cheap, nous avons pique-niqué dans le stationnement et une fille tentait de nous convaincre qu’il fallait manger de la guimauve et du chocolat pour ne pas avoir mal à la tête le lendemain.)

En fouillant dans ma sacoche, à la recherche de sucettes, j’apprends à Philippe que Claire, son ex, a fait un gros accident d’auto lors d’un festival de country. Il me demande si elle est blessée, je hausse les épaules, et il me demande si mon Premier Mari va se rendre au pré-conventum du Collège de L’Assomption. Je réponds que je suis sûre que non. Vanessa avale un comprimé de Sudafed : « Est-ce que je vais pouvoir boire même si je prends des médicaments? » Je dis que j’ai même pas envie de boire, moi, et que j’ai hâte de voir si un de mes profs préférés a encore les cheveux frisés.

Sur la route, nous croisons un mec sur un tracteur, et des vaches. Je suis aux anges. Je me souviens des après-midis d’examens scolaires, en juin, ou je me rendais du Collège à chez moi en traversant des champs de maïs avec Amandine et Aurore. Nous nous arrêtons au dépanneur d’une station-service, le temps que je fantasme sur les Red Bull sugar free et que Vanessa s’achète des tampons.

Vingt-trois degrés sous le soleil en septembre

septembre 13, 2010

Samedi il fait chaud, je suis en maillot rouge style Baywatch babe sur le quai du chalet de mes parents. Je devine que c’est le dernier weekend que je passerai à faire des bulles nue pieds, le dernier weekend à donner des morceaux de pain à des canards gloutons, à baiser sur le quai en espérant qu’un bateau de joueur de hockey va passer, et le dernier weekend à me disputer avec le voisin parce qu’il a construit un cabanon aussi gros qu’une maison, et ça cache le lever du soleil, quand mes parents se lèvent à six heures du matin, et je n’aime pas les gens qui chagrinent mes parents.

Le journaliste a même indiqué que j’avais une voix sexy

août 23, 2010

J’ai pas voulu me rendre toute seule au dépanneur pour acheter le journal Photo Police, parce que je suis sur le cover et que le gros titre est Escorte pendant deux ans Mélodie Nelson – native de Repentigny – prépare un autre bouquin à succès. Mon frère Gabriel a décidé de m’accompagner et de crier dans le dépanneur : « Aie c’est ici qu’on venait s’acheter des bonbons quand on était petit. Aie c’est ma sœur dans le Photo Police! » Je suis devenue rouge rouge rouge, mais j’ai trouvé cute mon frère d’attirer l’attention de la jolie caissière et de tous les vieux messieurs en chemises à carreaux.

Nous avons fait les mots croisés à la fin du journal, après avoir lu l’article sur moi au complet, et l’article sur le pharmacien qui disait à ses employés de toucher son pénis.