Archive for the ‘copines extras’ Category

Moi je reste encore perturbée par celui qui pleurait en remplissant de foutre des condoms

mars 10, 2010

J’ai une copine dont je tairai respectueusement le nom qui a déjà effectivement choisi de ne plus jamais revoir un mec ever parce que lorsqu’il jouissait, il faisait un bruit style yogi-qui-atteint-le-nirvana. Oooooooooooom.

http://postsecret.blogspot.com/

Baiser un légume et un Panaméen

mars 5, 2010

Chez Amandine, ça sent les muffins, et le potage aux légumes, je l’embrasse, sur les joues, je lui fais un calin, je m’excuse de mon retard, elle n’a pas l’air contrariée du tout, et elle me dit qu’elle me trouve sexy en jeans. Je suis trop contente qu’elle m’ait invitée à déjeûner chez elle, nous devions nous rejoindre dans un restaurant à deux rues d’ici, mais elle s’est levée tôt et a préféré cuisiner dix mille trucs. Elle me fait bouffer un muffin et après elle dit oh j’ai rajouté plein d’ingrédients naturels dedans, il y en a un qui donne envie de faire caca genre dix fois dans la journée, j’espère que tu n’auras pas envie dans l’autobus. Amandine, c’est ma copine extra qui réussit à être sexy même quand elle se mouche, qu’elle parle de caca ou qu’elle se plaint du plancher à refaire dans son appartement.

Elle coupe une carotte, avant de déposer les morceaux dans une marmite, et ça me fait penser à la grosse carotte qu’elle fait semblant de sucer, sur une de ses photos de voyage au Panama. Je lui demande si elle se souvient des rumeurs, lorsque nous allions à l’école secondaire, sur une fille que-je-trouvais-insupportable-parce-qu’elle-aimait-le-même-guitariste-poilu-super-bon-en-mathématiques-mais-pas-pour-frencher-que-moi. Je lui rappelle que plein de monde racontait qu’elle se masturbait avec un concombre. Amandine fait une drôle de grimace, et je dis non pas toi aussi, tu prenais un concombre dans le réfrégirateur de ta maman et tu te le rentrais, je peux pas t’imaginer. Elle dit non mais un de mes ex, quand je prenais un bain avec lui, m’a obligée à fermer les yeux et il m’a rentré un énorme objet dans la chatte, et quand j’ai ouvert les yeux, j’étais un peu traumatisée de voir que c’était une courgette, avec un condom dessus, j’aurais comme jamais choisi de me faire baiser par un légume je pense.

Je sors les ustensiles, elle verse du potage dans un bol, et s’assoit avec moi. Je commence à lui raconter la fois ou un mec m’a demandé de me rentrer un poudrier dans la chatte, mais elle m’interromps oh pendant mon voyage j’ai sucé un mec, celui sur la photo ou je caresse des petits chats tout sales, il habitait dans une grosse maison et la chambre pour les invités était juste à côté de celle de sa gouvernante, ou de sa nanny, en tout cas, et je voulais pas avaler son sperme, alors je suis sortie super rapidement, je voulais cracher dans le lavabo de la salle de bain, mais au lieu d’ouvrir la porte de la salle de bain, j’ai ouvert celle de la chambre de la nanny, il était deux heures du matin, elle était réveillée, je pense que nous faisions trop de bruit depuis super longtemps, et j’ai tellement été surprise de la voir, que j’ai tout craché le sperme par terre, maintenant je suis sûre qu’elle pense que toutes les Canadiennes sont des whores. Je rigole et je dis si elle t’avait entendu jouir dix minutes avant, je pense qu’elle le pensait déjà, pétasse.

Reviens vite parler de sodomie avec moi, Gorgeous

février 28, 2010

En visite à Hull, chez une amie qui a un bébé qui fait des crises aux quatre minutes pendant la nuit, ma copine extra Sarah Lee est épuisée, prête à demander une ligature des trompes dès son retour à Montréal. Elle me résume les attractions touristiques du coin comme ça :

« On est allés visiter le Parlement. Syrine, l’étudiante qui faisait la visite guidée, avait le ton et les manières les moins naturelles au monde et elle avait clairement l’air de se crosser le soir en rêvant de devenir Emmanuelle Latraverse. » Sarah Lee

De Miss Réglisses Rouges à Super Nanny à frange

février 23, 2010

Quand j’avais seize ans, j’étais monitrice au camp de jour Carowanis, un camp de jour pour diabétiques ou il fallait chanter l’hymne canadien tous les matins et ou les autres moniteurs me détestaient parce que je ne parlais pas de voitures avec eux, et que je n’acceptais pas d’aller dans le bois pour me saouler à tous les soirs (j’étais une jeune fille de seize ans responsable et respectable, je portais des granny panties trop souvent et je mangeais du pudding au chocolat en cachette à la cafétéria, à minuit, en espérant pouvoir me crosser un peu plus tard sans faire trop de bruits, les doigts noyés dans ma mouille). J’avais une seule copine : Coralie, qui n’était pas capable de se brosser les dents toute seule, mais qui partageait ses bâtons de réglisses rouges avec tous les moniteurs qui se piquaient pas à l’insuline.

Et ce soir, je la revois enfin, après trois ans sans martini à la vanille en sa compagnie, parce qu’après ses études en psychologie, elle est partie en France avec un mec qui lui promettait chateaux, mer, et plus jamais d’hiver à moins vingt degrés Celsius. Je la rejoins au Confessionnal, elle est avec des copines que je ne connais pas, des copines d’université, et je remarque qu’elle a maintenant une frange qui cache ses yeux exhorbités. Elle me prend dans ses bras, elle s’exclame je suis trop contente d’avoir eu une conférence sur l’hyperactivité à laquelle assister, ici, je reste jusqu’à vendredi prochain, nous devrions nous voir tous les soirs et aller faire de la raquette en forêt. Elle me dit j’habite dans une chambre au sixième étage, dans le quinzième arrondissement, et l’autre jour je prenais une douche et j’ai vu un putain d’ouvrier polonais me regarder, de la fenêtre sur le toit, j’avais encore du shampoing dans les cheveux, mais j’ai crié et appelé les policiers, ils ne comprenaient rien, à cause que j’étais affolée et que j’avais un trop gros accent québécois, tout le monde veut me voir toute nue, c’est comme mon voisin qui était rentré chez moi quand j’habitais à Verdun, il m’attendait en souliers de courses Adidas tout nu sur mon sofa, et mon guide touristique quand je suis allée en Afrique du Sud, et les papas qui envoient leurs enfants hyperactifs à mon cabinet, c’est fou.

Je vais au bar me commander un autre gin tonic, un peu étourdie, deux mecs regardent le grand écran plat, suspendu au-dessus des dizaines de bouteilles de rhum et de vodka et de liqueur de cassis, une partie de curling aux Jeux Olympiques y est projetée. Les deux mecs critiquent les cuisses des joueuses, en disant tous deux vouloir se taper la capitaine de l’équipe canadienne, une total MILF au regard de dominatrice-sous-les-draps. Je remonte un peu ma robe bustier sur mes seins, j’attends en dansant un peu sur le rythme d’une chanson de Kylie Minogue, et je retrouve Coralie, et ses copines toutes habillées en tenues noires griffées avec sacoche style clutch en paillettes. Coralie me glisse qu’elle va peut-être jouer dans une téléréalité, et devenir la Super Nanny française, parce que celle qui jouait ce rôle avant est morte du cancer ou d’un truc too bad comme ça.

Je suis super fière d’elle, mais je ne sais pas de quoi lui parler, je ne connais rien à l’hyperactivité des enfants, et je m’en fouette des ouvriers polonais qui la regardent de son toit, ou de l’accent parisien qu’elle tente absolument d’imiter à la perfection. Je lui dis qu’elle a une jolie bague en forme de fleur au doigt, et je lui demande ce qu’elle pense de mes gros seins, elle qui me connaissait encore plus plate que Kate Moss. Je lui dis que mon mec adore se crosser entre eux et me jouir sous le menton, je lui dis que j’ai très envie de retourner chez moi, tout de suite, pour aller promener Marquis mon pit-bull, et utiliser de la colle à faux cils pour me foutre des pasties en forme d’étoiles sur les tétons, mais demain, promis, faut s’appeler et se louer des raquettes pour se la jouer coureuses des bois modernes.

One week ago avec une sucette au bubble gum entre mes lèvres glossées

février 22, 2010

lecture : Marisa Acocella Marchetto, Cancer Vixen

gaffe de la semaine : parler à une gentille géante de son chat que je trouve trop mignon, mais qu’elle a euthanésié la veille

Année du Tigre et du Pit Bull dévoreur de chats

Depuis deux ans, Sarah Lee organise un souper pour le Nouvel An chinois, parce qu’elle est juste trop cool et qu’elle est plus du genre à célébrer la Journée du Lait de Soya que l’Arrivée du Messie. C’est la première fois que j’y participe, et cette année, c’est chez Rachelle. J’arrive la première, je m’extasie devant son coussin avec une face de chien cousue dessus, Rachelle me dit qu’elle l’a acheté pour deux dollars chez Urban Outfitters, et elle prépare une salade, pendant que je lui parle de ma nouvelle bête, Marquis, un pit-bull d’un an et demi battu par son ancien maître, un pit-bull tout tendre même quand il détruit une dizaine de jouets-qui-font-squeaky-squeaky en trente minutes. J’imagine Marquis dormir collé contre ma chatte Paprikalicious dans un siècle environ.

Sarah Lee et Praline arrivent avec de l’emmenthal, du gruyère et des jelly beans au martini. Praline essaie mes bottillons rouges, et elle annonce qu’elle est trop fatiguée de sa journée passée au palais de justice, à dessiner des criminels, pour se saouler ce soir. Elle trinque quand même au chardonnay avec nous et je demande à Sarah Lee si elle a des potins de librairie à me raconter. Elle dit que tout le monde est plate, qu’elle désespère un peu d’être encore là, elle dit j’ai pas de talent, je peux pas faire autre chose, je comprends rien à mes cours, j’apprends tout par cœur, je suis déprimée, c’est le mois de février, et je dois porter du orange et du brun au mariage de la sœur de mon chéri Canadien Anglais. Elle commence à râper le fromage à toute vitesse. Je lui dis ta gueule, tu sais bien râper le fromage, c’est un talent ça, et tu as la plus belle peau du monde, tu poses de meilleures questions que Christiane Charrette quand tu décides d’être extra curieuse, tu sais faire des sushis en deux fois moins de temps que moi, et tu prends des belles photos d’oiseaux morts. Praline ajoute et tu as des cheveux cannelle.

Hula-Hoop et testament pour les stars avant leur trentième année

Sarah Lee contourne le comptoir de la cuisine et me touche les seins, est-ce qu’ils ont grossi little pea. Je lui dis non, tu me demande toujours la même chose, c’est parce que tu vois bien mes tétons tout durs à travers ma robe que tu penses qu’ils ont grossi. Elle les touche encore un peu, et elle dit je veux que tu écrives dans ton testament que tu me donnes cette robe-là ok. Jude Law arrive, avec des hula-hoop homemade et son t-shirt mauve I love my wife. Je regarde les seins de mes copines qui se déhanchent avec le hula-hoop qui se balance contre leurs hanches, je me ressers un verre de chardonnay, et je parle du film sur la vie de Gainsbourg, déjà au cinoche en France. Patrice me dit Laetita Casta est super belle en Brigitte Bardot, ostie Brigitte Bardot maintenant elle est vraiment laide, les stars comme ça elles devraient mourir avant leur trente ans. Je lui donne un coup sur l’épaule, Sophia Loren, elle, elle est belle même à soixante-dix ans et elle n’a pas l’air d’être trop charcutée par les chirurgiens.

Crème au chanvre et chlamydia dans les yeux

Praline s’assoit devant moi, à la table, elle met du confit d’oignons sur un morceau de pain. Rachelle confie que c’est son papa qui fait son épicerie. Sarah Lee rajoute de l’eau du robinet dans son hula hoop pour qu’il soit plus lourd. Elle se fout de la crème au chanvre sur les mains et les fait sentir à tout le monde. Nous mangeons ensuite de la fondue au fromage, je compte les morceaux de pain que je grignotte, je veux avoir le ventre plat pour me sentir excitante toute nue après, et je parle des nains dans la porno avec Patrice, qui remplit généreusement mon verre de vin à chaque fois que je le termine, entre deux phrases sur les éjaculations faciales, elles peuvent propager la chlamydia quand le sperme rentre dans les yeux, les baises dans une piscine ou sous la douche, et les recettes de soupe indienne à base de lait de coco. Sarah Lee dit moi je veux baiser dans un lac mais mon Canadien Anglais veut pas parce qu’il y a des algues desfois.

Mimer le boxing day et un marteau dans les culottes

Jean-Michel arrive à vingt-et-une heure, il fume une cigarette sur le balcon avec Praline, pendant que nous commençons une partie de Cranium. Je fais la chiante, je dis je ne veux pas jouer, je suis pourrie aux jeux de société, mais Sarah Lee m’oblige à participer, en me touchant encore les seins, je suis total hypnotisée par ses mains qui sentent le chanvre. Je dois mimer l’expression boxing day, je donne des coups dans le vide, et Patrice ne devine pas ce que je mime, je me verse plus de vin blanc et je grogne. Sarah Lee épelle le mot professionnel, et Rachelle confie qu’elle donne trente gouttes par jour d’un produit homéopathique à son mec, sans qu’il ne le sache. Elle nous amène la bouteille, Sarah Lee crie mais c’est pour augmenter sa libido, et Rachelle dit je veux faire l’amour plus qu’une fois par jour, sans sentir que je le viole, je veux un bébé, comme mes voisins, ils ont une petite fille qui se met plein de boucles dans les cheveux et un petit gars qui fout tous ses outils de construction dans ses culottes et il prend une grosse voix de trucker quand il parle.

Je quitte avec une sucette à la bubble gum dans la bouche, pour échapper à la délicieuse torture de grossir de dix kilos en mangeant les gauffres au chocolat de Sarah Lee et Jude Law, je ne veux que me faire bourrer par une queue maintenant, pas par des trucs trop sucrés pour ma ligne de drunkaholic.

Blanches et pures comme de la coke

janvier 4, 2010

Kir royal et bientôt que de la vodka cachée dans un flacon d’alcool de pétasse

Marissa m’oblige à mettre une de ses robes extra courte jaune serin. Elle couvre mon cou et mon dos, mais elle dévoile trois centimètres de mon cul. Marissa dit qu’il faut profiter de l’absence d’Alexandre Le Grand et de Belle-Fille Première, partis au cinoche, pour se la jouer pétasses de luxe et se faire payer des drinks dans le bar de son hôtel montréalais favori.

Nous nous racontons nos réveillons, je lui confie que j’ai pleuré sur les genoux de Betty, le premier de l’An, à une heure du matin, j’avais juste l’impression que tout se passait trop vite, et que je détestais déjà janvier parce qu’Alexandre Le Grand souhaitait que nous cessions de boire pendant genre deux semaines, dès que sa fille retournerait chez sa maman. Marissa dit what the fuck, nous boirons de la vodka, ça sent pas, il devinera pas que tu te saoules encore et je t’apprendrai à cesser de faire des petits yeux de cochonne quand tu as trop bu, et à garder le dos droit et les jambes croisées comme une dame, dès que tu commences à être saoule, tu es style poupée de chiffon, les seins trop par en-avant, et les petites culottes super visibles. Je l’embrasse, et je trempe mes lèvres dans mon kir royal, contente de retrouver ma copine extra, après une semaine sans nous savonner sous la douche le matin.

Elle me raconte qu’elle n’a pas offerte d’escorte à son mec, finalement, elle n’a pas osé, bientôt, bientôt, dans une semaine, ou deux, ou pour son anniversaire, dans un mois. Elle dit mais nous avons baisé toute une journée, devant une caméra installée sur une pile de cinquante National Geographic genre. Elle dit je recommence à travailler juste dans une semaine, alors c’est pas grave que ma chatte soit trop défoncée, j’aime pas les histoires de famille de mes clients, pendant le temps des Fêtes, j’aime pas qu’ils me demandent ce que mes parents m’ont donné comme cadeaux et si mes cuisses sont pas un peu plus grosses qu’avant à cause de la tourtière au chevreuil de ma grand-mère.

Le sosie de Hugh Dancy est super sympa

Nous buvons un autre kir royal, avec le barman, un copain de Marissa, je lui dis à trente reprises qu’il ressemble à Hugh Dancy, et il me fait un clin d’œil craquant à chaque fois. À dix heures, Marissa trouve que le bar est ennuyant, et trop vide, alors elle téléphone un autre de ses copains et nous nous invitons chez lui. Elle promet au mec que nous sommes les plus belles filles du mois de janvier, le teint blanc comme la coke et les jambes douces sous des bas collants translucides. Je lui mords un bout d’oreille et je lui rappelle que je quitterai tôt, demain je vais à l’aéroport, c’est le départ de Belle-Fille Première, après deux semaines au Québec, elle retourne à Lyon.

Bibliothécaire cochonne et grand-mère sadique

Nous hélons un taxi, le chauffeur dit qu’il dormait presque avant de nous sentir, à dix mètres de lui, il a le nez pour les femmes. Marissa soupire, et écoute ses messages sur son cellulaire. Le chauffeur me regarde et il me raconte le dernier film qu’il a visionné, il y avait une fille habillée comme une bibliothécaire, avec des lunettes, une jupe droite et une blouse attachée jusqu’au dernier bouton, et un mec était avec elle, et la fille a retiré son habit de bibliothécaire et elle était toute en latex, une vraie sadique, en latex noir, et elle a obligé le mec à se coucher sur son lit, et elle l’a frappée, et après elle a appelé sa grand-mère et sa grand-mère a monté sur le mec et elle l’a violé.

Faut vérifier la définition d’une orgie dans le dictionnaire

Je demande c’est quoi le nom de ce film-là. Le chauffeur continue en me disant aie et j’ai déjà vécu une orgie, excuse-moi si le terme est trop cochon, je veux offenser personne, j’ai vécu une orgie à trois genre, j’étais avec une fille et une Russe que je connaissais depuis deux semaines, je la ramène chez moi ok, je pensais avoir à la travailler un peu, j’avais rien à lui faire boire mais je voulais la baiser.

Marissa me donne un coup sur la cuisse, en roulant des yeux. Le chauffeur dit mais la fille, je te jure, elle est arrivée chez moi et elle s’est déshabillée, sans que je lui dise de faire ça, je te jure, et là elle était sur moi, mais j’y arrivais pas, j’étais fatigué, je débandais, alors la fille elle s’est levée et elle est sortie de ma chambre et elle est allée au salon, mon frère écoutait la télé, elle a rentré sa main dans sa culotte, comme ça, man, comme ça, mon frère était trop surpris, et elle a dit oh my God that’s what I wanted, elle voulait la grosse queue de mon frère, elle s’est mise à me pomper et à pomper mon frère aussi, et la queue de mon frère est devenu super grosse et super dur, elle m’a repoussée et elle a sauté sur mon frère, elle l’a baisé devant moi, man, mon frère, une vraie nympho, elle avait vraiment besoin d’une queue, et après elle est partie.

Marissa lui dit que nous sommes arrivés à l’adresse désirée, le chauffeur de taxi s’arrête, mais il continue à parler, en nous regardant dans le rétroviseur, et il dit deux jours après, elle m’appelle, la Russe, et elle me dit qu’elle est pas capable de marcher tellement mon frère l’a déchirée, man, je l’ai plus revue après, une vraie orgie, man, j’y avais jamais pensé, de vivre une orgie, je suis pas un pervers, je me promène pas dans la rue en pensant à baiser toutes les filles que je croise. Marissa le paie, ouvre la portière et affirme d’une voix de pétasse en total contrôle, connard tu es peut-être cute, mais une orgie c’est pas un mec qui regarde son frère se faire branler, tu m’en reparleras quand tu te feras ouvrir le cul pour que le caissier du dépanneur proche de chez toi se décapsule une bière.

Et perfectionner l’art de la pipe, toujours

décembre 31, 2009

Je me souviens plus de mes résolutions de l’an dernier. Je sais juste que j’ai appris à me démaquiller tous les soirs, même quand j’avais bu jusqu’à trois heures du matin, et j’en suis très fière. Pour 2010, je me donne cinq défis :

1. Arrêtez de finir les drinks des autres et de me vanter ensuite que j’ai juste bu deux gin tonic (quand en fait le total est deux gin tonic, plus la moitié d’une bouteille de vin rouge, plus le tiers de cinq Cosmo, plus quelques gorgées de bière blonde).

2. Ne plus jamais conseiller mes copines en amour (j’étais la seule pétasse à encourager une copine à donner dix mille chances à un mec qui s’est finalement révélé un putain de narcissique qui disait je t’aime à dix femmes différentes en dix minutes).

3. Me lever plus tôt tous les matins et faire de l’aérobie devant The Maury Show.

4. Recommencer à boire deux litres de thé aux perles de jasmin et aux roses, pour avoir un plus joli teint.

5. Prendre rendez-vous chez le dentiste.

Que vous buviez du Perrier avec une paille en forme de pénis ou du champagne, je vous adore et je vous souhaite une superbe année 2010.

Bisous! Bisous!

Mélodie Nelson

Des filles en vacances et de la dinde aux agrumes

décembre 30, 2009

Devant une salade d’épinards sans épinards, une dinde aux agrumes et une assiette de fromage, à l’appartement d’Amandine, je revois avec joie Myriam et Aurore, une copine de collège privé, je l’embrasse et je parle de mes cheveux trente minutes, avant de lui dire que son collier est vraiment très joli. Amandine me présente Tara et Emmanuelle, et Tara demande asap un verre de vin blanc, elle a eu une journée terrible. Elle travaille dans un institut psychiatrique, et un schizophrène lui a raconté qu’il avait un bouchon coincé dans son cul et qu’il devait enculer quatre filles pour que le bouchon disparaisse. Il a regardé attentivement Tara et il a ajouté qu’elle serait son complice, qu’elle le veuille ou non, et qu’elle sodomisera des filles avec des manches à balais. Tara a prévenu des policiers, légèrement paniquée, mais comme le fou n’était pas une menace immédiate, les policiers ne pouvaient rien faire.

Emmanuelle cherche les verres à vin. Tara dit il faut trop que je me trouve un mec bientôt, ces temps-ci je reçois des compliments de la part que d’itinérants, de toxicomanes et de psychopathes. En caressant le chat d’Amandine, je demande à Aurore si elle se souvient de Sébastien, un mec de notre collège privé qui tripait cristaux, chakras, et billets de loto. Je rappelle à Aurore qu’il était sorti avec Laura et que son papa possédait une pâtisserie, dans la ville de Charlemagne, et je leur annonce qu’après notre rupture, Premier Mari et Sébastien ont partagé un appartement. Sébastien brûlait de l’encens à tous les jours et avait viré total schizophrène : il avait démissionné de son travail parce qu’il était certain que tout le monde se moquait de lui et de son odeur, il changeait vingt fois par jour de caleçon parce qu’il pensait qu’il suintait de la raie. Je ris en racontant ça, mais je trouve ça terrible anyway, le pauvre mec avait consulté un tas de médecins, qui lui affirmaient qu’il n’avait pas de problèmes de raie, il était sûr que c’était un complot, il parlait à des gens invisibles et il croyait devenir un joueur de hockey multimillionnaire d’ici deux ans, alors qu’il n’avait pas patiné depuis un siècle.

Aurore n’en revient pas, elle me parle un peu de son stage, dans un hôpital montréalais, ou les médecins baisent avec plus d’infirmières que dans Grey’s Anatomy. Nous trinquons aux prochaines vacances d’Amandine, qui quitte dans deux jours pour le Guatémala. Aurore rigole et elle dit Amandine baise avec trop de mecs en vacances, au Costa Rica, elle a utilisé une boite complète de condoms, et nous dormions dans des lits superposés, j’étais sous elle et elle ramenait des mecs qui pleuraient en jouissant tous les soirs. Amandine dit arrête, le Guatémala et le Costa Rica, c’est super différent, au Guatémala, ils sont plus comme inspirés par la nature que par les margaritas au petit déjeûner. Emmanuelle s’empresse de dire tu te trouveras un mec qui aime la nature pour baiser en regardant des plantes exotiques, c’est tout. Amandine dit non je ne vais pas en voyage pour baiser, je vous jure, je baiserai même pas. Nous parions toutes sur le nombre de queues qui vont la défoncer, et nous lui faisons promettre de nous dire toute la vérité à son retour, dans deux semaines.

Certaines disent jus de raisin, d’autres disent eau de javel

décembre 22, 2009

« Si jamais tu parles de Sarah Lee dans ton blogue, tu peux dire que son Jude Law a un sexe qui sent tout le temps le jus de raisin. T’sais, là, le bon jus de raisin Welch’s. Au début ça me mystifait, je pensais qu’il suintait vraiment du Welch’s; j’ai fini par réaliser que c’est juste notre détergent, finalement. Mais me semble que ça sent pas le jus de raisin, sur moi… »

Sarah Lee

Je rêve que je suis une bûcheronne à violer

décembre 16, 2009

                          

Collation: Massepain Zentis enrobé de chocolat

Petites culottes : Tanga en dentelle vert lime

Je suis couchée sur le ventre, Marissa est à côté de moi, on se la joue intellos-qui-boivent-du-thé-qui-goûte-la-canne-de-Noël, elle termine La Guerre de La Conquête, et moi je l’interromps pour lui lire des passages de La Massothérapeute, une histoire de massothérapeute-à-ne-pas-appeler-masseuse qui croise des rouquines Orange Crush et des clients aux pieds qui puent le fromage et le curcuma et des clients gentils qui s’excusent quand leur ventre gargouille. Marissa soupire, elle dit tu veux pas regarder un film porno avec des filles qui sucent des poneys? Je lui donne une mini fessée et je lui promets tantôt, attends, le mec qui tripe grano et tantrisme raconte qu’il comprend pas pourquoi les femmes se paient des prothèses mammaires, il dit qu’on a juste à bouffer plein de poulet et à boire du lait, il y a tellement d’hormones dans ça, nous devrions avoir des grosses boules après quelques semaines.

Marissa annonce qu’elle arrête le lait de soya, et qu’elle va s’acheter uniquement du lait à 3% de gras maintenant. Je repousse le livre, je me tourne sur le côté et je regarde Marissa, qui se touche les tétons en relisant dix fois la même phrase de son livre historique. Elle est toute belle quand elle fait des efforts pour ne pas avoir l’air de s’ennuyer mortellement.

Je dis hier j’ai rêvé que je travaillais encore comme monitrice au camp Carowanis, putain de camp pour diabétique ou tous les moniteurs se saoulaient et fumaient de l’herbe dans la forêt, j’ai rêvé que j’étais toute seule dans une tente de l’armée, un mec en chemise à carreaux, avec une moustache, est arrivé, avec sa mère, et il m’a frappée, pour que je m’évanouisse, dans la tente il y avait une lampe, une télévision, sa mère lui disait quoi piquer, quand sa mère est sortie pour frapper une autre monitrice, le mec s’est assis près de moi, il a commencé à manger un vieux sandwich, et il me regardait, j’étais pas inconsciente, j’avais les yeux fermés, mais je savais qu’il me regardait, et ça m’excitait, il a décidé de se pencher vers moi, il voulait me faire jouir, il s’est frotté la queue entre mes jambes, j’ai poussé un petit gémissement, je pensais qu’il allait me tuer, mais il a dit oui, gémis, j’aime ça, et sa mère est arrivée, il est sorti, rapidement, puis il est revenu, il avait des putain de branches d’arbres dans les mains, je restais immobile, je ne savais pas si sa mère était là, j’étais sûre qu’elle lui demanderait de me tuer si elle savait que j’étais pas inconsciente, et il me touchait super bien, brusquement, mais super bien, j’avais envie de jouir juste à le sentir mordre mon cou et détacher mon skinny jeans, et il continuait à me chuchoter des trucs cochons, j’avais des poils de moustache dans l’oreille, il a descendu mes jeans, j’étais en petites culottes, il me traitait de petite cochonne, il continuait à manger son sandwich pourri en me rentrant sa queue dans la chatte, et il me rentrait des branches d’arbres dans le cul, ça me chatouillait, il m’a baisée comme ça jusqu’à ce que je jouisse, après il est parti, en me disant de me la fermer, pour pas que sa mère me rentre un canon de fusil de chasse dans la chatte, il est parti, sans me donner son foutre, il voulait juste que je mouille, et que je tremble, sous lui.

Marissa rigole, tu es folle, tu es vraiment folle, viens te crosser avec moi en regardant des vidéos de gang bang à la place de me dire que tu fantasmes sur des mecs moustachus. Elle se lève, et elle ajoute, j’ai acheté de la tequila aussi, tu veux de la tequila, chérie? Je l’applaudis, et je dis je t’adore pétasse, je vais trop m’ennuyer quand tu ne seras plus là, faudra que je loue l’appartement juste à côté du tien pour que nous continuions à déjeuner ensemble, et à prendre des bains moussants avec plein de petits canards jaunes qui vibrent.

source photo: http://www.marchanddefeuilles.com/