Archive for the ‘chercher la salope’ Category

Des menottes antiques inspirantes

novembre 21, 2012

Les menottes fascinent Lars Holst depuis qu’il a acheté sa première paire à quatorze ans, lors d’un voyage touristique familial. Il ne tripe pas sado-masochisme ou Houdini; c’est plutôt l’aspect historique et technique des menottes qui l’intéressent. Mais quand je regarde sa collection, rien ne m’empêche de fantasmer en pensant à mon mec qui utiliserait des menottes allemandes datant des années 1800 sur mes poignets.

Lars Holst a maintenant plus de 450 modèles d’objets contraignant – des menottes à pouces, des pinces à tétons –  datant des années 1600 à maintenant. J’aime bien ma collection de faons et de chatons, que j’ai commencé quand j’avais sept ou huit ans. Je ne collectionnerais pas les menottes antiques, mais ça me rappelle que ça fait longtemps que je n’ai pas utilisé les miennes, de l’armée canadienne. Petit jeu entre Alexandre Le Grand et moi à prévoir prochainement…

Un féminisme invitant et en mouvement

novembre 14, 2012

Entre la lecture de The no-cry sleep solution for toddlers and preschoolers et The Happiest Toddler on the Block, j’ai consulté un billet publié sur un site québécois à propos de la féminité, de la transphobie, des filles traitées de salopes parce-qu’elles-osent-se-mettre-du-rouge-sur-les-lèvres-et-des-jupes-qui-pourraient-remplacer-des-napperons-sur-la-table et du travail du sexe.

J’ai toujours peur, quand je lis sur le travail du sexe sur un site féministe. J’ai peur d’être triste, furieuse – et ces émotions ne sont ni bonnes pour ma petite tête qui souhaite un monde de licornes à adopter et de nuages en guimauve, ni bonnes pour le bébé que j’attends.

J’ai beaucoup apprécié le billet en question, non pas parce qu’il se rapproche à ce en quoi je crois, ou, en tout les cas, pas simplement pour cette raison. J’ai apprécié que l’auteure avoue son malaise initial, puis son questionnement sur le travail du sexe et sur une performance de la féminité dont on célèbre l’anticonformisme chez certaines (les drag queen), alors qu’elle est décriée chez d’autres (moi, moi, moi et toutes les filles qui se plaisent à passer plus de cinq minutes devant un miroir).

Extrait : « Et plus tard, une autre fracture: j’ai commencé à lire des articles à tendance pro-sexe. La porno, que je consommais depuis plusieurs années mais avec laquelle j’entretenais un rapport ambigu, voire honteux, n’était soudainement plus diabolisée. J’ai commencé à voir des termes comme “travail du sexe” au lieu de “prostitution”. Le BDSM, dans cette même mouvance, n’était plus du tout compris comme un désir de reproduire des abus ou de la violence: ce pouvait être conçu comme un jeu de pouvoir, une exploration des symboles qui peuplent l’imaginaire sexuel collectif.

Je me sentais plus que jamais comme une outsider. Mes politiques allaient encore souvent dans le sens du consensus féministe, mais ça achoppait sur des points centraux, assez centraux pour que le malaise perdure. Lorsque finalement j’ai pris position dans le débat prostitution-travail du sexe (i.e. je suis en faveur de la décriminalisation totale), je savais que je franchissais une barrière. Que je ne pourrais plus jamais concevoir mon féminisme comme étant lisse, conforme aux guidelines du Conseil du statut de la femme. Que mon étiquette de féministe, il faudrait que je la défende, non plus seulement à l’extérieur du mouvement, mais aussi à l’intérieur. Face, notamment, à des personnes qui pensent pareil que dans cette parodie. »

Les commentaires sont aussi intéressants à lire, pour juger d’un esprit plus ou moins ouvert déguisé en féminisme d’ouverture mal renseigné, pour juger de ce qui est controversé encore aujourd’hui pour certaines femmes, et pas du tout pour d’autres.

Je vous invite à lire l’article et à y réagir, ici ou sur le site de jesuisfeministe.com.

Voici pour ma part ma réaction suite à ma lecture du billet et d’un commentaire en particulier :

« “La prostitution pour la plupart des femmes qui la pratique n’est pas un choix et il résulte de la situation de pauvreté, ou suite à des agressions, maltraitances, abus de toutes sortes.” (sic)

C’est très intéressant de se questionner sur des sujets possiblement controversés pour certaines, comme le travail du sexe et l’industrie de la beauté. Ce n’est toutefois pas se fermer au débat que de rappeler l’importance du libre choix. Il est faux de croire que la majorité des femmes choisissant le travail du sexe au Canada ne font pas un libre choix. Je n’aime pas les opinions qui sont exprimées comme des informations véridiques et vérifiées.

Pour celles qui veulent avoir des informations véridiques et vérifiées, je suggère toujours le site web de l’anthropologue Laura Agustin: http://www.lauraagustin.com/

Les travailleuses du sexe tentent de plus en plus de faire connaître leur quotidien, la valeur de leurs choix et la valeur de leur parole. Je propose ces sites pour celles qui sont curieuses ou veulent entendre un autre discours que celui qui victimisent les travailleuses du sexe:
1. http://titsandsass.com/
2. http://bornwhore.com/
3. http://sexonomics-uk.blogspot.ca/
4. http://postwhoreamerica.com/

En tant qu’ex travailleuse du sexe, je répète souvent que je me suis rarement sentie humiliée ou stigmatisée par des clients. Mais le nombre de fois ou je me suis sentie humiliée ou stigmatisée par des femmes qui se disaient féministes est effarant. Je ne suis pas la minorité, sachez-le.

Merci à l’auteure de cet article d’avoir poussé ces réflexions, au-delà de son malaise initial. »

Source photos: http://seattlegrrrlarmy.tumblr.com/ 

De nouvelles petites culottes bientôt

août 10, 2012

Oh man. J’aimerais passer une journée à boire du vin, lentement, du rosé, du blanc sec peut-être, le rouge je le laisse à Alexandre Le Grand, au lit, à manger, au lit aussi, à me raser la chatte et à me la faire manger après. Je voudrais donner un weekend Mini Fée à mes parents, même si je suis contente de claironner n’importe quand que je ne vois pas la nécessité de lui donner un biberon, même si Mathieu Gratton vient demander mon opinion quand j’attends l’autobus, discutant avec une gentille dame, ma chérie contre moi, dans son porte-bébé, l’animateur de télé vient me demander ce que je pense d’un nouveau produit qui réchauffe le lait, dans le cadre de l’émission Le banc d’essai du peuple, et je dis « Euh c’est bien, mais le sein, c’est mieux. » et il me dit « Évitons un nouveau débat. », mais en fait, je veux pas de débat, les mamans font ce qu’elles veulent, c’est que c’est vraiment plus facile, de sortir un sein et de le donner direct à Mini Fée, je n’ai pas besoin d’un biberon qui réchauffe le lait pour les ballades en forêt.

Je voudrais bien porter de beaux soutifs, qui ne s’ouvrent pas, qui font juste me coller et me remonter les seins bien haut dans le cou, je voudrais bien porter mes robes, en acheter des nouvelles, avoir des seins qui sortent et qui donnent envie, je les aime, mais les porter libres, comme ça, dans des t-shirt au col qui s’agrandit, ça commence à me fatiguer, faudrait que je passe quelques journées topless avec de jolies culottes, et je me trouverais à nouveau super sexy – oh oui, demain au lieu de magasiner un nouveau pyjama pour Belle-Fille Princesse, je vais m’acheter des petites culottes too much jolies et je vais les porter avec classe même quand les stores ne seront plus fermés pour la nuit.

Demain, je photographierai mes petites culottes, je les enverrai en texto à mon mec, et je les mettrai plus tard ici, et je toucherai mes seins devant le miroir comme je le faisais avant, pour mesurer leur lourdeur, pour me répéter qu’ils sont à moi et qu’ils sont parfaits, je les toucherai avant d’endormir ma chérie, et de rejoindre Alexandre Le Grand, un verre de rosé à la main, pas pour toute la journée, mais à huit heures du soir, ou huit heures trente si Mini Fée est surexcitée et qu’elle veut toucher toutes les peintures et icônes sur les murs. Ce ne sera pas au lit que je le boirai, ce sera devant le téléviseur, je l’avalerai et après, je prétexterai un changement de chaîne et je me mettrai à quatre pattes, je n’aurai plus de short, plus de jeans Guess ou de robe couleur pastel, je serai en petite culotte, et je la tasserai sur le côté, pour montrer mes petits trous à mon chéri.

Jeudi envies: du gras de ventre ou des seins?

août 3, 2012

J’aime les histoires de stripper et j’aime parler de stripper (les meilleures sont à Montréal, selon un auteur-player américain, wouhou).

Je suis tombée sur un tumblr vraiment cool, celui d’une stripper qui parle de tout, de ses tournées, des autres filles qui dansent ou se tripotent ou piquent des crises, des clients qu’elle aime, de ceux qu’elle n’aime pas et il y en a des franchement bizarres, comme celui-ci :

« The guy who completely ruined my night is too tiring to write about, so I’ll jump right to when we were in VIP. He had been told explicitly by me that he couldn’t touch my breasts. He tried to touch my crotch first, which to his credit, I hadn’t said anything about. He kept whimpering about not being able to touch my breasts before falling silent into a deep sulk and grasping my stomach fat.

Like, gathering up as much skin and fat as he could in each hand, and then squeezing and twisting it. I endured this, waiting out the rest of my 2:00 songs like a sentence. At first I wondered to myself how someone could be an adult and most likely married without ever having learned how to touch a woman. And then, I realized that he had just settled on pretending my stomach rolls were nippleless breasts. »

Faire semblant que du gras de ventre, c’est des seins? Pour bien bander? Gosh. Le pouvoir de l’imagination.

Roquefort javellisé et écriture

juillet 27, 2012

Le lundi, je vous dis tout ce que j’aime, en vrac, comme ça, parce que je partage mes découvertes et mes joies super facilement. Je trouve toutefois que je ne vous écris plus assez, et pour me motiver à rester devant mon ordinateur au lieu de manger des croustilles à la crème sûre, j’ai décidé de thématiser deux autres journées : le mercredi sera le mercredi maternité, je pourrai parler de ma vie de ma maman sans avoir peur que vous me trouviez endormante et le jeudi sera le jeudi envies, j’écrirai sur mon cul, sur le cul des autres, sur les photos sexy que je trouve sur le web, sur la saveur du foutre d’Alexandre Le Grand – c’est rarement la même saveur, parfois je préfère quand il est tout léger, au yogourt glacé citronné genre, mais parfois je veux qu’il goûte fort, qu’il goûte le saucisson, la bière qu’il a avalée, les cornichons et le roquefort javellisé.  Et parfois, je reviendrai ici avec mes petites histoires de Pom Pom Girl dans un bar ou de souper entre amis.

À bientôt! Bisous soufflés au Perrier!

Mélodie

En sueur et en bikini trop serré

juillet 26, 2012

Alexandre Le Grand répétait toujours qu’il était interdit de porter un maillot de bain dans la piscine, quand il observait la pancarte de règlements. J’étais d’accord pour ne pas porter de maillot, mais je n’avais pas trop honte de le faire non plus avec une bouée autour de mon cou – quand j’ai vu les bouées accrochées à chaque parasol, il fallait absolument que j’en adopte une le temps d’une photo genre.

Autour de la piscine, Mini Fée se faisait câliner et surnommer mamita par tout le monde. Dès qu’elle se frottait les yeux devant ses admirateurs, Alexandre Le Grand et moi prenions des verres en plastique de Tu Coca ou de bières et nous nous dirigions vers la chambre. Mini Fée s’endormait rapidement dans son petit lit blanc et dès que j’étais certaine qu’elle dormait bien, je laissais Alexandre Le Grand me goûter. Il voulait me lécher dès que notre chérie faisait la sieste et je m’en suis vantée à une fille rencontrée à la plage. Elle voulait savoir si son fils pouvait prendre un des livres de bain de Mini Fée et je lui ai dit que oui, tout en lui disant que son maillot de bain était trop chou – un une pièce avec la face d’un koala dessus.

Elle m’a dit qu’elle n’osait pas mettre de bikini encore, sa cicatrice de césarienne n’était pas totalement effacée, malgré la crème enrichie à la vitamine E et au karité qu’elle s’applique plus d’une fois par jour. Je lui ai dit que sa cicatrice ne devait pas paraître anyway, à moins de porter un bikini extra taille basse qui ne cache que le clito. Elle a rigolé et nous avons parlé de clito, de son mec qui oubliait que le sien existait si elle ne s’asseyait pas direct sur sa face, du mien qui s’en occupait total trop bien depuis quelques siestes, et la couleur de nos vibros. Je n’avais pas apporté de vibrateur en voyage parce que depuis qu’une douanière a fouillé dans ma valise pour y trouver un costume de marin sexy, un costume de soubrette, un costume de collégienne, un mini vibrateur mauve translucide, et des trucs à insérer dans mes hauts de bikini pour faire comme si j’avais de big boobs – c’était avant ma chirurgie et IL A FALLU QUE J’EXPLIQUE EN ESPAGNOL ET EN LANGAGE DES SIGNES C’ÉTAIT QUOI LES TRUCS GÉLATINEUX – j’ai un peu peur d’amener des trucs trop explicitement horny en avion.

Après un souper avec elle et son mec, nous nous sommes dit qu’un bain de minuit ensemble serait top. Nous avons laissé nos enfants à nos mecs, nous avons promis de pas faire trop de cochonneries et nous sommes allées à la plage en ricanant comme des petites filles prêtes à manger dix mille sucreries en deux minutes.

Ma motivation pour bouger mon cul: son corps et sa jupe à motifs de cerises

juillet 12, 2012

Grindstone: Que préfères-tu du striptease?

Sarah Tressler : L’argent, mais la cerise sur le sunday est de savoir que si je suis à un party de piscine, je serai probablement en meilleure shape que 90% des autres personnes.

Maternité et fellation

juillet 2, 2012

Je crois que ma copine Mariposa reçoit cent courriels de lecteurs par jour, moi c’est très rare, et ceux que je reçois sont habituellement adorables. Je viens de commencer à correspondre avec une fille vraiment extra, qui passe un an à faire le tour de l’Europe en caravane. Je sais que ce serait typiquement un rêve d’Alexandre Le Grand, de parcourir le monde en famille. Je suis vraiment plus sédentaire que lui, qui a travaillé en Californie et en Arabie Saoudite, juste après la guerre du Koweit.

 Anyway, un message que j’ai reçu m’a total charmée et je voulais le partager avec vous, parce que j’espère que vous pensez la même chose que cette gentille cochonnette :

« Je le lis régulièrement avec mon mec et tous les deux on trippe fort sur tes textes cochons. Je suis aussi très contente de voir qu’enfin un blog parle autant de bébé, maternité que de fellation. »

Merci à vous tous de me lire! Je me sais très chanceuse de partager mes joies et jouissances avec vous!

L’esthétique des bouches de suceuses

Mai 23, 2012

Carlos Nunez aime Terry Richardson, le voyeurisme soft, les chicks qui ont des bouches de suceuses. Tous les jours, il se rappelle cette citation du film American Movie : « Oh God, Kick-fucking-ass, I got a Master Card. I don’t believe it, man. Life is kinda cool sometimes. »

Moi j’aime Carlos Nunez.

Les vierges et les mecs trop gentils

Mai 22, 2012

 

J’aime bien la série Girls. Les filles angoissent parce que leurs parents ne leur paient plus de nettoyage à sec et ça me fait penser à ma cousine Cheryl. Je trouve horribles presque toutes les scènes de cul tellement elles sont réalistes mais malaisantes exposant mille – les girls n’ont pas l’air d’avoir beaucoup de plaisir. Et un des personnages, la chick qui travaille dans une galerie d’art, me fait un peu penser à moi quand j’avais vingt ans : son mec ne la satisfait pas parce qu’il est trop gentil et elle veut un mec qui va la traiter de pute en la baisant plutôt que lui faire l’amour en s’excusant quand il lui tire accidentellement les cheveux. J’ai laissé mon mec trop gentil – mon premier mari, et oui – et je me suis trouvée le mec fait sur mesure pour moi, mon Alexandrichou Le Grand (il me trouvait tout de même très vulgaire au début quand je disais baiser haha).

Dans le dernier épisode que j’ai visionné, une fille a de la misère à marcher avec des talons très hauts et révèle qu’elle est vierge à un mec qui la lèche avec ferveur. Le mec en débande et refuse de coucher avec elle, parce qu’il lui confie que les vierges ne l’excitent pas et qu’elles lui semblent trop possiblement velcro après l’acte. Alexandre Le Grand non plus ne s’est jamais fait de vierge – même si j’ai l’impression d’être de nouveau vierge quand ça fait deux jours que nous n’avons pas baisé, c’est vraiment bizarre, j’ai une chatte hyper serrée, qui se quasi réduit si elle n’est pas défoncée quotidiennement.

So anyway, charmants lecteurs et lovely demoiselles, les vierges ça vous tentent ou ça vous fait peur?